2
Mar
2018
11

Adopter un chaton : mon expérience

Vous n’avez pas pu passer à côté de notre heureux événement de la fin 2017 : nous avons décidé, un peu sur un coup de tête, d’adopter un chaton. C’était un coup de tête mais pas vraiment, cela faisait vraiment plusieurs mois que l’idée faisait son chemin chez moi. Il faut dire que mes parents ont adopté deux chatons en avril et en juillet dernier, alors forcément… Voir leurs toutes petites bouilles grandir et leurs mini-bêtises trop mignonnes lors de mes weekends en famille m’a fait cogiter. Lorsque j’étais petite, nous avions deux chattes, j’ai réalisé lors de ces adoptions successives que vivre en compagnie d’un chat me manquait.

Néanmoins, j’ai beaucoup attendu avant d’oser en parler avec Mathieu, car je ne trouvais pas notre situation idéale. Nous vivons dans un appartement relativement petit (une petite quarantaine de mètres carrés), nos finances ne sont pas mirobolantes, et adopter un animal représente pour moi un véritable engagement. D’autant plus depuis que je suis végétarienne (et antispéciste)…

Mais voilà presque 4 mois que la jolie Eleven a rejoint notre famille. Il y a peu, nous nous disions avec Mathieu que c’était incroyable : nous avions l’impression qu’elle était là depuis bien plus longtemps ! Je me suis dit qu’un petit retour sur notre expérience pourrait vous intéresser, car pour moi cela a soulevé beaucoup de questions.

(Attention, article 100% crazy cat lady !)

Eleven Le Kitten

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Se sentir prête à assumer

Entre avoir envie d’un animal de compagnie et sentir au fond de soin qu’on a en nous la motivation de s’en occuper du mieux qu’on peut, il y a un monde. Comme je le disais, j’ai vécu avec plusieurs chats plus jeune, et si l’une d’entre elles a été « la mienne » (adoptée suivant mon impulsion, nommée par moi, etc.), à 10 ou 11 ans je n’étais pas assez mature pour comprendre l’engagement. J’ai bien vite été soûlée par la litière dont j’avais promis de m’occuper, délaissant la tâche à mon papa. Quant à l’alimentation et aux visites chez le véto, évidemment ce n’était pas moi qui les gérais et je ne m’y intéressais même pas.

Quand Noisette s’est enfuie après notre déménagement à la campagne, je me souviens avoir été triste quelques temps, mais sans plus. Ce n’était pas vraiment mon chat finalement : je ne m’étais pas assez investie. (J’ai évidemment tout fait pour la retrouver hein, mais en vain) Par la suite j’ai eu un lapin quelques temps, mais là encore, ce n’était pas une relation responsable entre humain et animal de compagnie. J’ai fini par donner ce lapinou à une famille qui désirait vraiment s’en occuper avec amour. Enfin, pendant quelques mois il y a quelques années, nous avons recueilli un chat adulte dont le propriétaire, malade, ne pouvait plus s’occuper correctement. Pour nous c’était précipité, « Pas question qu’il aille à la SPA ! », et pas une décision basée sur l’envie. Ça n’a pas aidé à rendre notre alchimie compatible ! Quelques mois plus tard nous avons trouvé une meilleure humaine pour ce gros matou, qui depuis coule des jours heureux.

Voilà mon et notre historique avec les animaux de compagnie. Vous comprendrez pourquoi j’ai mis looongtemps à me sentir prête à accueillir un chaton : j’ai longtemps sondé mon for intérieur, car il était inimaginable pour moi de répéter les mêmes erreurs que par le passé. Je suis une adulte, maintenant, mince à la fin !

Et puis j’ai senti le déclic. En voyant une amie avec son chat, j’ai trouvé qu’elles avaient une belle relation, que c’était ça dont j’avais envie. Et que j’étais prête à faire face à toutes les responsabilités pour avoir cette chance, d’avoir un potichat dans mon foyer.

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L’adoption en refuge, un choix militant

Une fois la graine plantée dans mon esprit et Mathieu convaincu – il n’a pas fallu longtemps, lui aussi a grandi entouré de chats et la perte de son chat, chez ses parents il y a quelques années l’a beaucoup touché –, j’ai commencé mes recherches pour trouver notre future petite saucisse.

Il n’était évidemment pas question d’acheter un chaton en animalerie. Mes nombreuses lectures sur la condition animale m’ont révélé bien de sombres choses sur la vie des animaux d’animalerie, et l’idée de payer pour une vie, d’acheter un chat comme un produit, me dérange profondément.

Nous aurions pu chercher dans les petites annonces, sur Le Bon Coin et compagnie. Là encore, pour Mathieu comme pour moi, c’était non. Adoption en refuge, sinon rien ! Via une petite annonce, comment savoir à qui on a affaire, quelles sont nos garanties ? Que les chatons sont sevrés correctement ? Que les chats sont bien traités, que la femelle n’est pas utilisée pour la reproduction de manière illégale ? Qu’il y a bien une volonté de la stériliser un jour, et pas de la laisser se reproduire indéfiniment ? Sans compter les nombreuses petites annonces de particuliers qui vendent les chatons, ce que je trouve vraiment incroyable : faire du profit sur une négligence, je trouve ça vraiment culotté.

En effet, je considère que ne pas stériliser son chat, c’est un véritable problème. Faire porter la responsabilité de la vie ou de la mort des portées subséquentes, parfois à base de chantage à l’affect (« S’ils ne sont pas adoptés, on devra les noyer/les abandonner ! »), c’est totalement irresponsable et cruel. Il y a trop de chats errants en France (environ 11 millions d’après le Sénat), si on veut avoir un chat domestique, la moindre des choses c’est de s’assurer qu’on ne contribuera pas à un problème endémique grave.

C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers la LPA. C’est l’équivalent de la SPA mais dans le Nord-Pas-de-Calais, il n’y a pas de SPA, allez savoir pourquoi. La Ligue Protectrice des Animaux fonctionne sur le même système de refuges, de familles d’accueil et d’adoptions, mais avec beaucoup moins de moyens car elle n’est pas subventionnée par l’État, au contraire de sa comparse nationale qui bénéficie de généreuses subventions. Il existe 3 refuges dans la région : un à Lille, un à Roubaix et un à Calais. Il était évident pour nous de soutenir cette association, de s’engager pour notre chaton auprès d’elle.

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Rencontre avec la médaille 226

J’ai parcouru le site de la LPA pendant des heures pour tout bien lire, et puis sur la page « Chatons en famille d’accueil », j’ai vu celle qui deviendrait notre Eleven, accompagnée de ses 3 sœurs : quatre petites boules de poils noirs et/ou blancs, quasiment indissociables à l’œil nu. Sur la photo de pas très bonne qualité, c’est ses grands yeux qui m’ont interpellée. C’était la médaille 226, j’ai appelé la LPA et après quelques échanges, pris rendez-vous pour aller voir la petite 226 dans sa famille d’accueil.

C’est le coup de foudre pour ses grands yeux oranges. Elle est la seule de la portée à avoir ces yeux-là, qui ne l’étaient pas encore sur la photo postée sur le site, d’ailleurs. Moi qui ai toujours rêvé d’avoir un chat noir aux yeux jaunes, mon petit cœur bat. Bien qu’elles aient été trouvées dans la rue et n’aient pas connu de contact humain avant leur placement en famille d’accueil, ni 226 ni aucune de ses sœurs ne sont particulièrement farouches, elles se laissent toutes approcher, porter, sans agressivité – rien qu’un peu de méfiance très normale. On s’extasie car il est rare de voir 4 petits chats dans la même pièce, on discute un peu avec son papa d’accueil, on repère des signes qui me rassurent : des distributeurs d’eau et de croquettes à volonté, une bonne santé générale de la portée, et toujours on revient vers ces grands yeux oranges qui nous font craquer. Notre décision est prise, on l’adopte.

Pour cela il nous faudra patienter un peu ! Pas de précipitation avec la LPA, on devra les rappeler le lendemain pour la « réserver », puis nous rendre au refuge pour aller la chercher et payer les frais d’adoption. Rendez-vous est pris pour la semaine suivante, je n’ai jamais eu aussi hâte de ma vie. On va avoir un chaton !!!

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Préparer l’arrivée du chaton

En partant, le papa d’accueil nous dit quelque chose qui nous fait tiquer : « Il faudra lui trouver un nom, hein ! »

On s’est demandé si des gens adoptaient des chats pour ensuite les laisser sans nom… nous, on a brainstormé avec nos copains venus nous rendre visite avant leur grand départ au Canada. Je voulais absolument un prénom de femme forte, pour un chaton tigré on avait pensé à Chelsea, mais ce nom ne collait pas avec la petite 226 toute noire avec son plastron et ses petites chaussettes blanches. J’aimais bien Mona (pour Mona Chollet, que j’adore, vous le savez), mais Mathieu trouvait que ce n’était pas du tout un bon nom de chat. Au final c’est notre copain Nico qui a trouvé : Eleven, pour une petite minette un peu sauvage mais qui se révèlerait, on en était sûrs, une véritable perle, un peu comme une certaine Eleven, au cheveu ras et aux talents cachés, quelque part entre ici et l’Upside Down… Ce nom lui va à merveille.

Ensuite, la logistique : une petite semaine pour se fournir, ça n’allait vraiment pas être de trop. J’ai acheté le strict minimum : une maison de litière, une pelle à litière, un paquet de croquettes et un arbre à chat. Si c’était à refaire, je prendrais plus de soin dans la réalisation de ces achats, mais malgré les galères, au moins tout était-il prêt pour l’arrivée d’Eleven. Même si le bac à litière commandé est arrivé éventré, que l’arbre à chat s’est révélé trop petit pour Eleven dès le départ ou presque (je l’imaginais bien plus petite !) et que les croquettes ne sont pas de très bonne qualité… heureusement, j’ai toute la marge de manœuvre pour m’améliorer, surtout sur ce dernier aspect.

Pendant cette semaine d’attente, j’avais lu énormément de choses sur Internet, depuis cet article de Carnet Prune (que j’ai beaucoup aimé) sur les chats en appartement jusqu’à des blogs spécialisés dans l’éducation féline. On trouve de tout et son contraire sur Internet quand on fait des recherches sur les chatons… telle litière est nocive, les chats détestent les maisons de litière fermées, il est essentiel de donner de la viande crue à son chat sinon il meurt dans les 3 ans, un chat dans un appart’ oui mais avec accès à un extérieur, protégez tous vos meubles sinon vous vivrez dans un taudis éventré… Bombardée de messages contradictoires, j’ai fini par décider de me fier à mon instinct – et par me dire que j’avais aussi le droit de tâtonner, ça ne ferait pas de moi une horrible maman-chat. Alors j’ai fait quelques erreurs que je qualifierais de minimes, mais Eleven semble très bien chez nous et c’est tout ce qui compte.

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L’arrivée à la maison

Après avoir couru en urgence acheter une nouvelle maison de litière (cf. plus haut) et la garnir, il était enfin l’heure d’aller chercher la petite belette au refuge. J’étais tellement excitée ! Sur place, tout s’est bien passé : Eleven avait été déposée par son papa d’accueil pour un check-up vétérinaire, la pose de la puce et le rappel de ses vaccins, et je l’ai récupérée quasiment immédiatement. J’ai eu un moment de stress quand la vétérinaire du refuge m’a demandé si je saurais différencier ma médaille 226 parmi ses 3 autres sœurs ! Mais mon cœur de gaga avait tout repéré et enregistré : la taille de ses chaussettes et son petit menton bicolore ❤️ Pas de doute, c’était bien elle !

De retour à la maison, elle a bien évidemment filé se réfugier sous le canapé. Au bout d’une heure et demi à la nourrir croquette par croquette sous le canap’ pour l’appâter, la demoiselle est sortie et a fait le tour du propriétaire. Pas farouche du tout, elle reniflait tout avec curiosité, a visité sa litière, ses gamelles, et commencé à faire ses griffes sur le canapé. On était aux anges. ;)

La cohabitation s’est ensuite construite tout naturellement. Eleven est venue dormir tout contre nous dès la première nuit, installant immédiatement une habitude qui n’a été rompue que deux nuits depuis, pendant ses chaleurs.

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Les premiers week-ends seule

Quand on adopte un animal, et a fortiori un chaton, il est fortement conseillé d’avoir beaucoup de temps à lui consacrer juste après l’adoption, certains parlent même de poser des jours de congés ! J’avais tout prévu en allant chercher Eleven un mercredi d’une semaine à deux jours de cours seulement. J’avais ainsi plus de 4 jours et demi en tête-à-tête avec elle – et Mathieu, grippé, en a profité pour rester à la maison aussi. C’était vraiment une chouette chose, car les trois premiers jours, la pauvre belette miaulait beaucoup après ses sœurs ! Nous avons pu être là pour elle et l’entourer de tous nos soins, et puis l’aider à prendre ses marques aussi. En observant ses habitudes se créer on a pu vite s’adapter, en changeant l’arbre à chat et les gamelles de place, en lui octroyant un coussin, mais aussi en délimitant les interdits en douceur. Je crois que cela l’a vraiment aidée à se sentir chez elle plus vite et à nous assimiler comme sa nouvelle famille.

Pourtant très rapidement nous sommes partis en week-end, chose que j’aurais préféré éviter car je trouvais qu’elle était trop jeune et trop récemment arrivée, à la fois pour voyager (avec son petit souci à l’œil en plus, je ne voulais pas la perturber encore plus), et pour rester seule plusieurs jours. Mais nous n’avions pas le choix alors nous avons beaucoup profité de nos proches pour les premiers week-ends. On a demandé à une amie de passer la caresser et vérifier que tout allait bien, à ma sœur et son copain de venir dormir chez nous un autre week-end pour qu’elle ne soit pas seule. Au final, elle n’a jamais passé plus d’une journée entièrement seule jusqu’à Noël, où personne n’était disponible pour la catsitter et où nous avons tenté l’expérience de la laisser seule pendant trois jours.

Les chats sont des animaux très autonomes, pour autant ils aiment la présence de leurs humains et nous ne savions pas quel impact notre absence de trois jours et demi allait avoir sur cette toute jeune chatte. Avant notre départ, nous avons sécurisé tout l’appartement en rangeant de fond en comble, pour éviter qu’elle ne ruine quelque chose de frustration ou d’ennui, mais surtout qu’elle ne se blesse en notre absence. On a installé une litière propre, disposé plusieurs bols de croquettes et d’eau à différents endroits de l’appart, et même renversé une chaise dans le salon pour qu’elle ait un nouveau terrain de jeu pendant le week-end. Évidemment, on lui avait également laissé des tas de jeux disponibles au sol, des jeux sans danger : boules de papiers, bouchons de liège, carrés de laine tricotée. Pas de corde ni de fil pour éviter un accident malheureux.

À notre retour, Eleven était ravie de nous retrouver. Elle a été très demandeuse de câlins et de jeux pendant 2-3 jours, ce qui nous a enchantés parce qu’elle nous avait terriblement manqué. L’expérience s’est très bien déroulée, il n’y a eu aucun problème à signaler — pas d’accident hors de la litière, pas de mobilier abîmé, pas de casse, et un comportement somme toute très normal à notre retour — mais nous avons décidé, pour elle comme pour nous, de faire une grande pause dans nos weekends loin d’elle. Je suis peut-être une maman-chat un peu zinzin, mais elle me manque trop trop trop, et à moins qu’une personne de confiance puisse venir la voir en notre absence, je préfère rester avec elle.

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L’alimentation d’un chat (dans une maison végétarienne)

Végétariens depuis plus de quatre ans, et quasiment véganes à la maison, nous n’avons pourtant jamais eu l’intention de donner une alimentation végétale à notre chat. J’ai lu que ça se faisait, mais je ne suis vraiment pas à l’aise avec ce concept. Si les chiens sont des omnivores et peuvent potentiellement s’accommoder d’un régime végane, les chats sont bien des carnivores, et leur donner une alimentation végétale est à mon avis une mauvaise idée. D’aucuns diront que les croquettes ne sont pas plus naturelles pour un chat qu’une alimentation végétale, et c’est vrai ! Mais d’un autre côté, je ne suis pas prête non plus à aller de l’autre côté du spectre, et à acheter de la viande crue pour nourrir mon chat selon la méthode BARF, qui nécessite en plus de la manipulation de chair animale, de s’y connaître en nutrition féline pour ne pas commettre d’erreur et assurer la bonne santé de notre colocataire. Les croquettes restent donc la méthode la plus simple, la plus éprouvée et la plus économique pour nous.

Il faut aussi prendre en compte que les chats sont des petites bestioles parfois difficiles, et qu’un changement d’alimentation peut prendre du temps, ou même être carrément refusé par notre compagnon poilu. En adoptant Eleven, on a voulu faciliter la transition entre sa famille d’accueil et notre foyer. On allait déjà tout bouleverser pour elle, on n’allait pas en plus changer ses croquettes ! Sa famille d’accueil la nourrissait avec des Royal Canin pour chatons, c’est donc ce que nous avons fait également. Je savais pourtant dès le départ que ce n’était pas la solution idéale, car j’ai suivi de près le débat qui a suivi la diffusion du documentaire sur la nourriture pour animaux, il y a de cela des mois maintenant.

Les chats ont besoin d’une alimentation sans céréales — ce n’est en effet pas très bon pour eux de consommer ces végétaux, ils n’ont pas les enzymes pour bien les digérer, et cela peut causer des soucis de santé à long terme. En gros, miser sur une bonne alimentation pour ses animaux de compagnie, c’est peut-être un coût de revient plus élevé, mais c’est en tout cas un investissement sur l’avenir. On s’évite des allers-retours chez le véto, des frais de soins élevés et des fins de vies difficiles pour nos petites bêtes. C’est pourquoi on a décidé de changer les croquettes dès que le paquet actuel sera terminé : Eleven sera alors stérilisée depuis un bon moment, et on pourra passer à une alimentation pour chat adulte sur le long terme, avec des croquettes riches en protéines animales, sans céréales et avec tous les nutriments pour lui assurer le plus possible une santé au beau fixe (en tout cas, on espère). On pense se tourner vers la marque True Instinct, avec leur gamme High Meat, qui est très bien notée dans ce tableau trouvé sur le site Alerte Croquettes.

En ce qui concerne les quantités, nous laissons Eleven s’autoréguler, ce qu’elle fait très bien depuis son arrivée chez nous. Il faut dire que les croquettes étaient en accès libre dans sa famille d’accueil, alors elle a l’habitude. Au début, je lui donnais chaque matin sa « dose » selon les recommandations du paquet, mais plus pour voir si elle mangeait et ce qu’elle mangeait que pour la réguler. Cela n’a duré qu’une petite semaine, depuis nous veillons toujours à ce que sa gamelle soit pleine et cela lui convient très bien : elle mange assez peu, et on voit bien quand elle se dépense un peu plus, qu’elle mange un peu plus en conséquences. Nous avons disposé deux bols d’eau dans deux endroits différents de l’appartement, pour qu’elle n’en manque jamais.

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Les bonnes et les mauvaises surprises, le caractère d’Eleven

À mon avis, on adopte toujours un animal pour une raison. Je serais malhonnête si je tentais de vous faire croire qu’on a fait ça par bonté d’âme uniquement, par conscience antispéciste. Je crois que pour Mathieu comme pour moi, c’était l’envie d’agrandir notre famille — sans tout de suite se lancer dans la fabrication d’un mini-humain 😱. Et nous considérons vraiment Eleven comme un membre de la famille à part entière, qui a son petit caractère, qui nous agace parfois, nous réjouit souvent. Il est clair qu’avec les chats, une fois qu’ils sont installés, on devient un peu leurs locataires, et c’est déjà le cas avec Eleven !

Notre belette n’a que sept mois, et pourtant elle a une personnalité bien affirmée. Dans les côtés positifs, on peut par exemple lister le fait qu’elle n’est absolument pas farouche, ni sauvage, alors même que son papa d’accueil nous avait un peu mis en garde contre ça. Elle n’a jamais eu un geste agressif, même avec les enfants de notre entourage : elle est curieuse, vient renifler, se laisser parfois frôler, et sait aussi se mettre à l’abri quand elle estime que ça fait trop de bruit ou bouge un peu trop. Elle a été dès le départ très autonome, et c’est elle qui décide : elle n’aime pas trop être portée, et si vous la prenez dans vos bras, il y a de très grandes chances pour qu’elle grimpe sur vos épaules et fasse le perroquet perché, plutôt que de rester blottie. C’est quelque chose qu’on respecte. On la prend parfois pour la déplacer (quand madame décide de grimper sur la hotte de la cuisine, par exemple), et pour l’habituer à être manipulée, mais quand elle montre des signes d’agacement (qu’il faut savoir repérer, puisqu’elle n’est jamais agressive), on la repose illico. Notre chat n’est pas notre jouet ou notre peluche :)

De manière générale, il semblerait qu’Eleven ne soit pas hyper câline, ce qu’on savait en adoptant une femelle, réputées moins câlines que les mâles. On verra si son tempérament évolue avec le temps, mais en tout cas on s’en accommode : elle vient rarement se poser sur nos genoux, elle est plutôt adepte de positions perchées mais confortables, des coussins ou plaids disposés à des endroits stratégiques, devant la fenêtre près du canapé, ou sur l’étagère à côté de l’ordinateur, toujours pour pouvoir nous regarder. Du coup, quand elle nous fait la grâce de s’allonger près de nous, et la nuit quand elle dort contre nous, c’est un peu une faveur divine, c’est super précieux, comme les câlins d’ami-es ou de proches qui ne sont pas tactiles.

Il y a aussi les petits désagréments de la vie avec un chat, auxquels on a dû faire face. Vous l’avez peut-être vu sur Instagram : Eleven adore croquer mes plantes. Moi qui ai très envie d’avoir un intérieur très vert et végétal, je dois pour l’instant me réfréner totalement. J’ai dû mettre des plantes  toxiques pour les chats en gardiennage chez une amie, le temps de voir si c’est passager ou si c’est un vrai passe-temps pour Eleven, et ne pas mettre sa santé en danger. Mais je crois avoir compris qu’elle s’ennuyait un peu ces derniers temps — on avait pris l’habitude de beaucoup jouer avec elle, et depuis quelques semaines, on avait un peu cessé, à cause de la fatigue en rentrant de nos journées de boulot. Depuis que j’ai repris un peu le pli, elle ne s’attaque plus aux plantes restantes. Il faudra aussi que je tente de lui racheter de l’herbe à chats, qu’elle n’avait pas eu l’air de trop apprécier la première fois, mais qui sait, cela pourrait l’éloigner aussi de mes plantes chéries.

Elle aime aussi se percher, très très haut, et nous fait parfois de belles frayeurs, en faisant la funambule sur la rambarde de notre mezzanine, ou en grimpant tout en haut de nos placards de cuisine. Il lui arrive de renverser des choses, mais cela nous a surtout appris à mieux ranger le soir avant d’aller nous coucher, et à faire place nette avant de partir en weekend. Finalement, ce n’est pas si mal…

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Un chat dans notre foyer

Avec mon amoureux, on se considère donc comme des parents-chat, et notre chaton restera toujours notre bébé. On plaisante souvent en disant que nos futurs enfants devront subir la constante comparaison avec leur sœur ainée (le chat, donc), qu’ils ont intérêt à être au moins aussi mignons, et à avoir d’aussi bonnes notes à l’école. Je crois que si vous me suivez depuis qu’Eleven est arrivée, vous le savez déjà : il n’y a pas plus carry cat lady que moi. J’ai quand même créé un compte Instagram pour elle, c’est dire… (ce que je ne ferai jamais pour mes enfants, hein, soyons clair·es)

Et forcément, l’arrivée du chat a fait changer quelques petites choses dans notre dynamique de vieux couple. Au départ, il était prévu que ce soit mon chat, puisque Monsieur n’en voulait pas. J’avais donc tout promis : payer croquettes, litière et véto moi-même, m’occuper de nettoyer toutes ses bêtises, de nettoyer et remplir ses gamelles, gérer son éducation… Au final, cela ne se passe pas du tout comme ça. Nous partageons équitablement la gestion de la bestiole, comme on partage tout le reste des tâches liées à l’entretien de notre foyer. Heureusement, vous me direz, mais bon, ça ne coule pas de source pour tout le monde !

Au quotidien, d’autres pans de notre personnalité se sont dévoilés. Nous ne sommes pas agacés par les mêmes choses : Mathieu déteste qu’Elevant s’installe sur notre séchoir à linge, ce dont je me fiche complètement, tandis que moi je la houspille dès qu’elle croque les capuchons de mes feutres. Chacun ses priorités :D

Mais globalement, on est d’accord sur tout ce qui est fondamental et basique pour nous (je parle comme une maman d’humains). À savoir qu’elle a le droit de monter sur toutes les surfaces, sauf quand il y a de la nourriture. On ferme toujours la salle de bain la nuit et en notre absence pour éviter qu’elle fasse tomber nos produits et casse des flacons. On est tous les deux méga inquiets qu’il lui arrive quoi que ce soit, et on la couve régulièrement d’un regard bienheureux.

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Eleven Le Kitten

Accueillir un chaton d’un refuge dans notre petite maison, c’est définitivement la meilleure chose qu’on ait faite l’an dernier. On n’y trouve aucune déception majeure, qui nous ferait parfois regretter ce choix. C’est parfois quelques petits soucis, mais honnêtement, rien de bien méchant : aujourd’hui, on ne se verrait plus vivre sans Eleven, et on se demande bien comment on a fait pour passer tant d’années sans sa petite frimousse. Il m’arrive souvent de prendre le temps de l’observer vivre. Les chats ont ce talent inné pour prendre leur temps, je trouve que ce sont de grands philosophes incompris. Quand je suis trop stressée, je me mets en quête d’Eleven, qui squatte parfois mon lit, parfois la chaise de bureau, parfois un coussin quelque part dans l’appart, et la voir si sereine et tranquille me rassérène. La voir observer un truc que je ne vois pas par la fenêtre me donne envie d’ouvrir plus grand les yeux, d’être plus attentive. La voir prendre le temps de chercher la position dans laquelle elle préférera dormir me donne envie de prendre soin de moi. J’avoue être une grande fan de mon chat : elle est trop belle et en plus, je crois qu’elle est très intelligente. Je me demande parfois ce qu’elle a compris du monde, et (attention, vous allez me prendre pour une allumée) si elle m’aime, au moins un peu. En tout cas, moi, je l’adore et je suis très honorée que Sa Grâce consente à me gratifier d’un bisou de truffe mouillée une fois de temps en temps.

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Vous l’aurez compris, je ne pourrais que vous encourager à sauter le pas de l’adoption d’un chaton, si vous hésitez. Vous l’aurez compris aussi, je vous encourage également à bien évaluer cette envie, et vos possibilités d’y répondre dans les meilleures conditions. Il y a eu un moment de ma vie où, je l’avoue, je ne comprenais pas trop les gens qui parlaient de leurs animaux de compagnie comme si ces derniers étaient de vraies personnes (sans les juger, c’était vraiment de l’incompréhension). Maintenant je comprends tout à fait, et j’en suis totalement. Oui, nos animaux sont de vraies personnes non-humaines, c’est en tout cas la base de l’antispécisme, et à ce titre, nous nous devons et nous leur devons beaucoup de respect — et d’amour, bien entendu.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des animaux, comptez-vous en adopter ? Comment vivez-vous cette cohabitation ? Racontez-moi tout, rien ne me fait plus fondre de mignonneté que les anecdotes de potichiens facétieux ou de potichats endormis ♥︎

Sur ces mots, je tiens à vous décerner une médaille de l’endurance si vous êtes arrivé-e au bout de cet article, qui est je crois le plus long du blog à ce jour. J’espère ne pas vous avoir trop perdu-es ni soûlé-es ! Merci, je vous dis à bientôt, et prenez bien soin de vous !

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20 Réponses

  1. Auriane

    J’aurais pu écrire le même article sur ma petite Danny ! (pour la Mère des Dragons (etc etc), pour rester sur les femmes plutôt badass)
    A la base, on avait pas du tout prévu d’adopter un petit chat (même si je les ai toujours adorés), surtout avec notre 30m2… et puis un jour, une chatte errante a adopté mes parents, et accouché de deux petits chez eux… et je savais que c’était elle! Une bonne amie a adopté son frérot, et je me dis que ces petits ont eu de la chance de naître chez nous plutôt que dans une grange abandonnée comme leur mère qui est arrivée chez nous totalement squelettique… (depuis, mes parents l’ont nourrie, stérilisée et adoptée bien contre leur gré haha, mais elle est tellement câline!)

    Pour les plantes, même problème, j’ai du donner ma monstera à une amie parce qu’elle est toxique et que les feuilles qui pendouillent amusaient un peu trop Danny… Mais bon, en échange, elle vient se coucher sur mon ventre en ronronnant quand je dors, me fais des petits bisous sur le nez quand le réveil sonne le matin pour me dire qu’il est l’heure de se lever, et rapporte sa souris-peluche quand on la lance à travers l’appart… Donc y’a pas photo <3
    (maman chat gateuse aussi, pardon)

  2. Mathilde

    Bon article, intéressant pour les gens qui se posent la question de l’adoption. Cependant adopter un chaton (ou un chiot) en refuge n’a rien d’un acte militant car tout le monde les veut, que ça soit dans une démarche d’adoption ou d’économie, avec ou sans vous elle aurait été adoptée. Adopter en refuge devient un acte militant lorsqu’on embarque le petit vieux sans dent qui perd ses poils ou au minimum un animal adulte qui est là depuis un moment. Le reste n’est que le bon geste à faire !

    1. Je trouve ça un peu méchant gratuitement de rabaisser un geste qui a vraiment été réfléchi. Certes, on n’a pas adopté un chat adulte, mais ça aussi ça a été réfléchi : pour une première adoption on voulait pouvoir contrôler un maximum de ce qui allait se passer avec l’animal. Nous avons réfléchi à la questions des habitudes de vies des chats adultes : souvent, ceux qui sont en refuge ont vécu dehors et sont donc malheureux en appartement, et nous, nous vivons dans un petit appartement sans balcon. De plus, qui dit animal vieux et potentiellement en mauvaise santé dit frais de vétérinaire et de médicaments, et nous savions très bien que dans l’immédiat, ce n’était pas un choix responsable. Tandis qu’un chaton en bonne santé a le temps de grandir, et notre situation de s’améliorer, pour pouvoir parer à des problèmes de santé liés à la vieillesse.
      Alors oui, comme je le dis dans l’article, adopter un animal a toujours une raison égoïste et il me semble que je souligne bien le fait que ce n’est pas uniquement la beauté du geste qui nous a fait faire ce choix. C’est vrai que les chatons finissent toujours par être adoptés, mais je trouve ça vraiment bof bof de venir amenuiser mon geste. « Ne faire que le bon geste » quand on peut ne pas le faire, je suis désolée mais c’est un acte militant, surtout que j’explique très bien ma démarche de réflexion. Si c’était si évident pour tout le monde, on ne vendrait plus d’animaux et les animaleries auraient fermé depuis longtemps.

  3. Comme je te disais sur Twitter ton article m’a beaucoup touchée, je trouve ça si beau ces premiers moments où la relation chat/humain se construit et où chacun trouve ses marques et ses habitudes :)

    Contrairement à toi je n’ai jamais eu d’animal de compagnie étant petite et mon chéri non plus. Quand on a emménagé ensemble, on se posait la question d’avoir un petit chat et au même moment la chatte d’une de ses collègues a eu une portée. Résultat, on a craqué sur la petite bouille rousse surnommée « tache sur le nez ». A cette époque je n’étais pas forcément très sensible à la cause animale, comme tout le monde (ou presque) j’aimais beaucoup les animaux, je trouvais triste que certains soient maltraités mais ça n’allait pas plus loin. Et ça paraît un peu niais mais Mirabelle a changé beaucoup de choses dans ma vie à ce niveau là. Je suis devenue d’un coup plus sensible à la souffrance des animaux, aux injustices qu’ils subissent et je suis devenue végétarienne. Si on en adopte un deuxième un jour, il est clair que ce sera en refuge et contrairement à ce qui a été dit au-dessus pour moi c’est bel et bien un acte militant.

    Comme Eleven, Mirabelle n’est pas la plus câline mais elle a cette habitude de venir frotter sa tête contre nos cheveux quand on s’installe sur le canapé et c’est juste le truc le plus agréable du monde <3

  4. Julie

    Ah, les chats… je reviens d’une petite semaine chez mon oncle & sa famille, et on y est en permanence entouré de chats. Ils vivent dans une grande maison de campagne, et il doit y avoir chez eux quelque chose de particulier parce que sur tous les chats qu’ils ont ou ont eu (six en tout je crois, et bientôt un septième qui tente une approche depuis quelque temps), il n’y en a qu’un seul qu’ils ont fait la démarche d’adopter (une portée dans le village, je crois). Tous les autres sont venus par eux-mêmes, sauf une qui est née dans leur maison et qu’ils ont littéralement sauvée puisque sa mère est morte quelques jours après leur avoir confié son unique chaton. Avec chaque chat, ils ont une histoire magnifique et ces chats sont tous incroyables. Bref, passer du temps là-bas ne fait que me rappeler à quel point j’aimerais être avec un chat aussi – j’ai grandi avec un chat, jusqu’à mes 20 ans (de façon très littérale puisqu’elle est partie dans la nuit de mon anniversaire !) et je suis amoureuse de ces animaux.
    Mais… voilà, je sais que je peux pas me permettre d’en adopter un pour le moment, en raison du fait que je suis toujours en mouvement et que j’ai prévu de le rester les années à venir. Sachant que les chats sont les animaux les plus casaniers du monde… hors de question de leur faire subir autant de changements. Techniquement, ce n’est pas viable non plus. Je vais donc devoir attendre d’être plus stable… si cela se produit un jour ! Mais quand même, rien que pour cela, ça vaut la peine.
    Pour faire suite aux commentaires précédents, je pense qu’adopter en refuge ou en association, ou même parfois dans une portée d’un proche ou d’une connaissance qui ne souhaite pas les garder, c’est un geste militant. Même si c’est vrai, adopter un chat adulte, ou qui attend depuis longtemps, ou ayant besoin de soins particuliers, ça l’est encore plus. Mais les raisons pour lesquelles vous avez opté pour un chaton sont totalement lucides et bienveillantes, et puis si tous les chatons finissent par être adoptés, c’est que des gens les adoptent de fait, alors très logiquement je ne vois pas pourquoi ça ne pouvait pas être vous ;)
    Concernant le cas des animaleries, il est vrai que l’idée de payer pour « acheter » une vie, rapprocher la vie d’un être sensible d’un objet matériel est dérangeant. Mais je ne sais pas, il me semble avoir appris (sans être plus documentée que cela à ce sujet, je le reconnais) que les conditions de vie des animaux étaient terribles en animalerie, qu’ils étaient parfois maltraités, en mauvaise santé, etc… Et j’ai fini par me dire qu’à ce titre, acheter en animalerie pouvait être une forme d’acte militant. Au sens où cela revient aussi à sauver un animal de mauvais traitements. Le problème étant qu’en donnant son argent aux animaleries, on ne contribue pas à décourager ce système, c’est vrai. Mais les animaux une fois arrivés en refuge ou en famille d’accueil me semblent tellement mieux entourés que ceux qui sont en animalerie… Quelle solution à cela… Je ne sais pas. Changer le monde ?
    Désolée pour ce long commentaire ;) c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Et merci pour ton article !

  5. Moi j’aime bien tes articles longs, et ça me pousse à moins complexer là dessus… Un article long, c’est aussi un article complet. Après tout, rien n’empêche de le lire en plusieurs fois si on le trouve vraiment long, ce sont des habitudes qui contrastent avec la standardisation des contenus web, mais il faut faire de la résistance.

    J’ai ri en lisant le passage où tu évoques les gens qui laisseraient leurs chats sans nom… Je dois confesser un truc : chez mes parents la plupart des chats n’ont jamais eu de nom spontanément, on leur en trouvait quand on devait les amener chez les veto. Et la plupart du temps on avait du mal à les utiliser réellement ! Du coup pour moi c’était quand-même beaucoup « la minette blanche », « la minette noire », « la minette à poils longs » (oui on a surtout des femelles). Mais il faut dire que nous n’en avons jamais adopté, les chats sont toujours venus à nous de l’extérieur en totale incrustation ! Et ma maman fait plein d’efforts depuis des années pour stériliser les chats du quartier grâce à la SPA. Alors ça va ça vient, certains disparaissent et on est un peu tristes, puis d’autres arrivent, et là ça commence un peu à s’équilibrer j’ai l’impression.. .Enfin jusqu’à la prochaine minette non stérilisée qui viendra faire ses petits dans le jardin :( (à l’heure actuelle deux chats sont vraiment dans la maison et deux autres sont à proximité, ils ont des abris et de la nourriture).

    En revanche, je vis aujourd’hui avec quelqu’un qui est très allergique aux chats ET on a très peu de place dont un sous sol sans lumière, ça me paraît exclu malheureusement alors que j’aurais beaucoup aimé… On verra dans les prochaines années !

  6. Luschka

    Trop bien cet article! J’ai vraiment envie d’avoir un chat dans ma vie, mais nous vivons également dans un petit appartement (et étant enfant j’ai toujours vu mes chats gambader librement dans le jardin, donc l’idée d’un chat enfermé me fait bizarre), et nous bougeons pas mal. Ton article montre que la question de l’espace est en fait gérable, par contre ça me confirme que tant qu’on ne sera pas plus posés il faudra repousser un peu le projet. Mais je continuerai à vivre mon amour des chats par procuration grâce à toi ! :D

  7. B

    J’ai deux chats, tout deux adoptés en refuge. Je suis aussi en appart et perso le seul truc qui me chagrine, c’est qu’ils ne puissent pas sortir, mais je n’ arrive pas à m’y résoudre même quand j’ habite dans un logement avec un potentiel accès extérieur. J’ai douze mille bonnes raisons de ne pas les laisser sortir, et pourtant ça me fait beaucoup culpabiliser.

  8. Pingback : Un invincible été » Life Lately #88 : vacances et féminisme

  9. Eowyn

    Super article ! (Et j’adore les articles longs, souvent plus approfondis). Je suis ton blog depuis pas mal de temps maintenant et n’avais jamais pris la peine de commenter, et je te remercie pour tous tes beaux articles très intéressants, que je lis avec plaisir !

  10. Ohhh, merci pour ce retour sur ton expérience avec la petite Eleven, c’est tout doux et ca fait envie! J’ai envie d’un chat depuis que j’ai quitté la maison, laissant la notre chez mes parents (ma jolie sauvage des campagnes n’était clairement pas faite pour une chambre d’étudiante parisienne!). L’idée d’accueillir un compagnon félin ne me quitte jamais vraiment, mais mon chéri étant un peu allergique, on s’est accordés sur l’idée d’attendre d’avoir un extérieur pour réaliser ce reve. En attendant je reve en regardant tes jolies photos :)

  11. Bounza

    J’ai renoué avec le plaisir des articles longs depuis que je les lis sur ma liseuse grâce à Pocket, et j’ai beaucoup aimé lire celui-ci !
    Je vis avec Zépline, presque 3 ans (bonjouuuur Zépline), petit chaton errant retrouvé dans la rue. J’ai longtemps hésité avant de l’accueillir, et puis comme nous avons la chance d’avoir pas mal de place et qu’en été elle peut gambader dans le jardin de mes parents, j’ai tenté l’aventure. Et je ne regrette pas !
    Déjà on dit souvent que les chats sont ingrats et ne nous aiment que pour la nourriture. Alors que Zépline me fait plein de câlins qu’elle ne fait jamais à personne d’autre, quand j’entre dans une pièce et qu’elle me voit des fois elle roucoule (oui mon chat est un pigeon) et elle vient me voir quand je rentre même si sa gamelle est pleine.

    Ensuite j’avais peur qu’elle vive mal la transition entre ville et campagne. Et puis au final elle a l’air de très bien s’en accommoder, en hiver de toute façon elle sort très peu et en été elle peut profiter à loisir de son grand territoire chez mes parents. J’ai plusieurs amis également étudiants qui font de même avec leur chat et pour peu qu’ils le fassent depuis petits, ils n’ont pas de problème non plus !

  12. Monique Monhoc

    J’ai adoré vous lire ! je ne vous connaissais pas…j’ai trouvé votre adresse par une intermédiaire….
    Pas trop long, non, le commentaire sur la petite chatte ! Je reconnais bien les chats !!! et j’en ai 6, qui sont arrivés chez moi chacun leur tour, adoptés, disons plutôt recueillis ! car oui, il y a des malheureux vagabonds sdf !…
    ce fut parfois difficile, la cohabitation ! Mais ils sont arrivés jeunes, et pour le moment ça marche !
    J’aime bien le commentaire laissé par IRENE (le 3 mars si je ne me trompe pas) concernant les NOMS donnés aux
    chats !
    Moi, je leur ai cherché chaque fois un nom, mais pas facile ; il faut le « sentir » comme étant bien adapté au chat en question !
    le nom doit lui aller « comme un gant » ! Alors ici, ils ont tous un nom, bien sûr, mais on les appelle aussi : le Noir, la Noire, la Noire et Blanc, le Gris, la crotte (! excusez le terme, trouvé par mon époux !) pour une mélangée siamois et chat à long poils, et la dernière arrivée, la petite crotte ou la petite noire (elle est plus petite) !!!
    LA COHABITATION est parfois difficile pour les chats entre eux, car ce sont des animaux plutôt solitaires, et pas de meute. Certains sont « bonne pâte », accommodants, d’autres plus jaloux de leurs prérogatives !Le difficile pour l’humain est de traduire le « langage » de chacun, de comprendre leur demande, de leur faire comprendre notre réponse ! Quant à savoir si le chat vous aime, c’est oui si vous le lui rendez ! Malgré une attitude souvent réservée, il a besoin de calins (à son heure !) et d’affection. Le baiser : frottez doucement le bout de votre nez sur le dessus du sien ! Très souvent, il aimera…
    Merci de m’envoyer de vos nouvelles !

  13. Trop mignon cet article, je me suis laissée embarquée (à me demander: pourquoi tu es en train de lire ça en fait?). Je n’ai pas de chat et y suis même super allergique, mais j’envisage un jour d’adopter un chien (en refuge aussi) et votre réflexion me laisse réveuse.
    Bonne continuation avec Eleven ! Elle est trop choupi !

  14. Laëtitia

    Eleven est trop trop choue ! Merci pour ces précieux conseils, notamment pour les croquettes, sujet sur lequel je m’arrache les cheveux ces derniers mois (il y a quelques temps, nous avons voulu changer de marque de croquettes pour quelque chose de meilleure qualité, mais à ma grande surprise, mon chat aîné (oui, parce qu’on en a deux) ne les digère pas aussi bien que celles du supermarché… C’est un vrai casse-tête). C’est tellement difficile de se faire un avis tant on peut lire tout et son contraire !
    Et si ça peut te rassurer, notre premier chat passait son temps à manger les plantes quand il était petit, mais ça a fini par lui passer et maintenant nous avons 2 chats et plein de jolies plantes (qui ont plus peur de mes soins que des chats :p)

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