4
Fév
2018
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Life Lately #85

Je vous écris ce matin-midi depuis mon lit, j’ai les yeux posés alternativement sur mon écran et sur le Velux qui perce notre toit d’un puits de lumière, dans lequel se jette le soleil. Du soleil, enfin. Au réveil, Eleven est venue se blottir contre mon ventre, sous la couette et je me suis surprise à sourire dans ce demi-sommeil tout chaud, si vous cherchiez une dernière bonne raison d’adopter une bouillobelette, c’est peut-être ça. Alors qu’hier je me disais qu’elle n’était finalement pas très câline, j’ai été surprise par ses ronronnements tout contre moi, et c’était doux.

Alors voilà, je n’ai pas encore eu le courage de compter les jours qui nous séparent du printemps, et puis vu ces rayons dorés je me dis que peut-être ce n’est pas si important. Je dirais moins ça dans deux heures quand il pleuvra à nouveau, mais profitons de l’instant présent, si vous le voulez bien. J’ai toujours considéré que les mois suivant les fêtes de fin d’année jusqu’à l’arrivée des beaux jours devaient être des mois d’hibernation, de repli sur soi, sur le foyer, pour pouvoir mieux sortir de nos cocons, de nos bourgeons par la suite. Cette année ne fait pas exception, la dépression saisonnière frappe vraiment de plein fouet (ce fichu manque de soleil !), mais j’avoue quand même largement profiter du confort douillet de mon chez moi.

D’ailleurs, j’ai commencé à lire Chez soi, un essai de Mona Chollet sur l’espace domestique, et je suis très heureuse d’avoir entamé cette lecture. Je vous en reparlerai probablement en long, en large et en travers car c’est un sujet qui me passionne. Tout comme revendiquer d’être une fille qui préfère le calme et les petits comités m’a pris du temps, j’ai du mal à assumer encore aujourd’hui ne pas rêver de voyages toutes les nuits, aimer très fort mon chez moi. Je suis une fille de l’intérieur, définitivement, voilà peut-être un qualificatif qui me correspond vraiment.

Dans l’interstice de ces deux paragraphes se sont écoulées des heures, que j’ai passées à cuisiner un gros brunch pour les amis venus passer le weekend chez nous (galettes de pommes de terre au fromage, tempeh fumé façon bacon, pancakes à la banane et brioche dorée de la boulangerie), puis à jouer à Left 4 Dead avec eux, un des seuls jeux vidéos duquel je ne me lasse pas, bien que je sois vraiment très nulle. Il combine deux de mes passions : les jeux de coopération et les zombies. Eh oui, on ne dirait peut-être pas comme ça, mais s’il y a bien un « genre » horrifique que j’adore, c’est bien tout ce qui a trait aux zombies. Je ne m’explique pas cet engouement, qui remonte peut-être à mes premiers Chair de poule, toujours est-il que si vous me dites « il y a des zombies », qu’on parle d’un film ou d’un jeu, je vais forcément être enthousiaste. A part pour The Walking Dead, là non plus je ne comprends pas pourquoi mais étonnamment, je n’ai pas accroché. Comme quoi, il n’y a vraiment rien de rationnel là-dedans ! Toujours est-il que si vous avez des envies de frayeurs zombiesques, ou tout simplement de contenus liés à ce pan de notre pop culture, j’ai des recommandations pour vous !

Côté séries, j’ai adoré la première saison de Santa Clarita’s Diet, dans laquelle Timothy Oliphant et Drew Barrimore jouent un couple d’agents immobiliers de banlieue tout ce qu’il y a de plus peinards, jusqu’à ce que Drew Barrimore devienne un zombie et se mette à manger des gens… C’est très drôle, très gore (dans le genre ketchup-sirop de glucose mais quand même), et je désespère d’une saison 2 ! Sur grand écran, j’ai eu un coup de cœur pour Dernier train pour Busan, un film coréen très finement joué, qui se passe intégralement dans un train, mais aussi pour Warm Bodies, qui n’a rien d’un film d’horreur et ressemble plutôt à… une romcom. C’est l’histoire d’un zombie qui tombe amoureux d’une humaine, c’est plein de bons sentiments mais j’ai franchement passé un bon moment. Il y a évidemment l’incontournable Bienvenue à Zombieland, avec Jesse Eisenberg, Emma Stone et Woody Harrelson, un film qui mélange la comédie, le film initiatique et le roadtrip. Enfin, comment ne pas parler de Shaun of the Dead, excellent premier volet de la trilogie des Cornettos de Edgar Wright, avec Nick Frost et Simon Pegg : toujours une comédie, mais du genre magistrale, puisque Edgar Wright est vraiment un réalisateur de génie. Et pour un très très (…) très bon roman, je ne peux que vous conseiller World War Z, de Max Brooks, qui là encore dépasse les frontières de « l’histoire de zombie » (vous avez peut-être compris que ce n’est pas vraiment l’aspect horrifique qui m’intéresse, en fait), puisque c’est une collection d’interviews de personnes à travers le monde, ayant survécu à une pandémie zombiesque. On y retrouve tous types de personnalités, depuis le petit otaku japonais qui a réussi à s’en sortir grâce à son expérience dans les jeux vidéos jusqu’au gérant d’un labo ayant commercialisé un faux vaccin. C’est, à la réflexion, un de mes romans préférés, et je viens de m’auto-donner envie de le relire.

Allez, on referme la parenthèse zombie, je n’avais jamais autant écrit ce mot dans un même texte, il commence à avoir l’air bizarre :D Est-ce que vous aussi vous avez des passions bizarres, qu’on ne vous soupçonnerait pas au premier abord ?

Et sinon cette semaine, j’ai dorloté mon otite — je suis sous antibiotiques, ce qui m’agace par principe mais il faut bien reconnaître que c’est, pour le coup, terriblement efficace — et je suis allée en mission pour Yakila, dont je vous parlais la semaine dernière. Prendre quelques photos dans deux jolis lieux lillois pleins d’engagement et de belles/bonnes choses, afin de préparer mes premières bonnes adresses qui seront en ligne à l’ouverture du site ! Je ne résiste pas à l’envie de vous teaser un peu avec cette photo bien mystérieuse. S’il y a des Lillois.es parmi vous, reconnaîtrez-vous l’endroit ? (hyper facile si vous me suivez sur Instagram)

Yakila surprise

Deux lectures à vous conseiller ce dimanche : d’abord le bel article de Julie sur Friendly Beauty qui relate son expérience avec les parfums naturels 100BON, qui me font envie depuis un moment et pour lesquels je vais finir par craquer. Et puis un article spécial pour les porteuses de stérilet (ou « dispositif intra-utérin », DIU pour les intimes) : saviez-vous que vous pouvez sans danger retirer votre DIU vous-mêmes ? J’avoue que le lire me rassure un peu, je ne sais pas pourquoi. L’impression de pouvoir à tout moment reprendre le contrôle de cette partie de mon corps, peut-être.

Allez, je vous laisse, mon amoureux m’attend patiemment pour notre soirée en tête-à-tête. Je le disais hier sur Instagram, en ce moment je trouve la vie un peu violente, alors je m’enveloppe de mille couches comme pour me molletonner contre les coups durs, et rien n’est plus doux qu’une soirée avec lui et notre petit chaton. (et des patates au fromage)

Prenez soin de vous, à tout bientôt !

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10 Réponses

  1. Auriane

    Le sentiment doux-amer quand je lis un rayon de soleil à travers le velux et vois de gros flocons par la fenêtre, et du blanc sur les toiles rouges et les cheminées de Lyon… Mais c’est bien aussi, beaucoup plus doux qu’un ciel gris mais vide.

    Passe une bonne semaine !

    1. Le ciel est gris et vide ce matin, et il fait un froid de canard, je te comprends ! Et pour le coup, je préférerais de la neige :P peut-être vendredi ! Belle semaine à toi.

  2. Claudie

    En trilogie littéraire, je lance les livres de Carrie Ryan dont le premier tome en français est La forêt des damnés et en anglais The Forest of Hands and Teeth (que je trouve beaucoup plus adapté (pourquoi ne l’ont-ils pas traduit fidèlement en français??) hum). Merci pour ce billet! ^_^

  3. J’ai vraiment appris quelque chose là avec l’article sur le DIU !! Je suis concernée et je dois enlever le mien dans quelques mois (déjà 5 ans…) alors ça me parle. Autant la gynéco m’avait bien expliqué comment vérifier pour les fils, autant ça ne m’était pas venu à l’esprit que j’aurais pu le retirer seule. Je ne pense pas le faire car je suis une grosse trouillarde et parce que je ne suis pas allée chez une gynéco ou sage femme depuis quatre ans (gloups) donc c’est l’occasion d’un petit check up. Mais c’est un point de vue passionnant !

  4. En livre zombiesque tu as The girl with all the gift qui est assez sympa (et son adaptation récente est pas mal non plus) !
    J’avais lu Chez soi il y a quelques années et vraiment aimé, un de ces quatre il faudra que je lise (enfin) Beauté Fatale…

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