En octobre et en novembre, j’ai décidé de partager avec vous des bribes de mon travail d’écriture en vue du et pendant le NaNoWriMo. Inspirée par le journal d’écriture de Coline Pierré qu’elle partage sur Facebook, et par la lecture d’un autre journal d’écrivaine, j’ai eu envie de faire cette expérience moi aussi, de raconter mes séances de travail et les sensations et émotions qui les accompagnent. Ce seront des posts courts et spontanés, et j’espère qu’ils vous plairont !

Ça fait deux jours que je suis un peu malade, sans trop savoir ce que j’ai — un mal de crâne latent, des courbatures dans le haut du dos, un sentiment global d’être patraque. Avec Anaïs1, on a décidé de se mettre à la préparation de notre NaNoWriMo dès le 1ᵉ octobre et hier, j’étais complètement à l’ouest. J’ai ressorti mon carnet de l’an dernier, où j’avais pris des notes après la fin de la relecture de Limoges pour mourir, au cas où j’avais encore du jus pour commencer autre chose. (spoiler : je n’avais plus de jus)

J’ai fait un grand tri dans ce qui me plaisait toujours et ce qui n’avait plus de sens pour moi. Beaucoup de personnages ont changé de prénom et de personnalité, à croire que pendant un an l’histoire a évolué toute seule dans ma tête et ne ressemble plus trop à ce qu’elle était. Je crois que c’est pour le mieux.

Je vais devoir faire quelques recherches : une grande partie du roman se déroulera au début des années 90, et je n’étais pas encore née… Hier j’ai cherché des livres ou des films qui se déroulaient à cette époque en Écosse mais je n’ai pas encore trouvé mon bonheur. Ce n’est pas ce qui est le plus urgent, les paysages n’auront probablement pas beaucoup changé, mais ça m’aiderait un peu et m’éviterait de faire des anachronismes stupides. (il y en aura probablement quand même) C’est la première fois que je vais écrire “dans le passé” et ça m’intimide, je dépasse les limites de ma propre existence, alors jusqu’alors tout était resté circonscrit dans ce que j’aurais pu vivre moi-même.

J’ai besoin d’être moins malade (voire plus du tout, ça pourrait être sympa) pour être plus alerte et moins galérer à imaginer les vies et les personnalités des cinq ou six autres personnages qui ne demandent qu’à naître. J’ai hâte, car j’ai un personnage d’amoureuse forte et passionnée, qu’il me tarde de faire éclore. Allez, une part de gâteau, un thé bien chaud et on espère que demain j’irai mieux.


Notes

  1. Ma partner in crime d’écriture, avec qui on échange des idées, relit nos matériaux mutuels, celle qui me met des coups de pied aux fesses quand je craque. Petit conseil : ayez un·e amie sympa dans ce genre-là. Et puis suivez Anaïs sur Instagram, où elle partage ses lectures et son travail d’écriture aussi !
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