12
Sep
2018
10

Histoires de SPM et retour sur les culottes menstruelles

En 2015, je partageais avec vous mes astuces (pas très révolutionnaires, j’en conviens) pour mieux vivre le syndrome prémenstruel et les règles. J’y parlais notamment de ce SPM très envahissant chez moi, de mes règles format XXL, si cela vous intéresse, l’article est toujours disponible. Je pourrais écrire peu ou prou la même chose aujourd’hui, car même si en presque trois ans, j’ai pu apprendre à mieux comprendre mon syndrome prémenstruel, la nature a continué à ne pas trop me gâter.

Aujourd’hui je voudrais à la fois vous raconter mon test des culottes menstruelles, et aussi reparler un peu de syndrome prémenstruel. J’ai acheté plusieurs culottes menstruelles de la marque Thinx il y a de cela plusieurs mois maintenant, et j’ai réalisé il y a quelques temps que je ne vous avais jamais fait un retour détaillé sur le blog ! C’est que cela correspondait un peu à un petit changement de ligne éditoriale, au moment où je retrouvais le plaisir de partager des textes sans intérêt précis d’autre que l’amour des mots. Mais voilà, l’équilibre se recrée et alors que je possède maintenant trois culottes Thinx, que je recommence à aborder des thématiques féministes sur le blog, je me suis dit que c’était maintenant jamais !

Note : si mes histoires de SPM ne vous intéressent pas et que vous voulez passer directement au test des culottes Thinx, cliquez ici.

Ma situation actuelle : SPM de l’enfer, règles à géométrie variable

C’est fou combien le corps change… En juin dernier, mes règles étaient accompagnées de douleurs tellement intenses que j’ai dû prendre des arrêts de travail. Mon syndrome prémenstruel se manifestait par une poitrine très douloureuse, des douleurs perçantes annonciatrices quelques jours avant les saignements, des maux de têtes modérés. En ce moment, c’est assez différent. Je n’ai plus « si mal » avant et pendant les règles : c’est encore très douloureux mais rien d’handicapant, quand je suis chez moi je peux même me passer de médicament, si j’ai ma bouillotte et la possibilité de prendre un long bain bien chaud. Plus de douleurs annonciatrices, juste un premier jour de règles douloureux. J’ai toujours aussi mal aux seins, par contre, au point de devoir me tartiner de crème topique anti-inflammatoire. Pour celles que cela concerne : ça marche vraiment bien sur moi, surtout le soir quand, sans soutien-gorge et avec les positions pour dormir, la poitrine est à la fois baladée et comprimée.

En plus, mes maux de têtes se sont transformés en véritables migraines. Je suis sujette aux migraines depuis le début de mon adolescence, ces derniers mois elles ont été particulièrement spectaculaires. En janvier, ma migraine prémenstruelle a duré 48h et m’a fait vomir le deuxième jour, tandis qu’en février, j’ai eu droit à une migraine dite « avec aura » : taches dans mon champ de vision, mais aussi paralysie d’un membre, mon bras droit en l’occurrence. Les migraines accompagnées (ou avec aura) sont assez spectaculaires, mais l’aura est très court dans le temps. Lors de ma toute première, j’ai perdu la vue du côté gauche pendant vingt minutes… Je ne l’ai jamais oublié ! À savoir donc que les auras apparaissent en général avant la douleur de la migraine, ne doivent pas durer plus d’une heure, et disparaître sans séquelles. Sinon, il faut bien évidemment consulter rapidement !

À côté de ces migraines puissantes, depuis quelques mois je suis aussi victime d’états dépressifs très forts pendant mon syndrome prémenstruel. Vous le savez (j’en ai parlé ici), la dépression ce n’est pas une blague pour moi. Mais j’ai mis quelques mois là aussi pour relier ces creux dans la vague qui ressemblaient plus à des fosses océaniques, à mon cycle menstruel. Et pourtant, les faits sont là, maintenant que j’y pense : lors de mon dernier cycle, j’ai passé une journée atroce, à pleurer de désespoir, des crises de larmes déclenchées par tout et n’importe quoi, notamment le fait qu’une de mes paires de chaussettes était trouée. Je me sentais tellement mal, c’était horrible. Et au moment d’aller me coucher, je passe à la salle de bain, pour découvrir que… j’ai mes règles. Le lendemain, ça allait beaucoup mieux. Je suis vraiment étonnée, chaque mois, de retrouver l’intensité de ces sautes d’humeur. Je suis agacée aussi, par l’impression de tomber dans le cliché de « la nana chiante pendant ses règles », et pourtant rien n’y fait : je suis vraiment beaucoup plus irritable, susceptible, et j’ai vraiment l’impression que ma vie vaut à peine le coup d’être vécue… C’est véritablement très difficile à vivre.

Voilà, vous savez tout. J’ai un peu déballé ma vie, je voulais vous parler de tout ça pour souligner le fait que déjà, toutes les femmes ne souffrent pas de SPM, mais aussi que le syndrome prémenstruel peut évoluer au fil du temps, tout comme les douleurs liées aux règles. J’en ai déjà parlé, je suis toujours en recherche d’autres problèmes liés à mes règles, en attendant il est avéré qu’en quelques mois, mon SPM a énormément changé, au point d’être méconnaissable. Je vous encourage donc à noter quelque part vos symptômes, pour pouvoir établir l’existence d’un SPM pour vous, et surtout son profil. Cela pourrait vous aider à mieux vivre cette période du mois. De mon côté je note tout sur Clue, ma fidèle app, c’est comme ça que j’ai pu remarquer ces changements. Ça peut permettre de mieux anticiper les sorties, la socialisation, de pouvoir prévenir l’entourage, et globalement de mieux prendre soin de soi dans cette période franchement désagréable.

Mal au bidou, fig. 1.

Les culottes menstruelles, c’est quoi ?

Pour tout vous dire, quand j’ai eu vent de l’existence de ce type de protection hygiénique, je pense que j’ai eu des étoiles dans les yeux et une petite larmichette a dû rouler sur ma joue. Le concept est tout simple : ce sont des sous-vêtements dans lesquels vous pouvez saigner, tranquille. Ils absorbent le flux menstruel — jusqu’à une certaine capacité, évidemment, on y reviendra — sans odeur désagréable, sans sensation d’humidité entre les jambes, sans effet « couche Pampers » non plus.

Tout cela fonctionne à peu près de la même manière que les serviettes hygiéniques lavables : l’entrejambe des sous-vêtements est constitué de couches successives. La première va absorber le flux, tout en empêchant la prolifération bactérienne. La seconde va garder le sang bien en place. La troisième couche, qui est l’enveloppe « extérieure » du vêtement, est imperméable entre les jambes pour que le vêtement ne fuie pas. Résultat : c’est comme porter une culotte normale, sauf qu’en plus on est protégé·e et on ne risque pas de tacher nos jolis pantalons. Ou nos draps.

Retour sur mon expérience avec les culottes Thinx

J’ai pour ma part testé cette marque américaine, donc, Thinx. Sachez qu’en France la marque Fempo développe le même concept — la marque débute donc il n’y a que deux modèles. La marque Plim, que je connais déjà pour ses super protections hygiéniques lavables, s’est aussi lancée sur le marché avec pour l’instant un modèle mais d’autres à venir dans l’année, le tout fabriqué en France avec des tissus GOTS. Cocorico !

Tout d’abord, il me faut peut-être vous expliquer pourquoi j’ai eu envie de tester ces culottes. Je suis adepte de la coupe menstruelle depuis 5 ans (Facebook me l’a rappelé il y a peu… il y a 5 ans, je racontais peut-être un peu trop ma vie sur mon profil !), et j’en suis très contente. Je ne supportais pas les tampons qui m’irritaient, je détestais la sensation des serviette hygiéniques jetables et avais constamment des fuites en les utilisant, et puis générer autant de déchets me rendait folle.

Je suis donc très heureuse avec ma cup, mais voilà, on n’est pas à l’abri d’un accident. Les premiers jours, mes règles sont tellement abondantes que je dois vider ma cup toutes les deux ou trois heures, et parfois, c’est tout bonnement impossible, ou alors j’oublie, et paf : ça déborde, ça tache tout, c’est l’enfer. Je voulais donc tester une culotte menstruelle pour être parée en cas de souci, et ne pas devoir paniquer à la fac si je sentais la catastrophe arrivée, ni d’être obligée de demander frénétiquement autour de moi si quelqu’un n’a pas une serviette, alors qu’en plus je déteste vraiment ça.

Thinx propose une large gamme de sous-vêtements menstruels, depuis le string jusqu’à la culotte taille haute en passant par le boxer non-genré et même le justaucorps de danse. Il existe une gamme 100% coton, et une gamme où l’entrejambe du vêtement est en coton et l’extérieur en mélange de nylon et d’élasthane, et les différents modèles ont une capacité d’absorption plus ou moins élevée. J’ai pour ma part commencé mon aventure Thinx avec le modèle Cheeky, une culotte à la coupe échancrée (d’où son nom, « cheek » voulant aussi dire « fesse » :D), qui a une capacité d’absorption moyenne. J’ai ensuite augmenté ma collection avec deux culottes Hiphugger, un modèle qui remonte un peu plus sur le ventre, couvre bien les hanches et les fesses. Sa capacité d’absorption est beaucoup plus grande aussi. Je vous détaille la différence entre les deux modèles plus bas.

Tout d’abord, les détails quasi futiles : ces culottes sont très jolies, on est loin du modèle mémérisant qu’on aurait honte de porter en compagnie galante. La coupe est top et détail non-négligeable vu le prix, la taille est très bien aussi. Je porte du 38, j’ai pris une taille M pour chaque modèle et cela me va parfaitement. Il y a un petit élastique semi-transparent sur le tour de la culotte qui fait toute la différence et qui « pimp » un peu le vêtement. (celui de la culotte Hiphugger a d’ailleurs changé depuis que j’ai acheté les miennes, et il est encore plus joli maintenant !)

Non non, j’insiste, je ne suis pas enceinte, j’ai juste mal au ventre.

La culotte Cheeky

C’est la plus flatteuse des deux modèles que je possède, mais pas la plus confortable pour moi quand j’ai le ventre un peu ballonné à cause des règles ou que j’ai très mal au ventre. Son élastique tombe plus bas sur les hanches, et la partie absorbante à l’entrejambe correspond à peu près au « protège-slip » en tissu doublé qu’on trouve sur toutes les culottes. Sur le site, elle peut absorber « un tampon », ce qui n’est vraiment pas beaucoup. Mais elle est de fait quasiment aussi légère que mes culottes normales, et quand je me suis plantée dans mes lessives et que je suis à court de culottes (oui, bon, ça va hein !), il m’arrive de la porter quand je n’ai pas mes règles !

La culotte « Hiphugger »

Celle-ci peut absorber jusqu’à 2 tampons d’après le site, et sa partie absorbante est parfaite pour la nuit, car elle remonte à l’arrière jusqu’à l’élastique supérieur. Idéal pour les positions allongées, donc ! Elle recouvre bien le bas du ventre, ce que j’apprécie particulièrement quand j’ai envie de sentir contenue. Elle met un peu plus de temps à sécher et est un poil plus épaisse que sa comparse, mais rien de bien grave quand, comme moi, on en a deux pour une rotation optimale ! C’est vraiment mon modèle préféré des deux, la plus comfy et la plus douce.

À l’avenir, je crois que j’aimerais bien essayer le modèle taille haute, qui a l’air encore incroyablement confortable.

Comment ça se passe, au quotidien ?

Maintenant que j’ai trois culottes, je dirais que j’ai atteint un bon équilibre de roulement. J’utilise les plus absorbantes (les Hiphugger) majoritairement la nuit, pour pouvoir me passer de cup quand je dors, et lors des jours les plus abondants de mes règles quand je me sens à l’aise de pouvoir laisser la cup de côté. La culotte Cheeky est beaucoup moins absorbante, elle me sert en tout début et en toute fin de flux sans cup, et en renfort de la cup pour les jours où je ne me vois pas faire sans cette dernière. Globalement, avec ce système, je peux porter une culotte menstruelle dès que j’en ai besoin.

Au niveau de l’entretien : je porte ma culotte une dizaine d’heures au maximum. Comme je l’ai dit, les jours les plus abondants ce n’est pas mon moyen de protection premier, donc je n’ai jamais peur qu’elle fuie ou qu’elle soit trop remplie. Pour l’expérience, j’ai tenté une fois de ne porter qu’une culotte menstruelle un jour de flux très abondant et je dois avouer avec honnêteté que ce n’est pas très agréable au bout d’environ cinq heures, on a envie de changer de culotte quand même. Ce qui est assez logique si on prend en compte la capacité « 2 tampons » et le fait qu’il faut relativement peu de temps pour y parvenir quand on saigne beaucoup comme moi.

Quand je la retire, je la rince à l’eau froide et utilise un détachant pré-lavage. J’utilise de la mousse de lin (un produit belge) que je frotte avec une brosse à linge, mais le savon de Marseille fait parfaitement l’affaire aussi. Ensuite je rince abondamment pour enlever tout le détachant et j’essore au maximum. Si j’ai envie de porter à nouveau ma culotte dans la semaine, je la fais sécher près d’une source de chaleur. Quand la température est d’une vingtaine de degrés, cela sèche en à peine 24 heures. Si c’est la fin de mes règles ou qu’une lessive est prévue le jour-même ou le lendemain, je la mets de côté et je la glisse dans ma prochaine machine, où je fais une lessive à 30°C (comme pour tous mes vêtements). Vous l’aurez donc compris : entre deux utilisations pendant le même cycle, je ne lave pas « à fond » ma culotte, j’estime qu’un bon lavage à la main est suffisant, et je procède à un lavage à fond entre deux cycles. Je fais un peu pareil avec ma cup, que je ne stérilise qu’en début de cycle, et que je lave au savon doux à la main deux fois par jour pendant le cycle.

Les culottes Thinx m’ont-elles convaincue ?

Vous l’aurez compris, je suis plus que convaincue par les culottes menstruelles. Si au départ je ne souhaitais que me protéger pendant mes règles en complément de la cup, je songe de plus en plus à me débarrasser progressivement de la cup, et à garder les culottes menstruelles comme méthode de protection menstruelle principale. En gros, de renverser la vapeur, car je devrais tout de même utiliser la cup les jours le plus abondants si je veux être un peu tranquille. Mais je souhaite de plus en plus retrouver un flux libre, d’un côté car je me méfie du syndrome du choc toxique (SCT) dont on a beaucoup entendu parler, et de l’autre parce que mine de rien, insérer et retirer ma cup jusqu’à quatre fois par jour, c’est assez irritant pour les muqueuses sensibles. Même si j’ai le coup de main, et que je suis très à l’aise avec mon corps, je ne peux m’empêcher de remarquer que quand je n’utilise que la cup, matin/midi/soir/nuit pendant sept jours, je me sens fragilisée au niveau du vagin et que les jours suivants, toute insertion est un peu douloureuse. (Et avouons-le, c’est quand même dommage !)

Est-ce que ça vaut le prix un peu élevé ? Pour moi, indéniablement. J’avais pris un des modèles les moins chers pour tester, lors d’une commande groupée (celles-ci permettent d’obtenir des réductions très intéressantes, vu le prix et le montant des frais de port c’est non-négligeable !), et après le premier essai je n’avais qu’une envie, investir à nouveau. Depuis, je n’imagine plus mes règles sans ces culottes menstruelles, elles m’apportent un confort vraiment indéniable, une tranquillité d’esprit sur plusieurs plans (ne pas ruiner mes sous-vêtements normaux, ne pas tacher mes vêtements, ne pas porter de cup trop souvent…) et une économie sur le long terme, par rapport à l’achat de protections jetables, mêmes bio.

Je terminerai par un retour « sur la durée ». Avec « seulement » trois culottes et un roulement fréquent, c’était important de savoir combien de temps elles dureraient. Elles tiennent pas mal le coup ! Le tissu extérieur, brillant, a un peu peluché, à cause du frottement contre les jeans je pense, mais je m’en fiche pas mal. La capacité d’absorption n’a pas bougé et les élastiques n’ont pas perdu de leur élasticité, donc je suis ravie.

Si vous aussi, vous avez envie de tester les culottes Thinx, vous pouvez utiliser mon code de parrainage !

Connaissez-vous les culottes menstruelles ? Ça vous intrigue, vous parle, vous validez ? Partagez votre expérience ou vos questions en commentaire, je me ferais un plaisir de vous aider si je le peux.

Prenez soin de vous, et brisons ensemble les tabous liés aux règles !

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Les protections hygiéniques lavables de Dans Ma Culotte (#invincible10days)


19 Réponses

  1. Sarah

    Tu m’as vraiment convaincue avec ton article, car je t’avoue que avec la cup les 2 premiers jours de regles sont toujours tendus,ca fuite systèmatiquement et je me retrouve en stress quand je suis dehors a me dire que je dois reussir a trouver des toilettes de toute urgence ( ce qui n’est pas toujours possible quand on est en reunion lol). Du coup la culotte thinx semble être un bon complément !
    Par hasard tu ne saurais pas ou se situe leur lieu de production ? Si c’est pour acheter un produit fait au bangladesh ca m’emballe moyen

    1. Je n’ai pas le lieu en tête. Si tu veux encourager la production locale n’hésite pas à regarder Plim (lien dans l’article, je connais et apprécie la marque même si je n’ai pas testé ce produit en particulier) ou Fempo ! Ce sont des entreprises françaises.

    1. Eh bien écoute j’ai vaguement lu cela aussi, après mon achat mais je n’en sais pas plus. J’en ai conclu que la flore vaginale n’est pas en contact avec la culotte – les muqueuses de la vulve, peut-être à la rigueur. Les culottes Fempo et Plim ne contiennent pas de particules d’argent donc il y a en pour toutes les sensibilités !

  2. Hello Pauline, merci pour cet article très complet et super intéressant ! Je ne pensais pas qu’on pouvait avoir de tels SPM :O, je compatis à ta douleur ! De mon côté j’utilise des serviettes lavables que je trouve vraiment confortables mais je n’ai pas un flux très abondant donc une me tient la journée. Je pensais depuis un moment à acheter des culottes menstruelles pour la nuit (les autres bougent quand je dors) tu m’as motivée à passer à l’acte ! Merci à toi, des bisous !

  3. Coucou Pauline ! J’attendais beaucoup ton retour sur les culottes menstruelles. Je crois qu’on a le même avis : ces culottes, c’est la vie !
    Je compte m’en acheter plus, déjà parce que je me suis un peu plantée dans la taille et elles sont un peu serrées et puis parce que j’aimerais en avoir plus histoire d’être tranquille (même si j’ai la chance d’avoir un flux très léger qui me permet de garder ma culotte toute la journée).
    Concernant Fempo, j’ai l’impression que leurs culottes sont un peu plus épaisses que celles de Thinx mais comme tu dis, Fempo débute donc les culottes ne sont pas encore à leur potentiel maxi (mais il y a déjà eu beaucoup de changement entre le prototype que j’ai testé et celle qui est vendue actuellement).
    Par contre, juste une précision concernant le lieu de fabrication : elles sont fabriquées en Tunisie. J’en avais parlé avec Claudette (une des fondatrices de Fempo) au téléphone et elle m’a tout bien expliqué : la marque a dû changer de lieu de fabrication suite à des soucis et au final, c’est un petit atelier tunisien qui s’en occupe. Claudette s’y rend toutes les semaines et elle a eu l’occasion de coudre avec les couturières. D’ailleurs, elles sont elles-même très enthousiastes et trouvent l’idée géniale !

    Par rapport au SPM, je crois que j’en fais sans être bien sûre mais c’est relativement récent (quelques années). J’ai d’abord eu des seins qui gonflaient énormément et maintenant, j’ai des migraines atroces. J’ai l’impression que mon corps s’amuse à tester un nouveau symptôme à chaque fois. Le pire, c’est qu’une fois que j’ai repris ma pilule (après ma pause d’une semaine), la migraine s’est arrêtée deux heures plus tard…

    1. Merci pour tes infos sur Fempo et pour ton commentaire !
      Pour le SPM, j’ai l’impression aussi que mon corps teste des nouveaux symptômes, ou des nouvelles combinaisons de symptômes : migraines + crampes ? Pourquoi pas rétention d’eau et état dépressif ? Oh et si on testait acné hormonale et crampes ? Ou migraines et état dépressif ? C’est l’enfer haha.
      Si la pilule soulage tes symptômes, tu n’envisages pas de la prendre en continu ? C’est tout à fait possible, Martin Winckler en parle sur son site.

  4. Lise

    Bonjour. Je connais très peu ton blog et je trouve cet article très intéressant (Je découvre les culottes menstruelles et ça va vite fait arriver dans ma commode à côté de mes serviettes lavables).

    Ce qui m’inquiète ce sont tes douleurs spm. Ce n’est pas normal d’avoir si mal, endometriose? Autre dérèglement? J’espère que tu a des médecins compréhensifs et qui se sont penchés sur tes symptômes. Peut être en as tu déjà parlé ailleurs, et que tu sais déjà ce qui en est la cause. Ta lecture m’a alerté, on a trop tendance à nous faire croire qu’il est normal d’avoir mal avant nos règles.

    Belle journée
    Lise

  5. Bonjour,

    J’utilise la cup depuis quelques années également et je songe aussi à investir dans ces culottes pour les premiers jours de règles. Merci pour ton article qui m’a définitivement convaincu :)

  6. Merci pour cet article très intéressant :)
    Je n’ai pas encore testé la culotte menstruelle mais dès que j’ai le budget, je vais investir. C’est vraiment le rêve ! Parce que, même si je suis très loin d’avoir autant de déboires que toi, j’ai tout de même le plus souvent mon bidou qui gonfle beaucoup, des soucis digestifs et assez mal. Du coup, si en plus la protection hygiénique dérange on n’est pas rendu !

  7. Ah merci d’en parler :)
    J’adore ma culotte Thinx, mais là en ce moment c’est vraiment chamboulé côté règles et protections… Vu que j’ai fait descendre mon premier sterilet avec ma cup cet été, j’ai laissé tomber cette dernière (snif) pour pas refaire la même avec mon nouveau sterilet, et qui dit nouveau sterilet, dit nouvelle période d’adaptation. Mes règles sont plus abondantes encore et longues (il me faut en moyenne sept jours pour que tout saignement cesse entre le début en spotting, les grandes eaux et la fin en spotting aussi, yay!) et du coup je dois encore trouver mes marques, et utilise donc à nouveau tampons et serviettes classiques.

    Je n’ai pas de lave-linge pour l’instant, donc serviettes lavables (qui ne m’attirent pas car elles ne « tiennent » pas dans la culotte) et même culottes menstruelles c’est un peu « on hold » (laver à la main me gonfle un peu et je vais pas courir à la laverie tous les jours) pour l’instant.
    Ah être une femme !

    Quant à ton SPM, ma pauvre :(
    Je souffre pas mal côté humeurs variables (tout au long du mois à vrai dire) et m’interroge beaucoup sur le cycle féminin en général, lié à l’alimentation et autres, et aimerais me pencher là dessus. Le sterilet a aussi modifié mes douleurs (elles sont moins continues mais plus intenses donc perso ça me va – plutôt souffrir un peu plus mais moins dans la durée que l’inverse) mais c’est encore sujet à modifications.
    Bref, là aussi, je re-tâtonne, après des années à avoir des règles toujours un peu similaires. (Mais on va dire que c’est pour la bonne cause)

    Continuons à parler de nos règles o/

    1. Je ne suis pas hyper fan des serviettes lavables non plus ! J’ai un peu de mal d’ailleurs à comprendre comment elles peuvent séduire autant de femmes, car je n’ai jamais réussi à en faire tenir une place plus d’une demi-heure… C’est sûr que sans machine à laver à la maison, les solutions lavables ne sont pas les plus pratiques.
      J’aimerais aussi pas mal savoir comment l’alimentation peut jouer sur le SPM et sur les règles, mais pour l’instant je me sens trop fragile avec mes troubles du comportement alimentaire pour tenter la moindre expérimentation sur le sujet. Merci pour ton commentaire ! :D <3

  8. Lucie

    Merci vraiment pour ce retour d’expérience, tu me convaincs un peu plus.
    J’utilise seulement des serviettes, et je n’ai aucun désagrément, par contre chaque mois de plus me fait culpabiliser sur la dose de déchet que ça engendre…
    a bientôt !

  9. Delphine

    Merci pour cet article qui tombe à pic pour moi!
    Je compte me lancer cette année avec les culottes menstruelles parce qu’en effet, la cup chez moi est maintenant douloureuse (apparemment ça peut arriver quand on ne l’a pas portée pendant longtemps -dans mon cas grossesse et allaitement- et qu’on la remet après) donc je l’utilise le moins possible. Les serviettes lavables je n’accroche pas du tout donc, comme je vis à la maison (en général), les jours où mon flux est moindre je mets une bonne couche de papier toilette et je la change régulièrement.

  10. Camille

    Bonjour Pauline,
    il y a quelques temps (un ou 2 ans, je ne sais plus), en lisant ton précédent article sur ton SPM/tes règles et comment gérer ça, il me semble que je t’avais laissé un commentaire en te disant « attention endométriose » et tu m’avais répondu « non non ». Je me trompe peut-être. Bref, je lis ci-dessus que tu es suivie et tant mieux.
    Personnellement, étant bien atteinte par notre grande amie l’endométriose, et ayant arrêté tout traitement hormonal parce que ça ne me convenait pas, j’ai développé plusieurs symptômes *très* sympas : déjà, la dépression hormonale, qui pour ma part avait lieu pendant l’ovulation. J’ai mis comme toi quelques mois à faire 1+1 =2. Mais le simple fait d’avoir compris ce qui se passait m’avait beaucoup aidée et je crois que ça s’est beaucoup calmé (et si je sens un état dépressif parfaitement absurde m’envahir, je regarde où j’en suis de mon cycle et je me résigne à attendre un jour ou 2 que ça passe). D’autre part, le SPM de la mort, un peu comme le tien, d’après ce que tu décris.
    Bref, tout ça pour te dire que l’une des choses qui semblent m’aider, c’est de réduire l’inflammation en général : alimentation (j’ai lu ce que tu avais écrit à ce sujet) moins inflammatoire (ça fait un an et demi que je pratique et c’est vraiment mieux, donc je suppose que ça marche) (j’ai encore des doutes) ; sport/activité physique ; réduire le stress (lol – comme si c’était facile). En tout cas, tout ça marche, à ma grande surprise (j’ai tendance au scepticisme face à ce genre de méthodes).
    Autre info intéressante : grâce à BioBeauBon, j’ai essayé la médecine chinoise : acupuncture, moxybustion, et trucs du genre. Grosse efficacité, là aussi (toujours à ma grande surprise, hein).
    Voilà voilà. Je suis sûre que tu vas trouver ce commentaire passionnant et utile… hum !
    Pensées compatissantes !

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