1
Sep
2017
29

L’essentiel

J’ai commencé à bloguer quand les Skyblogs sont apparus. Après quelques Skyblogs aux noms ridicules où je postais des photos d’Emma Watson en lui déclarant une admiration éternelle à l’aide d’une mise en forme de texte qui arrachait la rétine, je suis passée du côté minimaliste de la force. Grâce à des adresses de blog philosophico-poétiques et des photos volées sur Google (c’était bien avant que je connaisse le concept de droits d’auteur, je n’en suis pas fière), je me suis créé plusieurs blogs pour poster des textes. Pas des billets où je racontais comment bien s’organiser pour le collège, des textes. Inventés de toute pièce par ma petite imagination un peu insomniaque, ils étaient très courts ces textes, ils racontaient de petites histoires sans queue ni tête, et ils n’étaient lus par personne.

J’ai continué sur d’autres plateformes, après, avec d’autres pseudos mièvres, des mises en pages plus sobres encore, des polices avec des serifs et toujours peu le souci d’être lue ou pas. Je préférais d’ailleurs ne pas l’être. J’écrivais pour moi, pour m’évader et pour me retrouver à la fois, j’aimais me raconter des histoires, écrire me permettait de vivre d’autres émotions que celles de la lecture – la surprise de parfois trouver une phrase vraiment très jolie et de penser « oh mais tiens c’est moi ça », la fièvre créative qui m’empêchait de dormir et me faisait rallumer mon ordinateur à 1h du matin en priant pour que mes parents ne l’entendent pas démarrer.

J’ai arrêté tout ça, en ouvrant l’ancêtre de ce blog. J’ai continué à écrire des textes sans but mais je les ai gardés pour moi. Je ne voulais plus vraiment raconter d’histoires. Je voulais parler de choses importantes, partager ma vision du monde de manière assez terre-à-terre : féminisme, végétarisme, non-violence, bien-être… Ces thématiques sont importantes à mes yeux et avoir écrit sans relâche pendant des années avant d’ouvrir un blog destiné à être lu par d’autres m’a permis de n’avoir aucune crainte à l’idée de les aborder. Finalement, parler de ce qui existe, parler d’un produit, d’une recette, d’un mode de vie, c’était tellement plus facile pour moi que de dévoiler ce que mon imagination pouvait façonner, et les mots que je liais entre eux pour m’exprimer.

Quand je rédige un billet d’humeurs – catégorie arbitrairement appelée ainsi pour partager des phrases alambiquées, des rimes répétitives, des instantanés de ma vie sans contexte ni analyse – j’ai peur de franchir une limite invisible. Quand je rédige « trop » de billets d’humeurs à la suite, je n’ose pas les publier, parce que je me dis que ce n’est pas vraiment ce que je suis censée poster. A la fois parce que je ne l’ai jamais beaucoup fait (de plus en plus ces derniers temps, je vous l’accorde), et parce que d’autres le font tellement mieux que moi. Quand je lis les phrases de mes blogueuses préférées, je me dis qu’on est bien peu de choses hein, et que j’ai l’air de quoi avec mes mélodrames post-adolescents. Et puis j’ose parfois, et vous me dites que vous aimez bien ça. Que ça vous touche et vous remue, que ça vous parle. Que c’est joli. Alors je rougis et je me dis qu’avoir un peu de courage de temps en temps, ça vaut le coup.

Et alors rien à voir, ou peut-être tout à voir, mais quand j’écris un tel billet, ou un autre type de billet, et que je n’ai pas de photo pour l’illustrer, je grince des dents. Parce que les blogs maintenant, ils sont si beaux, si pro, les blogueuses ont tellement de talent, qu’un blog sans photo ou avec une photo un peu moche, ça fait un peu drôle. J’ai demandé un appareil photo Reflex pour mes vingt ans, parce que j’aime la photo et que je voulais m’améliorer, mais aussi en pensant à ce blog que je voulais rendre encore plus beau. Au final, je n’utilise cet appareil photo que dans deux cas (attention, j’exagère un tout petit peu) : pour illustrer le blog (un peu la mort dans l’âme, car je me rends bien compte que je n’ai pas le quart du talent nécessaire pour faire de jolies mises en scènes, pour évoquer de jolies choses à travers mes clichés, qui restent plats et dénués de beaucoup d’intérêt), et pour moi, parce que je veux capturer un souvenir, une expression, une éternité fugace.

Quand je regarde mes photos d’Écosse – j’en ai partagé certaines ici, dans des articles racontant notre séjour – je les trouve toutes très réussies. Je les avais faites pour moi, pour nous, pour garder une trace de notre voyage de noces, de notre voyage entre amis, de mon premier voyage d’adulte. Sans me sentir forcée, et en ayant le temps de découvrir les réglages de l’appareil et la beauté de la nature, sublimée à travers mon objectif. J’aime la photo, pour moi, quand j’en ai envie.

Et puis le temps passe et voilà qu’une gêne s’installe en moi, une infime gêne, comme une écharde, quand je veux publier sur mon propre blog. J’ai mis du temps, plus d’un an je crois, à trouver d’où venait cette gêne, et à comprendre ses tenants et ses aboutissants. Il se trouve que, tout simplement, j’ai perdu de vue l’essentiel.

Sans m’en rendre compte, sans que ce soient des choix conscients, j’ai voulu que mon blog soit très beau, très pro – à l’échelle de mes compétences techniques et graphiques. J’ai voulu qu’il ressemble aux blogs à la mode, pour qu’il soit plus attrayant au premier regard, parce que je voulais être lue, ce qui était très nouveau pour moi, comme envie. J’ai décidé d’illustrer mes articles de mes propres photos dès que c’était possible, et d’utiliser des images libres de droits de grande qualité quand je n’avais pas le temps ou le matériel pour faire mes propres photos. J’ai voulu parler de choses utiles qui intéresseraient le plus grand nombre, et j’ai voulu que chaque article soit facile à lire : bien aéré, copieusement illustré, les grandes idées délimitées par des titres, des séparateurs, des encarts colorés, des icônes.

Aucun de ces comportements n’est condamnable en soi, évidemment. Évidemment que de jolies photos sont plus agréables à regarder, évidemment qu’un article factuel de plus de 2000 mots a besoin d’être mis en page pour être apprécié. Évidemment qu’on ne lit pas sur un écran comme on lit sur papier. Ce n’est pas là que je veux en venir. (eh bien accouche donc, non mais dis !) (oui ça va, ça va, j’y viens)

Ce que je veux dire, c’est que depuis le tout début, mon but a toujours été d’écrire. Écrire des choses intéressantes, oui, partager ma vision du monde, des bonnes adresses et des bons plans, oui. Mais pas que. Quand j’ai commencé à écrire, et à écrire sur Internet, c’était surtout pour raconter les petites choses du quotidien. Ce n’était pas transcendant, mais j’aimais essayer de trouver les mots pour tenter de décrire l’odeur si particulière d’une peau nue chauffée par un rayon de soleil matinal, quand accoudée au balcon une amie buvait du café hivernal.

Et contrairement à ce besoin d’écrire, à cette fureur d’écrire, je n’ai jamais prétendu être photographe. Si j’admire plus que de raison ces plumes si belles et fluides qui parviennent en plus de ça à nous éblouir de clichés magnifiques aux lumières pures et à la poésie colorée, je sais que ce n’est pas qui je suis et que je ne le serais probablement jamais. Il m’a fallu tout ce temps pour réaliser que ce n’est pas grave. Que pour bloguer, je ne suis pas obligée d’être une très bonne photographe. Et que j’ai le droit, si je veux, de bloguer quand je veux sur les sujets qui me plaisent. Même l’odeur de la peau nue chauffée par un rayon de soleil matinal. Même si tout le monde s’en fout.

Il y a deux ou trois mois, mon blog a planté et la présentation de la page d’accueil a dû être modifiée. Au lieu des tuiles que j’avais choisies au départ parce que c’était pratique et à la mode, j’ai retrouvé l’affichage classique des blogs « à l’ancienne » – qui n’a pas tout à fait disparu mais qui est loin d’être majoritaire désormais. Les widgets ont disparu, le slider central aussi, le petit aperçu de mon compte Instagram…

Il ne restait plus que l’essentiel. Les mots.

Alors je suis partie en vacances, j’ai beaucoup écrit, sur la beauté des matins et puis aussi des soirs, sur les émotions ressenties en lisant un livre génial ou au contraire pas très bien (ou pire que tout : mal traduit !), j’ai écrit des lettres à mon amoureux. Et j’ai réalisé que depuis qu’Un invincible été est né, je m’empêche de poster plein de textes que j’aimerais pourtant vous montrer, parce qu’ils ne racontent rien de bien intéressant, parce que je me dis que je n’écris pas assez bien, ou encore parce que je n’ai pas de photo pour l’illustrer.

Est-ce que ce sont de bonnes raisons pour s’auto-censurer ?

J’ai décidé que non. Ça suffit cinq minutes, d’inventer de mauvaises excuses pour ne jamais prendre de risques.

Alors en plus de tous les articles que j’ai l’habitude de poster et qui sont tellement dans ma zone de confort que je pourrais les écrire les yeux fermés (et c’est génial, et j’adore ça, vraiment), j’ai décidé de poster plus de billets où je m’essaye à raconter les petites choses de la vie. Et j’ai décidé d’arrêter de m’en faire pour des questions bêtement photographiques. Il y aura peut-être moins de photos ici, mais elles seront plus travaillées, elles auront plus de sens, et surtout, surtout. Il n’y aura plus rien de forcé. (je tiens à signaler qu’il n’y avait déjà pas grand-chose de forcé, hein, à part cette histoire de photos ratées)

Voilà l’histoire de cette odeur de café dépouillée, que vous avez eu l’air de bien aimer, un bêta-test avant cet article où je m’étais dit que j’allais vous expliquer tout ce qui m’est passé par la tête cet été, alors qu’on parlait de Skyblogs et que je réalisais qu’à l’époque, j’étais bien moins inquiète d’être lue, et bien plus avide d’écrire sans discontinuer.

*

Qu’est-ce que vous pensez de tout ça ? Parce qu’il y a quelque chose qui est resté certain, c’est que ce que je préfère par-dessus tout, c’est discuter avec vous.

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26 Réponses

  1. J’ai hâte de lire tous tes textes :) je met assez peu d’enjeux sur mon blog mais j’avoue qu’à un moment j’étais persuadée que ça ne servait à rien que je me lance car je n’aurais pas le temps et la volonté d’avoir un joli blog, avec un nom de domaine, une jolie illustrations, des photos « stylées » et lumineuses avec le titre par dessus, bref ce qui faisait un blog dans mon esprit. Mais finalement, comme précisément je blogue pour moi et sans envie particulière d’être une méga influente blogueuse (ce que je n’atteindrai jamais de toute façon aha), j’ai pris un thème basique et j’essaie surtout d’écrire. Et c’est pas mal, c’est vrai. Ca fait du bien de lire tes textes toujours sincères

  2. Anne

    Bonjour Pauline,

    Un instant j’ai eu peur que tu annonces que tu arrêtais de bloguer. Heureusement non \o/

    J’aime tellement tes mots ! Je crois que c’est sur Tweeter que je t’ai dit que je venais pour tes mots et pas tes photos. Tu as une jolie plume, je suis ravie que tu veuilles partager avec nous d’autres textes. Je suis certaine d’aimer ;)

    Et surtout surtout fais toi plaisir en écrivant que ça soit pour la partager ou non !

    Bonne soirée.

  3. Esvilia

    You go girl ! Ce blog il est à toi, et à mon (humble) avis, s’il te plaît, alors ils nous plaira aussi.
    Tu as la manière de nous faire ressentir les choses dans tes mots, en toute simplicité (et je t’admire pour ça), et c’est ce qui rend ces bribes de vie si intéressantes.
    Keep going !

  4. Léa

    Je ne poste quasiment jamais de commentaire, mais je fais une exception aujourd’hui pour t’encourager et t’envoyer un petit mot de soutien.Quand j’étais adolescente, je m’étais aussi créé un skyblog sur lequel je mettais mes textes, sans photo ou avec des photos floues, et surtout je n’avais donné l’adresse à personne. Des années après je l’ai retrouvé avec beaucoup d’émotion, j’ai pu retrouver la personne que j’étais à cette époque et pour la première fois depuis longtemps, je me suis considérée avec tendresse. Alors évidemment que je t’encourage dans ta démarche, offrir un petit bout de soi à travers un texte sincère et authentique, je trouve ça très beau et très émouvant :)

  5. Et bien c’est parfait! C’est même formidable d’être soi même et arriver à se montrer tel
    Que l’on est. Bravo. Moi, j’aime ça, lire des textes qui sortent des tripes, qui racontent un être humain. Un être humain tel que moi, ni plus, moins. Et j’aime aussi suivre l’évolution qui fait ce que nous sommes vraiment. Dans ce monde où tout le monde essaye de se sentir aimé en se formatant.. génial, de lire des textes simples et vrais. Continue!

  6. Eh bien moi je dis que tu as tout à fait raison : sois toi-même, c’est d’abord ça que les lecteurs de blogs recherchent. Pas un super beau blog avec des belles photos, des beaux textes ou des super mises en page, mais avant tout une personnalité. En te lisant, comme ça, simplement, avec ce que tu sais faire, on se sent proche de toi. Ou pas. Mais ceux qui ne se sentent pas proches ne resteront pas. Et ne reviendront pas. Tant pis !
    Je ne suis pas douée en photo moi non plus, mais je ne cherche pas à faire de belles photos ; mon site est peu illustré, mais comme tu dis, je suis romancière, pas photographe :)
    C’est en tout cas toujours un plaisir de te lire et si tu prends cette direction dont tu parles, le plaisir en sera décuplé (pour moi, en tout cas).

  7. Marjolaine

    Bonjour Pauline, merci pour cet article ! J’ai commencé à te suivre depuis les derniers mois de « l’ancêtre de ce blog » (comme tu le dis toi-même ;-) et je l’avoue : j’ai tout de suite apprécié – et je continue d’apprécier – ton style d’écriture, fluide, élaboré sans être alambiqué ; l’authenticité de ce que tu y postes, tes convictions, jamais imposées mais si fortes ; la poésie et la douceur, qui transparaissent entre chaque ligne … Ici je n’ai jamais été déçue par le contenu, toujours plein de sens, souvent surprenant, parfois poétique….et je continuerai de lire les articles qui constituent pour moi de belles parenthèses dans mon quotidien. Excellente fin d’été sur le chemin de l’automne !

  8. Allée la timide

    Eh bien moi je resouscris tout de suite parce que ce que j’aime c’est ta voix et j’aime qu’elle soit singulière et que jusqu’ici je trouvais qu’on ne l’entendait encore que trop murmuré. Alors si tu offres plus de prises de positions, plus de discussions et plus d’instants posés aussi, de sensations partagées, ça ressemblera encore plus à la vie et c’est ce que j’aime lire sur les blogs : la vie. Pas des revues de produits.
    Merci pour tout .

  9. J’aime quand tu nous racontes des bouts de ta vie, c’est personnel, c’est vrai, authentique. Tu écris ce que tu veux sur ce blog, c’est le tien. :) Je suis heureuse de te retrouver après cette pause estivale.

  10. C’est tellement important de garder à l’esprit ce qui est essentiel pour soi, quoi que l’on fasse. Mais c’est tellement facile de l’oublier aussi… car il y a des attentes et une pression (souvent invisibles et imperceptibles) de toutes parts… C’est inévitable lorsqu’on évolue en société et que l’on a été habitué.e.s à se comparer/se mesurer aux autres. C’est admirable en tout cas que tu aies réussi à te détacher de tout ça concernant ton blog et que tu sois désormais prête à y publier ce que tu veux, dans le fond comme dans la forme. Je me réjouis à l’idée de lire tes petits bouts de vie. Tu fais partie des quelques personnes qui partagent des écrits personnels que je prends beaucoup de plaisir à lire, non seulement grâce au contenu qui a une résonance universelle, mais aussi grâce à ton style qui est à la fois poétique et percutant. Vivement la suite

  11. Beau recul sur ton histoire, pourquoi ton blog et ton écrit !
    j adore te lire, et ton texte du café.. sublime !!
    Continue ainsi, sois toi-même et ceux qui aiment lire ( et pas juste s’arrêter pour l’esthétique d’un blog !) prendront le temps de te lire sans aucun problème

    Nul besoin d’illustrations pour faire parler tes mots.

    j’ai hâte de te lire !

    A bientôt !

  12. Ouiiii !
    Hâte de te lire !
    Et pour ma part, même si le blog a été conçu pour sortir mes photos de leur disque dur externe tristou… j’aime écrire, mais je ne sais pas le faire pour le blog… Alors j’essaie, j’apprends, être moins factuelle, propre et lisse… plus vrai, plus moi !
    En route pour ce qui nous ressemble ! (et bonne chance!)

    Alix

  13. Kellya

    comme une autre lectrice, j’ai eu peur que tu nous annonces qu’on allait perdre tes si jolis mots. Mais c’est l’inverse, c’est merveilleux. Je me souviens le jour ou je suis arrivée sur ton ancien site, en suivant un lien au hasard. Tes textes m’ont tout de suite touchée, j’ai été transportée et boulversée. Je me réjouis de pouvoir lire des textes un peu plus personnels et peut-etre décousus, je suis certaine que ce sera magnifique.

    1. Ahah c’est peut-être l’inconvénient de ces articles écrits sans structure ni plan : ils peuvent être trompeurs dans leur intention avant qu’on en arrive au bout ! (c’est mon problème ça, la structure)
      Un immense merci pour ton soutien dans cette nouvelle aventure ♥

  14. Risques, lances toi !
    Je pense que tu seras surprise de voir l’accueil qui sera réservé à tout ça :)
    De plus en plus, on se plaint de cette blogosphère déshumanisée, où on écrit des articles pour des marques plus que pour soi. Tout ce paraitre est allé trop loin alors bcp on envie d’un retour au coeur !

    1. Tu as raison, je me suis moi aussi beaucoup plaint de cette blogosphère calibrée et minutieuse, au final il me suffisait de suivre mon adage préféré, et d’être le changement que je voudrais voir dans le monde ;)

  15. J’ai hâte de découvrir tes textes sur le quotidien, ses petits riens qui font la vie. J’adore ce genre d’écrits. Pour le moment, je ne sais pas écrire comme toi, de façon poétique (si si je t’assure). Je préfère raconter en images, photographier.
    L’important, c’est de rester fidèle à soi-même. Un blog, pour la plupart d’entre nous, c’est un loisir, un moyen d’expression ou encore une expérience créative. Autant faire vraiment ce qu’on aime et ne pas se plier à des diktats.
    Et puis, je suis intimement persuadée qu’en étant sincère dans ce que l’on propose, nos lecteurs seront peut être moins nombreux mais plus « vrais ». Si ça veut dire quelque chose !^
    Bref, je te souhaite une belle journée Pauline.

    1. Oh oui ça veut tout dire, et je suis entièrement d’accord avec toi ! On a besoin de plus de sincérité. J’ai réalisé tout bêtement que je n’avais aucune envie de devenir blogueuse à temps plein, et que donc ça voulait forcément dire que ce blog ne devait être qu’un loisir, une passion à entretenir. Pas un travail (même si certains articles demandent du travail). A partir de là, je n’ai plus à m’empêcher de faire ce que je veux de peur de ne pas plaire à tout le monde.
      Merci pour tes mots, et je suis très heureuse qu’Internet nous permettent de nous exprimer de la manière qui nous convient le mieux. A chacun sa voix, l’important est que chacune puisse résonner.
      Une belle journée à toi. ♥

  16. Le beau jour !
    Découverte par des liens de passe-passe, je suis assez émerveillée, d’un seul article, de constater avec délice qu’une personne accorde de l’importance à cette odeur inénarrable de la peau nue chauffée par le soleil. Pour être plus directe, je ne m’en fous pas, et j’ai même tenté, sur mon blog très orienté « beautés cachées du quotidien », manuscrit et souvent pas très accessible, de la décrire aussi.
    C’est là tout un essentiel.
    Je vais donc m’évader un peu plus dans tes billets et te suivre d’un peu plus près.
    Tu te nommes et t’alimente de même que moi alors, c’est un plus et c’est un oui…
    Au plaisir de te lire.

  17. Blanche

    Ce que j’aime par dessus tout chez toi, c’est qu’en te lisant, on sent d’instinct que tu aimes écrire. et ça a pour moi tout autant de valeur que d’écrire avec son seul talent.

    passe un bon weekend :)

  18. Moi j’aime ces instantanés de vie que tu partages, leur poésie authentique, l’écho qu’ils peuvent avoir avec mon propre vécu et le rappel que la vie est une succession de petites étincelles.
    Tu écris très joliment, avec douceur et en parvenant justement à saisir l’essence des instants que tu nous dévoiles. Et honnêtement, quand je vois l’image des scènes racontées se dessiner dans ma tête et quand je prête l’attention nécessaire pour percevoir les sensations décrites, je n’ai nullement besoin de photo en accompagnement .

  19. J’ai aussi eu un blog anonyme quand je suis rentrée à la fac (c’était en 2004), et j’avais peu de lecteurs, mais ça faisait du bien d’écrire. Un jour un inconnu m’a écrit, on a échangé des mails/msn pendant 3 ans, on s’est rencontrés, et ça fait 9 ans qu’on est ensemble :)
    Maintenant j’ai un blog de cuisine, depuis aussi pas mal de temps. Prendre le temps de faire de belles photos c’est la partie chiante pour moi. Quand je cuisine, j’ai faim, je veux manger. Et non pas passer des heures à trouver le bon cadre et tout.
    Je sais que ça pourrais être mieux, mais j’accepte que ça ne le soit pas.
    C’est important de s’écouter et de faire les choses comme il nous plaît. C’est comme ça d’ailleurs qu’on continue à les faire, et qu’on n’a pas envie d’abandonner ses projets.

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