Il n’est jamais trop tard pour apprendre à s’occuper de sa propre tignasse. J’ai bientôt 25 ans, et cela ne fait que quelques mois que j’ai les choses en main. Je trouve ça un peu incroyable : on naît avec des poils sur la tête, ils participent un peu à notre apparence globale quand même, et plus souvent qu’à son tour, on est infichus d’en prendre soin, voire d’en être satisfait·e. Mes cheveux et moi, on a été en guerre longtemps. Je sais qu’il y a beaucoup de bouclées parmi vous, alors j’ai eu envie de partager avec vous mon cheminement et de vous livrer quelques gestes qui sauvent mes cheveux.

Mon rapport à la beauté en général a toujours été marqué par plusieurs facteurs : la flemme, et la sensation persistante, bien avant d’être féministe, que je n’en ferais de toute façon jamais assez pour être acceptable. Un savant mélange de haine de soi vraiment pas saine et d’un fond de vérité. La société envoie mille messages et il est impossible de s’y conformer entièrement, pleinement. La femme parfaite n’existe pas. Depuis la puberté, je n’ai jamais réussi à me conformer à ce qu’on attendait de moi : m’épiler, m’habiller tendance, me maquiller… je suis trop fainéante, ou alors ce n’est pas du tout dans mes habitudes ou dans ma personnalité.

Quand j’ai commencé à me frotter au féminisme, ça m’a été bien utile. J’avais enfin une “bonne raison” de tout rejeter en bloc : le maquillage et les talons, de toute façon, c’est une aliénation au patriarcat. Je me confortais dans une misogynie intériorisée, j’étais mieux que les autres femmes, je ne perdais pas un temps précieux à me pomponner, j’utilisais ce temps pour réfléchir, moi. Évidemment, cette posture est totalement contre-productive, et c’est un de ces fameux double-standards impossibles à atteindre, que le patriarcat nous renvoie au visage.

Il faut être jolie pour correspondre aux attentes de la société, mais toute action qui permet d’améliorer notre physique prouve que nous ne sommes que des écervelées.

Il y a alors deux choix possibles : s’apprêter et être considérée comme une idiote, ou ne pas s’apprêter, et être considérée comme une souillon. J’avais choisi mon camp, mais aujourd’hui et comme pour beaucoup de sujets, ça me paraît plus intéressant de chercher à montrer que ces camps sont tous les deux ridicules, et de s’en affranchir. Il m’a fallu du temps pour réaliser ce que beaucoup de femmes essayaient de faire entendre : on peut aimer prendre soin de son physique et savoir mener conversations, réflexions, études, carrières, avec brio. Incroyable, n’est-ce pas ?

Le féminisme, parmi ses nombreux bienfaits, nous permet de réfléchir à un distinguo entre ce qu’on nous impose et qui nous fait souffrir, nous gonfle ou nous laisse indifférentes (pour moi : les normes de minceur, l’épilation, le shopping) et ce qui peut, en fait, nous aider à reprendre le contrôle sur notre image — qui, quoi qu’on en dise, fait partie de qui nous sommes — et de nous réapproprier nos corps, pour qu’ils nous appartiennent vraiment (pour moi : les soins capillaires, le yoga, le vernis à ongles). Pouvoir faire de ces éléments des outils, qu’on peut mettre de côté quand on veut, qui ne sont pas des poids, mais bien des leviers.

Du coup, je me suis prise en main, et j’ai décidé de kiffer mes cheveux.

Si vous avez des cheveux bouclés ou frisés, vous savez bien que c’est une tâche assez ardue en soi. Je suis la seule bouclée dans ma famille, on se demande d’où sortent ces gènes d’ailleurs. Longtemps ça m’a pesée, et j’ai réalisé récemment que c’était tout simplement parce que personne ne sait prendre soin de cheveux bouclés. Tendres souvenirs de cheveux emmêlés, vers 6 ou 7 ans, de séances de démêlage à sec, dans la baignoire, avec une brosse aux picots durs, les touffes de cheveux cassés, les nœuds… On me disait souvent que j’étais “mal peignée” parce que je n’aimais pas brosser mes cheveux, ça les rendait tout vaporeux, et qu’ils étaient donc souvent très emmêlés. Je me sentais constamment souillon, et à l’école, on m’appelait “le chou-fleur”. C’était vraiment fun 8000.1

Chez le coiffeur, dès que j’ai été ado et qu’on me demandait vraiment mon avis, on me faisait surtout comprendre que le brushing, puis le lissage, serait tellement plus joli. Comme c’était une plaie à faire à la maison (cf. ma paresse inhérente), j’en profitais. Je me souviens particulièrement du mariage de ma belle-sœur : je voulais vraiment être bien coiffée, et j’étais allée dans une chaîne de salons de coiffure avec une photo de leur lookbook2 sous le bras. La coiffeuse sur place a fait un truc relativement moche, à base de brushing puis de rebouclage au fer, qui n’a même pas tenu une heure. Maintenant, je sais que la modèle dans le lookbook n’avait probablement pas des cheveux bouclés de nature, mais la coiffeuse n’a pas du tout su m’expliquer qu’un tel résultat serait très difficile à atteindre sur mes cheveux, ni me proposer une coiffure plus adaptée à ma nature de cheveu. Les 40€ les moins bien dépensés de ma vie.

Je n’avais jamais été armée, on ne m’avait transmis aucun geste, aucune astuce, pour m’occuper de mes cheveux comme ils sont. Je peux vous dire que si j’ai des enfants bouclés ou frisés, ils partiront mieux dans leur vie capillaire que moi : maintenant, je sais quoi faire.


Brosser et démêler tous les jours, un sacrilège

Quand tu passes 20 ans de ta vie à t’entendre dire que tu es mal attifée parce que tu as des nœuds dans les cheveux, tu mets un peu de temps à t’en défaire. J’ai abandonné progressivement brosses et peignes normaux, pour les remplacer par un peigne à dents très écartées (comme ça) et par une Tangle Teezer, la brosse qui a vraiment changé ma vie. J’ai arrêté de me peigner à fond tous les jours — je n’enlève que les gros nœuds moches, quand il y en a, et je ne les démêle que lors de mes shampoings. Et oui, les cheveux mouillés : la Tangle Teezer permet de le faire sans casser le cheveu, et c’est vraiment plus confortable pour moi : ça glisse mieux, ça démêle plus vite, c’est parfait.

Les élastiques à cheveux, un terrain miné

Quoi de pire que de sentir ses cheveux casser en essayant péniblement de retirer un élastique emmêlé ? Peut-être constater que toutes les boucles ont effacées par un élastique trop serré. Si j’essaye de moins les attacher qu’avant, parce que je trouve que mon visage est plus chouette encadré de mes boucles, il y a toujours des situations où j’ai besoin de les canaliser. J’utilise désormais exclusivement des élastiques en spirale, ceux qui ressemblent à des fils de téléphone fixe (je vous ai mis un lien vers la marque “pionnière” et chère, j’ai trouvé les miens chez Claire’s). Ils sont, là aussi, parfaits. Comme la Tangle Teezer, ils sont en plastique, et c’est pas top. Mais désolée, c’est la seule chose qui marche sur mes cheveux. Ils ne cassent pas les boucles, ne s’emmêlent pas dans les cheveux, ne font pas mal au crâne, n’absorbent pas l’eau ni la transpiration… Ah, je les aime d’amour.

Shampoing la tête en bas !

J’ai investi dans un shampoing spécial “cheveux bouclés”, pour voir si ça allait changer quelque chose. Bon, ce n’est peut-être pas le cas pour tout le monde, mais pour moi, ça a vraiment tout changé. J’ai le Curl & Shine de la marque Shea Moisture (pas bio ni zéro-déchet, mais cruelty free et avec une compo quand même très propre)3, qui sent bon la coco, et qui fait des miracles. Mais surtout, j’ai appris à me shampouiner la tête en bas, et ça aussi : ça change tout !

Dans le shampoing, ce qui compte, c’est de frictionner le cuir chevelu. C’est là qu’il y a les saletés, la transpiration, le sébum qui s’accumulent. La tête en bas, on accède plus facilement à tout le cuir chevelu, et la gravité fait naturellement couler le shampoing sur les longueurs, qui seront nettoyées aussi sans être agressées, puisque pas frottées ni directement visées par le produit. Le truc de fou : voir mes boucles se former directement sous la douche, la tête en bas, et m’émerveiller.

Sécher ses cheveux, une épreuve sous-cotée

Je crois que les gens aux cheveux raides frottent leurs cheveux avec une serviette éponge, dans un mouvement de va-et-vient, puis les enroulent parfois en turban pour qu’ils finissent de sécher sous la serviette. Ben moi, si je fais ça, mes cheveux perdent toutes leurs boucles, deviennent moches, super secs et emmêlés.

L’astuce qui a révolutionné ma vie : la serviette en microfibres ! Enfin, cette serviette Décathlon vert moche, achetée pour du camping qu’on n’a jamais fait, allait servir ! Toujours tête en bas, après avoir bien essoré l’excédent d’eau avec une torsion des cheveux, j’absorbe l’humidité avec la serviette en tapotant doucement. Ça marche du tonnerre ! J’en profite pour dissocier les trop grosses boucles, puis j’effectue ce mouvement bien connu des bouclées : je scrunche4. On va beaucoup scruncher (mais pas trop), pour prendre soin de ces boucles.

Perso, je n’ai pas de sèche-cheveux. Si vous en avez un, faites attention à toujours utiliser le diffuseur et à régler votre sèche-cheveux sur l’air froid, voire tiède, mais jamais chaud !

Astuce de radine : l’après-shampoing en guise de masque avant-shampoing

J’ai une bouteille d’après-shampoing qui ne me sert à rien d’autre qu’à ça. Je trouve mes cheveux très alourdis quand j’utilise un après-shampoing après le shampoing, ils n’ont pas l’air d’apprécier trop. Mais quand je sens que mes cheveux sont un peu secs, et qu’ils tiennent moins bien la boucle, je les tartine d’un après-shampoing aux vertus hydratantes et nourrissantes, au moins une heure avant le lavage. Ça leur met un bon coup de boost, c’est top ! Vous pouvez aussi, évidemment, opter pour de vrais masques, ou pour des recettes DIY, avec du miel, du yaourt, du gel d’aloe vera, de l’avocat, de la banane… (j’ai faim, maintenant)

Des adjuvants pour tenir sur la durée

J’essaye de ne pas me laver les cheveux très souvent. D’une fois par semaine, je suis quand même repassée à deux quand j’avais des problèmes de pellicules, et depuis je travaille tout doucement à espacer à nouveau. Comme je n’aime pas trop utiliser de shampoing sec5, c’est un peu compliqué, mais on fait comme on peut ! Vous le savez si vous êtes concerné·es : les boucles s’aplatissent et se défont au fur et à mesure que la semaine passe, qu’on dort dessus et que les cheveux se salissent, et c’est trop triste.

Pour réveiller tout ça, plusieurs techniques :

  • la crème sans rinçage

Juste après le shampoing, quand ils sont plutôt bien essorés, c’est l’heure de la crème hydratante pour cheveux ! J’ai eu l’impression d’atteindre un stade de futilité inégalé quand j’ai décidé de tester ce type de produit. Avec mon esprit cartésien, j’ai fait des tests : comment se comportent mes cheveux avec et sans l’utilisation de la crème ? Bon, ben ils sont bien mieux avec. Donc j’adopte, et c’est cool. Je vous en ai déjà parlé, j’utilise le Lait pour cheveux à la rose et à l’abricot de John Masters Organics, dont je n’aime pas l’odeur (j’aurais préféré que ça sente le yaourt à l’abricot que l’eau de rose de supermarché) et qui est clairement une crème et pas un lait, mais qui fait tout à fait son travail. C’est aussi un format économique, ce qui m’a surprise : je l’ai depuis quasiment un an, l’utilise quasiment toutes les semaines, et n’en suis pas encore arrivée à bout car une petite noisette suffit. Bon, et je l’utilise comment ? Tête en bas, et je scrunche.

Pas question de repeigner mes cheveux une fois secs, ça briserait des boucles.

  • tous les jours : réhumidifier et utiliser un produit coiffant adapté

Au réveil, les cheveux bouclés / frisés ont souvent perdu de leur superbe. Pour leur redonner de l’aplomb, se munir d’un vaporisateur d’eau, d’un mélange d’eau et de vinaigre de cidre, ou d’un mélange d’eau et de gel d’aloé (attention à la conservation, dans ce cas : plutôt au frigo !) (moi j’opte pour l’eau tout court, #radine), c’est la solution. Après la douche, je réhumidifie toute ma chevelure, en n’y allant pas avec le dos de la cuillère.

Ensuite je démêle vaguement : avec mon peigne à dents espacées, j’évite la formation de méganoeuds qui me feront pleurer sous la douche au prochain shampoing, mais j’y vais mollo quand même, pour que les boucles déjà formées ne se séparent pas trop. Enfin, j’applique une noisette d’un produit “sculptant” ou “coiffant” (depuis plus d’un an aussi, la Crème coiffante de K pour Karité, que j’apprécie vraiment beaucoup). Le but est de restructurer les boucles, en évitant un effet cartonné et sans alourdir les cheveux.

Je fais tout ça toujours la tête en bas, et ensuite bonjour le volume !

Au total, je passe une dizaine de minutes sur mes cheveux chaque matin, mes shampoings me prennent une petite demi-heure (crème sans-rinçage comprise). Je suis satisfaite de ce temps consacré à cette chevelure que j’ai longtemps malaimée, et qui représente aujourd’hui un des aspects que j’aime le plus dans mon apparence physique. Elles sont spéciales, mes boucles, font vraiment partie de mon identité, autant en prendre soin, non ?

J’espère que cet article aura pu aider les bouclées d’entre vous ! Si vous avez d’autres questions et d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager en commentaire. Et vous, comment vous aimez vos cheveux ?


Mes ressources bouclées

  • L’Instagram de Julie (Banana Pancakes), où elle parle régulièrement de ses cheveux
  • La Belle Boucle, un super compte Instagram. Elle a aussi publié un guide pour les débutantes sur son blog, qui est vraiment sympa !

Merci à ma petite sœur pour la photo !


Notes

  1. Grosse pensée pleine d’amour à toutes les meufs racisées aux cheveux crépus, qui ont dû et doivent encore aujourd’hui s’être pris bien pire que moi dans la tronche. ❤️
  2. Ce n’était pas ça tout à fait, mais ça y ressemblait. On voit clairement que la nana a les cheveux lisses sur le dessus.
  3. Honnêtement, si vous avez une référence de shampoing solide qui marchent vraiment sur les cheveux frisés, je suis preneuse, mais pour l’instant je reste sur une trèsmauvaise expérience.
  4. Fun fact, cette fille a les cheveux super lisses et veut atteindre un wavy. Comme quoi, on n’est jamais contente de ce qu’on a.
  5. Je crois que le shampoing sec est une super solution pour les cheveux raides à vaguement ondulés. Pour les cheveux frisés ou bouclés, vu qu’il vaut mieux brosser pour ôter l’excédent de poudre, ça devient vite compliqué… et puis j’ai réessayé récemment, et en fait je trouve ça limite aussi chiant et long que me laver les cheveux, je n’y trouve vraiment pas mon compte.
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21 Comments

  • Inès
    Posted 9 avril 2019 à 11:34 0Likes

    Oh làlà les coiffeurs qui ne savent pas faire avec les cheveux bouclés, c’est terrible !
    Encore aujourd’hui, je redoute les moments où je dois aller cher le coiffeurs. Je suis obligée de rester hyper attentive et de guider le coiffeur.euse pour me couper les cheveux, alors que j’aimerais tellement vivre un moment détendu pour moi !
    Merci pour ces tuyaux, je testerai peut-être quelques petites choses pour améliorer ma routine capillaire. Les conseils pour cheveux bouclés sont toujours bons à prendre !

    • Pauline
      Posted 11 avril 2019 à 16:56 0Likes

      Merci pour ton commentaire ! Je suis heureuse d’avoir trouver des coiffeuses compétentes, mais je ne compte pas les fois où j’ai pleuré en sortant du salon :(

  • Lolli
    Posted 9 avril 2019 à 13:53 0Likes

    J’adore ton article, on en parle jamais assez des cheveux frisés.
    Pour le shampoing solide, j’aime bien le shampoing solide Godiva de Lush , qui m’a duré presque 6 mois. Avec un masque 2 fois par semaine, mes cheveux sont pas mal du tout. J’ai les cheveux bouclés aussi comme toi. L’astuce pour retrouver ses boucles post nuit sur l’oreiller : je mouille mes doigts et je frictionne mes cheveux, puis je fais un mouvement de bas en haut pour redonner le volume. C’est la solution quand je n’ai plus de produits coiffants. :) Souvent ça marche même mieux que certaines mousses coiffantes. ;)

  • Marion
    Posted 9 avril 2019 à 15:17 0Likes

    As-tu déjà testé le shampooing solide de Mobius ? Il a changé ma vie de bouclée/frisée en galère de shampooing :) (et je partais ultra sceptique…).
    Merci beaucoup pour tous ces conseils et ces idées. Je vais en tester quelques unes !

    • Pauline
      Posted 11 avril 2019 à 16:58 0Likes

      Non je n’ai jamais tenté ! Ça m’intéresse, je vais essayer de le trouver ! Merci pour ton tip :D

  • Béné
    Posted 9 avril 2019 à 16:30 0Likes

    Tes cheveux ont l’air magnifiques ! *_* Je n’imagine même pas les réflexions que tu as du subir par contre… On envie toutes les femmes aux cheveux blonds et lisses étant ados alors que je suis convaincue qu’on a la nature de cheveux qui nous va le mieux…

    J’ai passé 10 ans à lisser les miens et à les brûler, je suis tellement contente d’avoir arrêter et d’assumer mes cheveux souples / ondulés / frisés lorsqu’il pleut (et tant pis pour la frange) :)

    Je comprends mieux tes difficultés à trouver un shampooing sec / solide efficace ! Peut être que tu as déjà testé mais les Savons de Joya ont un shampoing solide exprès pour les cheveux frisés (lien direct, non affilié haha https://lessavonsdejoya.com/shampooings-solides/53-shampooing-solide-cheveux-frises-crepus-3000000000823.html) … J’utilise celui pour cheveux secs et je le trouve génial, avec un peu de chance ça peut marcher ! :)

    • Pauline
      Posted 11 avril 2019 à 17:00 0Likes

      Mihihih merci Béné :D Je suis bien d’accord avec toi, je me trouve bien plus jolie depuis que j’ai accepté et chouchouté ma nature de cheveux !
      Je vais regarder ces Savons de Joya, tu les vends super bien (c’est peut-être le pouvoir de l’enthousiasme sincère et non-affilié mouahahah). J’ai un peu peur de retenter l’expérience, je t’avoue que j’avais eu de gros gros soucis avec ceux que j’avais essayés… genre cheveux toujours gras, cuir chevelu irrité qui brûle, pellicules à foison, un véritable enfer :(

  • Gaëlle
    Posted 9 avril 2019 à 22:51 0Likes

    Merci pour ton article, après 15 ans de lissage, j’essaie de dompter mes cheveux ondulés et volumineux, et c’est loin d’être facile… Surtout qu’ils ne dessinent pas de jolies boucles comme les tiens.
    Par rapport au shampooing solide, je teste actuellement celui de la marque “comme avant”, au rhassoul et argan. Le résultat me plaît beaucoup pour le moment :-)
    Je dois maintenant filer chez Décathlon pour la fameuse serviette en microfibre !

    • Pauline
      Posted 11 avril 2019 à 17:23 0Likes

      Merci pour ta référence, je vais regarder ça ! J’ai pris la photo le jour de mon shampoing, sinon je peux te dire qu’ils ne sont pas aussi bien dessinés tous les jours ;)

  • Léa
    Posted 10 avril 2019 à 13:41 0Likes

    Coucou Pauline,
    Alors c’est marrant parce que je n’ai pas les cheveux bouclés, ni même ondulés ( tout au plus souples et qui rebiquent :p ) mais j’ai beaucoup aimé lire ton article ! Je n’ai jamais vraiment aimé mes cheveux, les voulant soit ultra lisses soit très bouclés, et je ne sais pas m’en occuper ni les coiffer. J’ai pris le parti de les laisser plus ou moins tranquilles, et lire ton article me donne l’espoir d’un jour réussir à les comprendre, en prendre soin, et faire la paix avec eux :)

    • Pauline
      Posted 11 avril 2019 à 17:25 0Likes

      Merci pour ton petit mot Léa ! J’ai eu vraiment peur que cet article ne soit d’aucun intérêt, alors ça me fait plaisir qu’il t’ait plu :)
      Je pense qu’on a tout à gagner à trouver nos cheveux aussi jolis qu’ils le sont sûrement, même s’ils ne ressemblent pas à ce qu’on pense qu’on préférerait. Me lisser les cheveux pendant mon adolescence et revoir les photos maintenant me fait grincer des dents : je pensais que c’était bien mieux, et en fait ça ne me va pas du tout. J’ai l’air très triste avec les cheveux lisses :O bises !

  • Vérone
    Posted 11 avril 2019 à 07:05 0Likes

    En gros, tout pareil que toi. Pas encore trouvé comment ne pas avoir des cheveux fous qui “moussent” sur le dessus du crâne. Les belles boucles dessinées en photo, c’est trente minutes avec coiffeur pour le mannequin… dans la vraie vie moins simple ! Je scrunche toujours tête en bas. Lavage trois fois par semaine, moins pour la propreté que pour démêler tout ça en profondeur. Les filles aux cheveux lisses qui gardent toujours une brosse dans leur sac à main sont une curiosité ethnographique pour moi, comme les Sioux ou les membres de la communauté d’Oneida.

  • Laura
    Posted 11 avril 2019 à 18:33 0Likes

    C’est top d’avoir quelques références pour cheveux bouclés!
    J’ai aussi une chevelure toute bouclée que j’ai eu la chance d’accepter depuis toute petite… Par contre pour trouver les produits adaptés et naturels, ce n’est pas une mince affaire… Je n’ai pas non plus encore trouvé de shampooing solide. Et quand je remouille mes cheveux sans les laver, je remet du gel d’aloe vera et ça permet de bien sculpter les boucles ;)
    Le seul souci avec la routine cheveux bouclés c’est d’anticiper le shampooing pour avoir les cheveux plus ou moins secs pour aller travaille par exemple (ou alors, ton entourage prend l’habitude de te voir débarquer les cheveux mouillés… ce qui est mon cas finalement ;) )
    Merci pour ton article!!
    Bises

    • Pauline
      Posted 16 avril 2019 à 09:45 0Likes

      Haha j’ai la chance de travailler à la maison, je pense que sinon j’aurais investi dans un sèche-cheveux. (ou espacé mes lavages pour ne les faire que le dimanche, c’est une solution aussi)
      Merci pour ton commentaire ! :)

  • Louise
    Posted 14 avril 2019 à 21:25 0Likes

    Merci beaucoup pour cet article. J’ai les cheveux très raides (et évidemment je préfèrerais avoir plus de matière, plus de volume, etc), mais je garde cet article de côté pour 1/ma petite soeur de 8 ans qui est racisée et a de sublimes cheveux très frisés – ce qui la frustre beaucoup (ça me brise le coeur mais elle aimerait “des cheveux de princesse” lisses et blonds). Les séances de coiffage sont souvent un calvaire 2/une de mes meilleures amies qui elle aussi a de très beaux cheveux bouclés et est toujours en train de ronchonner? bonne soirée !

    • Pauline
      Posted 16 avril 2019 à 09:48 0Likes

      Bonjour Louise, merci pour ton commentaire ! Je suis contente que cet article puisse servir à tes proches. J’espère que ta petite soeur pourra apprendre à aimer ses cheveux avec le temps… Connais-tu le livre “Comme un million de papillons noirs” de Laura Nsafou ? ça parle justement des cheveux frisés des petites filles noires :) Bises !

      • Louise
        Posted 16 avril 2019 à 13:34 0Likes

        Hello Pauline, merci pour ta réponse et le conseil. Je lui ai offert Comme un million de petits papillons noirs à Noël, malheureusement ça n’était pas parfaitement adaptée : il y a une belle histoire de transmission entre femmes noirs avec un ancrage culturel afrocaribbéen assez marqué, et l’usage de termes et références qui sont très loin de l’histoire de ma soeur, qui est élevée dans une famille blanche essentiellement et dont le père, pour faire court, a été adoptée. Du coup ça ne lui a pas beaucoup parlé je crois…Mais c’est un livre magnifique.

        • Pauline
          Posted 17 avril 2019 à 10:32 0Likes

          Oh mince, ça ne fait que renforcer le besoin de plus d’histoires de ce type, pour parler à plus d’enfants. Courage à ta petite sœur, et bises !

          • Louise
            Posted 17 avril 2019 à 11:34 0Likes

            Merci ! Et désolée pour le commentaire plein de fautes d’accord, non, ce n’est pas une forme subversive d’écriture inclusive :D

  • Emilie
    Posted 16 avril 2019 à 13:15 0Likes

    Merci Pauline pour cet article ! Mes cheveux ne sont pas aussi bouclés que les tiens, ça commence à partir de l’oreille mais ils bouclent assez serrés à partir de là.
    Comme toi, je ne les peigne quasi pas (juste avant de les laver en fait) car ça casse les boucles. Côté shampooing, je suis en solide de chez Lamazuna (ceux sans HE) , ce depuis 2 ans. Si celui au chocolat me va moins bien maintenant (celui à la coco est plus nourrissant), le résultat est correct. Mes boucles sont plus belles si je m’endors les cheveux humides et qu’ils sèchent la nuit; et aussi depuis que je suis parvenue à espacer les shampooings (1x/semaine).
    Ce qui me questionne fort en ce moment (tout est relatif ^^), ce sont les cheveux de ma petite demoiselle de 13 mois: son père est lisse de chez lisse mais elle a quand même des boucles, surtout sur le haut du crâne ! Et j’aimerais bien donner un coup de pouce à ses bouclettes mais je me sens un peu désemparée parce qu’elle a de longs cheveux pour son âge qu’on attache beaucoup pour des raisons pratiques, et qu’en plus je ne gère pas bien mes propres boucles ce qui me rend un peu démunie…
    Je vais creuser tout ça en tout cas: merci pour ton partage d’expérience !

  • Ma-L
    Posted 18 avril 2019 à 10:38 0Likes

    Bonjour,

    En ce qui me concerne, j’ai renoncé: justement cette habitude de brosser qui fait que c’est vite n’importe quoi, trop sec pour rien supporter mais que par contre je peux attacher avec littéralement n’importe quoi. Donc je shampouine le moins possible, je les mouille quand je veux avoir l’air de quelque chose et je les coupe court quand j’en ai marre.

    Je travaille avec de jeunes assez turbulent, et il arrive fréquemment que les filles fassent des remarques (qui se veulent blessante) sur mes cheveux. Elles ont pour la plupart des cheveux bouclé au naturel, et je ne veux même pas savoir combien d’heure elles passent à les lisser. Et ça me semble terrible, d’intérioriser à ce point une norme physique et au point de se renier. La mode étant cyclique, les boucles reviendront en scène un jour ou l’autre, en attendant si les écoles de coiffures voudraient bien cesser de consideerr que c’est une anomalie, on aurait fait un progrès.

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