Je vous retrouve aujourd’hui pour continuer à parler de yoga avec vous. Voilà bientôt 4 mois que je m’applique à laisser une place à la pratique régulière des asanas dans mon quotidien, et quand j’ai proposé de partager avec vous régulièrement mon cheminement, la même question est revenue. Comment parler de yoga sans parler de performance physique, ni de bien-être personnel ?

Comme je vous l’ai dit dans cet article, et dans celui-ci, j’essaye désormais d’envisager ma pratique du yoga comme une manière globale d’appréhender ma vie, et moins comme un outil d’amélioration personnel. Mais en fait, comme bien souvent en laissant le temps au temps, des sujets de conversation apparaissent et j’en ai plusieurs à aborder dans ce billet ! On parlera du retour permanent de la course insidieuse à la performance, et de la sensation de puissance découverte en pratiquant.

Chassez le naturel, il revient au galop

Après janvier et février où j’avais pratiqué tous les jours, le mois de mars est arrivé. Ma motivation a un peu baissé, à cause d’un ensemble de raisons que j’appellerais, avec le recul, “la vie”. Après la pose de mon DIU, mes règles sont redevenues un peu chaotiques (hello les 15 jours de saignement), j’ai recommencé à travailler plus régulièrement donc mon emploi du temps s’est retrouvé bien plus rempli, et soudain, le temps me manquait pour intégrer des séances de yoga dans des journées épuisantes.

Il m’a fallu bien 3 semaines pour comprendre que j’étais en train de retomber dans le schéma négatif et reconnaissable de la course à la performance, dont je ne cesse pourtant de pointer du doigt les défauts. À me flageller de ne plus pouvoir — pire ! de ne plus vouloir — faire du yoga chaque jour alors que j’avais parfaitement réussi à le faire pendant 2 mois, à me trouver plus fainéante, à remettre en question ma légitimité.

J’ai fini par appuyer sur pause le temps de remettre les pendules à l’heure. Fin 2018, je faisais une séance de yoga par semaine et j’en étais déjà très heureuse. J’avais alors prononcé le vœu d’augmenter un peu, et de passer à 2, peut-être 3 séances par semaine, sous la condition sine qua non de ne jamais me forcer. Je veux vraiment que les mots “il faut que je fasse du yoga” sortent de mon vocabulaire à tout jamais. Passer de “2 à 3 fois par semaine ce serait pas mal” à “faut vraiment être une grosse merde pour pas faire du yoga tous les jours”, c’est fort de café. J’ai revu mes exigences à la baisse, ce qui m’a fait un bien fou. Depuis mi-mars, je tourne plutôt à 3 ou 4 séances par semaine, sans me forcer du tout, et c’est un plaisir.

Ça m’a permis de remettre en question l’idée extrêmement répandue que pratiquer le yoga, c’est le faire tous les jours. Sinon on est un peu moins bien que les autres yogis, et hop c’est reparti pour un tour de comparaisons malsaines. C’est extrêmement difficile de s’extirper d’un cercle vicieux comme celui-ci, ça demande des réajustements réguliers, mais finalement salutaires. Je crois que mon électrochoc a eu lieu pendant l’écoute de cet épisode du podcast Miroir miroir, sur le yoga (que l’une d’entre vous m’avait conseillé, merci !). L’invitée, prof de yoga, dit que non, on n’est pas obligé·e de faire du yoga tous les jours. Ça m’a fait du bien de l’entendre, j’en avais bizarrement besoin. (tout comme de lire chez Deborah Pinto qu’il n’est pas du tout obligatoire d’être épilée pour aller à un cours de yoga ;))

Les vidéos “weight loss yoga”

Sur Instagram, j’ai eu l’occasion de discuter avec certaines d’entre vous de cette appellation hyper bloquante de certaines vidéos de yoga. J’ai eu envie d’y revenir ici de manière plus pérenne, car c’est un sujet très important pour moi. Vous le savez peut-être, je suis extrêmement sensible aux discours sur la minceur : je vis avec des TCA depuis le début de mon adolescence, et le poids et la forme de mon corps sont des sujets pour le moins compliqués pour moi.

Je me suis tenue bien à l’écart de tout contenu labellisé “perte de poids” depuis le début de ma pratique du yoga, pour me protéger. J’ai fait une véritable séparation entre mon physique, son apparence, et le yoga, car je vous l’ai dit plusieurs fois, pour moi le yoga n’est pas un sport et je ne fais pas du yoga pour changer mon apparence. Et quand je voyais les vidéos d’Adriene Mishler1 avec ces titres, j’étais un peu chagrinée. Mais j’ai récemment lu une interview d’Adriene, où cette thématique était abordée. Elle expliquait qu’au départ, elle ne voulait absolument pas utiliser ces termes. Son business partner lui a quand même proposé d’essayer, pour voir les résultats en terme d’audience. Évidemment, beaucoup de gens recherchent exactement ces mots-clés, car iels sont vraiment dans une recherche d’une pratique sportive à la maison qui va leur permettre de perdre du poids.2 Comme le dit la journaliste dans l’interview, ces vidéos sont un peu des “chevaux de Troie” : en attirant l’attention des personnes en recherche de perte de poids, Adriene continue de délivrer un message de bienveillance, d’amour de soi et d’acceptation.

J’ai beau apprécier le travail d’Adriene depuis longtemps, c’est la lecture de cette interview a débloqué quelque chose en moi m’a donné l’impulsion pour tester une de ces vidéos intitulées “weight loss yoga“. J’ai retrouvé effectivement un discours éloigné de la performance : une fois l’intro passée où Adriene met les points sur les i, elle ne parle pas du tout de perte de poids pendant la séance. Désormais, je prends ces vidéos pour ce qu’elles sont : des séances de yoga physiques, qui font travailler tous les muscles, ce qui est utile pour renforcer les postures de yoga sur le long terme. Je sais qu’en cliquant sur une vidéo “perte de poids”, je vais transpirer plus que d’habitude, travailler mes abdominaux, sans me déclencher une anxiété ou un sentiment de dysphorie.

Sur le principe, il est vrai que chaque contenu estampillé “perte de poids” me gêne. J’aimerais qu’on vive dans un monde où ces mots ne sont un argument pour personne, et que toutes les personnes qui ressentent le besoin de perdre du poids le fassent pour “les bonnes raisons”. Mais quelles sont-elles ? Je ne suis pas en mesure d’en juger aussi largement, tant il est difficile de démêler notre idéal de physique avec les diktats de la minceur et du muscle. En l’état, proposer aux internautes ce qu’ils veulent (du contenu “minceur”) et en profiter pour surtout les exposer à un discours de bienveillance et d’acceptation, me semble être une démarche intéressante.

The power of yoga

En faisant ces vidéos très physiques, j’ai constaté que mon corps change, évidemment. Je ne cherche à atteindre aucun but en pratiquant les asanas, mais les muscles travaillent quand même, et en quelques mois d’une pratique régulière, je me sens de plus en plus forte dans mon corps, quelque chose que je n’ai, pour ainsi dire, jamais connu. Comme je n’ai jamais “fait de sport”, je n’ai jamais été particulièrement musclée, et j’ai même toujours été plutôt mal à l’aise. C’est l’apanage des personnes un peu trop grandes qui ne savent pas quoi faire de leurs longs corps qu’il est difficile de naviguer.

Quand j’ai commencé le yoga, il m’était impossible de réaliser certaines vidéos sans devoir m’arrêter ou échanger des postures contre celle de l’Enfant. Mon corps n’était pas équipé pour le vinyasa3, ni pour les postures de gainage, comme la fameuse Planche, ou même la “Knee to Nose Dog Pose“. Ces postures aujourd’hui me sont accessibles la plupart du temps, et je me sens, au quotidien, plus forte.

En tant que femme, être forte revêt beaucoup de significations, et je commence à envisager que dans mon cas, ma force physique influence beaucoup sur l’idée que je me fais de ma force mentale. Je ne suis pas partisane de la dureté, au contraire ; je revendique avoir des faiblesses, des failles qui participent à qui je suis, mais il me manquait résolument un sentiment de force, intrinsèque elle aussi à ma personnalité. (c’est quand même moins sympa de ne voir que ses faiblesses, même si on les assume) Constater mes progrès dans les asanas me permet de faire un pont entre mon corps et mon esprit, je me sens plus capable, dans tous les sens du terme. J’ai l’impression que ma capacité à gérer les épreuves et mes doutes, à dire “non” et à laisser derrière moi ce qui ne me sert plus, a augmenté ces derniers temps. Il n’est d’ailleurs sûrement pas anodin que je sois retournée vers le yoga, fin 2018, après avoir douté de mes capacités à surmonter une épreuve vraiment difficile tant pour mon corps que pour mon esprit.

Il y aussi, peut-être un peu bêtement, une certaine fierté à avoir un corps plus puissant, à me sentir moins petite chose fragile et un peu plus femme forte et indépendante. La féministe que je suis apprécie beaucoup ce changement de paradigme intérieur :D

Mesurer mes progrès, posture par posture

Je ne sais plus si j’en avais parlé dans le dernier article, j’ai décidé d’essayer de me concentrer sur une posture par mois, pour mesurer réellement mes progrès sur certains aspects de la pratique physique. En mars, j’ai pratiqué la posture du Pont, et en avril j’essaye de progresser sur le Chaturanga Dandasana, une posture très exigeante qui demande (justement) beaucoup de force dans les bras. Sans parler de ce à quoi je parviens désormais, j’ai eu envie de partager avec vous ce que j’ai mis en place pour essayer d’observer ces progrès de manière objective et sans jugement :

  • intégrer la posture à chaque séance (ou presque) : je suis des vidéos en ligne et parfois, la posture que je veux pratiquer n’y figure pas. Je prends dans ce cas quelques minutes pour l’ajouter à la session.
  • se documenter sur la posture régulièrement : pratiquer en suivant une vidéo ne permet pas forcément de bien voir comment entrer, être et sortir de la posture. J’ai consulté des sites internet et des livres pour me faire une meilleure idée de tout ça.
  • prendre des notes : régulièrement, dans la partie “yoga journal” de mon journal personnel, j’ai tenu des notes sur mes progrès, mes difficultés, et des idées pour améliorer la posture.

Et hors du tapis, alors ?

Je clôturerai ce long billet sur cet aspect du yoga qui est pour moi central. J’avais intégré la méditation dans mon quotidien pour m’offrir une occasion supplémentaire de me poser et de me poser les bonnes questions, mais depuis mars, j’ai complètement décroché : j’ai l’impression de ne plus trop en avoir besoin pour l’instant. Je suis globalement satisfaite de mon état mental et j’ai l’impression de prendre assez de temps pour moi pour l’entretenir.

En revanche, je vis tout de même une période assez stressante et je prends justement beaucoup de temps pour me recentrer, sans passer par la méditation. Comme beaucoup, quand je suis stressée, je suis irritable et injuste (et alors quand je suis stressée + en SPM, je vous raconte pas). C’est là que le yoga entre en jeu. Plus le temps passe, moins j’ai de mal à me remettre moi-même en question, et à ajuster mes mots, à présenter des excuses, à être un peu mieux à l’écoute des autres, un point essentiel à mes yeux.

Somme toute, il est toujours intéressant de faire un point sur mon yoga : un cours en groupe en mars m’a permis de réaligner ma pratique et d’absorber des connaissances théoriques bienvenues. Je suis heureuse de continuer mon petit bonhomme de chemin sur la route du yoga. J’espère pouvoir reprendre un cours en groupe bientôt, et continuer à rester juste envers moi-même, dans cet équilibre intéressant entre bienveillance et exigence.

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aura apporté quelques éléments pour nourrir votre propre réflexion, si c’était ce que vous cherchiez. Je serais curieuse de savoir ce que vous pensez de ce weight loss yoga, ainsi que de la force du corps féminin ! Je vous laisse avec quelques vidéos que j’ai beaucoup aimé pratiquer ces derniers mois et quelques références pour approfondir votre pratique. Prenez soin de vous !


Ressources

  • Ashtanga, de Gérald Disse et Lisa Munro * : j’apprécie vraiment avoir un livre qui présente pas à pas et avec bienveillance beaucoup de postures fondamentales. Déconnecter sa pratique du yoga ce n’est pas plus mal ;)
  • Le répertoire de postures de Yoga Journal : si vous n’avez pas et ne voulez pas d’un livre papier, cette option web est parfaite pour étudier vos postures.
  • Yoga for Migraines : sans vous affirmer qu’elle va guérir vos migraines, cette vidéo est super chouette pour se poser un peu, et apprendre l’auto-massage à la base de la nuque (qui m’a, pour le coup, vraiment aidée)
  • Yoga for Beginner’s Mind : dans cette séance, Adriene nous invite à pratiquer avec un état d’esprit de total·e débutant·e, et d’envisager chaque posture comme si c’était la première fois qu’on la faisait. J’ai adoré !

* reçu en service presse


Notes

  1. Vous le savez aussi, c’est la seule prof de yoga en ligne que je suis. J’ai peut-être l’air monomaniaque, mais j’ai trouvé un type de contenu et une personnalité qui me vont, je ne ressens pas le besoin de chercher ailleurs !
  2. À noter que je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose en soi, mais ça vaut vraiment le coup de se poser la question de pourquoi on ressent ce besoin, et de comment y parvenir sans se faire du mal à tous les points de vue.
  3. Où on effectue chaque mouvement en rythme avec le souffle, ce qui demande à la fois un contrôle de la respiration et une certaine endurance.
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10 Comments

  • Célie
    Posted 21 avril 2019 à 19:04 0Likes

    J’ai beaucoup aimé ton article et la lecture de ton expérience. Cela m’a amenée à questionner ma propre pratique et donné envie de reprendre, à mon rythme, avec bienveillance les séances maison. Car comme toi je traverse une période riche en jugements pas toujours très faciles à gérer, tant sur la régularité de ma pratique que sur mon physique. Alors merci pour ces mots qui nourissent <3

    • Pauline
      Posted 29 avril 2019 à 07:56 0Likes

      Merci beaucoup pour ton petit mot Célie ! J’espère que tu retrouveras le chemin du tapis avec douceur :) <3

  • Pêche & Églantine
    Posted 22 avril 2019 à 04:57 0Likes

    Si tu savais comme je me retrouve dans tes mots… Je lutte aussi encore parfois contre cette volonté de faire du yoga pour me prouver à moi même (et aux autres…) qiue je suis capable de faire telle ou telle posture, or ce n’est pas ça le yoga ! Le yoga c’est un mode de vie, une manière de penser, d’agir et de voir le monde. Le yoga c’est être là pour soi, pour son corps et son esprit et non pour Instagram ou quisais-je.

    Je te rejoins aussi énormément sur ta critique des vidéos “weight loss yoga”, à chaque fois que j’en vois une cela m’oriple. Le marketing et la volonté du clic à tout prix s’est emparé de ce monde là aussi et je trouve que cela est en totale contradiction avec le yoga et tout ce que cet univers prône et encourage.

    Enfin bref, je pourrais continuer longtemps mais je vais m’arrêter avec un grand bravo, pour ton honnêteté et toutes ces belles prises de consciences.

    A tout bientôt, Pêche

  • Emilie
    Posted 23 avril 2019 à 12:34 0Likes

    J’aime vraiment beaucoup tes billets sur le yoga! Il y a une réflexion profonde et nourrissante derrière qui leur donne une belle densité. Ta réflexion sur la capacité et la puissance en lien finalement avec l’alignement qu’on peut ressentir avec son corps est très interpellante.
    Le yoga est une des rares choses qui me ressource profondément: sans en avoir pratiqué de manière intense, il y a comme un rapport à soi qui s’est doucement intégré dans mon esprit au départ de mon tapis. D’ailleurs, à l’accouchement, j’avais visé juste: le besoin d’une baignoire et de mes quelques bases en yoga, notamment le souffle pour me connecter à mon corps en chantier.
    Merci Pauline, et d’ailleurs: jolie refonte de blog! le petit renard me manque un peu mais il y a un petit côté “boudoir littéraire-philo-jolie tasse de thé et carreau de chocolat” qui me plaît beaucoup !

  • Kellya
    Posted 23 avril 2019 à 18:29 0Likes

    D’abord, merci beaucoup pour les ressources que tu offres à la fin, qui vont enrichir ma pratique!
    Je ressens aussi ce changement dans ma puissance physique d’abord, mais psychique aussi. Les capacités de mon corps m’émerveillent et me réjouissent, meme si parfois j’ai des larmes de découragement dans les yeux quand je m’égare dans la comparaison: je vais à des cours en groupe et la pluspart des filles sont beaucoup plus sportives que moi…
    J’aime beaucoup la reflexion sur les séances ‘perte de poids’. Généralement, plus j’apprends de choses sur Adrienne plus je la trouve inspirante!

    • Pauline
      Posted 29 avril 2019 à 07:55 0Likes

      Merci beaucoup pour ton commentaire Kellya ! Je comprends beaucoup ta frustration, je pense que c’est pour ça que je ne ferai jamais beaucoup de cours en groupe comparés à ma pratique à la maison, je me sais trop prompte à la comparaison :/

  • Stéphanie
    Posted 24 avril 2019 à 13:03 0Likes

    Merci pour cet article inspirant ! Je ne suis pas non plus une sportive (je suis carrément flemmarde). j’ai bien essayé la salle de sport, mais je ne tiens pas la durée. Je faisais du yoga autrefois (quand j’avais du temps : célibataire sans enfant !), et ça me plaisait bien (l’idée de faire du sport sans en faire y est pour quelque chose). J’ai justement besoin de me remuscler un peu pour mener à bien un projet professionnel (et perdre quelques kilos serait bienvenu). Et oui, je suis de celles qui prétendent être bien dans leur corps mais en fait je fais l’autruche. Je t’admire de chercher à te renseigner, lire, creuser le sujet… J’avoue que si je m’y remets, ce sera en parfaite touriste / consommatrice (j’ai un peu honte de le dire …). Je suis tout à fait convaincue que ressentir de la force dans son corps, mieux le maitriser et en avoir une meilleure conscience influe fortement sur notre confiance en nous, et donc dans d’autres domaines également. Mais l’inverse peut être vrai également.

  • Gwen
    Posted 23 mai 2019 à 09:37 0Likes

    Coucou,
    Pour ma part, je me considère comme sportive. Je pratique la course à pieds jusqu’au semi marathon, la natation, la musculation et le yoga depuis quelques années maintenant. J’avais essayé de vrais cours de yoga là où je vivais précédemment mais sans accrocher. Comme beaucoup, c’est en découvrant Adrienne que je suis tombée amoureuse de la discipline.
    Je crois me souvenir que j’avais débuté avec un de ses challenge sur 30 jours. Elle a révolutionné ma façon de considérer le sport et l’entrainement en général. Rien que ça.
    Grâce à elle je suis passée d’une vision performance à une vision pleine de douceur et de bienveillance. Au début j’étais encore dans une optique de perte de poids et à force d’écouter son discours, dont les vidéos que tu évoques, j’ai changer ma façon d’appréhender mon corps.
    Le yoga c’est ma parenthèse de douceur, une façon de prendre soin de moi et de respirer. Même quand les postures sont exigeantes et difficiles à tenir. Je me vois progresser au fil des mois. Je sens mes bras et mon dos plus forts.

    Le fait de me sentir forte physiquement me fait me sentir forte mentalement. Très clairement sentir mes muscles ou terminer des courses, ça m’apporte une très grande confiance en moi dans le reste de ma vie. Et la féministe que je suis adore ce sentiment de force et de puissance !

    Aujourd’hui j’ai un abonnement à Yogilab parce que j’avais besoin de passer au niveau supérieur question intensité des postures pour continuer de progresser. Je retrouve avec Tiphaine la même douceur que chez Adrienne.

  • Bounza
    Posted 25 mai 2019 à 13:11 0Likes

    Merci beaucoup pour tes articles sur le yoga qui m’ont aidée à adopter un point de vue complètement différent sur … cet art de vivre ! Comme toi j’étais au début complètement passée à côté de son message véritable, et pourtant la philosophie de vie qui sa cache derrière est infiniment plus intéressante que juste chercher à renforcer ses abdominaux.

  • Christelle
    Posted 1 juin 2019 à 07:32 0Likes

    Bonjour Pauline,
    J’ai eu le chance de connaître le yoga par le biais d’amis prof de yoga qui vivent “yoga” . Ils m’ont toujours parler de yoga comme d’une source d’énergie . Retrouver son énergie grâce au yoga . Ensuit cette énergie elle est pour toi, tu l’utilises comme tu veux pour améliorer une posture, pour récupérer de ta semaine, pour te sentir mieux ou pour juste profiter de cette sensation..

    Pour mon expérience personnelle, Avant j’étais même “maigre”, j’ai beaucoup complexé à cause des remarques et a toujours voulu grossir . ( bcp de sport pour me muscler, bcp de nourriture même des protéines en poudre ! )
    Maintenant je m’en fiche complètement ! Grâce à ça, j’ai pu me reconnecter à mon corps . J’ai découvert que ma ” maigreur” était aussi conditionnée par mon environnement ( il faut ‘être mince ” dans la famille .. Cette phrase est flippante ).. Ça fait 5 ans que je laisse mon corps libre .. Je fais qq étirements , quand j’ai besoin d’évacuer je fais un peu de gym avec des vidéos ( au début parfois juste 5 min) . Et niveau alimentaire, quand j’ai des pulsions ( ca arrive , c’est ma reponse au stress) , je suis bienveillante avec moi même . Je m’impose juste un repos digestif d’au moins 11h . ( avant je mangeais tout le tps, mon ventre était toujours plein ).
    Je m’aperçois que mon commentaire ne parle pas trop de yoga .. j’espère en tout cas que mon message t’encouragera à voir ton corps comme ton meilleur compagnon , d’en prendre soin comme tel sans jugement .. On s’en fiche de la taille qu’il fait , si le yoga lui fait du bien , on fait du yoga et quand on a plus envie , et ben on n’en fait pas ..
    Des bises

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