Cette semaine, mes journées ont été partagées entre l’écriture de mon roman et la rédaction d’un autre projet qui me demande beaucoup plus de temps. J’alterne les deux fichiers sans grande grâce, ce n’est pas facile de sauter d’une thématique à l’autre et je ne suis pas très rapide. Heureusement que j’ai beaucoup de temps. J’ai fait de bons chiffres au compteur toute la semaine à part hier, et probablement aujourd’hui aussi. Mon amoureux était malade, moi-même je n’étais pas en grande forme en fin de semaine, donc j’ai écrit le minimum du minimum hier et je ferai pareil aujourd’hui.

J’ai l’impression que la structure du roman est bancale, en tout cas j’arrive déjà au stade critique où il m’ennuie. J’y passe beaucoup de temps et ça n’avance pas à un rythme satisfaisant. Je pense que mon état d’esprit n’est pas idéal pour « réussir » le NaNoWriMo, et il est possible que je ne le gagne pas cette année. Même si je n’envisage pas (encore) d’abandonner, je pense qu’il va m’être difficile d’écrire 50 000 mots ce mois-ci.

Je suis découragée, et à chaque fois que j’exprime être découragée face à mon écriture, vous êtes quelques unes à m’écrire, adorables, pour tenter de me remonter le moral. J’apprécie beaucoup ! Mais je pense qu’être découragée à un moment donné fait partie du processus normal d’écriture, et encore plus quand on est dans l’urgence, dans l’écriture frénétique. C’est en partie pour à que le NaNoWriMo ne convient pas à tout le monde. Ce n’est pas forcément un échec ou une bêtise d’arrêter d’écrire un roman si on ne l’aime pas assez pour aller jusqu’au bout, ce n’est pas grave non plus d’en être totalement découragée au bout d’un moment.

Par exemple dans ce cas actuel ça me permet de savoir que j’aurai pas mal de réécriture à faire, si j’arrive à écrire l’histoire en entier et que je souhaite la montrer. Le savoir à l’avance est une bonne chose : je ne suis pas vraiment satisfaite de ce que j’écris en ce moment, il faudra que je détermine plus tard si je veux aller plus loin pour rendre ce roman présentable ou si je le considère comme un exercice d’écriture et le garde pour moi. La semaine dernière je vous disais que j’avais mis trop d’enjeux dans le NaNoWriMo. Je partais avec pour mission d’écrire un deuxième roman que j’aurais envie d’envoyer à une maison d’édition, mais peut-être que ce ne sera pas le cas.

Je ne sais plus si je l’ai déjà dit, mais je mets toujours énormément de temps à trouver une idée que j’ai envie de raconter. Pour Limoges pour mourir, l’idée a tourné plusieurs mois dans ma tête avant d’avoir assez de ramifications pour donner naissance à une vraie histoire. Pour Au bout il y a la mer (titre de travail proposé par une abonnée sur Instagram !1) c’est pareil. Mais ce n’est pas parce que j’ai mis un an et demi à trouver cette idée, que c’est une bonne idée… Enfin bref !

J’ai quelques mails à envoyer puis je vais tenter de coucher quelques mots supplémentaires. Il va me falloir relire mon synopsis détaillé, me réimprégner de mes personnages, qui pour l’instant tournent en rond (il ne leur arrive pas grand chose : elles lisent des lettres, et j’attends désespérément le moment où elles vont enfin partir en voyage, j’ai très hâte de m’essayer à la description de paysages). Ma fatigue et mon petit moral n’aident pas. Mais rien n’est perdu, hauts les cœurs !

Je sais, ça fait deux journaux d’écriture d’affilée qui ne sont pas très positifs. C’est aussi ça la vie ahah, priez pour que le soleil brille autant sur mon roman que dans le ciel de Lille actuellement ! (☀️)

Notes

  1. J’y raconte mon NaNoWriMo au quotidien, en story, si ça vous intéresse et que vous ne me suivez pas là-bas : @apauliner.
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4 Comments

  • MademoiselleCam
    Posted 13 novembre 2019 à 13:19 0Likes

    Bonjour Pauline,
    Comme je comprends tes mots (maux?) d’écriture. Le début de mon Nano a été long et ch**nt et en même temps les scènes sans trop d’intérêt s’enchainaient sans m’emporter, ni même m’impliquer. La force de l’habitude m’a bien aidée en ce début de Nano pour enchaîner les mots sans y réfléchir (tout en visualisant très bien la montagne de travail que ce serait de tout réécrire!!).
    Et puis la bascule. LA scène qui m’implique enfin. Ça bouge dans mon nano et c’est parti. Cette phase longue et déprimante dure parfois beaucoup trop longtemps :( et le mois de Novembre est tellement condensé qu’elle parait encore pire que d’ordinaire.
    Camille

    • Pauline
      Posted 19 novembre 2019 à 11:51 0Likes

      Oh c’est chouette que tu aies trouvé ton élan ! Tu as raison, l’aspect très condensé du nanowrimo fait vivre toutes les émotions de la création à mille à l’heure. J’ai l’impression d’être une véritable girouette, jamais deux jours en suivant dans le même état d’esprit, c’est déconcertant… et je pense que de là vient une partie de la fatigue que ressentent les nanoteurs. Car pour moi qui ai un emploi du temps très léger et tout le temps du monde, je réalise que je suis quand même fatiguée par le nano, comme si mon cerveau fonctionnait sans cesse en arrière-plan pour trouver des solutions, des tournures de phrase, ou me convaincre de tout arrêter :P (d’ailleurs, je n’ai jamais eu des rêves aussi étranges, complexes et narratifs que cette année depuis le début du nano… intéressant !)
      Courage pour la suite, c’est étrangement déjà bientôt fini.. Bises !

  • Luschka
    Posted 18 novembre 2019 à 01:06 0Likes

    Chère Pauline,
    Je viens de découvrir et de dévorer cette série Journal d’écrire. Merci de nous faire partager tout ça <3 Que c'est courageux, l'acte de créer ! L'acte de prendre le risque, de tenter de concrétiser une idée, d'essayer de la faire exister en dehors de son esprit. (pour ma part, je tente de créer par le dessin, et je me retrouve quand même pas mal dans ce que tu exprimes). Comme tu le dis si bien, les hauts comme les bas font partie du processus.
    J'espère que tu es bien équipée en thé, et surtout que les migraines te laissent plus tranquille. J'ai hâte de suivre le reste de tes aventures.
    Sororitalement <3

    • Pauline
      Posted 19 novembre 2019 à 11:48 0Likes

      Merci à toi pour ton soutien ! <3
      Oui je pense qu'il y a beaucoup de similitude entre les arts plastiques et l'écriture, et on apprend beaucoup à se laisser des périodes de mou, de frustration, pour mieux rebondir et retrouver la pêche. Bises sororales !

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