16
Juin
2017
35
reprise-etudes

Reprendre ses études

Quand j’ai passé mon bac, j’avais déjà ma place au chaud sur les bancs de la fac d’anglais. Ma route semblait toute tracée, parce qu’en même temps c’était la seule route : le bac, la mention, l’université, le master, le travail. Quel travail, je ne savais pas encore, j’avais une idée, je faisais semblant d’avoir une idée : je disais vouloir être traductrice audio-visuelle. Avec le recul que j’ai maintenant, je rigole un peu. Mais bref, tout ça pour vous dire que si on m’avait dit, au moment où je rendais ma copie de philo (la plus importante, celle à laquelle je me suis plantée évidemment), que j’allais arrêter mes études à peine deux ans plus tard, je me serais bien marrée.

Comme je sais que c’est un processus difficile, de choisir d’arrêter ses études, et peut-être plus difficile encore de décider de les reprendre, j’ai eu envie de vous en parler un petit peu. C’est mon parcours personnel alors il ne vaut que comme témoignage, mais peut-être vous sera-t-il utile si vous êtes, vous aussi, au carrefour de votre vie. Il est parfois essentiel de s’arrêter pour mieux repartir.

*

Au commencement, il y avait…

Pauline, 16 ans, inscrite en fac d’anglais. C’est un peu difficile d’arriver à la fac à 16 ans – presque 17 mais quand même – et à part y trouver un mari, ce qui n’est quand même pas rien, je n’ai pas eu l’impression d’apprendre grand chose. A part que je n’avais finalement pas du tout envie d’être traductrice audio-visuelle : j’ai vite compris que ce master était très compétitif, et je venais de me découvrir une aversion profonde pour la compétition scolaire. J’ai continué à vivoter dans ces études rien moins que déprimantes, jusqu’à emménager avec mon amoureux, qui de son côté avait saisi bien plus rapidement son désintérêt pour l’anglais. Un peu plus éloignée de la fac, moins motivée, j’ai commencé à ne plus pouvoir voir mon environnement d’études en peinture. Y aller me donnait envie de vomir. J’ai lutté plusieurs mois mais j’ai finalement arrêté les frais, quelques semaines avant les partiels du second semestre. J’avais 18 ans.

Arrêter la fac a été une drôle de décision : j’avais l’impression d’être nullissime mais le soulagement intense que je ressentais était trop impressionnant pour être ignoré. Nullissime parce qu’arrêter des études quand en plus elles sont faciles, c’est un peu bête. J’ai eu le sentiment de décevoir mes parents – et de les inquiéter, mais ça ce n’était pas qu’un sentiment – et surtout, d’être perdue. Je ne savais pas quoi faire de ma vie, et au-delà de l’aspect philosophique c’était l’immédiateté qui me terrorisait. J’avais arrêté la fac, qu’est-ce que j’allais faire en septembre ? J’allais où, maintenant ?

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Prendre le temps de se découvrir

C’est là que j’ai réalisé qu’on m’avait forcée trop à décider de mon avenir. Peut-être que pour la plupart des gens, qui ont environ 17 ans au moment de leurs vœux sur Post-Bac, c’est suffisant. J’en doute, mais je ne peux parler que pour moi ici. Et moi j’avais 15 ans quand j’ai dû me décider sur mon avenir, j’étais certes très bonne à l’école mais j’étais aussi très jeune. Je me mettais en colère quand on mettait mon âge en avant pour prouver quelque chose, alors c’est bizarre de le faire maintenant, mais j’ai presque huit ans de recul et je le sais : j’étais très – trop – jeune.

Je ne savais tout bonnement pas qui j’étais, comment aurais-je pu savoir ce que je voulais faire ?

Après avoir arrêté la fac, j’ai donc tâtonné. J’ai fait des trucs un peu stupides (comme payer 600€ pour une formation par correspondance que je n’ai jamais terminée), j’ai fait du babysitting pour gagner de l’argent… mais pendant un an, j’ai surtout « rien fait ». Je n’avais jamais « rien fait » à part exactement ce que je voulais. C’est à cette période que j’ai passé énormément de temps sur mon blog pour essayer de le faire évoluer.

Au bout d’un an, je me suis dit qu’il fallait que j’avance. Que je me débrouille. Je me suis persuadée, le temps qu’il fallait, que je n’avais pas besoin de diplôme pour réussir ma vie. Passée la déception envers moi-même de n’être pas allée au bout du cycle traditionnel licence-master, j’ai transformé mon impression d’être nulle et d’avoir raté ma vie, en rage contre la société. Ce n’est pas forcément plus intelligent, mais sur le coup ça m’a aidée. Je me disais que j’avais plein de compétences et que j’étais intelligente, et que c’était ce monde de merde qui était nul s’il ne voulait pas me donner une chance. En réalité je me suis peut-être un tantinet surestimée à cette période, mais ça m’a permis d’avoir plus confiance en moi et d’oser.

J’aimais de plus en plus m’occuper de mon blog (l’ancien, paix à son âme). J’aimais tous les aspects de ce travail qui me prenait un temps fou : rédaction, recherche d’idées, photographie (ou les tentatives de), réseaux sociaux… je débutais mais j’adorais, c’était inédit, challenging et excitant. Je me suis dit qu’avec ma petite expérience de blog, j’allais peut-être pouvoir trouver un stage dans le milieu.

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Première expérience professionnelle

Je vous épargne les détails d’une expérience qui n’était pas vraiment encadrée par la loi, si ce n’est pour vous dire – si par hasard il y a des jeunes personnes qui se dirigent vers leur première expérience pro qui me lisent – qu’il est absolument nécessaire de signer un document officiel pour vous protéger quand vous vous engagez dans un travail. Tout travail mérite salaire, il existe un minimum salarial légal et des garanties qu’on est en droit d’attendre, et il faut absolument rassembler le courage d’exiger une situation régulière.

Bref, cette première expérience, avec tous ses défauts, m’a donné envie de croire en moi : j’y ai fait de la rédaction web et je l’ai plutôt bien fait, j’ai appris plein de choses sur les rouages d’Internet, des connaissances précieuses qui me servent toujours aujourd’hui. Toujours dans cette veine de self-empowerment, une fois la porte claquée de ce premier job étrange, je me suis lancée en free-lance et pendant quelques mois j’ai eu quelques missions hyper intéressantes, et j’ai gagné un peu d’argent.

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Le service civique : un an de pause engagée

J’ai cependant bien vite compris que je n’étais pas faite pour être auto entrepreneuse. Je n’avais pas envie de faire des factures et de chercher des clients, ni de restée cloîtrée chez moi toute la journée (je sais bien que ce n’est pas le quotidien de tous les free-lance, mais c’était le mien). J’ai donc décidé de m’engager dans un service civique. J’avais découvert quelques mois auparavant l’univers associatif, que je trouvais et trouve toujours aujourd’hui beau et inspirant. J’ai eu envie de m’y immerger à temps plein – ou presque parce que quelques heures de temps libre sont toujours les bienvenues pour faire des choses pour soi.

Ce fut une belle année, riche en rencontres et en apprentissages : merci Animafac ! J’ai eu la chance de faire mon service civique dans une association pionnière de ce dispositif, qui se bat pour que ces expériences soient positives et pour éviter les emplois salariés déguisés. J’ai donc bénéficié d’une ambiance de travail parfaite, de beaucoup d’autonomie et de confiance, d’une collègue maintenant devenue amie… le rêve pour moi ! Les projets que j’ai menés, et le temps que j’ai pu passer en parallèle sur mon blog (cette année fut faste pour mon blogging, au contraire de 2017 !), m’ont amené à une seule conclusion : ce que j’aime dans la vie, communiquer, écrire, imaginer comment parler aux gens via les réseaux sociaux pour faire entendre un message, c’est ça, c’est ce que je veux faire.

Je ne me suis jamais imaginée devenir blogueuse professionnelle, et si dans un coin de ma tête il y a l’envie d’un jour écrire des romans qu’on verra dans toutes les bonnes librairies, en attendant il faut payer les factures. Avec une activité stimulante et épanouissante, de préférence. Arrivée à la moitié de mon service civique et accompagnée de ma tutrice, j’ai donc décidé de reprendre mes études à la rentrée prochaine.

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Reprendre ses études ? Vraiment ?!

J’ai fait toutes mes recherches en catimini : avec le souvenir encore cuisant de l’échec qu’avait représenté pour moi l’arrêt de la fac, je ne voulais pas me monter la tête et faire monter l’espoir chez mes proches, au cas où ça ne fonctionnerait pas. Par fonctionner, j’entendais évidemment « ne pas trouver de formation et ne pas être acceptée là où j’ai postulé », mais j’entendais aussi, plus profondément et de manière plus terrifiante : me tromper à nouveau. Je suis quelqu’un à l’enthousiaste facile et inflammable. Si quelque chose me plaît, je vais l’adorer tout de suite à 3000%, et vous vous en doutez bien, la chute sera toujours plus difficile. Je crois que ces dernières années de tâtonnement m’ont enfin appris à ne pas attendre grand chose de mes nouvelles expériences, ou plutôt, comme c’est devenu maintenant mon credo : de me préparer au pire tout en attendant le meilleur. Cela permet d’atteindre un juste équilibre au moment de plonger dans les nouvelles aventures : tout peut arriver, il faut le savoir.

Mais bref, au moment des candidatures je ne savais pas que j’avais développé cette capacité, et j’avais donc cette crainte de dévoiler aux autres mon projet avec l’enthousiasme que je nourrissais secrètement à l’intérieur, d’être acceptée dans ma formation, et d’ensuite passer un an à me plaindre de la nullité du truc, ou pire – d’abandonner à nouveau.

C’est donc sans bruit que j’ai constitué mon dossier, demandé une lettre de recommandation, et passé l’entretien d’admission. Ce n’est pas du tout sans bruit que j’ai appris que j’étais bel et bien admise, en DUT Infocom. Je vous en avais parlé ici.

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Nouvelle rentrée, dernière rentrée ?

Je n’en ai en revanche jamais parlé précisément, de cette formation que j’ai suivi pourtant si intensément cette année. Ce DUT Infocom, je l’ai choisi parce qu’un nouveau dispositif venait d’être créé : il permettait aux paumé·es de mon espèce, qui ont erré depuis le bac, de réintégrer une formation diplômante à Bac+2 en accéléré. Au lieu de faire les deux années de DUT pour obtenir le diplôme, nous avons donc été une quinzaine à accepter une formation condensée en un an. J’ai choisi ce DUT spécifiquement, parce que je ne voulais pas, à l’origine, retourner à l’école. J’avais eu trop de mauvaises expériences, je voulais que ce soit le plus bref possible, quitte à ce que ça rime avec intense. C’était la der des der, je ne voulais plus en entendre parler.

Forte aussi d’une forme asocialité qui me caractérisait depuis la prime enfance, je me disais que je n’étais pas là pour me faire des ami·es. Je voulais entrer, décrocher mon diplôme, et ressortir aussi vite.

Mais dès le premier jour j’ai été entourée d’une énergie folle. J’ai vu des gens de tous les âges, qui s’étaient perdu·es comme moi, et qui avaient tellement envie de se retrouver maintenant. Avec un tout petit groupe, et aussi motivé, l’ambiance était tellement différente des amphis de 300 personnes dont je me souvenais à la fac. Les sujets abordés aussi étaient différents : enfin j’apprenais de nouvelles choses, enfin des choses qui m’intéressaient. Les nombreux projets en groupe m’ont stimulée, les matières plus « universitaires » (la sociologie, l’histoire des médias) m’ont rappelé aussi que j’aimais apprendre juste pour le plaisir.

J’avais peur d’être traitée comme une post-lycéenne – je n’ai rien contre les lycéen·nes, c’est juste que malgré tout ça fait longtemps que je n’en suis plus une –, j’ai rencontré des enseignants qui ont trouvé très vite comment s’adresser à cette classe atypique de profils bariolés. J’avais peur d’être projetée au milieu de gens aux antipodes de qui je suis et de mes valeurs, j’ai trouvé des ami·es, des personnes ouvertes d’esprit et pleines d’humour, de compassion et d’énergie. J’avais peur de m’être encore une fois trompée de voie, de m’être lancée à corps perdu avec l’énergie du désespoir, dans un truc qui ne me correspondait pas – j’ai réalisé qu’en plus d’aimer profondément ce que je faisais, j’étais douée pour ça.

J’ai eu beaucoup de chance, pendant cette année folle.

Et alors que je pensais vraiment que ce serait la dernière année de ma vie d’étudiante, en janvier, j’ai commencé à douter de cette décision. Je vais donc rempiler, pour une année encore. Parce que si je me suis éloignée de cet idéal un peu générique des longues études et du Bac+5, il a fallu aussi que je me rende à l’évidence. J’ai toujours cru que je n’avais aucune ambition (à part celle d’être heureuse, ce qui selon moi n’équivaut pas à un diplôme particulier ou un salaire à 6 chiffres), mais j’ai vu cette année que c’était faux. J’ai au moins l’ambition d’avoir une licence, et ce serait bien dommage de ne pas tout faire pour y arriver.

Je crois que parmi les centaines de choses que j’ai apprises cette année, ne jamais dire jamais est une leçon que je vais retenir pour longtemps.

*

Que retenir de cet article trop long et trop introspectif ?
(ou comme on dit sur Internet : tl;dr)

  • Qu’arrêter des études dans lesquelles on n’est pas épanoui·e ne fait pas de nous des losers. Je crois qu’on nous a beaucoup dit, aux gens de ma génération en tout cas, que les études étaient quelque chose d’obligatoire et qu’on n’était pas censé·e être heureux·se en études supérieures. Que le « bonheur » vient après, quand on a atteint le Saint-Graal, le CDI bien stable et pépère. Je trouve que c’est dommage, d’avoir cru ça pendant presque deux ans. Je pense qu’on devrait être plus exigeant·e pour nous-mêmes et qu’on devrait donc exiger d’être épanoui·e dans ce qu’on fait, en tout cas quand on a le privilège de pouvoir se le permettre, comme c’était mon cas. (oui j’ai conscience que c’est un privilège)
  • Que ne pas savoir quoi faire de sa vie et tâtonner pendant un certain temps, c’est formateur. J’ai là aussi conscience que c’est une chance de pouvoir ne rien faire pendant un moment, en tout cas de n’être pas obligé·e de travailler vite et dur pour pouvoir survivre. Mais on devrait en tout cas savoir à tout âge qu’on n’est pas obligé·e d’être sûr·e de soi à 17 ans, et qu’on a le droit aussi de prendre le temps de tester des choses, de voir ce qui nous plaît, bref, que l’oisiveté n’est pas mère de tous les vices et qu’on apprend sur soi à chaque instant.
  • Que reprendre des études est difficile, mais que quand on sait ce qu’on veut, c’est libérateur. Mon année de DUT a été une des plus dures de ma vie : doutes, pression, nuits sans sommeil. Mais ça a été la plus belle aussi probablement. J’ai ressenti chaque victoire comme tellement méritée, j’ai ressenti que j’avais fait le bon choix, ce n’est qu’à l’issue de cette année que je peux vraiment dire que toutes ces années de « bof » valaient largement le coup, puisqu’elles m’ont permis de trouver ce pourquoi j’étais faite.
  • Qu’avoir de l’ambition, ce n’est pas grave – au contraire. Je pense toujours que l’important dans la vie est d’être heureux·se et que ce n’est pas l’argent qui rend heureux·se, mais je ne pense plus qu’avoir de l’ambition est uniquement reliée à l’argent. Je pense maintenant qu’avoir une certaine ambition, c’est savoir ce que l’on vaut. Ça demande un certain travail sur soi, de reconnaître notre valeur, mais c’est important.

*

Et voilà. Je vous ai raconté comment j’ai arrêté et repris mes études. J’espère que cet article aura pu en aider certain·es d’entre vous, parce que j’aurais aimé ne pas être seule quand j’ai vécu cet arrêt de la fac, et que j’aurais aimé qu’on puisse me dire : « Je suis passé·e par là, ce n’est pas si grave tu sais ».

Et puis j’avais aussi envie d’en parler parce que c’est quelque chose qui a vraiment marqué ma vie, et je suis contente de pouvoir maintenant avoir un certain recul sur cette expérience qui, sur le coup, n’a pas été facile à vivre.

J’espère que cette logorrhée vous aura un petit peu intéressé·e, je serais curieuse de lire vos ressentis en commentaire, par rapport aux études, aux chemins tout tracés, aux déviations sur la route et au sentiment de se trouver.

Je vous souhaite une bonne journée, je vous dis à bientôt. Prenez soin de vous !

*

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Une rentrée dans l’inconnu


29 Réponses

  1. Mad

    Wow… Ton article tombe à pic… Après presque 8 ans d’errance j’ai décidé de reprendre les études à la rentrée. Mais voilà, cette peur de décevoir mes proches et de me décevoir est bien présente.. J’espère vraiment avoir trouvé ma voie/voix. Encore merci pour ton article et chapeau pour ton parcours

  2. Navi

    Comme ça tombe à pic. Tu as un parcours vraiment atypique intéressant et motivant!
    J’ai moi même fait 6 ans d’études sans trop savoir. Et maintenant, bah je men sers pas du tout. Je souhaite reprendre des études cette années mais elles seraient longues et ça me fait peur. Tu vas m’aider à y réfléchir avec ton expérience jpense :)
    Merci

  3. Sophie

    Hello Pauline !

    Merci d’avoir partagé ton histoire avec nous :)

    Je suis tout à fait d’accord avec toi : on nous demande de choisir ce qu’on veut faire de notre vie beaucoup trop tôt. J’ai pour ma part dû prendre la grosse décision, la vraie, à 17 ans (et commencé l’université à 17 ans, comme toi), et j’ai été on ne peut plus chanceuse : malgré mes incertitudes et mes doutes, j’ai bien choisi. Il faut savoir aussi que, contrairement au système français, le système belge ne pré-oriente pas vraiment les lycéens, il est donc tout à fait possible de terminer ses études secondaires (l’équivalent du lycée) sans avoir fait de choix d’orientation. J’ai voulu, au cours de cette dernière année, être tour à tour réalisatrice, psychiatre, logopède. Bien sûr, comme toi, ce que je voulais faire, c’était être écrivain. Et c’est sans doute ce qui, comme toi, m’a propulsée vers les études de traduction. Je me suis inscrite le 27 août. L’année commençait le 14 septembre.

    Mais, contrairement à toi, j’ai eu la chance de bien choisir, la chance de repérer, parmi tous les rêves un peu fous, celui qui me convenait vraiment. Mon problème à moi, c’est que je suis touche-à-tout. Depuis l’an dernier, je suis diplômée en interprétation de conférence (Bac+5, donc), mais je suis toute aussi paumée qu’avant de faire mes études. J’ai fait un an d’étude pour être prof d’anglais, année qui s’est achevée avant hier par mon dernier examen. Et maintenant ? Qu’est-ce que je fais ?

    C’est vraiment dur, je trouve, de choisir, dans la vie. On peut avoir de la chance, comme moi, et tomber tout de suite dans la section qui nous convient, mais quand même garder cette incertitude. Ou on peut se planter, comme toi, puis réfléchir, expérimenter la vie et se relancer pour mieux s’envoler. C’est compliqué.

    Bref, je t’ai fait un roman, mais je voulais surtout dire que je t’admire d’avoir repris des études et de faire ce que tu aimes :)

    Et puis je suis contente de te relire ici !

    Je t’embrasse

    Sophie

    PS: le texte de ta newsletter était tout doux tout doux merci merci merci je suis infiniment d’accord avec toi. Les amies ça semblait sacré, mais les copines, c’est tellement top.

    1. Merci beaucoup pour ton joli commentaire Sophie ! Je suis tellement contente pour les gens qui ont la chance de ne pas se tromper, c’est quand même plus rassérénant de savoir tout au long de ses études qu’on est à sa place, même s’il y a toujours des hauts et des bas, évidemment. Ma petite soeur semble bien partie pour tracer sa route sans trop bifurquer, et j’en suis heureuse. Mais comme tu dis, il est vrai que chaque parcours, qu’il soit évident ou pas, garde son lot de doutes et d’incertitudes, et c’est en même temps une bonne chose de savoir le remettre en question, tant que ça nous permet d’avancer.
      Bises ! (et je suis très contente que mon petit texte t’ait plus ♥)

  4. Julie

    Merci pour cet article, ça fait toujours du bien de se rendre compte qu’on n’est pas seul(e)s à avoir fait des tours, des détours et des pauses avant de trouver le bon chemin. :)
    J’ai moi-même fait 2 ans de langues avant de partir en droit et de finalement faire un DUT Informatique (en une seule année, comme toi. Et je ne peux qu’appuyer la description que tu en fais : se retrouver avec des gens qui se sont tous un peu perdus en chemin et avec des professeurs compréhensifs, ça a été génial) et aujourd’hui, je finis un master en informatique :)
    Je suis donc totalement d’accord avec toi : il ne faut pas avoir peur de dire stop si l’on sent que nos études ne nous correspondent pas, ni de prendre le temps de se chercher avant de trouver sa voie. Cela ne fait pas de nous des losers mais des gens au parcours atypique et aux expériences nombreuses et enrichissantes.

    Merci encore pour ton article et prends soin de toi :)

  5. Micha

    Salut Pauline !
    Je me suis retrouvé dans la même situation que toi deux ans auparavant, où j’ai repris mes études pour un DUT infocom (spécialisation métiers du livre et du patrimoine) en un an, après avoir eu un an de blanc après ma licence de littérature anglaise… Et c’était, avec le recul, la meilleure année d’enseignement supérieur que j’ai faite ! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. J’essaie de poursuivre jusqu’en master après avoir fait une année de licence (et encore une année « vide »), c’est difficile, mais c’est réconfortant de savoir qu’on a ce DUT qui nous permet de travailler dans un secteur qu’on aime en cas de coup dur.

    Plein de courage à toi pour la suite !

  6. Quel chouette article, Pauline, et au dela de l’article, quel chouette parcours. J’ai toujours trouvé que ces parcours un peu biscornus, loin d’être linéaires et attendus, sont toujours hyper interessants – et fond des gens vachement interessants aussi (c’est très prétentieux de dire ça parce que j’ai eu un parcours un peu biscornu aussi ^^).
    Bon, ma première année post-bac a été un peu mouvementée puisque je sortais d’une assez longue hospitalisation et que j’y retournais 4 jours/semaine. J’étais inscirte en fac d’histoire de l’art, histoire de dire que je faisais quelque chose, mais je crois que j’ai mis les pieds 3 fois en amphi et une fois en TD, et j’ai vite compris que c’était pas du tout pour moi, tous ces gens et ce système de prof qui débite son cours sans aucun côté « humain ».

    En parallèle, j’ai passé les concours pour rentrer en école d’archi, c’était ça que je voulais faire. Un an plus tard, après avoir eu l’école que je voulais, j’ai commencé à déchanter parce que ça correspondait pas du tout à l’idée que je m’étais faite des études. Je me disais que je devais aimer mes études, adorer même ces années intenses mais qui étaient tellement importantes dans mon esprit, pour leur côté humain, d’expériences un peu folles et tout. Et en fait, je ne m’épanouissais pas du tout dans mes cours. Du coup, re-virage, je suis partie en école d’archi d’intérieur.
    Au bout de 3 ans, j’ai intégré une agence pour finir mes études en alternance : grosse désillusion encore. Je pense que j’étais pas prête à travailler assise dans un bureau, à tracer des plans sur Autocad toute la journée, moi je m’imaginais faire des trucs fous, des dessins, avec des crayons et des feutres, des collages, des recherches, pas juste dessiner les charnières des meubles pour exposer des bijoux. Mais là, j’ai commencé à me dire que ça faisait 3 formations différentes que je commençais et qu’il fallait peut-être finir quelque chose. Il y avait dans mon école une section graphisme/direction artistique, du coup je voyais ce que les étudiants faisaient et je savais que c’était ça que je voulais. Je me suis promis de finir mon diplôme en archi d’intérieur et de me laisser un an, après, pour essayer de me former au graphisme.

    Le diplôme en poche – non sans mal, j’ai failli tout saboter tellement j’étais malheureuse cette dernière année – j’ai créé un magazine avec une amie et j’ai pigé que c’était exactement ça que je voulais faire. Du graphisme, de l’édition, du print, écrire, faire les choses à ma façon, bref, gérer ma petite entreprise en faisant plein de trucs différents.

    J’ai le chance, je crois, d’habiter à Montréal, où le diplôme que l’on a est bien moins important que les compétences et que l’énergie que l’on dégage, je pense sincèrement que je n’aurais pas pu faire tout ce que j’ai fait à Paris, où je serais probablement restée enfermée dans mon boulot d’architecte d’intérieur, un peu malheureuse mais sans oser le dire parce que c’est le genre de métier qui fait rêver beaucoup de gens.

    Bref, tout ça pour dire (j’essaie de te concurrencer dans le tl;dr visiblement) que je crois qu’il faudrait arrêter de soutenir cette idée qui dit que les études sont une fin en soi et que, finalement, c’est le meilleur moment pour se planter et qu’en fait, c’est même cool, de se planter. Parce qu’on se rend mieux compte, je crois, de ce que l’on veut et de ce que l’on ne veut pas. Alors, j’ai été diplômée 4 ans après toute ma promo de lycée, mais je crois que ces 4 années ont vraiment fait beaucoup dans la construction de mon avenir et de ma personnalité !

    Voilà, je m’arrête là. Et puis, oui, avoir de l’ambition, c’est bien, et ça ne veut pas forcément dire « je veux être le maître du monde et avoir des comptes en banque fournis » !

    Merci pour cet article <3

    1. Merci pour ces jolis mots Camille ♥ les parcours biscornus je les trouve inspirants aussi, quand je te lis j’ai un peu des étoiles dans les yeux ;) Quand on est au coeur de la panade, à ne plus savoir où on va, on a du mal à se dire qu’au final, ça va en valoir le coup et qu’on aura bien fait. C’est tellement gratifiant aujourd’hui de pouvoir regarder en arrière et dire « voilà, j’ai fait ce qui était le mieux pour moi et maintenant je suis bien ».

  7. goor

    Voilà un parcours très intéressant et, j’en suis sûre, inspirant pour pas mal de monde. Il n’est pas facile de trouver sa voie et je trouve dommage que le monde éducative oblige les jeunes à choisir si vite un chemin…
    Mais la reprise d’études peut se faire à tous âges! J’ai 45 ans et je viens de passer 2 ans à faire un Master d’éducation + concours pour devenir professeur des écoles, voie qui m’était toute tracée jusqu’à ma Licence (il y a bien longtemps) jusqu’à ce que je change de route pour des raisons qui m’échappent encore. Bref, un retour aux premières amours. J’en ai bavé de ronds de chapeaux, mais ça vaut le coup. Il ne faut pas hésiter à se lancer pour faire ce qu’on aime!
    Bravo pour ton parcours et plein de bonnes choses pour la suite!

  8. Bounza

    Merci pour cet article :)
    J’ai raté aussi, j’ai raté ma PACES. De très peu mais quand même, j’avais toujours eu l’habitude d’être dans les premières et ça fait bizarre d’être face à son premier échec. Alors bien sûr j’aurais pu redoubler pour réessayer.
    Mais je me suis rendue compte qu’en fait je n’avais jamais vraiment réfléchi à ce que je voulais faire. J’allais en médecine parce que je suis passionnée par tous les sujets en rapport avec le corps des femmes (grossesse, contraception …) et que j’aimais la biologie … Ce qui ne suffit pas ! Entre temps, j’avais quitté le nid familial et ça m’a ouvert les yeux sur ma passion : protéger notre planète et partager au mieux les ressources qu’elle nous offre. Déjà par des choix quotidiens mais encore plus loin, en en faisant mon métier … Alors voilà, il me reste trois semaines d’oraux et peut être qu’à la rentrée je serai en école d’ingénieur agronome :D Et quand je vois mes amies qui elles ont intégré en médecine je suis tellement heureuse d’avoir raté … Ça ne m’aurait tellement pas correspondu !

  9. Anko

    Merci pour ce beau témoignage dans lequel je retrouve un peu de mon parcours…

    Des études universitaires arrêtées après deux tentatives avortées de 1ère année, des années de petits boulots pas franchement épanouissants… J’ai repris mes études 2x : une fois à 22 ans, une licence en Lettres Modernes, moitié à distance, moitié en présentiel. Une réussite totale, tant sur le plan scolaire qu’au niveau de l’estime de moi (une licence étant le stade de réussite minimal pour lequel mon éducation m’avait programmée). Sauf que ça n’a pas abouti sur un vrai job, et que les concours pour être profs me paralysent. J’ai choisi et assumé pleinement d’être mère au foyer.

    Puis à 33 ans, j’ai repris une formation qualifiante courte en secrétariat – certainement la meilleure décision de ma vie. Certes, c’est loin d’avoir le prestige d’un beau diplôme délivré par une grande université, mais cela m’a permis de trouver le poste le plus stable et le plus épanouissant que j’ai jamais eu. Un travail pour lequel je suis compétente, et dans lequel je me sens vraiment utile (vive le secteur social !).

    Et parce que je sais à quel point j’aime apprendre et réfléchir, je continue à suivre des MOOC pour le plaisir ^-^

    Tout ça pour dire que, non, notre valeur ne dépend pas d’un diplôme. Mais parfois notre estime de nous-même en dépend ;) Et si ta formation te permet de te sentir à la bonne place au bon endroit au bon moment de ta vie, c’est une sacré réussite ! Enfin, si à l’avenir, tu changes, tu te réorientes, ce sera forte de tes expériences passées, et pour être plus en accord avec tes valeurs/besoins du moment. Heureusement, il n’y a pas qu’une seule voix dans la vie :D

  10. Splendide témoignage, qui me parle énormément puisque qu’après environ 8 ans dans la vie active, je vais reprendre des études. Tout comme toi, je vais faire un DUT en une seule année dans un tout autre domaine. Je me suis laissée le temps de trouver ce que je voulais réaliser, et cette formation aura pour but de m’apprendre les bases de mon futur métier, sa gestion et sa logistique.
    Je trouve que reprendre ses études c’est fabuleux dans le sens où on VEUT vraiment apprendre, je suis enthousiaste à l’idée de suivre des cours, d’avoir des camarades qui comme moi se reconvertissent, changent de voie. Je pense que c’est aussi une richesse puisqu’on ne suit pas le parcours classique. On a tâtonné, on est tombé, on s’est trompé et on se relève ! Bref ton histoire me touche, et je suis ravie qu’un élan de vie, de projet et d’ambition te soit parvenue ;)

    1. Je suis bien d’accord avec toi ! J’ai remarqué la différence dans l’ambiance entre notre classe de gens ultra-motivés, un peu « c’est notre dernière chance, faut pas qu’on se foire », et le parcours plus classique du DUT traditionnel en 2 ans. On était bien plus sérieux, on se tirait vers le haut les uns les autres, on avait une belle énergie ! Et c’est ce qui a fait la différence pour moi, qui suis au fond assez influençable. Si j’avais été entourée de tire-au-flanc comme ça a été le cas à la fac, je n’aurais pas vécu une si belle année.

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  12. Marion

    Merci pour ce témoignage qui résonne beaucoup en moi ! :)
    J’ai un bac+3 en design textile après trois pénibles années à me trainer aux Beaux-Arts, j’ai détesté chaque journée de cours, chaque prof et chaque devoir, j’étais constamment en dépression et rien que de repenser à cette période de ma vie me déprime. Néanmoins j’étais convaincue à l’époque qu’il fallait un diplôme pour être reconnu socialement et comme je n’avais strictement aucune idée de ce que j’avais envie de faire, je me suis dit que celui là en valait bien un autre et je suis restée 3 ans
    Une fois le diplôme obtenu laborieusement avec la plus mauvaise note de toute ma promo et une sympathique phrase du jury (« Il faut absolument vous réorienter parce que là, personne ne sait ce que vous faites là, même pas vous même visiblement »), je me suis cassée à l’autre bout de la France pour rejoindre mon fiancé, emménager ensemble et nous marier. Depuis je vis de petits boulots qui mine de rien me plaisent bien, mais au fond de moi, je sais qu’il va falloir que je reprenne un jour mes études parce que j’ai envie de donner une vraie direction professionnelle à ma vie sans bosser un peu à gauche et à droite.
    Cependant pas facile, j’ai la sensation que je n’ai pas le droit à l’erreur une deuxième fois et à chaque fois que j’ai une idée de diplôme à passer une méchante petite voix dans ma tête me dit « oui d’accord tu aimes bien ça, mais est-ce que tu l’aimes ASSEZ pour en faire tes études et ton travail? ». Et à chaque fois je me décourage…
    De plus pas facile de quitter le confort d’une vie salariée pour retrouver la précarité des études… Surtout que maintenant, étant mariée à quelqu’un qui gagne bien sa vie, je n’ai plus le droit à aucune aide. J’ai du mal à m’imaginer vivre sans aucune indépendance financière pendant plusieurs années, même si je sais que cela ferait très plaisir à mon amoureux de financer ma reprise d’études.
    Bref ça me trotte dans la tête, et ton article est très encourageant, merci !
    Le jour où je ne verrais plus les inconvénients de la reprise d’études comme des difficultés insurmontables c’est que je serais prête !

  13. Merci ! Merci de ce partage. J’ai erré à l’université pendant 2 ans en sachant que je ne voulais pas faire ça, mais que je n’étais pas prête à le dire à tous. Ça m’a fait du bien de lire cet article trop long et trop introspectif pour reprendre tes mots.

  14. Merci d’avoir fait part de cette expérience. On a trop souvent une mauvaise image de l’arrêt des études ou même de l’année sabbatique, alors que c’est souvent une période très enrichissante ! J’ai construit mon parcours à la fac petit à petit en lien avec mes intérêts. C’est plutôt après que les doutes sont arrivés car j’ai changé de pays, de vie et donc de domaine de travail. Malgré mes interrogations je crois que ce sont ces bifurcations qui font notre force.

  15. MaPetiteUsine

    Je suis (un peu ?) plus vieille et c’est sur mes enfants que je projette ton article. A l’heure où on s’inquiète de ne pas avoir fait sauté de classe à nos enfants, c’est sympa de s’entendre répéter que choisir sa voie à, à peine, 17 ans, c’est beaucoup trop tôt !!! merci de ton témoignage !

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  17. Nol

    J’ai beaucoup aimé lire ton expérience. Je pense que malgré qu’on se sente seul et nul dans ce genre de situation, elle est pourtant beaucoup plus courante qu’on ne le croit.

    Personnellement j’ai eu un peu de chance dans mon parcours, ce qui m’a évité la catastrophe de justesse.

    15 ans ca me semble beaucoup trop tôt pour prendre la décision de son avenir, avec le lot de pression que ca apporte.

    De 6 à 15 ans ma vie entière tournait autour des chevaux. Je répétais toujours que je voulait être professeurs d’équitation. Et puis 6 mois avant le bac j’ai remarqué que je n’aimais plus monter les chevaux, j’ai alors commencé a passer plus de temps à l’écurie, je m’imaginais être palfreniere. Je voyais que je commencais sérieusement à déraper, il m’a fallu beaucoup de courage pour m’avouer et ensuite annoncer à mes parents que je n’aimais plus autant les chevaux. Je me voyais déjà partir en secrétariat avec des copines (intérêt? Aucun) C’est là que la chance a embarqué, mon professeur principal de 4e avait vu mes notes en art plastique et avait mentionné a ma mère que des écoles d’art existaient. Moi je débarquais, je dessinais pendant tout mes temps libre et je n’avais jamais pensé à ca.
    Alors on s’est retourné en quelques jours, on a monté 3 dossiers pour des écoles d’art, j’ai été accepté dans une et je suis partie dans un internat. Pour une petite fille discrète et timide c’était vraiment étonnant comme décision :)
    Les 3 années qui ont suivies ont été horrible (je détestais l’internat, j’arrivais a peine à reussir les examens, je doutais de mon choix, je me demandais si j’aimais vraiment le graphisme et si je pourrais passer ma vie dans ce domaine). Ces 3 années m’ont quasiment dégoûté du dessin, juste parce que mon école mettait énormément de pression sur ses élèves.

    Heureusement j’ai persévéré (peut être parce que je ne voulais pas admettre une 2e fois que j’avais tord) et j’ai choisi la spécialisation qu’il me fallait. La motivation était revenue, plus forte que jamais :)

    Ca fait un moment que je travaille dans mon domaine maintenant, j’ai eu plusieurs périodes de doutes mais je sais que j’ai trouvé ma voie, c’est celle qui me passionne et me fait parfois perdre toute notion de temps. Je me rends compte que c’est precieux lorsque je discute avec des amis qui ne sont pas intéressé par leur travail.

    Je vis maintenant à Montréal et la situation ici est bien différente. Je vois des gens qui lachent l’école trop tôt et qui finissent par y retourner plus tard (comme mon mari). Je vois aussi des gens qui ont un travail et decident de changer de voie et de retourner à l’école, parce que bon, passer ne serais-ce qu’une dizaine d’année dans quelque chose qui ne nous plait pas vraiment, ca ne vaut pas le coup. Le retour à l’école une fois adulte est dans la vie courante ici :)

  18. Manon

    Merci pour ton témoignage, cela donne à réfléchir…
    A moins d’avoir zappé l’info, je me demandais : quelle suite vas-tu donner à tes études, que vas-tu faire l’année prochaine ?
    Bonne fin de week-end !

  19. C’est tellement stimulant de lire ton article ! Un peu perdue depuis mon arret forcé, je me questionne beaucoup et ton cheminement m’éclaire un peu, du moins m’aide à gagner en légèreté, merci <3
    Aurélie

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