J’ai appris ma grossesse le 25 décembre au petit matin, et comme j’avais un peu espoir mais pas trop, j’ai beaucoup profité des quelques verres de vins bus le soir du réveillon (et de ma dernière clope, fumée avec ma sœur sur le parking de la Halle aux vêtements, avec l’extrême conscience que c’était peut-être 🤞 la dernière). Je n’avais pas envie de commencer à me priver si c’était pour être super déçue. Je n’ai pas bu d’alcool depuis, et j’ai décidé de profiter de ce very long Dry January pour tester toutes les alternatives sympa aux boissons alcoolisées.

Les boissons sans alcool m’intéressent depuis longtemps. À la maison, on boit finalement assez peu, par exemple on n’a jamais d’alcool à disposition pour les apéros. Si on veut boire un coup, on va acheter une bouteille, on ne stocke pas, on n’a pas le placard à spiritueux des vrais adultes. Mon mari n’est pas fan du goût de l’alcool et le digère très mal, quant à moi j’aime vraiment bien ça, mais j’aime tout autant un bon jus de pamplemousse. Cette grossesse est donc l’opportunité parfaite pour tester plein de trucs que je n’aurais peut-être pas achetés sans cette “petite” “contrainte”.

Comme ça peut servir à tout le monde, et pas seulement aux incubateur·ices de vie, j’ai décidé de faire comme en 2016 et de vous livrer ici le résultat de mon enquête qui a duré 2 mois, appelez-moi Tintin grand reporter.

Alcool pendant la grossesse : le tabou suprême ?

Avant tout, j’avais envie de revenir sur cette injonction à ne pas boire d’alcool, pas une goutte pas une seule votre Honneur, pendant toute la durée de la grossesse. Si vous parlez à des mères des générations précédentes, vous allez vite entendre une déclinaison fameux “mais on vous emmerde vous aujourd’hui, à mon époque on pouvait boire un petit verre de temps en temps ! Et je continuais à manger du pâté !”. Et ces mères d’avant auront, peu ou prou, raison.

Ma mère à moi, qui a été enceinte en 1994, en 1998 puis en 2006, m’a toujours parlé des changements de directives en terme de grossesse puis de puériculture. Et elle m’a toujours dit que ses médecins successifs la rassuraient : un petit verre de temps en temps, c’est sans danger.

Alors pourquoi ce message de santé publique qui prône la tolérance zéro dès la seconde où on apprend sa grossesse ? Renée Greusard en parle longuement dans son livre Enceinte, tout est possible,1 que j’ai beaucoup aimé lire pendant ce premier trimestre. Grosso modo, bien sûr que se mettre des caisses enceinte est une mauvaise idée : l’alcool passe dans le placenta et va direct dans l’organisme du fœtus, qui n’est pas du tout équipé pour le filtrer. Cependant, Renée Greusard relate une conversation avec un obstétricien qui appuie ce que j’ai toujours entendu.

On dit “zéro alcool pendant la grossesse” parce que certaines personnes ne savent pas s’arrêter. Il est évident que quand on a un problème d’alcoolisme (et on n’en est pas toujours conscient·e), pas d’alcool du tout est la marche à suivre. Mais je ne peux pas m’empêcher de voir dans ce discours un mélange d’infantilisation (propre à comment on traite les femmes, surtout dans le domaine de la santé…) et de classisme. Certaines personnes sont celles des classes populaires, où l’alcool coulerait plus volontiers à flot que dans les classes plus aisées, où on aurait l’élégance d’avoir une consommation récréative – qui correspondrait mieux aux “2 verres maximum par semaine” tolérés par les plus magnanimes.

Ça me laisse un goût amer dans la bouche, je trouve qu’on ne donne toujours pas aux femmes, peu importe leur classe sociale, l’autonomie qu’elles méritent dans la prise de décision quant à ce qui se passe dans leur corps. Et on hiérarchise les « bonnes » buveuses des « mauvaises », alors que si je constate chaque année quelque chose quand approche le Dry January… c’est que le rapport à l’alcool peut être problématique sans qu’on s’en rende compte, et que le curseur de la difficulté à s’en passer est vraiment propre à chacun·e.2

Loin de moi l’idée de conclure ici par quoi que ce soit. Pour tout vous dire, apprendre ça m’a rassurée mais ne m’a pas totalement désinhibée de la conso d’alcool enceinte (après je vais pas subitement me mettre à boire cinq fois plus qu’avant d’être enceinte, ça n’aurait aucun sens). Je me sentirais hyper mal de boire 2 verres par semaine pendant toute ma grossesse, ça me semble toujours insensé — mais ça m’est propre. Ça a eu l’effet bénéfique de me décoincer sur la meilleure bière “sans alcool” : celle qui… en contient quand même, à hauteur de 0,5 % max, et que je ne m’autorisais pas avant. (voir plus bas !)

Donc voilà, faites de ces infos plus sociologiques que médicales ce que vous voulez, je trouvais ça intéressant de partager ma découverte mais libre à chacun·e de faire comme iel l’entend !

Maintenant, place à mes tests.

La ginger beer bio du kholkoze : Leamo

Ma petite chouchoute de toutes les ginger beers, et j’en ai goûtées des tas : j’ai commencé une obsession quelques mois avant de tomber enceinte, et j’étais persuadée que c’était un signe. Non, c’est juste que j’ai des passions fulgurantes parfois.

On trouve la Leamo dans certaines épiceries bio et que moi je commande sur La Fourche en même temps que mon stock de bio mensuel. Elle n’est pas trop sucrée (un peu quand même bien sûr) et vraiment pêchue un gingembre. (Ce qui peut être un vrai + contre les nausées, mais je n’en ai pas eues donc c’est juste par amour de la ginger beer que j’en bois.)

Les boissons Symple’s

Découvertes dans ma librairie préférée, ce sont encore des boissons qu’on trouve en épicerie bio. Il y a une gamme pétillante et une plate, certaines recettes sont plus sucrées que d’autres, mais toutes mélangent des fruits avec des plantes (les fameuses “simples” en herboristerie), ce qui est intéressant sur le plan gustatif. Tout n’est pas que limonade, et j’en suis ravie, car figurez-vous qu’au bout d’un moment la limonade c’est super chiant.

Ma préférée est la potion Énergisante, au citron, argousier, romarin et menthe. C’est aussi la seule des 3 “potions” qui pétille, et je trouve toujours que des bulles bien placées viennent toujours amortir une boisson un poil trop sucrée, et c’est ce qui manque aux deux autres références. À mon humble avis.

Le vin sans alcool, le site Gueule de joie

Attention, alerte déception.

Un soir où j’ai vu passer un grand verre de vin blanc dans une story Instagram et où j’étais déprimée de ne pas pouvoir faire pareil après une journée particulièrement dure,3 j’ai cherché, trouvé, et commandé 4 bouteilles de vin sans alcool, sur le site Gueule de joie.

Le Petit Étoilé, chardonnay effervescent : celui-là c’est oui. Les autres, non.

Si vous ne consommez pas d’alcool, c’est au demeurant un super site où vous trouverez énormément de références de boissons sans alcool, vin, bières, spiritueux et boissons “softs”.

J’ai pris un coffret qui contenait une bouteille de rosé, une de blanc et une de pétillant, ainsi qu’une bouteille de rouge en plus parce que c’est le vin que je préfère. Je ne vais pas vous tenir plus en haleine : si le pétillant a rencontré un franc succès à l’anniversaire de mon papy, le blanc et le rouge ont été beaucoup moins enthousiasmants. Le rouge, c’était tout simplement du jus de raisin dans une bouteile à 12 €, vraiment pas très intéressant. Je n’ai pas encore goûté le rosé, un peu échaudée par l’expérience.

Je vous ai mis les liens vers les fiches des produits en question, vous comprendrez qu’étant nulle en vins de base et en vins sans alcool encore plus, je ne vous fasse pas une critique plus détaillée. Mais pour adoucir, je réitère quand même : le pétillant était super, tout le monde a aimé. (Et c’était une chouette manière de fêter l’annonce de l’enfant à naître.)

Le spiritueux sans alcool JNPR

Celui-ci, je l’ai acheté bien avant d’être enceinte, pour le Noël de mon papy qui ne peut plus boire d’alcool. Il se trouve que je n’ai pu lui offrir que fin janvier, donc j’ai évidemment voulu goûter. JNPR propose 3 recettes, deux de “gins” sans alcool (l’un classique, l’autre plus épicé, si j’ai tout compris) et une de “bitter”, type Apérol pour faire des Spritz. C’est la recette la plus classique que j’ai offerte à mon grand-père, et j’étais toute enthousiaste car les cocktails à base de gin sont mes préférés.

Gros coup de cœur pour ce JNPR N°1, qui goûte quelque chose de très bon, le gin-to sans alcool était tout aussi bon qu’un très bon gin-to avec alcool. Rien à redire, c’est une réussite.

Les trouvailles dans le Leclerc de chez mes parents

Les apéros sans alcools semblent convaincre de plus en plus de monde, puisqu’on en trouve même dans des endroits aussi reculés que la campagne de mes parents. Toujours pour mon papy mais aussi parce que boire moins d’alcool est toujours chouette, ils ont acheté de l’apéritif sans alcool à base de genièvre (de la Suze, quoi), ce que je n’aime pas donc n’ai pas goûté. Mais ça existe, sachez-le, et si mes grands-parents aiment, c’est que ça fait le job !

Il y a aussi du martini blanc sans alcool (de la marque Palermo, qui fait aussi du martini rosso et amarino, et de la gentiane (décidément, berk)), et ça j’ai goûté car j’adore le martini : ça fait le job aussi. C’est un peu sucré parce qu’il n’y a pas le “kick” de l’alcool, mais avec des glaçons et sans en boire 17, c’est agréable et fort appréciable.

La bière sans alcool : attention je suis reloue

Oh toi comme je t’aime, Pico Bello de mon cœur.

Il existe des tas et des tas de bières sans alcool, depuis la Tourtel jusqu’à la 1664 0 %, et si vous aimez ces bières sans alcool, tant mieux. Perso, je suis devenue snobinarde de la bière à force de vivre à Lille et de fréquenter d’autres snobinard·es (celleux du genre à te faire goûter une bière avec un petit carton de dégustation à côté pour noter la robe et l’amertume, je vous aime). Du coup je ne suis pas hyper convaincue par les bières de ces grandes marques, de base, et ensuite les version sans alcool sont souvent trop sucrées pour moi. Elles sont désalcoolisées par un procédé d’évaporation et il reste beaucoup de sucre.

Comme j’habite à Lille, j’ai accès à des bières de microbrasseries et autres expérimentations folles aux étiquettes trop belles, et grâce à une copine qui ne boit plus d’alcool depuis des années, j’ai découvert avant d’être enceinte les 2 sans alcool du Brussels Beer Project : la Pico Bello et la Pico Nova, deux IPA. Comme dit dans l’intro de cet article, elles sont en réalité à très faible teneur en alcool (0,3 % toutes les deux), il faudrait que j’en boive 40 d’affilée pour avoir absorbé autant d’alcool qu’avec une bière classique. Autant vous dire que j’ai décidé que je pouvais boire une Pico Bello (ma pref, mais la Pico Nova est aussi super) de temps en temps en étant enceinte.

La majorité des sans alcool des brasseries indépendants sont à très faible teneur, et si j’ai bien compris, c’est parce qu’on brasse avec des levures spécifiques, qui produisent des saveurs intéressantes mais très peu d’alcool. Très peu, quand même un tout petit peu.

Le jus de tomate, bordel

Le vrai MVP

J’avais totalement oublié cet immense contender dans le ring du sans alcool. Petite, quand on allait au restaurant, ma grand-mère prenait toujours du jus de tomate, avec sel de céleri et Tabasco bien sûr. Je trouvais ça trop cool. Et j’ai oublié que ça existait, jusqu’à aller dans un bar où il n’y avait en guise de softs que des limonades (sucréééées), et des jus de fruits (sucréééés aussi… sauf la tomate).

J’ai redécouvert que c’était super cool. Ca pique, c’est salé, c’est riche… désolée mais c’est peut-être le plus grand gagnant de cette battle qui n’en était pas une : le jus de tomate est sous-coté, tout simplement.

Je n’ai évidemment pas goûté toutes les options sans alcool de la terre. Je vous ai livré là tout ce que j’avais testé et (pas forcément) approuvé, et je vous avoue qu’après 3 mois, je suis un peu lassée de la nouveauté et contente de pouvoir me reposer sur mes appuis (ginger beer, bière BBP, jus de tomate). J’espère que tout ça pourra vous être utile d’une manière ou d’une autre, et je suis preneuse de vos propres suggestions si vous en avez !

La bise sans alcool.

Photo d’en-tête : © Kobby Mendez


Notes

  1. Enceinte, tout est possible, R. Greusard, Marabout, 2018.
  2. Par exemple, moi qui bois peu mais aime l’alcool, je fais le Dry January sans problème chaque année. J’ai beaucoup plus de mal à arrêter de fumer. Et quand je vois des personnes galérer à ne pas boire pendant un mois, je trouve ça préoccupant (et donc je juge, et donc franchement ça pue), alors que quelqu’un·e qui n’a aucun problème avec le tabac me trouvera peut-être bien imbécile ou totalement addict de regretter mes trois clopes quotidiennes pré-grossesse.
  3. Comme quoi, le rapport à l’alcool, bla bla bla.
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9 Comments

  • Cécile B
    Posted 2 mars 2022 à 15:08 0Likes

    Merci pour cet article !

    Est-ce que tu connais le schörle allemand ? C’est un mélange de jus et d’eau pétillante. Les allemand·es le font le plus souvent avec de la pomme (Apfelschörle), mais on peut utiliser d’autres jus. Ça casse le côté sucré et ça ajoute du pétillant.
    Et perso, je le fais aussi avec du jus de tomate. Je commande les deux et je mélange dans mon verre. C’est particulier, mais moi j’adore !

    • Pauline
      Posted 2 mars 2022 à 16:57 0Likes

      Oh trop cool, j’adore l’eau pétillante, j’essayerai à l’occasion ! Merci Cécile !

      • Kellya
        Posted 4 mars 2022 à 21:16 0Likes

        Je renchéri sur le Schörle, c’est vraiment ce qui me permet de sortir avec les amis sans prendre d’alcool. Mon préféré est celui à la groseille, qui est peu sucré.
        Parfois il y a aussi des coktails sans alcool, j’aime bien la virgin colada vu que j’aime tout ce qui a gout noix de coco, mais avec modération car c’est souvent trop sucré pour moi.
        Un ami normand nous a fait boire un cidre presque sans alcool (comme les bières, moins de 0.5%) qui était trés bon aussi, mais je ne sais plus la marque.

    • Sophie - dumerveilleux
      Posted 8 mars 2022 à 07:26 0Likes

      Mais oui, c’est super bon, j’avais goûté ça à la rhubarbe, une fois, c’était extra !
      Dans le genre très très peu alcoolisé, il y a le kéfir aussi, à faire soi-même si on a des grains, ou à acheter tout prêt !

  • Charlotte
    Posted 2 mars 2022 à 15:41 0Likes

    Merci pour ce chouette article ! Je suis toujours à la recherche de sans-alcools qui font l’apéro moins barbant que la sempiternelle limonade (même si j’adore la limonade). J’ai goûté Gimber, et en cocktail avec du jus de citron vert et de l’eau gazeuse (la recette est sur leur site), je valide grave. JNPR me faisait de l’œil, grâce à ton avis, je vais me lancer

    • Pauline
      Posted 2 mars 2022 à 16:57 0Likes

      Oh oui le Gimber m’intéressait bien aussi. J’espère que JNPR te plaira !

  • Morgane
    Posted 3 mars 2022 à 08:17 0Likes

    Bonjour, merci pour cet article. J’ai découvert la ginger beer récemment, mais je ne connaissais pas Leamo. Le gin sans alcool a l’air très intéressant ! J’ai toujours été team jus de tomate, j’adore le mélange de la douceur des tomates au piquant du tabasco et au salé du sel de céleri. Dernièrement je me suis mise à faire du kéfir de fruits. Je peux aromatiser comme je veux, gérer la dose de sucre, et gérer l’intensité des bulles. C’est top (je trouve aussi que ça aide mon estomac et autre à être moins gonflé, notamment au moment des règles). Et on peut mettre des grains de kéfir dans un jus de pommes ou de raisins 24 à 48h le kéfir va manger le sucre et rendre le jus pétillant. C’est top quand on trouve les jus trop sucrés. Les jus et infusions d’Alain Millat ont des mélanges très sympas sinon. Et en limonade mon go to du moment c’est la Fritz rhubarbe, avec 40% de jus de rhubarbe, c’est délicieux et j’adore la couleur

  • Posted 3 mars 2022 à 13:19 0Likes

    Bonjour, je vous invite à faire des recherches sur le SAF, les EAF (effets de l’alcool sur le fœtus). Prôner le zéro alcool n’est pas là pour culpabiliser. La difficulté est que le seuil de risque de la consommation d’alcool pour le fœtus est impossible à définir car probablement individuel. Dans les situations très difficiles voire très précaires, on peut essayer d’accompagner le/ la patiente y compris pendant la grossesse dans un cadre de réduction du risque afin de maintenir un accompagnement au moins a minima. Malheureusement, ces données sont très mal connues du monde médical et cela n’a rien à voir avec une attitude infantilisante ou pratriarcale. Si je suis aussi sensibilisée par la question c’est parce que je suis médecin et que travaille dans cet accompagnement des personnes consommatrices depuis près de 20 ans. Bien à vous.

    • Pauline
      Posted 4 mars 2022 à 14:35 0Likes

      Bonjour, j’ai fait ces recherches et je comprends, bien entendu, l’importance de la gestion du risque. Cependant je m’interroge quand même quand vous dites « ça n’a rien à voir avec une attitude infantilisante ou patriarcale », car si c’était bien le cas, comment expliquer que certaines femmes, dont l’autrice Renée Greusard qui a discuté avec d’éminents obstétriciens, ou d’autres de mes connaissances, ont entendu de la bouche de médecins compétents que « un verre de temps en temps » c’est OK ? Vous n’avez sûrement pas une attitude infantilisante ou patriarcale avec vos patientes, je l’entends, mais ce serait effacer des siècles de médecine et de patriarcat que d’imaginer que c’est le cas de tous les médecins avec toutes les patientes.
      De mon côté je ne consomme pas d’alcool pendant ma grossesse, à part pour l’instant une bière à 0,3% en 3 mois de grossesse, mais ça ne m’empêche pas de me questionner sur les pourquois des comments.

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