28
Déc
2017
19

2017 en 12 bonheurs

J’aime les bilans, c’est un fait. Et même si cette année n’a pas été des plus faciles, je tenais à revenir dessus, pour en garder une trace, et puis pour partager avec vous les beaux moments qui ont peuplé ces douze derniers mois. Même si j’ai pas mal chouiné, par ici et ailleurs, je suis vraiment très heureuse de pouvoir dire qu’il ne m’a pas fallu creuser trop profondément pour retrouver les jolis souvenirs des jolies choses – même si j’avoue que pour le coup, mon historique de photos Instagram m’a permis de remettre tout ça dans l’ordre chronologique.

J’ai décidé de vous présenter les douze mois de l’année accompagnés de quelques souvenirs, une rétrospective 100% bonheur, 100% fierté, 100% amour. Je suis vraiment contente quand je revois tout le chemin accompli. J’espère que ce petit roadtrip down Memory Lane et ce petit plongeon dans ma petite vie pas bien mouvementée vous plaira. En fin d’article, je partage quelques envies pour une nouvelle année toute aussi riche en épanouissement.

*

JANVIER

L’année a commencé sur le canapé d’une amie, le nez dans une coupe de champagne, un très mauvais film à l’écran et les vestiges d’un apéro géant sur la table. Nous étions trois, c’était mon premier réveillon sans prétention, qui me ressemblait parfaitement. L’année où j’ai compris, comme en parle Céline ici, que je suis plutôt une fille à petits comités. Le début d’une année où être ce que je suis vraiment prendra beaucoup d’importance dans mon chemin intérieur.

FÉVRIER

Le souvenir d’une jolie Saint-Valentin improvisée, quand on s’était dit « oh bof hein » et puis finalement « on n’irait pas au resto, quand même ? », le plaisir de ne faire que ce qui nous plaît, ce qui nous ressemble. Et accepter au fond, que si ce qui nous ressemble ressemble aussi à des dizaines de milliers d’autres, ce n’est pas grave et c’est même chouette. Dépasser le besoin d’être à contresens juste pour pouvoir dire eh, vous avez vu, je suis différente. Juste, être nous.

MARS

Juste avant la fin du mois et le début d’une nouvelle aventure, organiser la première soirée pyjama de toute ma courte vie, entourée des copines de l’école. Décompresser totalement, boire des verres, manger des chips, regarder La Cité de la Peur, s’endormir à pas d’heure, se réveiller dans les choux et petit-déjeuner ensemble autour de la table. Faire durer les minutes et étirer le temps, s’entourer encore un peu, avant le grand départ.

AVRIL

Le retour du printemps, les arbres en fleur, manger sur la terrasse intérieure d’une petite cantine écolo à quelques pas de l’école, quelques heures seulement avant notre oral de groupe. Je me souviens avoir eu mal au ventre et envie de vomir, je me souviens aussi qu’il était mille fois plus agréables d’avoir mal au ventre et envie de vomir en compagnie des copines. Au fond savoir qu’on peut tout surmonter. A la fin du mois, un coquelicot vient orner ma peau grâce à ma petite sœur, et ça c’était beau.

MAI

En mai, l’anniversaire de l’amoureux, la naissance d’un neveu, et puis le mariage de nos amis expatriés en Angleterre. Une hen do en trio, la bride-to-be, la témoin et moi, dans un spa luxueux qui nous a laissées ramollies et heureuses, un gargantuesque Afternoon Tea dans le ventre. Ce mariage dans un décor de rêve, l’excellent vin, le repas gastronomique, les robes fabuleuses, et rentrer au milieu de la nuit avec le gang des Frenchies pour manger des cordons-bleu devant Guardians of the Galaxy. Aimer encore une fois, ces moments qui nous ressemblent, qui nous rassemblent.

JUIN

Le soleil qui réchauffe les peaux, ressortir ma belle robe/jupe jaune à rayures, dénuder jambes et bras, et faire griller des marshmallows au barbecue après avoir couru dans le jardin avec les enfants, essayé la posture de l’arbre pieds nus dans le gazon, et passé des heures dans le jacuzzi de mes parents (ça vend du rêve hein, de dire « mes parents ont un jacuzzi »). La dolce vita. Le retour des fruits et légumes d’été me remplit d’une joie incroyable et je mange mon poids en abricots, en fraises et en melon.

JUILLET

Finir mon stage sur les rotules, décider d’être en vacances. Et ne rien faire, oh, ne rien faire, le luxe du temps long et des siestes dans les parcs. Fêter deux ans de mariage autour d’un plat de pâtes, passer devant une mosaïque arabe bleutée, manger des burgers véganes avec les copains. Laisser mon amie Leïla me prendre en photo et aimer vraiment très fort le résultat, commencer alors un travail de paix qui se tisse lentement, d’avec un corps trop longtemps malmené.

AOÛT

Me séparer de Mathieu pour quatre longues semaines de vacances avec mon côté de notre famille – la joie de passer du temps avec les miens. Mes petits frères qui grandissent sans se lasser d’être mes préférés sur Terre, ma petite sœur bien plus grande déjà, venue avec son amoureux à elle, que j’apprends à connaître. Faire des longueurs dans la piscine, me dorer la pilule, ré-apprendre à être seule. Même quand le corps fatigue et lâche, me noyer dans le luxe d’être immobile. Pendant ces vacances, reprendre la route de l’aquarelle et peindre sans discontinuer, des fleurs, des citrons, des branches d’olivier.

SEPTEMBRE

Une nouvelle année scolaire commence, la dernière pour moi, et je retrouve le chemin de l’école avec sur ce chemin, ma boulangerie préférée. Je m’émerveille de la facilité avec laquelle les copines de l’an dernier et moi, on arrive à garder ce contact qui m’a tant forgée pendant des mois. On instaure un rendez-vous culturel mensuel, on se retrouve, on raconte déboires et grandes joies. Pendant l’été, j’ai commencé à écrire plus assidûment, en septembre ça devient carrément une manie, une addiction : pas un jour ne passe sans que j’écrive au moins une ligne, souvent bien plus.

OCTOBRE

Octobre est dur autant qu’il est doux, j’achète des pin’s émaillés à des femmes au talent monstre, une plante verte aérienne, un livre relié, j’accroche des bouts de moi aux murs, reprends le contrôle de chez moi pour ne pas me laisser envahir par l’impression de ne plus rien contrôler du tout. Les jours raccourcissent. Je trouve un beau matin l’idée du roman que j’écrirai le mois suivant. Je passe mes journées à le planifier, à en dessiner les contours, je m’y jette à corps perdu. Que j’ai hâte de commencer, de me lancer ce défi dont je sais que je peux le relever.

NOVEMBRE

En un éclair novembre se déroule, j’écris comme on respire, je pense à cette histoire du lever au coucher, j’en rêve même la nuit. Limoges pour mourir, c’est un peu ma renaissance. Je reprends foi en ma capacité de créer. Je me régale des échanges dans la communauté que j’ai créée. Avec ma petite sœur, on se tatoue en chœur, on scelle dans nos épidermes la puissance de ce qui nous lie depuis sa naissance. Et puis avec Mathieu, on fête aussi six ans d’une relation que je n’aurais jamais pu espérer aussi belle, qui chaque jour me remplit de la force d’être moi. Ce que nous sommes m’éblouit. Du coup Eleven le Kitten rejoint notre foyer, pour fêter ça.

DÉCEMBRE

Ce dernier mois de l’année a la saveur de la boucle bouclée. Comme chaque fois, décembre est synonyme de réunions, d’abord autour de mon anniversaire fêté entre amis, puis de celui de mon papa avec ma famille, et enfin avec un Noël enchanteur. Pour quelques jours en Normandie, j’ai eu le plaisir de cuisiner, de jouer et de chanter avec ma famille d’adoption, de déballer les cadeaux, de boire le champagne, de rire jusqu’au petit matin (ou presque). Comme en plus, c’est en décembre que j’ai fini le dernier jet de mon roman, je me sens légère, sereine, à ma place.

Pour finir l’année comme on l’a commencée, on reste en petit comité, là où on se sent le mieux. Un bon repas cuisiné ensemble avec des amis, des jeux de société, du bon vin, et recouvrir de câlinous la petite Eleven.

*

EN 2018…

éclore

En cette fin d’année, ce mot, éclore, s’est imposé à moi alors même que je ne le cherchais pas vraiment.

C’est peut-être parce que ces derniers mois, j’ai pris vraiment conscience qu’il était temps d’accepter pleinement qui je suis, de me donner les moyens de faire ce que je veux faire, de mes journées et de ma vie. Pendant quelques années, je me suis laissée bercer par des discours venus de l’extérieur, sans prendre le temps de consulter ce qui se passe à l’intérieur, de moi. J’ai eu des envies qui ne m’appartenaient pas, je ne saurais pas trop comment expliquer ça. Vous savez, à force de regarder autour de moi, je me suis dit « oh tiens, j’ai envie de voyages » alors que je ne suis pas du tout une globe-trotteuse dans l’âme. Je me suis dit « oh tiens, j’ai envie de faire du yoga tous les jours » alors qu’en fait, ce n’est pas qui je suis, et je ne suis pas sûre que ce soit qui j’ai envie d’être.

C’est comme si après avoir passé beaucoup de temps à vouloir toucher du doigt « la meilleure version de moi-même », j’avais cette année commencé à accepter que je suis déjà très bien comme je suis. Je me suis beaucoup éloignée des tendances du développement personnel – je n’ai d’ailleurs pas rouvert un de ces bouquins ces 12 derniers mois –, j’ai compris que j’avais aussi besoin de me laisser le temps et l’espace pour être « imparfaite ». Pour aimer paresser au lieu de faire du sport, pour préférer la raclette aux smoothies verts, pour ne pas ressentir en moi l’envie d’être minimaliste, ou mince, ou toujours parfaitement habillée.

En 2018, j’aimerais continuer sur cette voie. Continuer à regarder le monde qui m’entoure d’un oeil critique et bienveillant, pour pouvoir piocher dans ce que je vois, ce qui me correspond, toujours en me demandant si ça me correspond vraiment. C’est difficile, ce chemin, il est semé d’embûche, parce qu’il est si difficile d’apprendre à faire la paix avec soi, son corps, ses rêves, ses difficultés, ses défauts. Alors autant l’emprunter le plus tôt possible.

Et vous, quelle est votre intention pour 2018 ? Vous venez éclore avec moi ?

*

Cet article est le dernier de l’année, j’espère que vous passez de belles fêtes entourées des gens qui comptent pour vous. On se retrouve dans quelques jours, pour la première newsletter de 2018, puis le premier article, qui lancera le premier atelier d’écriture que j’ai décidé d’organiser sur le groupe des Writing Buddies. Alors vous avez quelques petites choses à faire si vous voulez profiter de tout ça : vous inscrire à la newsletter mensuelle et vous inscrire sur le groupe d’écriture si vous écrivez. Alors à tout bientôt, reposez-vous bien, mangez ce que vous voulez, dormez tard si vous le pouvez. A l’année prochaine ! (hinhin)

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12 Réponses

  1. Quel joli bilan de 2017 et c’est une merveilleuse résolution d’ être soi même , je pense que je vais te la piquer pour 2018 ;) passe de bonnes fêtes de fin d’année, en petit comité et on se dit à l’année prochaine !

  2. Très joli inventaire! Et je te souhaite d’éclore en 2018…
    Depuis peu de temps, l’idée d’un roman me trotte en tête mais il n’est pas assez mûr…
    En attendant, moi aussi, peu à peu, j’éclos :)
    Au plaisir de te lire!
    Marion

  3. Leïla

    Bonjour Pauline,
    Je te suis depuis un moment, sans avoir jamais commenté jusqu’à présent…
    Je voulais juste te remercier pour tes jolis mots, tes belles images, tes réflexions et raisonnements toujours construits et qui tombent souvent à pic, et donc, résonnent… :)
    Voilà, c’est tout !
    Belle fin d’année et belle éclosion en 2018 (je viens avec toi !)

  4. Encore une fois, quel joli billet ! Que de poésie, d’amour des mots. Que de sensations, de sentiments, de sens… Tu me donnes envie d’écrire :)
    Je te souhaite une très belle année d’éclosion en 2018… Pour ma part, la vieille que je suis n’est plus sur le chemin de l’éclosion, mais celui de l’épanouissement (et ça me va très bien aussi). On met du temps à trouver son sentier, mais ensuite quel bonheur de le suivre chaque jour (et chaque nuit !).

  5. Quelle année! Quelle année vécue à fond! Bravo à toi! Merci d’écrire et de partager, merci de lancer des graines qui souvent me font réfléchir!
    Je t’envoie de la force, de l’été invincible pour que tes rêves prennent corps cette année! Et je t’embrasse

  6. Mojopin

     » j’ai compris que j’avais aussi besoin de me laisser le temps et l’espace pour être « imparfaite ». Pour aimer paresser au lieu de faire du sport, pour préférer la raclette aux smoothies verts, pour ne pas ressentir en moi l’envie d’être minimaliste, ou mince, ou toujours parfaitement habillée. »

    Amen. :) Ton blog est l’un des rares que je suis car justement tu ne triches pas, la sincérité avec laquelle tu écris me réjouit et m’émeut.

    Je te souhaite à toi ainsi qu’à tes proches une très belle année 2018.
    Valérie

  7. Vraiment, très joli bilan ! J’adore. Je kiffe le concept. Je plussoie. Bref.
    Moi aussi je deviens une fille à « petits comités », mais je mets ça sur le compte de la « vieillesse » (j’approche de mes 30 ans. Mazette.)
    Belle nouvelle année à toi !

  8. Merci pour ce très bel article <3
    (Je n'ai rien de pertinent à rajouter mais ça m'a touchée et tes mots ont résonné donc je voulais au moins te remercier)

    Je te souhaite une très belle année :)

  9. Que tes mots sont beaux, comme toujours. Je viens de lire tous les commentaires, et celui ou tu dis que tu as trente ans depuis toujours fait entièrement écho à ce que je pense de moi-meme. Sauf que cette semaine, j’ai vraiment 30 ans, et c’est une vraie joie pour moi, je me sens en alignement parfait avec moi-meme!

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