C‘est le grand jour ! Mon essai Moi les hommes, je les déteste, paraît aujourd’hui aux éditions Monstrograph. Je vous en ai déjà parlé assez longuement dans cet article, mais je ne pouvais pas ne pas en remettre une couche… Parce que sans vouloir me vanter, je trouve que cet essai arrive à point nommé.

Ce n’est pas pour rien non plus que j’ai décidé de me lancer dans l’arpentage de Backlash : la guerre froide contre les femmes de Susan Faludi à la rentrée. Après les mouvements de libération de la parole comme #MeToo et #BalanceTonPorc, les succès des dernières grandes manifestations féministes, le début des collages féministes dans diverses villes de France… Ces dernières années ont été fortes pour le féminisme (en France comme ailleurs), et comme à chaque fois, nous sommes sur le point d’entrer – ou nous sommes déjà dedans — dans une période de retour de bâton.

La violence antiféministe et misogyne est puissante en ce moment. Par des actions symboliques ou par la haine que reçoivent directement les militantes et les femmes en général, les hommes ne cessent de nous rappeler qu’ils n’ont pas beaucoup d’intérêt pour notre cas. Et qu’ils aimeraient mieux qu’on la ferme, si possible.

En réponse à cette attitude, je vous propose la misandrie.

Qu’est-ce qu’il y a de positif dans la misandrie, alors que tu dénonces la misogynie ?

On pourrait croire, parce qu’ils sont construits sur les mêmes racines étymologiques, que le mots misandrie et misogynie sont le miroir l’un de l’autre. C’est une idée simpliste qui fait abstraction de millénaires d’oppression des membres de la classe des hommes, sur les femmes.

On ne peut pas comparer misandrie et misogynie, tout simplement parce que la première n’existe qu’en réaction à la seconde.

extrait de mon livre.

Je veux dire dans mon livre que nos raisons de nous méfier de, voire de détester, les hommes, sont nombreuses, légitimes, et surtout pas enfermantes. On veut nous faire croire que détester les hommes ne peut mener qu’à notre isolement et à notre assèchement, en tant que femmes au sein de la société. Je veux parler de tout ce qui peut fleurir quand on laisse les hommes de côté.

(Je n’en dis pas plus, parce que sur un livre de 92 pages, si je commence à faire des résumés exhaustifs il ne vous restera plus rien à découvrir !)

Et quid de quand on est hétéra ? Et en couple ?

Bon, je ne suis pas hétéra mais vous n’êtes pas sans le savoir : je suis en couple avec un homme. Je suis même mariée à lui, et je compte vieillir à ses côtés. Mais vous vous doutez bien que j’aborde cet aspect, apparemment contradictoire, de la misandrie et du féminisme radical dans mon texte.

Par rapport au couple, je tiens à souligner quelque chose qui m’a beaucoup fait sourire quand j’ai annoncé mon livre sur les réseaux. On m’a pas mal demandé : “Et ton mari, il en pense quoi, de ton livre/du titre de ton livre ?”

C’est marrant parce qu’on pourrait presque croire qu’on me demande de produire un document qui atteste que j’ai l’autorisation de mon mari pour être misandre et oser l’affirmer. Ce serait le comble ! Mais au-delà du fait que mon partenaire de vie n’a pas à valider le titre de mon livre ni son contenu, j’ai trouvé ces questions assez révélatrices.

Si votre mec ne trouve pas que la plupart des hommes sont des gros cons à cause de la société patriarcale, de leur éducation, et de leur propre fainéantise à se remettre en question… peut-être que lire mon livre lui fera du bien ? Je nous souhaite à toutes, qui relationnons encore avec des hommes, d’être entourée de spécimens qui ont l’humilité de reconnaître leur participation au problème.

En persuadant les femmes qu’elles ne peuvent s’épanouir que dans une relation hétéro, on les coince, on les accule.

extrait de mon livre.

Quant à l’hétérosexualité, bien que je ne sois pas le mieux placée pour en parler et que j’aie découvert depuis l’impression de mon livre plusieurs concepts intéressants1, je dédie toute une partie de mon livre au piège que c’est, dans un monde où hétérosexualité ne veut surtout pas rimer avec bonheur et épanouissement des femmes.

Ce livre, il est pour qui ?

Ce livre est pour vous si :

  • l’expression men are trash vous fait tiquer, mais la dernière fois vous avez vu un mec pisser contre un mur en plein jour et vous vous êtes quand même dit “mais punaise les mecs quoi !!!”
  • il y a beaucoup d’hommes dans votre vie et ils prennent beaucoup de place, mais vous n’en êtes pas particulièrement satisfaite
  • vous détestez déjà les hommes et vous cherchez des arguments pour étayer vos discussions houleuses avec les Jean-NotAllMen

Ce livre est aussi pour vous, même si :

  • vous êtes en couple avec un homme (cf. plus haut)
  • vous êtes amie avec beaucoup d’hommes, et il y en a qui sont sympa quand même
  • vous n’êtes pas certaine que la misandrie soit une bonne chose, parce que l’harmonie c’est quand même mieux que la discorde, non ?

Et si vous êtes un homme, vous pouvez me donner votre argent (je le prends, y a pas de soucis), vous pouvez aussi vous taire et apprendre quelques petites choses que, peut-être, les femmes de votre vie n’ont pas l’énergie de vous expliquer.

Le sommaire

Je suis très sympa, et surtout j’ai très envie que vous lisiez mon livre dont je suis si fière. Alors voici pour vous les titres des différentes parties qui composent cet ouvrage ! Cela vous donnera une petite idée subtile des thèmes abordés.

  1. Misandrie, nom féminin
  2. Maquée avec un mec
  3. Misandres hystériques et mal-baisées
  4. Les hommes qui n’aimaient pas les femmes
  5. Que rugisse la colère des femmes
  6. Médiocre comme un homme
  7. Le piège de l’hétérosexualité
  8. Soeurs
  9. Éloge des réunions Tupperware, des soirées pyjama et de nos girl’s clubs

Infos pratiques

Moi les hommes, je les déteste est édité par Monstrograph. Pour l’acheter, rendez-vous sur le site de la maison : c’est le moyen le plus pratique de l’obtenir. Monstrograph faisant de la microédition, ses livres ne sont pas présents dans beaucoup de librairies.

Le livre coûte 12 €, sans compter les frais de port. Si vous habitez à l’étranger, ceux-ci ne seront pas aussi élevés que vous pourriez le penser !

Si vos moyens ne vous permettent pas de dépenser 12 €, Monstrograph et moi-même vous proposons une édition en PDF, disponible au prix de 2 € : cliquer ici.

Pour toutes les personnes ayant précommandé depuis mai : pas de panique ! Les envois commencent aujourd’hui et vous recevrez votre exemplaire très bientôt.

C’est tout pour moi aujourd’hui ! Merci de votre attention, merci de votre confiance en mon travail, et bon moment je l’espère entre les pages. N’hésitez pas à me faire des retours sur votre lecture, ici, sur Insta ou par mail.

À bientôt pour la vraie rentrée du blog !


Notes

  1. Notamment celui d’hétérosexualité imposée, qui est plutôt bien expliquée ici et qui m’a beaucoup parlé avec mon expérience de bisexuelle refoulée pendant un moment.
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47 Comments

  • Nemo
    Posted 19 août 2020 à 07:28 0Likes

    Super nouvelle ! Hâte de pouvoir lire ça :3 je passerai sûrement commande le mois prochain. Félicitations !

  • Elsa
    Posted 19 août 2020 à 12:03 0Likes

    Oulalala qu’est-ce que j’ai hâte de recevoir mon exemplaire !!!! Je sais qu’il est sur le chemin et je suis surexcitée. En plus de ça je suis contente de supporter ton travail et c’est un peu une façon de te remercier pour l’arpentage ou toutes les réflexions que tu nous partages sur insta ou ici (c’est une déclaration).
    “vous détestez déjà les hommes et vous cherchez des arguments pour étayer vos discussions houleuses avec les Jean-NotAllMen” -> hâte, hâte, hâte !!! Mes amis de fac sont surtout des mecs et déjà ce simple constat m’énerve, mais en plus ils sont typiquement dans cette logique “oui mais not all men, la preuve moi blablabla”. Du coup trop hâte de lire !!

    Bravo à toi et merci pour ton travail.

  • Laëtitia
    Posted 19 août 2020 à 12:14 0Likes

    Ce livre est clairement fait pour moi ! Quand j’ai écrit l’article sur mon cheminement féministe, j’ai dédié un paragraphe à “Le féminisme n’est pas la misandrie” (quelque chose dans ce goût là, j’ai la flemme d’aller vérifier mais je sais déjà qu’après la lecture de ton livre, il sera temps de le rectifier en connaissance de cause) parce que dans mon esprit, sans y avoir vraiment réfléchi, la misandrie était en effet le pendant de la misogynie. Cette idée me gênait – aussi parce que je ne supporte pas le conflit, j’ai toujours préféré le consensus pour avoir la paix.

    Ces derniers mois, après l’écoute d’un épisode de Quoi de meuf sur la misandrie, les tweets de quelques féministes dont les tiens, j’ai pensé que je passais à côté de quelque chose. Je n’avais pas vu l’arme d’autodéfense que le concept pouvait représenter et grâce à toi, j’espère mieux l’apprivoiser. Félicitations pour la sortie de ton livre, je te souhaite tout le succès que tu mérites ! <3

  • Camille
    Posted 19 août 2020 à 17:19 0Likes

    j’ai terriblement hâte de le lire, et de l’offrir à tout le monde autour de moi.

  • Natasha Échos verts
    Posted 19 août 2020 à 19:33 0Likes

    Un grand bravo pour la sortie de ton livre Pauline ! Que je suis heureuse de te voir enfin publiée, par une petite maison d’édition très engagée qui plus est ! Et après des années à lire tes écrits par ici, je suis vraiment impatiente de découvrir ton premier livre ; je suis sûre qu’il m’apportera au moins autant que tout ce que tes articles ont pu m’apporter jusqu’à présent. Encore bravo !

  • Y
    Posted 19 août 2020 à 20:58 0Likes

    Hello,
    Tout d’abord, félicitations ! C’est quand même un sacré achievement que de publier un livre !
    Je ne trouve pas sur le site de Monstrograph l’édition numérique à 2 euros. Elle n’est pas encore sortie ?

  • Kellya
    Posted 21 août 2020 à 14:33 0Likes

    Youhou, super contente de le savoir en chemin vers moi, je sens que je vais beaucoup évoluer avec cette lecture :)

  • Chloé
    Posted 26 août 2020 à 20:20 0Likes

    Bonsoir Pauline, j’ai vraiment très envie de lire votre livre, mais je ne trouve pas la version numérique dont vous parlez sur le site du Monstrograph… Savez-vous si elle va être proposée (c’est peut-être le temps que le livre soit réapprovisionné ?) Je suis impatiente :) merci !

    • Pauline
      Posted 29 août 2020 à 10:49 0Likes

      L’article s’appelle “Livres en pdf pour lecteurs et lectrices fauchés”, je crois, et ce n’est donc pas un format numérique mais bien un PDF lisible sur liseuse. (c’est confusant tout ça, mes excuses : je vais mettre à jour l’article)

  • Lucie
    Posted 31 août 2020 à 20:16 0Likes

    Incroyable ! BRAVO !

  • Jean-Pierre
    Posted 1 septembre 2020 à 04:48 0Likes

    Bonjour Pauline,
    Monsieur Zurmély (du ministère à l’égalité femmes-hommes) m’a convaincu d’acheter votre livre.
    Je préfère être détesté par vous que protégé par lui…

    J’espère le recevoir très vite et le lire rapidement. Ensuite je le prêterai à mon épouse pour qu’elle puisse apprendre à me détester aussi bien que vous le faites vous-même, avec tant de douceur, d’humour et même de retenue.
    Merci

  • Larry S
    Posted 1 septembre 2020 à 17:04 0Likes

    Après avoir lu quelques passages dudit bouquin comme “Allez, je me lance, je vous avoue: moi les hommes, je les déteste. Tous vraiment? Oui, tous. Par défaut, je les tiens très bas dans mon estime. C’est rigolo, parce que je n’ai apparemment aucune légitimité à détester les hommes” (page 9),
    j’ai une petite idée:
    1) copiez et collez le texte du PDF dans Word,
    2) faites “rechercher et remplacer” toutes les occurrences du mot “hommes” par “noirs” ou “juifs”,
    3) félicitations, vous venez de pondre un plagiat de Mein Kampf mais tout aussi raciste et tombant sous le coup de la loi. Le féminisme contemporain dans toute sa splendeur… :)

    • Sébastien
      Posted 9 octobre 2020 à 05:48 0Likes

      Bonjour.
      Je me permets de vous répondre mais votre proposition ne fonctionne pas. Vous remplacez des oppresseurs (ici les hommes) par des opprimés (noirs et juifs). Pour que cela fonctionne, il faudrait remplacer “hommes” par d’autres oppresseurs… blancs ou nazis si on veut rester dans votre thématique. En conséquence, nous nous éloignons très fortement de Mein Kampf.

  • Samuel
    Posted 1 septembre 2020 à 17:14 0Likes

    Je suis un homme Pauline, et je n’en ai pas honte, ne vous en déplaise, en tant qu’être sexué mais plutôt en tant qu’homo sapiens sapiens, ce qui inclue, hé! Les femmes! ;-)
    Blague (ou pas) à part, comme mon commentateur précédent, c’est l’hystérie de Zurmély reportée par MediaPart qui m’a amené à commander votre livre. Nul doute que j’y apprendrai plein de choses.
    A vous lire, gente dame.

    • Pauline
      Posted 1 septembre 2020 à 19:59 0Likes

      Je ne suis pas une gente dame.

      • Samuel
        Posted 2 septembre 2020 à 07:04 0Likes

        Pardonne moi mon garçon!

        • Pauline
          Posted 2 septembre 2020 à 10:34 0Likes

          Je vous laisse réfléchir à la pertinence de votre réponse quand je tenais à vous faire remarquer que votre manière paternaliste de s’adresser à moi n’était pas la bienvenue sur mon blog.

          • Samuel
            Posted 4 septembre 2020 à 06:43 0Likes

            De la politesse, juste de la politesse, je n’ai jamais aspiré à la paternité, dieu (le père) m’en préserve !

  • Jonathan
    Posted 2 septembre 2020 à 08:20 0Likes

    Larry l’a très bien dit le fond de ma pensée. Néanmoins je tiens à le développer ; je suis un homme et je n’ai pas à me sentir comptable du comportement que peuvent avoir les hommes qui vous ont fait du mal ou ont fait du mal à d’autres femmes.

    La misandrie n’est pas forcément une réaction à la misogynie. D’une part, parce que toutes les femmes ne sont pas des victimes opprimées et tous les hommes ne sont pas des bourreaux. Ces généralisations à outrance sont bien le problème dans le postulat de départ, parce qu’elles mènent à une vision totalitaire des relations humaines, et justifient le pire. Il faut quand même se rappeler que tous les projets politiques totalitaires se sont toujours élaborés sur l’idée que tout était noir ou blanc, qu’il y avait d’un côté les méchants et de l’autre les gentils (ce qui est accessoirement de la paresse intellectuelle), qu’une catégorie de la population en opprimait une autre, et que celle qui était supposée opprimée devait être dans une guerre permanente contre celle qui était supposée coupable. C’est toujours ce concept de “culpabilité par biologie” qui est profondément malsain.

    Et oui, on peut admettre les inégalités sans verser dans la haine a priori d’une catégorie de la population.

    D’autre part, les femmes qui sont tyranniques ou méprisantes envers les hommes sans avoir été victimes de quoi que ce soit, simplement parce qu’elles se sentent supérieures à eux, celles-là ne sont pas misandres en réaction à de la misogynie. Les femmes vénales qui ne se mettent en couple que pour se faire entretenir ou pour bénéficier à terme du patrimoine de leurs compagnons, ce n’est pas non plus de la faute de la misogynie que je sache. En l’occurrence, la misandrie ce n’est pas simplement la détestation du sexe masculin, c’est aussi un comportement qui consiste globalement à jouer sur la faiblesse des hommes pour obtenir d’eux tout ce qu’on veut, notamment le sexe.

    Oui, il faut dénoncer le système patriarcal. Et oui il faut se battre pour l’égalité des sexes. Or, on ne peut pas le dénoncer correctement sans admettre que les hommes sont aussi les premiers à être soumis à des standards patriarcaux, hors desquels ils sont vite snobés, méprisés, marginalisés, discriminés par la société. À ma connaissance, personne n’oblige une femme à maltraiter un homme parce qu’il est timide ou ne correspond pas à ces standards. Moi-même je fais partie de ces hommes-là et je suis souvent “snobé” par les femmes pour cette raison. Inconsciemment ou non, les femmes sont donc aussi des collaboratrices du système patriarcal. Alors, n’est-ce pas paradoxal ? On n’entend jamais ou très rarement les féministes sur les différentes masculinités qui existent et qu’il faut promouvoir pour contrecarrer les stéréotypes et les assignations. La dissonance cognitive, elle a quand même ses limites.

    Pour finir, je suis moi-même très engagé politiquement et je suis convaincu que le fond du problème est encore plus profond ; c’est le système de valeurs sur lequel est fondé tout notre environnement socio-économique ; soit la compétition, la prédation et l’esclavage. On est dans une économie basée sur les profits, avec une gestion des ressources médiocre et inégalitaire, car subordonnée à un système monétaire, et ce système de valeurs est destiné à justifier et maintenir en l’état ce paradigme primitif.

    À ce stade, seul un changement de paradigme peut éradiquer tous les maux qui le composent. C’est pourquoi je milite pour l’avènement d’une économie basée sur les ressources (comme le théorisait Jacques Fresco), où la science est mise au bénéfice du système social. En somme, elle reprend son rôle pur, qui est de résoudre les problèmes qu’elle peut résoudre, sans entrave pseudo-morale quelconque. Bien entendu, il s’agit au préalable de déclarer toutes les ressources de la Terre comme patrimoine de toute l’humanité.

    Donc en définitive, le patriarcat n’est ici qu’une manière de justifier le paradigme actuel, et qui serait éradiqué en même temps que la plupart des problèmes du système actuel, à savoir la pauvreté, la guerre et la dictature, si on appliquait cette nouvelle économie.

    • Nathan
      Posted 12 septembre 2020 à 21:37 0Likes

      Merci Jonathan ! De très belle paroles vraiment. Je n’aurais pas dis mieux, et je n’ai rien à corriger ce qui est vraiment rare, même très très rare. En tant qu’homme ce livre me fait peur. Bien que je n’ai jamais été contre le féminisme, j’ai toujours eu du mal à l’embrayer alors que même en tant qu’Homme cela est possible. Cela est contradictoire, mais à force de parler de racisme , je vais étre peut-être me sentir gêné quand je croise quelqu’un de couleur dans la rue. Alors qu’il n’y aucune raison, c’est juste que à cause de tout ces trucs qu’on entend, je ne suis pas raciste mais comme on parler de Racisme je le vois différemment, alors qu’il n’y a pas de différence en fonction de la couleur de peau.

      En outre je suis intéressé par le système économique que tu propose. Tu peux m’en dire plus.

  • Gaspard
    Posted 2 septembre 2020 à 08:44 0Likes

    Bonjour,
    Je suis un homme et ne souscris pas aux commentaires avec des relents de misogynie laissés par certains plus haut. Signe qu’il y a bien du travail encore…
    Je pense par contre aussi que, si quand vous voyez une personne racisée pisser dans la rue, votre première pensée est “mais punaise, cette race quoi !!!”, il y a un problème de fond qui mérite d’être interrogé. Si je vois une femme mal conduire une voiture (cliché pour cliché), il ne m’est toujours pas venu à l’esprit “mais punaise, les femmes quoi !!!”
    La masculinité est une construction sociale comme l’est la féminité et Érasme avait dit avant Beauvoir, “On ne naît pas homme, on le devient”. Je crois qu’il faut déconstruire les deux genres ensemble et introduire davantage d’intersectionnnalité dans toutes nos analyses pour ne plus produire de discours généralisant concernant “Les hommes” ou “Les femmes”. Le risque de ces abstractions est de ne fonctionner que par inférence, sans jamais atteindre la réalité dans le monde social.
    Cela dit, je trouve tout à fait salutaire le fait que P. Harmange dénonce les discours de domination qui tendent à délégitimer les positions féministes, c’est peut-être cela qui sera la part vraiment politique du livre.
    Je précise enfin qu’aucune femme ne m’a aidé pour me “déconstruire”, bien au contraire malheureusement, mais je n’en suis pas moins homme.

  • Laure
    Posted 2 septembre 2020 à 12:18 0Likes

    Bonjour Pauline,
    je te suis depuis quelques temps et j’adore te lire. J’ai acheté ton livre en pré-commande il y a quelques mois et je suis ravie d’avoir pu te soutenir de cette facon. C’est avec stupéfaction que j’ai lu aujourd’hui que le livre visé par la “plainte” de Mr. Zurmély était le tien ! Incroyable à quel point la parole féministe est percue comme une menace. Espérons un bel effet Streisand pour ton ouvrage…
    Bon courage et bonne continuation :-)

  • Alberto
    Posted 2 septembre 2020 à 15:21 0Likes

    Encore un essai inutile et provocateur. Sous couvert de polémique on écrit aujourd’hui tout et surtout n’importe quoi.
    Peut servir à caler un meuble… et encore

  • Un homme qui passe par là
    Posted 2 septembre 2020 à 21:17 0Likes

    Madame,
    Sans ce coup de projecteur inattendu de Ralph Zurmély, votre livre, initialement tiré à 500 exemplaires si je ne me trompe pas, n’aurait probablement pas eu besoin d’une seconde édition. 1000, 2000, 5000 exemplaires seront peut-être imprimés. Peu importe. Si c’est une forme de reconnaissance de votre travail que j’imagine valorisante, dans l’absolu ce sont des tirages assez faibles. Comme on le dit en terme marketing, vous êtes dans une “niche”, celle de la frange radicale des néo-féministes qui prônent la division et partent en guerre contre l’homme blanc cisgenre hétérosexuel de plus de 50 ans, ennemi tout désigné car figure de cet horrible patriarcat qui vous opprime tant. Dans le Nouveau Monde, on appelle cela les progressistes. Soit. Vous êtes si peu nombreuses, seulement représentatives de vous-mêmes qu’une fois le buzz passé, tout le monde aura oublié votre brûlot misandre.
    Détestez les hommes à votre guise, entraînez dans votre sillage d’aigreurs et de vaines revendications vos “soeurs”. Grand bien vous fasse.
    Vous avez évoqué un “retour de bâton”. De fait, certains représentants masculins, majoritairement issus des cercles de pouvoirs, prendront un plaisir – peut-être pas très sain – à vous faire sentir ce fameux retour de bâton. Au final, ce qui vous guettera, c’est le “retour du réel” auquel les idéologues sont aveugles. Dans d’autres civilisations, on parle de karma.
    Bonne continuation.

    • rodolphe
      Posted 19 septembre 2020 à 07:07 0Likes

      vous ne croyez pas si bien dire monsieur je peux vous dire pour en avoir été témoin dans mon secteur professionnel que les patrons qui doivent embaucher des bons profils en informatique n’embauchent plus des profils féminins et les cv de cette catégorie la de la population est la dernière de la pile voire part directement a la poubelle ils ont essayé et ils ont vu surtout la haine délirante de ces femmes envers les hommes biens qui étaient des hommes de biens et qu’elles considéraient comme des véritables chiens a qui on doit aucun égard et qui finissaient par démissionner les uns apres les autres et c’étaient les meilleurs éléments de l’entreprise qui partaient tous des hommes
      a la fin la responsable de service a pris une décision radicale sous peine tout simplement d’être licencié c’est de ne plus jamais d’embauché dans son service une francaise
      que croyez vous qu’il arriva après elle sauva son poste et son chiffre d’affaire et sauva son service
      voila la lecon
      vous ne donnez pas votre chance a de gens qui ne sont la que pour faire du racisme et détruire votre vie par idéologie politique
      c’est ce qu’on appelle le retour de baton et la gifle du réalisme

  • TREGANT
    Posted 3 septembre 2020 à 14:57 0Likes

    Bonjour Madame,
    J’ai toujours épousé la cause féministe. Je n’ai pas lu votre livre. Je crois que je ne le lirai pas.
    Ma première réaction est celle que provoque la guerre : Le sentiment d’injustice, l’envie de me battre, en prenant les armes. Mais je n’aime pas me battre.
    Et puis je réfléchis. Je me dis que c’est peut être aussi ce qui vous a conduite à écrire …
    Nous sommes donc deux victimes de cette guerre, qui comporte comme toute guerre, ses combattants, ses fous, ses barbares.
    Je ne lirai pas, non pas par mépris sur un élan machiste, mais parce que vous voulez la bagarre, et je trouve ça moche.

  • Shaenn
    Posted 5 septembre 2020 à 07:38 0Likes

    Bonjour Pauline,
    Je n’ai jamais effectué d’achat aussi rapidement sans hésitation que pour votre livre, malheureusement trop tard,
    Comme je vous suis reconnaissante d’enfin dire tout haut ce que j’imagine (puisque je ne l’ai pas pu encore le lire) pensent bien des femmes et quelques trop rares hommes intelligents, tout bas.
    Merci

  • San
    Posted 8 septembre 2020 à 14:34 0Likes

    Bonjour,

    je viens de lire l’article sur “The Guardian” qui parle de votre livre; je suis très impatiente de le lire (je ne trouve pas l’édition numérique en ce moment?) J’ai détesté les hommes toute ma vie (même quand j’aimais certains), il n’est pas possible d’être femme avec un vrai sens de son identité humaine indépendante sans haïr ce qu’ils ont fait de la société et ce qu’ils font aux femmes. Je souligne que je ne crois pas au déterminisme biologique, je ne crois pas que les hommes sont prédestinés à être merde, c’est qu’ils le sont permis, elevés et encouragés etc. d’être merde. Le mec qui pisse contre le mur en pleine vue n’est pas une aberration, il est un symptome, une expression de la situation dans laquelle promener une queue est une grande fierté et satisfaction–pour beaucoup d’eux, le seul “triomphe” qu’ils connaîtront. Mais pour que ça reste une victoire et satisfaction, un don qui leur permet tant d’autres, il faut que les femmes
    restent en bas…
    Ah oui je les déteste “avec le feu de dix mille soleils” et je vous remercie pour l’opportunité de le dire une fois publiquement.

    Les hommes nous haïssent–c’est normal de les détester.

  • Liz
    Posted 10 septembre 2020 à 08:27 0Likes

    I hope your book is printed in English because I would like to read it. I also don’t like most men. My husband and a few male friends are the exceptions! Bravo for telling the truth about how you feel and what you think.

  • Wolfgang Preikschat
    Posted 10 septembre 2020 à 08:43 0Likes

    Dear Pauline
    I’ve just read about your book in Kim Wilsher’s article in The Guardian and I must say, if its title is enough, to release trigger alarm and make a miserable M. Zurmély threaten to file a complaint, you could have saved yourself the trouble of writing all the many pages of it… We all know that misandry comes only second to blasphemy, or don’t we?

  • ofer
    Posted 10 septembre 2020 à 11:17 0Likes

    Sure you have the right, just like any human, to dislike anyone, I have the full right as a jew to dislike Germans, Women of the world have a right to dislike men, Palestinians have the right to dislike the jewish state, the people of Algiers had a right to dislike the french, and so on…
    We should face our hellish past, but look to the future, dislike to men is part of the old ways of parting the world into sectors, To get to equal grounds we have to change the discussions. Start now. I love all people just as much as I dislike all people. we are all equal, start by writing about equality and acceptance.

    • Jeanette
      Posted 10 septembre 2020 à 21:06 0Likes

      Why are you telling a woman what to do? You are an example of the men that women detest.

  • Justine
    Posted 10 septembre 2020 à 11:54 0Likes

    I can’t wait when this book will be available in english!

  • Celeste Reinard
    Posted 10 septembre 2020 à 13:33 0Likes

    Chère Pauline,
    Je suis ravi d’entendre (par le Guardian) de votre travaux – c’ est superbe! (Superrigolo: c’est de quoi votre mari en pense… pas du tout un reponse cliché ou quoi…) D’abord, faut dire que je suis un mec (encore), neerlandais – desolé… Comment je ne suis pas surprise par les reponses officiëlles – c’est pas du tout comme c’est la patriarchat qui parle sans penser d’abord, ou lire. Mais non! Faut battre d’abord si on ouvre la bouche… Comment les hommes sont >juron, juron<. … C'est il y a quelques annees que je faisais des recherches pourquoi ça marche comme ça, les hommes qui fassent des c******** envers les femmes – j'en ai trouvé quelques reponses. … Bien sure qu'il faut un changement profond de la culture entière. Comment le faire? Je ne sais pas – sauf pour ça: faut respecter la valeur du mot 'non' – non est non, toujours – sauf le droit à dire ça c'est pas naturellement donné à toute le monde – specifiquement à les femmes. Il y avais plein d'autres choses, profondement fondées dans la culture – votre traité sur ça est bienvenue, serviable(?).
    C'est mon amie L. depuis plus que 20 ans qui est violé sous arme de feu par leur …. enfin, histoire trop bien connue. Un homme d'esprit pas trop stable, il est c**. Mensonges, intimidations, violent, j'ai vu et subi moi même des traitement par lui aussi.
    Je voulais – si vous voulez – traduire votre livre en neerlandais. Vous avez mon adresse email. Surement je vais le commender. Merci… je suis tres curieux. J'en suis sûr que ça vaut la peine.

  • Tobias
    Posted 10 septembre 2020 à 14:09 0Likes

    Dear Pauline,

    Thank you so much for this!!!! A book that creates more division is exactly what we need in times of ever more nationalism, populism, racism, genderism, and all the other meaningless -isms and schisms.

    You have the right to hate whoever you want, granted – although I find it a depressing cause to fight for. From the statement you make, I must assume you hate me although you have never met me. That you hate your dad, although he is part of you. That you hate half of the world´s population although you have little to do with them.

    How is this attitude different from the populists, racists, mysoginists and fascists subverting our world these days?

    I will start reading your books when you start speaking of love.

  • Sandrine L
    Posted 10 septembre 2020 à 16:00 0Likes

    Avachie comfortablement dans le canapé que vous affectionez tant, vous auriez dû lire les livres qui ont déjà été écrits sur ce sujet au lieu de remanier les mêmes idées aussi stériles que débiles. Une lecture qui aurait pu vous amener à réfléchir à la pertinence de rajouter encore une voix à la cacophanie de haine dans ce monde. Ce livre me semble immature, la pauvre pensée d’une personne sans expérience de la vie vécue sous le signe de la haine et, surtout, ayant trop de temps à sa disposition pour se regarder le nombril. Mon conseil : trouvez une cause qui en vaut la peine.

  • Mary Kaye
    Posted 10 septembre 2020 à 17:30 0Likes

    This looks like a very interesting book, congratulations that it’s taking off so well. Will it ever be available in an English translation?

  • Miss Andrist
    Posted 10 septembre 2020 à 19:54 0Likes

    I RIDE A BLACK UNICORN DOWN THE SIDE OF AN ERUPTING VOLCANO AS I DRINK FROM A CHALICE FILLED WITH THE TEARS OF MEN

  • Brad W
    Posted 10 septembre 2020 à 23:59 0Likes

    Maintenant que le Guardian UK a publié un article sur vous, ce serait peut-être une bonne idée de travailler sur une traduction anglaise ;)

  • Sean
    Posted 11 septembre 2020 à 15:56 0Likes

    Maltraitance des enfants

    Mére seule: 39.4%
    Pére seul: 21.5%
    Les deux parents: 21.3%

    Source: U.S. Department of Health & Human Services, Administration for Children and Families, Administration on Children, Youth and Families, Children’s Bureau. (2020). Child Maltreatment 2018.

  • Olivia
    Posted 20 septembre 2020 à 11:53 0Likes

    Salut Pauline,
    J’aimerais bien acheter le PDF mais il paraît que l’edition PDF ne se vend plus sur le site? Je suis allée ici: https://www.monstrograph.com/product/livres-en-pdf-a-2e-pour-lecteurs-et-lectrices-fauche·es/ et il n’y a que d’autres titres, pas le tien.

    • Pauline
      Posted 21 septembre 2020 à 17:16 0Likes

      Bonjour Olivia, le livre sera de nouveau disponible en physique et en numérique le 2 octobre aux éditions du Seuil. :)

  • ram (homme)
    Posted 28 septembre 2020 à 14:02 0Likes

    Bonjour, c’est intéressant ! J’ai lu je ne sais plus où qu’il faudrait partager la terre en 2 : mettre les hommes disons dans l’hémisphère nord et les femmes dans l’hémisphère sud et rendre la frontière étanche. Les femmes ne seraient plus harcelées, violées etc et les hommes pourraient regarder leurs matchs de foot tranquillement. Bon se poserait la question de la perpétuation de l’espèce mais je suppose que c’est un problème technique qui devrait pouvoir se régler (insémination artificielle…). Et le problème des enfants sans père serait également à gérer surtout que les mères devront les éjecter dans l’hémisphère nord tout ou tard.

  • ram (homme)
    Posted 28 septembre 2020 à 14:20 0Likes

    Je précise : les enfants masculins devront être éjectés par leurs mères dans l’hémisphère nord tout ou tard ! Ainsi ils seront séparés de leurs frangines.
    Cette séparation physique est l’aboutissement logique de la haine que certaines féministes ou néo féministes ressentent envers les hommes. Aujourd’hui cela semble invraisemblable mais si les féministes radicaux et leurs idées finissent par s’imposer jusque dans les sphères du pouvoir à l’échelle mondiale , alors qui sait si cette séparation physique ne deviendra pas un jour une réalité ?

  • Mathilde
    Posted 29 septembre 2020 à 09:27 0Likes

    Un seul mot: merci !
    Vous avez mis des mots sur ce que je ressens depuis… largement plus de 20 ans ! Je l’ai reçu ce matin vers 10h et le termine à l’instant . J’ai failli pleurer très souvent tellement vous avez trouvé les mots pour décrire ce pour quoi je n’avais pas de mots depuis si longtemps.
    Alors, voilà: merci Pauline !
    Je vais le pré-commander en plusieurs exemplaires pour l’offrir autour de moi en espérant qu’il sera aussi libérateur que pour moi.
    Au plaisir de vous lire par ici, prochainement.

  • Sébastien
    Posted 9 octobre 2020 à 05:53 0Likes

    Merci pour votre livre Pauline, il m’a fait du bien et m’a aidé à avancer dans ma déconstruction.

  • Nicolas
    Posted 9 octobre 2020 à 19:14 0Likes

    Madame, ce livre m’a ouvert les yeux. Je me suis parfaitement reconnu dans votre description des hommes : je l’avoue, je suis violent, paresseux, lâche, égoïste. Votre misandrie est parfaitement justifiée. Vous m’avez fait comprendre en outre, que misandrie et misogynie ne peuvent pas être mis en miroir, parce que les hommes bénéficient de tous les avantages du système patriarcal.
    Le féminisme fait peur aux hommes, parce que cela signifie qu’ils doivent perdre leurs privilèges. C’est symboliquement une castration. Et en effet, il est nécessaire que nous soyons en quelque sorte castrés, pour que simplement, le monde devienne meilleur.
    La lecture de votre livre ma donné envie de changer, et de déconstruire ma masculinité. Vous m’avez aidé à prendre conscience de mes privilèges de mâle blanc, cisgenre, hétérocentré. Merci !

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