1
Fév
2017
35

Ma vie sans smartphone

Il est assez ironique que je m’attèle enfin à la rédaction de cet article, alors qu’il y a quelques semaines, j’ai pris la décision de commencer à réellement économiser pour racheter un smartphone. Vous vous douterez donc que la conclusion de cet article ne sera pas : définitivement vaccinée des smartphones, Pauline décida de s’isoler au fond du Larzac dans une yourte en papier mâché. Simplement, il est vrai que j’ai l’impression d’avoir beaucoup changé durant maintenant plus de trois mois sans mon sacro-saint smartphone, et que j’avais très envie de vous en parler.

J’ai envie de vous raconter comment je vis au quotidien maintenant, les questions que cette soudaine absence a soulevées dans ma tête et autour de moi, comment mon regard sur le monde a changé et, enfin, puisque j’ai décidé de céder à nouveau aux sirènes du consumérisme, les comportements que je souhaite adopter et/ou pérenniser à l’avenir. Ça vous dit ? Alors on y va !

J’ai beaucoup hésité avant de publier cet article, et je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce que j’ai beaucoup réfléchi à tout ça sans jamais le verbaliser, donc je suis un peu intimidée. Bonne lecture !

*

Rappel des faits (comme dans les séries policières)

Début octobre, alors que j’avais le doigt sur la sonnette de mon propre interphone pour qu’on vienne m’ouvrir la porte, deux individus se sont tout simplement servi dans la poche de mon pull et ont embarqué mon téléphone avec eux. Évidemment, j’ai pleuré, mais pour tout vous dire, c’est parce que j’avais senti le comportement suspect de ces deux personnes et que, quand j’ai vu qu’ils se rapprochaient de moi, j’ai surtout craint pour mon intégrité physique. J’ai été brutalement confrontée, pas pour la première fois loin de là, à la réalité d’être une femme seule dans la rue : jamais sereine, jamais à l’aise, en tout cas pas totalement.

Enfin bref, tout ça pour dire que début octobre, je suis passée d’un smartphone dernier cri et pas encore vieux d’un an option pomme croquée incluse, à un «  » »smartphone » » » de la décennie dernière, que je n’ai jamais considéré comme un smartphone vu qu’il a déjà du mal à téléphoner, alors aller sur Internet et télécharger des applis, j’ai envie de vous dire LOL.

Réaliser rapidement que rien de vital ne me manque

Il faut que je vous raconte un truc, rapport à feu mon iPhone. Résultat d’un cadeau groupé pour mes 21 ans et d’un peu d’économies de ma part, j’ai toujours eu, depuis le début, le sentiment d’être maudite avec ce téléphone. J’en reparlerai plus loin dans l’article, mais disons qu’après lui avoir explosé l’écran deux fois et me l’être fait voler, j’avais une espèce de conscience détachée, un peu fataliste : voilà, je n’ai plus d’iPhone.

Très très vite, une fois la colère, la peur et l’hébétude passées, j’ai su que ça allait me permettre de vivre quelque chose que je n’avais pas connu depuis mes 18 ans – date d’achat de mon premier smartphone avec forfait Internet illimité –, quelque chose de rare autour de moi et surtout dans ma branche : une vie sans terminal connecté à portée de main 24h/24, 7j/7. Les plus déconnecté·es d’entre vous ricanent, je vous vois et je ne vous en veux pas. Je savais depuis longtemps que j’avais une véritable addiction à mon téléphone, que j’utilisais bien plus fréquemment que mon PC, sur lequel il y avait toute ma vie, et que je consultais frénétiquement pour tromper l’ennui. Je pouvais m’en passer assez facilement quand je n’avais pas le choix (cf. mes vacances déconnectées dans un trou perdu), mais dès que le signal 3G revenait, j’étais de nouveau hyper-connectée.

Eh bien figurez-vous qu’on vit très bien sans smartphone. Dingue, non ? (Captain Obvious est dans la place)

J’ai fait quelques ajustements de rigueur, que je voulais de toute façon mettre en place depuis un moment : je me suis fait offrir un réveil-matin et une montre, afin d’avoir l’heure sur moi, en toute circonstance et de ne pas dépendre d’un téléphone pour me réveiller. J’ai dû réinitialiser un bon nombre de mots de passe stockés dans une app sur mon téléphone. J’ai repris l’habitude de consulter mes mails le matin et le soir, et de ne checker le blog que quand j’ai vraiment le temps. Et puis après ça, eh bien…

Et regarder différemment la vie

Il y a eu cette grosse claque que je me suis prise, quand j’ai réalisé combien j’avais loupé de chouettes choses, à force d’avoir le nez trop souvent collé à l’écran. Alors vous voyez, je suis de la génération Y (il paraît) et j’ai tendance à bien ricaner quand on essaye de m’expliquer qu’Internet, les réseaux sociaux et les smartphones nous ont éloignés de la communication, qu’on ne sait plus être ensemble, que l’écran est la mort de la société. Je pense pour bien des raisons que ces théories sont fumeuses et simplistes, et Internet m’a apporté une foule de bonnes choses, même si ça ne fait qu’un ou deux ans que je peux dire pour de vrai que c’est un outil que je maîtrise presque à fond.

Pourtant, une fois mon smartphone envolé, j’ai réalisé que j’étais insupportable. Que j’étais cette nana scotchée à son téléphone H24, incapable de regarder un film ou épisode de série sans regarder son écran – même pas forcément une app, juste l’heure –, de tenir une conversation complète sans vérifier les dernières news… et souvent, bien trop souvent, incapable d’entendre tout ce qu’on me disait parce que j’étais trop absorbée par mon écran et ce qui s’y déroulait. J’étais une espèce de zombie, je m’endormais après avoir checké tous mes réseaux et je me réveillais en scrollant Instagram. Et ça m’a fait mal.

Je n’avais plus envie d’être cette personne. Et j’étais obligée, d’un coup, d’être une personne différente. J’ai réappris à ne rien faire : en attendant que le micro-ondes de la cafét’ se libère, en attendant mon tour à la Poste, en attendant le métro, en attendant mes ami·es, réapprendre à attendre. Savoir m’endormir de fatigue sur les pages d’un livre et pas les yeux pétris de l’épuisement de la lumière bleue. Savoir sortir du lit d’un coup d’un seul, qu’on soit lundi ou dimanche, et avoir laissé le téléphone en bas, sur la table du salon. Savoir oublier mon téléphone dans ma poche pendant plusieurs jours sans devoir absolument le retrouver, oublier même qu’il existe.

Être un peu, étrangement, libérée.

Y aurait pas un petit problème, là ?

En y réfléchissant, je me suis dit qu’il y avait de grosses contradictions en moi, des contradictions auxquelles je n’ai pas de réponse. On sait tous·tes que la production des smartphones est catastrophique sur le plan environnemental et humain (et qu’Apple n’est certainement pas le meilleur élève en la matière), par exemple, ce qui ne nous empêche pas d’en acheter, la plupart du temps et pour la plupart d’entre nous. Des téléphones qui coûtent plus cher qu’un ordinateur portable moyen, ou que trois machines à laver, que je considère comme des investissements mais au fond, je sais que c’est mon côté « j’aime la hi-tech et je suis un peu une Apple-girl » qui parle. Des téléphones qui deviennent des possessions de luxe, qu’on a peur de casser ou de perdre parce qu’en racheter un n’est pas vraiment prévu dans le plan de trésorerie.

Quand j’ai eu cet iPhone l’an dernier, j’ai passé plusieurs mois à rêver que je le perdais et le cassais, justement, des rêves effrayants qui me laissaient au réveil empreinte d’un véritable mal-être. J’avais mis des économies dans ce téléphone, c’était un cadeau, j’avais vraiment peur de l’abîmer ou de l’oublier sur une table dans un restaurant. A quel point j’étais accro à l’objet, pour en rêver la nuit ?

Peut-être que j’ai l’air complètement zinzin, peut-être qu’en me lisant vous pensez « mais elle va vraiment pas bien, cette fille », et peut-être que vous avez raison. Il n’empêche que je sais ne pas être la seule personne à avoir eu ce genre de comportements, et je n’ai pas de solution. Je n’ai pas non plus réglé mes contradictions, puisque je vais donc racheter un smartphone dans les mois qui arrivent. Alors, vous me direz, pourquoi cette décision ?

Le smartphone, outil de travail et d’expérimentation

Dans mon domaine, difficile de faire sans smartphone : j’étudie pour travailler dans la communication, et plus particulièrement dans le community management. C’est un métier un peu à des années-lumières de la déconnexion : il faut au contraire être connecté·e souvent, suivre les tendances, faire de la veille… C’est ce que j’aime, mais c’est surtout en dehors du temps de travail que je veux être plus déconnectée, donc je pourrais me passer de ce nouvel achat. Mais il faut dire aussi que je suis encore en études et toujours expérimentation, et que j’ai envie de pouvoir tester de nouvelles choses, sur le blog et dans mes futures expériences, de mon côté.

Ne pas avoir de smartphone, à mon époque et dans mon milieu, ainsi que pour mon fonctionnement personnel, a bien des inconvénients. Ils sont tous contournables, tout est contournable évidemment, mais cela demande du temps et des efforts. J’ai par exemple envie de continuer à m’améliorer sur Instagram : il existe certes des outils pour poster sur Instagram sans téléphone, mais moi ce que j’ai envie de faire, c’est continuer à apprendre à faire de jolies photos avec cet outil pratique et (normalement) toujours à portée de main. J’ai envie de pouvoir me repérer dans la rue en temps réel, d’avoir dans ma poche mon agenda scolaire ou non, qui peut changer du jour au lendemain et se mettre à jour automatiquement sur mon téléphone, et même de retrouver mon agenda partagé avec mon amoureux pour y noter nos rendez-vous et nos événements respectifs. J’ai envie de pouvoir voir mes mails quand je pars en weekend chez mes parents sans devoir prendre mon ordinateur ou en emprunter un sur place. J’ai envie de mettre moins de dix minutes à rédiger un SMS – j’ai mis 1 mois à trouver l’apostrophe sur le clavier de mon téléphone de secours. J’ai d’autres envies : pouvoir réutiliser Duolingo pour apprendre le néerlandais en petit-déjeuner le matin, ou Calm pour méditer au réveil, mon timer Pomodoro pour travailler à la BU et pendant les révisions… toutes ces apps non-nécessaires, dont je peux me passer mais qui me manquent, j’ai envie de les retrouver.

La décision est donc prise, avec tout ce qu’elle comporte de paradoxes. Pourtant, j’ai appris de mes erreurs et de cette expérience et je me suis fait quelques promesses, pour ne pas redevenir la personne irritante que j’étais.

Je jure solennellement…

  • de prendre soin de mon futur smartphone pour qu’il dure le plus longtemps possible, en achetant une coque de protection et un écran en verre trempé
  • de ne pas laisser mon téléphone entrer dans ma chambre
  • de continuer à savoir m’en passer dans les moments d’attente et de battement
  • de ne pas réinstaller Facebook et Twitter, parce que je n’en ai pas besoin quand je suis loin de mon ordinateur
  • de ne pas redevenir celle qui checke son portable par réflexe pendant des conversations entre ami·es

*

Alors voilà, cet article change un peu de l’ordinaire mais il me tenait à coeur, j’ai l’impression de m’être pas mal dévoilée et j’espère que vous ne me trouvez pas trop ridicule. J’aimerais bien qu’on en discute, savoir comment vous appréhendez votre petite vie avec ou sans smartphone, si vous avez l’impression que ça impacte votre manière d’être avec les autres…

J’espère que cette petite réflexion sans prétention vous a au moins un peu intéressé·e, et je serais ravie de recueillir vos impressions ! Merci et à bientôt ♥

*

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29 Réponses

  1. Bravo Pauline ! Elle est tellement rare cette sincérité sur le « oui le smartphone nous bouffe la vie et on ne s’en rend même pas compte » Alors non, personne ne va ricaner, on va tous sortir notre tête du sable et avouer que ces promesses que tu fais, on ferait bien de les intégrer nous-aussi !! Signé : Une nouvelle fan de ton blog, bientôt 50 balais et trop accro aux écrans lol !!

  2. Sophie

    Bonjour Pauline !

    Tout d’abord, je suis désolée pour le vol de ton portable, c’est toujours un petit traumatisme (d’autant que pour une femme effectivement, cela s’accompagne d’autres angoisses). C’est super que tu aies su tirer profit de cette expérience et en tirer des leçons.
    Personnellement je ne me reconnais pas dans ce côté « accroe » aux smartphones, je l’utilise très occasionnellement pour aller sur Internet et j’ai très peu d’appli. En revanche j’ai le réflexe de regarder si j’ai un message ou un mail toutes les 20 minutes et je m’en suis rendue compte le jour où j’ai oublié mon téléphone chez moi !

    Concernant tes propres contradictions, as-tu entendu parler des Fairphones ?
    Une société des Pays-Bas tend a créer un smartphone le plus équitable et durable possible en s’assurant que les composants ne viennent pas de zones de guerre, que l’assemblage et la production ne se font pas au détriment des droits de l’homme et enfin, ils luttent contre l’obsolescence programmée car chaque élément peut-être remplacé (par soi-même pour les plus gros : écran, carte mère, batterie) ou en le renvoyant pour réparation aux Pays-Bas. On peut également faire des mises à jour ainsi que faire évoluer son portable quand une nouvelle version est mise au point.
    En gros, c’est un téléphone que l’on peut potentiellement garder toute sa vie.

    J’en ai un depuis un an maintenant (la version 2) et j’en suis très contente, il fonctionne sous système Androïd (et non Apple, désolée :() donc ressemble et offre exactement les mêmes fonctionnalité que les autres.
    Il est cher à l’achat (500 euros pour la version 2) mais je l’ai vraiment considéré comme un investissement sur le long terme puisque a priori je peux le garder FOREVER :)

    Pardon si j’ai l’air de faire de la pub, ce n’est pas le cas mais ça me semblait pertinent d’évoquer cette alternative sous cet article !

    Bonne journée à toi !

  3. Ton article est génial (comme d’habitude), parce qu’il fait rire et réfléchir, et qu’il est écrit avec le coeur.
    Je me pose aussi douze mille questions au sujet de cette histoire. J’ai la chance d’avoir un mari absolument pas smartphone-dépendant, qui n’est pas sur les réseaux sociaux, et qui n’a même pas ses mails sur son téléphone. (Il s’en sert beaucoup en revanche pour les infos, et pour vérifier des questions d’orthographe existentielles en plein repas, ce qui m’énerve beaucoup.) Moi, je me sens mille fois plus dépendante, et j’en culpabilise souvent. J’ai le réflexe de sortir mon téléphone lorsque je suis dans une salle d’attente, ou seule à attendre pendant la récréation, pour m’occuper l’esprit et les mains, alors que ça ne me détend pas du tout, et j’en ai conscience. Je suis comme toi, consciente de contradictions, et j’essaie de progresser avec tout ça. Je me dis que ce qui est déjà pas mal, c’est que mon téléphone ne monte JAMAIS à l’étage de notre maison (donc celui des chambres), que je pars me promener sans jamais l’emmener, et que c’est vraiment insupportable pour moi d’imaginer mon téléphone à côté du lit. L’expérience la plus bizarre fut notre voyage de noces en Italie, où pendant quinze jours, je n’avais plus internet, et j’ai vraiment senti une gêne par rapport à ça, et j’étais gênée d’être gênée (tu suis?). Bref, trouver le juste équilibre avec tout ça, c’est vraiment propre à chacun, et je suis sûre que tu vas y arriver (et moi aussi oui oui). Bisous doux :)

    1. Mon mari est un peu comme le tien : absent des réseaux, depuis que je le connais il récupère des téléphones en état de marche à droite et à gauche (ça compense mes achats, on va dire), il oublie son téléphone, ce n’est pas un objet important pour lui. C’est vraiment chouette que ton téléphone n’arrive jamais dans ta chambre, je me suis tellement fait avoir par la logique du « réveil dans le téléphone », en y repensant j’ai l’impression que mon smartphone s’est immiscé dans ma chambre presque sans mon accord. Ca faisait des années que je n’avais plus ni montre ni réveil et que le téléphone faisait tout ça, mais ce n’est vraiment pas l’option qui me convient le mieux. (en plus les montres c’est sacrément joli, bien plus qu’un téléphone)

  4. Georgia

    Merci pour ce partage, qui alimente bien ma propre réflexion.
    Je ne suis pas smartphone addict, en tout cas pas encore : j’ai un « vrai » smartphone, qui va vraiment sur Internet et avec les applications qui marchent depuis juillet uniquement, en remplacement d’un « faux » smartphone qui commençait à rendre l’âme pour téléphoner. C’était avant tout un besoin professionnel d’avoir un téléphone vraiment fonctionnel, et j’apprécie le côté fluide et efficace de ce téléphone moderne pour les appels, SMS, et GPS quand je dois aller bosser dans des villes inconnues, avec un accès internet qui rend parfois bien service.

    Mais au-delà de ces usages pro, je m’en sers beaucoup, et déjà beaucoup trop, pour le perso, et ça me fait un peu peur, peur de devenir exactement ce que tu décris, la personne insupportable qui checke son écran toutes les trois secondes.
    Donc je crois qu’il faut que je formalise les règles que je respecte déjà (pas de téléphone dans la chambre par exemple) et que je m’en impose d’autres (ne pas regarder son téléphone pendant qu’on regarde un film ou une série par exemple. Oui, ma recherche Wikipedia pour vérifier tel ou tel truc du film peut tout à fait attendre la fin, je le faisais très bien avant ! Cette nouvelle addiction est assez chelou quand même…). Ça veut dire pas de téléphone sur le canapé, d’autant que je ne reçois pas non plus 20 SMS à la minute, il y a peu de risques que je loupe une info essentielle…
    Donc merci d’alimenter ma réflexion. Et pour alimenter la tienne, j’ai fait le choix (mon faible budget aidant) d’acheter un smartphone d’occasion avec une garantie de 6 mois, ça me déculpabilisait un peu par rapport aux conséquences sociales et environnementales d’un tel achat. J’en suis très contente, il marche super bien, aucun regret !

    1. Merci pour ton commentaire Georgia ! J’ai pensé au smartphone d’occasion mais pour le modèle que je recherche, on tape dans des prix trop élevés pour que je puisse le débourser d’un coup, je vais acheter neuf (bouh) en profitant du système de paiement en 4 fois sans frais. Je calme ma conscience en me disant que ce téléphone, comme l’ancien, aura plusieurs vies ^^

  5. Céline

    Merci Pauline pour ton article, et oula la la non je ne te trouve pas ridicule, parce que ça fait beaucoup écho en moi tout ce que tu racontes sur ta dépendance à ton smartphone.. Je ne crois pas avoir déjà été dans des situations de déconnexion forcée comme celle que tu vis, mais ça me ferait peut être du bien ! Même si je serai bien embêtée pour gérer mes déplacements (vive uber dans une ville où les transports en commun sont quasi inexistants et où mon boulot est loin de chez moi).. A bientôt et bon courage pour te préparer à ton retour au smartphone !

  6. Merci pour ton partage sur cette expérience ! Je pense que ce genre d’article est une bonne chose, que tu admettes avoir été cette nana insupportable toujours collée à son téléphone, c’est assez courageux dans un sens.

    Je n’ai jamais vraiment été addict de mon téléphone, la plupart du temps il est en silencieux et j’active la connexion 3g manuellement uniquement lorsque j’en ai besoin. Il y a eu une période, lorsque j’ai eu un smartphone assez confortable et agréable d’utilisation, où je le sortais à chaque moment d’attente… Et le matin en me levant…

    Franchement, je n’ai pas aimé ça. Avec le recul, j’ai l’impression que cela me faisait garder un état de « tension » constante. Toujours à l’affut de ce qu’il se passe, le cerveau absorbant tout ce qu’il y avait à l’écran.

    Le pire c’était lorsque je voulais travailler sur l’ordi, la plupart du temps j’atterrissais sur Facebook juste pour scroller et perdre un temps de dingue, me déconcentrer.

    Bref. C’est en essayant de travailler sur l’instant présent que j’ai tout naturellement arrêté ou énormément réduit le temps passé « vide » sur mon téléphone. Quand on bloggue, c’est bien de rester actif sur les réseaux sociaux… Je me suis imposée quelques règles: maximum deux fois par jour pour Twitter, FB, Insta, Snap… Une fois à midi et une fois le soir. Cela m’évite de sortir le tél dans tous les petits moments de pause ou d’ennui… A la place je préfère travailler sur mon ancrage, m’accorder des mini pauses de calme psychique xD Ou bien lire un bouquin, profiter du moment.

    C’est un sujet super intéressant… Feras-tu un bilan dans quelques mois pour parler de ton rythme avec de nouveau un smartphone ?

  7. Heathflower

    Bonjour Pauline ! Je lis ton blog depuis quelques mois et j’apprécie beaucoup la manière que tu as de te dévoiler, on se sent plus proche de toi. D’un autre côté, j’ai aussi l’impression d’être complètement à la masse, comme à côté de ma génération alors que nous n’avons que quelques années d’écart. Parce que non, je n’ai pas de smartphone. J’ai un petit téléphone portable à touches, dont je me sers pour appeler et envoyer des SMS, et voilà ! Je vis très bien comme ça, quand je vois mes amis et mon copain scotchés à leur smartphone je me sens étrangement libre. Si je perds, casse ou oublie mon téléphone, ce n’est pas très grave, ce serait comme de perdre une fourchette car pour moi ce n’est qu’un outil. Après je comprends l’attrait que ça peut avoir, la praticité d’avoir tout à portée de main, mais me connaissant, je ne saurai pas résister à l’addiction qu’un tel appareil ne manque pas d’entraîner. Bref, voici ma contribution à la discussion :) J’aime revendiquer ce côté un peu marginal, et même si je me sens parfois en décalage avec les gens de mon âge (et que je suis souvent agacée quand les tête-à-tête entre amis se transforment en trio car le smartphone s’invite sur la table…), ça n’est pas du tout un frein dans mes relations. Bon courage pour tes promesses, je te souhaite de t’y tenir ! :D

  8. Bounza

    J’ai un Samsung Galaxy Note 3 (oui oui il est vieux à l’échelle du smartphone), qui est comme ton regretté iPhone un cadeau commun. J’y fais extrêmement attention et le perdre m’embêterait énormément … Tout d’abord parce que c’est un cadeau, mais plus encore comme tu le dis parce que l’impact de la fabrication des smartphones est loin d’être négligeable et j’aimerais pour cette raison ne pas en avoir 20 différents dans ma vie !

    Quant au fait de s’en passer, pour moi ce n’est clairement pas envisageable pour la simple et bonne raison que je n’ai actuellement plus d’ordinateur et qu’il me sert donc à lire mes mails, gérer mes fichiers, suivre les blogs et Instagram qui sont une grande source d’inspiration grâce aux personnes comme toi :)

  9. melinawitch

    merci pour cet article qui reprend mon état d’esprit du moment, je suis aussi de la génération Y et je suis aussi dans cet ambivalence avec mon smartphone. Mais plus encore j’ai désormais 2 enfants et la lutte pour les tenirs loin des écrans et mon combats quotidien. A 3.5 ans, ma fille sait déja aller sur you tube pour mettre ses dessins animés préférés, faire des face times avec ses grands parents ou jouer sur ses applis mais en parallele son temps de concentration est limité sans que j’arrive bien à savoir si c’est le fait de son age ou des écrans. Bref la première prise de conscience c’est « quel exemple je leur montre » je ne veux pas passer à coté de mes enfants à cause de facebook ou d’instagram, je ne veux pas qu’ils se sentent moins important que mon téléphone.
    Par ailleurs, j’avais remarqué aussi que j’avais de plus en plus de mal à me concentrer sur une tache longue sans checker facebook ou feedly toutes les 5 mins, pareil le moindre temps d’attente était utilisé sur mon téléphone.
    Mais le coup de grace c’est le jour ou j’ai téléchargé une appli qui contabilise le temps passé sur le tel au cour de la journée… je n’ose même pas avouer le chiffre.

    Alors comme toi je ne veux pas renoncer à des choses présente sur mon smartphone qui m’apporte de la joie, de la connaissance, du partage etc… MAIS je ne veux plus non plus ressembler à un ZOMBI
    Donc j’essaie désormais d’avoir un usage « raisonné » de mon greffon.

    Quand je rentre chez moi je le range (sauf si j’ai besoin d’une recette sur pinterest ;-)), je n’ai pas supprimé facebook parce que je n’ouvre quasiment pas mon ordinateur mais il n’est plus en favoris et rien que ça fait baisser le nombre de fois que je le consulte. Quand je suis avec les enfants je ne l’ouvre pas. J’essaie de faire en sorte que ma fille l’oublie elle aussi. J’essaie aussi de ne pas le sortir quand j’attends quelque part pour quelque minute au profit d’une méditation de plaine conscience, si je dois attendre plus longtemps je me plonge dans un ebook mais je m’astreint aussi à redécouvrir le plaisir du livre papier. Je refuse de m’en servir avant d’être dans ma voiture pour mettre de la musique, je petit déjeune donc avec un livre ou en méditant ou en discutant avec ma fille, mais sans lui surtout.

    Je pique ton idée de « pas de smartphone dans la chambre » et je rebranche des ce soir mon reveil aube.

    1. Sam

      Bonjour, je me permets de répondre à votre commentaire parce que vous vous demandez si le manque de concentration de votre fille vient des écrans ou de son âge et ayant la réponse je tiens à vous la donner. Tout enfant est capable de se concentrer pour réaliser une tâche quelque soit son âge, c’est ainsi qu’il apprend. Et plus il sera capable de se concentrer longtemps plus il apprendra de manière efficace et le savoir sera inscrit durablement en lui. Des expériences et des études tendent à montrer qu’il y a un lien entre le manque de concentration des enfants et les écrans. Elles sont encore peu nombreuses pour que nous puissions s’y fier mais je pense qu’il est intéressant d’essayer. Faites l’expérience de ne pas proposer d’écrans à vos enfants et au bout de deux semaines déjà il est possible de noter un changement dans leur comportement. Bien sûr les enfants jeunes nous paraissent souvent avoir peu de concentration mais c’est plutôt qu’ils s’attardent sur les détails alors que nous ce n’est plus le cas.
      C’est un sujet qui me touche beaucoup car je vais être professeur des écoles et je réfléchis/lis énormément sur l’enfant. Je vous conseille la lecture des travaux de Céline Alvarez et Maria Montessori (L’enfant) si vous souhaitez comprendre qui sont ces petits êtres que nous avons été mais qui nous dépassent aujourd’hui :)
      Avec toute mon amitié.

      1. melinawitch

        Bonjour

        je suis également très intéressée par MMontessori et Céline Alvarez,(je suis la seconde depuis le début de son expérimentation), je suis donc très au courant du lien écran/concentration et je veille à ce qu’il n’y ai pas beaucoup de temps d’écran à la maison de ce fait mon interrogation est plus de savoir si le moins d’une heure par jour d’écran qu’elle a impact sa capacité de concentration, ou si c’est plus que je ne lui présente pas les activités comme il faut, et puis tout est relatif elle est capable de m’écouter lire une histoire très longtemps même sur un livre sans image.

  10. Salut Pauline, ça fait quelques temps que je suis ton blog (surtout sur facebook) avec grand intérêt et je crois n’avoir jamais pris la peine de t’envoyer un commentaire ! Mazette ! Je t’avais découverte au hasard d’une recherche sur le No-poo :) et depuis, je suis tes réflexions avec plaisir ! Pour le coup, je ne peux qu’être d’accord avec ton recul sur l’omniprésence des smartphones, j’en ai eu un pendant 5 mois pour un road trip, c’était pratique pour les mails et échanges, mais depuis mon retour, je suis retournée au vieux téléphone qui sert qu’à appeler ou textoter :) J’aime attendre un bus avec un livre à la main, ou juste rêvasser dans un transport, je n’ai jamais été adepte d’applications, je me perds souvent en ville, j’aime aller au hasard au restaurant et j’ai mon gourou yoga sur youtube ahah !!! J’espère que tu t’en tiendras à tes objectifs et te souhaite bonne chance pour la suite de tes projets et études :) ! Merci pour tes articles toujours pimpants :)!!!

  11. Cet article tombe à point pour moi, je rêve de ne plus avoir de smartphone, d’un autre côté, je ne vois pas l’utilité d’acheter un nouvel appareil (pas intelligent) alors que j’en ai déjà un qui fonctionne. Ça fait 10 fois que j’enlève les applications facebook, pinterest et courriel, puis je les remets en me disant que je vais me contrôler. Mais rapidement je reviens au point de départ. Ma nouvelle idée, le téléphone sera complètement fermé de 17h le soir à 8h le matin. Et ma messagerie le mentionnera pour ceux qui tente de me rejoindre. Parce qu’étonnement, quand il est fermé, je réussi à ne pas être tentée, du tout, pendant plusieurs jours parfois.

    C’est un bel outil, faut seulement savoir vivre avec aussi bien que sans. Je te souhaite que ce soit le cas et merci encore de se partage sur ta réalité sans smartphone.

  12. Pendant longtemps je n’ai pas eu de smartphone comme toi. Juste un vieux téléphone qui de temps en temps pouvait aller sur facebook (mais il n’affichait pas plus de 5 nouveaux statuts donc impossible d’y passer des heures). Et puis on m’en a offert un cet été. J’ai découvert le côté agréable de checker instagram depuis l’application et plus depuis mon ordinateur, les applications bien utiles pour se repérer dans ma nouvelle ville, … Puis en Janvier, j’ai choisi de ne pas renouveler tout de suite mon forfait internet, juste pour 2 semaines. Pour voir. Je m’en passais très bien. Je pouvais toujours utiliser instagram avec le wifi chez moi.
    Mais j’ai repris un forfait. J’ai retrouvé toutes mes apps, partout, tout le temps. Je réactualisais chacune tous les 1/4 d’heure. Je ne m’en suis rendue compte que quand un ami est venu me rendre visite pendant quelques jours. Plutôt que de profiter de sa présence, d’avoir quelqu’un dans cette ville encore inconnue, je checkais Instagram, je discutais sur Messenger avec des gens qui ne sont pas aussi proches que lui, je vérifiais mes mails (ou plutôt mes spams). Bref je me suis rendue compte que j’étais accro.
    Et c’est la pire des drogues (même si je n’en ai essayé aucune à part le chocolat), il est facile de s’en passer quand je n’y ai pas accès, mais dès que j’y ai accès, impossible de me contrôler et de ne pas me jeter dessus toutes les 15 minutes. Rafraichir sans cesse les applications (où il ne se passe rien !), plutôt que de lire ce livre dans mon sac.

    J’espère que le fait d’avoir conscience du problème aide à s’en sortir, mais je trouve ça dur de garder un équilibre, je suis du genre tout ou rien. J’aimerais installer une nouvelle application qui me dise « hé pssst ça fait la 3ème fois que tu rafraichis facebook/instagram/tes mails en 1h, non il ne s’y passe rien, tu aurais pu lire 50 pages d’un roman à la place ». Je devrais peut-être la lancer si elle n’existe pas encore :)

  13. Marie F

    Bonsoir Pauline,

    Merci pour cet article, car au vu des différentes (et nombreuses) réactions, je crois que tu touches vraiment un sujet de société. Personnellement, je n’ai jamais eu de smartphone, et ne suis pas très attachée au cellulaire (j’ai une carte prépayée que j’alimente très occasionnellement) ; en revanche, je passe pas mal de temps sur mon écran d’ordinateur… Après avoir vécu un an à l’étranger et une réflexion intense sur la société, l’éthique, la vie 2.0 et le voyeurisme virtuel, j’ai décidé de supprimer mon compte Facebook – le seul réseau social sur lequel j’étais inscrite, et où je pouvais errer durant des heures. Déconnexion. Soulagement. Distance… j’ai vite pris conscience de l’isolement où m’a conduit cette démarche, pour moi existentielle.
    Et c’est un fait, car mon refus des nouvelles technologies de communication m’a clairement éloignée de mes amis. J’ai aujourd’hui coupé les ponts avec presque toutes mes anciennes relations. Mon attitude très détachée en est la principale raison, mais je ne suis pas dupe, mon absence sur les réseaux y a grandement participé. C’est un choix de vie et je ne regrette rien car je suis profondément heureuse et satisfaite de ma vie, mais il s’agit d’être lucide, sans smartphone, on est vite « en dehors » d’une dynamique.
    Je ne sais pas très bien quelle conclusion tirer de mon histoire, si ce n’est que la présence sur la toile est un choix de vie qui n’est pas anodin et a de véritables conséquences sur nous-même et notre quotidien.

    Merci du partage et bonne soirée, Marie.

  14. Cécile

    Salut!

    Je n’ai pas réagi à tes publications depuis un moment mais je suis toujours de plus ou moins près ce que devient ton petit blog.
    Pour ma part, cela fait un peu plus d’un an que j’ai décidé de me passer de mon smartphone. C’est justement pour tous ces inconvénients dont tu parles que j’ai décidé de le faire. Je me suis dit que je passais déjà suffisamment de temps sur mon ordinateur quand j’étais chez moi. Ca a quelques inconvénients effectivement, mais j’ai décidé de faire avec et de, par exemple me déplacer dans Bruxelles avec un plan parce que je me perds systématiquement. Si je m’en rachète un un jour, il faudra vraiment que je mette des limites pour ne pas tomber dans les mêmes travers.
    C’est un peu lié, j’ai décidé il y a quelques jours de fortement m’éloigner de twitter qui alimentait mon anxiété et jouait beaucoup sur ma concentration. En quelques jours je me sens déjà moins anxieuse.

    Bonne continuation

  15. Pingback : Un invincible été » Ailleurs sur le web #50

  16. Pauline,
    Ton article est super, ta réflexion est géniale ! Je me rend compte que maintenant je n’arrive vraiment plus à me passer de mon téléphone et que je le check vraiment tout le temps. J’aimerai bien moi aussi le sortir de ma chambre, mais je n’ai pas de réveil, il faut que je songe à en acheter un pour ne serait-ce que laisser mon téléphone sur un bureau.
    Ce qui me gêne le plus dans le fait d’avoir un téléphone sur connecté c’est surtout la batterie ! Mon téléphone est constamment connecté sur internet et ma batterie s’envole. J’ai donc décidé de couper la 3G au travail et ça me fait beaucoup de bien.

    J’espère que tu arrivera à tenir tes promesses pour ton futur smartphone. Ton article est très intéressant !! :)

  17. Mots-Doux

    Salut Pauline,

    ton article me donne envie de partager mon expérience avec toi.
    J’ai eu un téléphone portable pendant 7 ans (depuis ma seconde en fait), mais vraiment juste un téléphone. En fait non, j’aurai pu aller sur internet avec si j’avais eu le forfait adéquat, mais le deal étant, avec mes parents, que nous nous payions le forfait nous-même, je n’ai jamais visé plus que sms illimités, et 2h d’appels.
    Ce téléphone a d’abord été un petit nokia compact, puis un LG avec écran tactile et un stylet (c’était la révolution !!), et enfin un petit samsung déjà cabossé récupéré de ma mère, qui payait peu de mine, mais bien costaud et déjà tout rayé.
    MAIS. Le « mais » arrive. Mais, mon amoureux m’a offert lundi dernier un Iphone. Pas le tout nouveau (j’aurai fait une crise cardiaque !), mais un 4S (je ne sais pas à quoi ça correspond, mais je sais que c’est déjà un « vieux ». Toujours est-il que pour moi c’est le truc le plus moderne que j’ai jamais eu dans les mains !).
    Et en fait, je ne sais toujours pas vraiment comment je me sens par rapport à cette arrivée.
    D’un côté, le petit pincement au coeur parce que j’ai eu l’impression que je basculais tout à coup dans le consumérisme auquel je ne veux pas participer, hyper connecté, fashion etc. Toutes ces choses dans lesquelles je n’avais pas envie de me voir.
    Je relativisais en me disant qu’il l’a acheté d’occasion, remis à neuf, et pour vraiment pas cher..
    De l’autre, j’ai été scotchée dessus plusieurs heures pour choisir des applications dont, sans trop m’en rendre compte (ou presque), j’avais commencé à faire la liste dans un coin de ma tête parce qu’elles me tentaient bien (timer pour reiki, france inter, petit bambou pour méditer, accordeur et métronome (je suis musicienne), plantnet et c’est tout).
    Aujourd’hui, ça fait donc pile une semaine que je l’ai. Avec mon amoureux (qui s’en est offert également un (trouvés sur Ebay), on a fait le maximum pour que nos données ne soient pas sauvegardées je ne sais où, à je ne sais quelles fins (désactivation de la géolocalisation, désactivation de Siri (qui enregistre absolument TOUT de ce qu’il se passe sur le téléphone)), je n’ai pas installé facebook, je n’ai pas twitter, ni instagram… et comme mon forfait ne me permet toujours pas de profiter en illimité d’internet, j’utilise principalement des réseaux wifi, quand il y en a. Donc pas très souvent.
    Mais à quoi me sert donc ce nouveau téléphone ?
    En fait, après l’excitation de la nouveauté des premiers jours en même temps que la petite pointe de culpabiliter d’avoir un téléphone pareil, je me sens mieux avec et plus sereine.
    Le top pour moi maintenant (et c’est peut-être risible..) c’est d’avoir ma musique sur mon tel, avec un son super, et de pouvoir choisir le morceau que je veux pour me réveiller le matin, et régler le volume de la sonnerie ni trop bas, ni trop fort.
    Ensuite, étant amenée à pas mal voyager, je suis contente de penser que je pourrais prendre uniquement mon téléphone et pas mon ordinateur (lourd, pas autonome en batterie, abîmé..) pour consulter mail, ou autres outils avec.
    Je n’ai pas besoin d’être hyper connectée, et j’avais peur que ce soit pire qu’en ce moment (où je passe bien trop de temps sur fbk à mon goût) avec un téléphone qui me permettrait d’y aller n’importe quand. Mais en fait non. Je consulte mes mails 2 fois par jour (quand je trouve de la wifi). Et finalement, comme je le fais sur l’Iphone, et plus sur l’ordi, je ne vais quasiment plus sur fbk ! Hourra ! (sauf pour voir tes nouveaux articles, évidemment ;)

    voilà pour mon petit témoignage !

    Maud

  18. Marion

    Merci beaucoup pour ce partage, je m’y reconnais totalement. Je me suis aussi faite voler mon smartphone il y a quelques mois et étonnamment après avoir totalement intégrée que je ne le reverrai plus, j’ai ressenti un immense sentiment de liberté. Ou peut-être de soulagement, je ne sais pas trop, mais je n’étais pas du tout malheureuse (c’était pas non plus un smartphone à sept cents euro ni un cadeau auquel j’étais attachée). C’est comme si on m’avait libéré de quelque chose, je ne me rendais pas compte que j’étais si accro… Et de me retrouver sans fb, sans yt, sans instagram m’a fait énormément de bien. Et d’ailleurs je me disais que je n’allais pas en racheter un. Mais pour la vie de tous les jours, s’en passer est difficile, ne serait-ce que pour regarder quand le prochain bus arrive, quel itinéraire prendre, ect. (oui d’accord y a des cartes mais c’est pas très pratique x) )

    Alors, j’essaye, moi aussi, de ne pas le sortir quand j’attends trois minutes… :)

  19. Ah les smartphones! Dis-toi que je crois bien être la moins accro de ma famille, mon papa est collé sur un téléphone H24, ou presque. Ma petite soeur est aussi très génération Youtube et Buzzfeed ahah. Moi, bien sûr que je suis accro, et quand je ne sais pas pendant une seconde où est mon téléphone, j’ai une mini panique au coeur, mais sinon ça va. Je ne m’en sers pas beaucoup en journée au travail (on a pas vraiment le droit en vrai) et dans le métro, si je ne m’en sers pas pour la musique ou les podcasts, je préfère regarder les gens (y’a pas de réseau de toute façon) ou un livre.

    J’ai arrêté de scroller mes feed une fois dans mon lit, et depuis je regarde beaucoup moins Instagram. En revanche, je ne me vois pas désinstaller Twitter ou Facebook – Twitter parce que c’est le réseau de l’instantané et que je l’utilise plus sur mon téléphone, donc. Facebook.. parce que je ne l’ouvre plus systématiquement sur mon ordi.

    Bref, c’est mon compagnon de vie, mais j’arrive quand même à m’en détacher, un peu plus qu’avant, même s’il reste indispensable. That’s the way it is en 2017!

    1. Hihi oui, le but pour moi n’est pas non plus d’être 100% déconnecte, j’en serais incapable ! Je trouve aussi que Twitter représente l’instantané, mais j’ai tendance à beaucoup trop tweeter quand je l’ai sous la main, j’ai encore besoin de temps et de discipline pour arriver à trouver le bon équilibre entre vie Twitter et vie privée que je ne veux pas trop déballer.

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  21. Lucile

    Salut Pauline !

    Je ne te trouve pas du tout ridicule, et je ne suis pas la seule ;) C’est pour moi très intéressant de voir une personne parler de cette addiction au smartphone, que je peux voir tous les jours, mais que peu de gens admettent. Justement, je compte résister le plus longtemps possible (j’ai un petit samsung à clapet, très costaud mais il ne reçoit pas les photos et ne peux pas en prendre), mais je vois que de plus en plus de choses peuvent être faites uniquement avec ce genre d’outil (réserver certains billets moins cher pour aller au ciné par exemple ! Ou un covoiturage en direct quand tu as loupé le train !), alors je ne sais pas si je suis dans l’obstination idiote ou si j’ai un peu raison. Peut-être qu’un jour je m’offrirai un fairphone.
    Mais même sans avoir le sacro-saint smartphone, je me retrouve dans certains aspects que tu traites dans cet article : sortir son téléphone pour regarder l’heure, pour se donner contenance quand on attend, allumer son téléphone dès le réveil… Et passer 2h sur un ordi parce que tu veux checker des blogs ou facebook. Alors je pense que ton article nous donne à tous envie de nous améliorer, car nous sommes accro à internet, aux réseaux, à nos mails…. Dur, dur !
    Merci d’avoir partagé ton expérience :)

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