6
Mai
2018
6

Life Lately #93

Ce matin, je me suis encore une fois extasiée sur la beauté des dimanches ensoleillés. Depuis trois jours et après une petite semaine grise et froide, on a re-ressorti shorts et jupettes, et il fait de nouveau super beau. C’est tant mieux pour le moral, car avec mon SPM de l’enfer (qui semble s’aggraver de mois en mois), il n’y a que le soleil pour faire pencher la balance entre « grognonnerie épuisante pour tout le monde » et « joie de vivre allègre et débonnaire ».

Je me disais hier, en coloriant des feuillages et en écoutant l’audiobook de Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (narré par Stephen Fry, environ la meilleure chose qui existe sur Terre), que si avoir un travail ne changeait pas trop mon emploi du temps comparé aux études, ça aurait au moins un grand avantage sur mes soirées et weekends : les libérer totalement de toute échéance de partiel, de rendu de mémoire, du stress des exams comme dirait la pub. Là, je commence à un peu trop prendre la confiance, j’ai quand même un mémoire à rendre fin juin et si, évidemment, je m’y intéresse toujours en tâche de fond, je n’ai pas encore pris le temps de me poser pour y réfléchir vraiment. Or, le temps passe désespérément vite, c’est à la fois super top et effrayant, de me dire que je vais bientôt avoir fini ces études et devoir me lancer dans le grand bain de la vraie vie des vrais adultes.

En ce moment, je vis de jolis jours de télétravail. Je lisais l’article de Camille sur sa première année de freelance, ça m’a fait revenir sur ma mini expérience dans le domaine, et combien le statut de freelance n’est pas fait pour moi. Et puis j’étais dans mon canapé, à savourer une pause bien méritée après deux heures de brainstorming acharné avec moi-même à réfléchir pour le boulot, assaillie par des crampes menstruelles puissance « trop fortes », en jogging, et je me suis dit alors que dans ma vie professionnelle, j’aimerais bien pouvoir profiter de cette petite liberté parfois. J’y pense à chaque fois que j’ai mes règles, qui m’empêchent un peu de fonctionner normalement. Je suis totalement pour le congé menstruel, car je sais d’expérience combien il peut être impossible de travailler quand on a 1) super super mal à en pleurer ou 2) pris des médicaments pour avoir moins mal mais qui vous font planer. Moi, j’aimerais bien avoir l’opportunité de travailler un ou deux jours par mois depuis chez moi : ne pas m’arrêter totalement, mais pouvoir y aller plus doucement, dormir un peu plus, m’habiller beaucoup plus confortable, limiter les interactions sociales, pouvoir travailler du fond de mon lit. J’ai la chance d’avoir choisi un métier où énormément de choses peuvent se faire à distance, alors je me dis que ce serait une bonne manière d’en profiter. Qu’en pensez-vous, du congé menstruel, ou de l’aménagement du travail ?

Cette semaine, j’ai reçu mes magnifiques tennis véganes Veja, ornées de coquelicots : je les avais en vue depuis 3 mois, et je voulais absolument investir dans des jolies baskets printanières de qualité, après mes multiples déceptions avec les Esprit véganes. On m’a beaucoup conseillé Veja pour leur longévité, alors à peine avais-je reçu ma paye que je les ai mises dans mon panier. J’en suis pour l’instant super contentes : elles sont extrêmement confortables, super jolies, et surtout, le matériau est incroyable. C’est du B-Mesh, élaboré à partir de bouteilles en plastique recyclé, et sur le papier c’est censé être « respirant et imperméable ». Le rêve pour moi, qui voudrais pouvoir mettre mes tennis même les jours de pluie modérée, mais qui ne supporte pas de mariner dans mon jus de chaussettes passé les 23°C. (#GlamourToujours) Eh bien figurez-vous qu’on dirait que ce n’est pas du mensonge, je les ai portées hier lors d’un après-midi assez chaud, j’ai pas mal trotté à travers la ville, pour aller goûter puis me faire offrir des livres par mon amoureux, puis aller caresser le chat d’une amie partie en voyage, et enfin retourner goûter (oups), et j’atteste de l’aspect respirant de ce matériau que je ne connaissais pas. Je trouve qu’on fait de plus en plus de choses incroyables sans faire de mal aux animaux, le délicieux moelleux végane aux fruits rouges surmontés d’une ganache au chocolat dégusté hier après-midi en est également une preuve de choix.

Cette semaine, je me suis également offert une coupe de cheveux. Je ne suis pas très assidue chez le coiffeur, j’y vais environ deux fois par an : en hiver pour refaire mon ombré, et en été pour décider d’une coupe qui tienne jusqu’à l’hiver. Ma coiffeuse me connaît depuis 5 ans, c’est la première à avoir su coiffer/couper mon cheveux bouclé/frisé (j’ai un type 3B, si ça vous intéresse) et pour ça, elle a ma reconnaissance éternelle. Ressortir du salon mercredi avec une nouvelle tête m’a fait le plus grand bien : je me trouvais un peu fade avec mes cheveux lourds et qui avaient perdu de leur volume. Un bon soin et une coupe plus tard, ils avaient retrouvé leur brillance et leur joie de vivre, et moi aussi ! Comme j’ai pour projet de les laisser peu à peu repousser après quasiment 3 ans de cheveux plus ou moins courts, il faut que je reprenne les bases des gestes de soin. C’est pourquoi je vous écris en direct d’un masque appliqué ce matin avant le petit-déj’, et que j’ai acheté une crème hydratante sans rinçage. Oui oui, une crème hydratante, pour les cheveux. C’est un produit John Masters Organics, il sent beaucoup la rose et un peu l’abricot, et pour l’instant j’en suis plutôt contente, même si je ne l’ai pas encore testé sur cheveux essorés après shampoing, là où son pouvoir hydratant devrait être à son maximum, pour dompter mes frisottis pas très jolis. Et reprendre mes cheveux en main m’a donné de reprendre ma peau en main, dans sa globalité ! J’ai été super flemmarde des soins, que ce soit crème hydratante ou masques nettoyants, jusqu’à délaisser ma peau de croco sur les jambes, alors que prendre dix-quinze minutes pour prendre soin de tout ça de temps en temps, me fait le plus grand bien. Ça vous dirait, un article sans prétention sur les produits que j’utilise pour prendre soin de moi ? J’ai bien envie de vous en parler, mais je ne sais pas si ça vous intéresse.

Je termine sur la note culturelle de la semaine ! D’abord, mes libraires préférées ont sorti un podcast, en collaboration avec deux autres de mes libraires préférés. Ça s’appelle 5e de Couv’ et c’est chouette, alors n’hésitez pas à y jeter une oreille pour en ressortir avec plein d’idées de lectures. Ensuite, j’ai sorti ma revue de Beloved, la lecture du mois pour le Club de lecture féministe — que je n’ai pas trop aimé, à mon grand désespoir. Enfin, je vous conseille environ dix milliards de fois de regarder les deux films Paddington, si vous ne les avez pas encore vus. J’ai enfin réussi à convaincre Mathieu de les visionner avec moi, et c’était ! trop ! bien ! Ce sont des films familiaux, plein de bons sentiments mais jamais gnan-gnan, avec les meilleurs acteurs britanniques, dont beaucoup ont joué dans Harry Potter d’ailleurs, et je vous jure que j’ai pleuré plus d’une fois devant. En plus Paddington, le petit ours à qui Ben Whishaw prête sa voix, est absolument le plus mignon du monde, j’ai envie d’un vrai Paddington dans ma vie, vous allez me prendre pour une zinzin mais j’ai vraiment du mal à me remettre de ces deux films. Je trouve le deuxième plus réussi que le premier (!! c’est si rare !!), peut-être parce que Hugh Grant est absolument parfait… Bref, vous m’aurez comprise : regardez Paddington ! Côté séries, c’est le retour de beaucoup d’entre elles, qu’on attendait avec impatience : Westworld (bof, me suis endormie devant le 3e épisode), Legion (bof, c’est un peu dissolu), et The Handmaid’s Tale (que j’apprécie toujours autant et d’autant plus que c’est désormais une histoire originale !). Que regardez-vous en ce moment ? On est un peu à cours de séries chouettes, l’amoureux a testé La Casa de Papel et n’a pas du tout aimé…

Sur ce (qu’est-ce que j’ai été bavarde aujourd’hui !), je vous laisse, c’est l’heure d’aller faire mon masque pour la peau, avant de retourner colorier des feuilles en regardant de temps en temps mon petit chat allongé sous les azalées. J’espère que vous passez un doux dimanche, je vous souhaite une belle semaine à venir, et je vous embrasse ! Prenez soin de vous.

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15 Réponses

  1. geekezig

    Bonjour!
    Justement, je suis allée chez le coiffeur et elle m’a justement conseillé de les hydrater aussi avec un baume, je vais donc regarder le produit que tu as acheté! Merci d’avoir partagé ton achat! :)
    Bon dimanche,

    1. Je t’en prie, merci pour ton petit mot ! Je ne connaissais pas du tout les baumes hydratants avant, pour les cheveux, j’ai l’impression que c’est assez récent comme produit !

  2. Sans forcément penser congé menstruel, j’aimerais bien que notre temps de travail soit plus aménageable (pour tous et pour toutes), pouvoir travailler de chez soi tranquillement quelques jours par mois quand on en a besoin. Je ne pense pas être faite pour la vie de freelance non plus, mais être de temps en temps loin du bureau (et des transports car la region IDF) ça serait si chouette.
    Joli dimanche à toi :)

    1. Oui, pouvoir aménager son emploi du temps et ne pas être totalement « esclave » des 9h-17h du bureau, c’est super appréciable ! J’imagine que quand on a des enfants, ça doit être hyper précieux aussi. Il y a un truc qui m’agace aussi dans le système français, c’est cette manie de devoir absolument rester au bureau jusqu’à l’heure stipulée sur le contrat, sinon c’est « mal vu » voire quasiment interdit. Dans les systèmes anglosaxons, on laisse aux employé-es le loisir de déterminer s’ils ont bien travaillé, fait tout ce qu’ils avaient à faire, auquel cas ils peuvent partir plus tôt. Combien de fois ne m’est-il pas arriver de rester à mon bureau pendant 15 minutes à ne rien faire, parce que j’avais fini ma to-do list et qu’à 15 min de la fin de journée, c’était ridicule de commencer une nouvelle tâche ? Je trouve ça hyper frustrant, d’autant plus que je rogne souvent sur mes pauses du midi (parce que justement, je suis en train de faire un truc et que je ne vais pas arrêter subitement parce que 12h30 a sonné), mais je ne peux quand même pas partir un peu plus tôt, « ça ne se fait pas ».

  3. Alors mes séries que j’aime bien sont The Crown, Walking Dead, This is us qui est tendre et touchant car on se reconnait pas de filles parfaites impeccablement maquillés, Grey’s Anatomy toujours… Et je suis pour le congé menstruel à condition qu’il y ai des règles strictes ( pas de jeu de mot promis :D ) comme un certificat médical ou un truc du genre pour pas que les femmes qui n’en n’ont pas besoin en abusent au détriment de celles comme toi qui souffrent vraiment.

  4. Ça me fait penser que j’aurais dû aborder ce point aussi dans mon article sur le freelance – merci pour le partage <3 : la possibilité d'aménager mon planning en fonction de mon humeur et de mon SPM – qui est de plus en plus présent aussi (ou bien simplement, je suis de plus en plus capable de comprendre que mes sautes d'humeur et mon envie de mourir sont dues à mes hormones). J'ai appris à comprendre qu'elles étaient les bonnes semaines pour démarcher (LOL) des potentiels clients et quelles semaines étaient bonnes pour créer, enfermée dans mon coin ! On ajouter à ça des règles très irrégulières et TRÈS abondantes qui m'empêchent littéralement de sortir de chez moi pendant 2 jours : je suis bien contente de bosser de chez moi pour ça. Alors évidemment, oui, je suis pour le congé menstruel, mais surtout, je suis pour la possibilité d'aménager, sans forcément parler d'un congé, son temps de travail pour le concilier au mieux avec son cycle. De la même manière que je pense que les tampons devraient être gratuits mais enfin bon, c'est autre chose.

    Pour le reste, j'ai très envie de regarder Paddington, je file écouter le podcast et je suis bien d'accord avec toi concernant l'audiolivre de Harry Potter.

    1. Il y a de ça aussi, tiens, est-ce que mon SPM est puissance 8000 ou est-ce juste que je sais faire la part des choses entre mon état normal et l’état dépressif de mon SPM ? (parce qu’entre la dépression au quotidien et l’état dépressif du SPM qui s’y ajoute, vraiment, quand mes règles approchent parfois je suis vraiment dans le pire des états…)
      Mais oui, au-delà du congé menstruel, pouvoir aménager son emploi du temps pour s’accorder un peu mieux à nos rythmes de vie, et aux rythmes de nos corps, ce serait vraiment pas du luxe. J’espère avoir un peu de cette liberté plus tard dans ma vie professionnelle !
      J’espère que tu aimeras Paddington :D

  5. Aelle

    Oh oui, moi j’aimerais bien avoir un article sur tes produits de beauté/soins! J’aime toujours ce genre d’articles et en ce moment j’ai bien besoin de me bichonner (exam en vue donc stressomètre qui risque de vite grimper). Du coup j’ajoute Paddington 1 et 2 à ma liste de films à voir, toute source de mignonitude est bonne à prendre :D

    La première fois que j’ai entendu parler du congé menstruel je me suis dit « Bof, pour que tous les collègues sachent quand on a nos règles? Merci mais non merci ». Puis j’ai réfléchi que:

    1) On s’en fout
    2) Quand on a mal à se plier en deux au bureau, ils le savent de toute façon. Cf. 1)

    La difficulté serait d’encadrer ça: un certificat médical à renouveler une fois par an/tous les 6 mois? En attendant une véritable prise en charge de ce problème par la médecine…

    Bon courage!

    1. Ah, contente de savoir que ça t’intéresse !

      Je suis d’accord avec toi, on s’en fout et de toute façon, tout finit par se savoir ! Moi j’étais pas du tout à l’aise à l’idée de parler de mes règles, avant, mais maintenant je le fais super librement… après tout chez moi, ça m’emmerde quand même 2 semaines par mois alors si je m’interdis d’en parler, je suis pas sortie des ronces !
      En effet, la question de l’encadrement se pose. Je pense qu’un certificat médical pourrait être une bonne idée, mais à condition d’avoir un bon médecin… Malheureusement beaucoup encore pensent qu’il suffit de prendre un Spasfon et hop ça repart.

  6. Tontétatilotétatou

    Bonjour Pauline,

    Je suis pour un aménagement plus libre de ses horaires de travail. J’ai la chance d’en bénéficier dans une certaine mesure et c’est vraiment un luxe! Par contre, je ne suis pas pour le congé menstruel. Dans un monde idéal, oui, bien sûr. Mais dans le monde réel, je pense que ce serait un frein supplémentaire à l’égalité homme-femme au travail. Déjà à l’heure actuelle, certains employeurs hésitent à engager de jeunes femmes par crainte qu’elles les « laissent tomber pour prendre un congé maternité ». Je crains donc qu’un congé menstruel favorise encore plus ce genre de discours et d’attitudes.

    Concernant les séries, si tu ne l’as pas encore vu, je te conseille Avatar, le dernier maître de l’air. Et Everything sucks!
    Et… Euh… Si tu as d’autres idées, je suis preneuse aussi.

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