11
Déc
2016
17

L’anti-revue de web

C’est le dernier dimanche avant les vacances. Il ne ressemble pas trop à un dimanche, pour être honnête – j’ai le nez dans mes fiches de révisions, j’ai l’impression que je ne serai jamais prête, jamais dans les starting-blocks, pour ces quatre jours de partiels qui m’attendent. Je me suis réveillée cette nuit, paniquée d’être en retard dans mon planning, encore enroulée dans un rêve passé à ruminer l’histoire des médias : je peux attester que le cerveau mâche et remâche ses apprentissages pendant la nuit. A l’heure où le ciel éclaircissait mais où le soleil n’avait pas encore dépassé l’horizon, j’ai chaussé mes nouvelles baskets et avalé une banane avant de rejoindre mon papa dans le froid qui pique les narines et la gorge. On a couru quelques kilomètres, juste le temps de se vider l’esprit, de le remplir de débats à petites foulées, et de voir ce fameux soleil briser la ligne d’horizon. C’était bon.

Je suis rentrée, j’ai mangé du pain aux fruits confits et une orange, bu un café très serré (je compte achever ma métamorphose en Rory Gilmore rapidos), et j’ai cuisiné un marzipanstollen. C’est l’anniversaire de mon papa, vous voyez, et mon papa et moi, on partage un amour inconditionnel pour les choses confites, sucrées, et légèrement allemandes sur les bords. (les gènes, tout ça) Le marzipanstollen, c’est le début de l’hiver, c’est Noël qui approche tout doux, tout doux, c’est le poêle à bois rallumé à côté duquel je vous écris aujourd’hui.

C’est pas les meilleurs jours de ma vie, mais c’est fou parce que même si j’en ai conscience, je trouve qu’en fait ça va. Je suis stressée mais relax, j’arrive à dormir, à me changer les idées, à être performante dans mes révisions, à prendre la vie comme elle vient.

Au départ j’étais partie pour faire une revue de web comme d’habi-dab, et puis au final je me suis rendu compte que je n’avais pas assez de contenu. « Pourquoi ça ? », me suis-je demandé – puis je me suis rappelé que j’allais me coucher tôt et que je n’allumais mon ordinateur que pour taper mes fiches, alors forcément j’ai peu de contenu à vous proposer. J’ai fait les choses à moitié, donc j’ai quand même des conseils pour réussir son risotto (Aime & Mange), une vidéo qui raconte l’élevage intensif avec humour (La Barbe), un look spécial grands froids que j’aime particulièrement (Mango & Salt), et enfin une recette de mousse de foie gras végétal qui a l’air à se damner (Antigone XXI). Voilà pour cette anti-revue de web, ça fait du bien de secouer les concepts des fois. Maintenant que c’est fait, je retourne vous raconter ma vie :D

Je me demande comment le temps se débrouille pour passer aussi vite : j’étais tranquillement en train de réviser, il était 11h, et puis d’un coup pof pof, il a été 16h, la nuit tombait, j’avais passé toute ma journée devant mes cours et je n’étais pas prête de m’arrêter. L’avantage de cet exil en campagne pour le weekend, outre le lever de soleil clair et les nuits sans bruit, c’est que l’Internet est si mauvais que je n’ai eu quasiment aucune distraction, me permettant d’abattre une montagne de travail plutôt rapidement. Et je me dis, au fond, que dans quatre jours, c’est les vacances. C’est un concert avec ma petite sœur, c’est une soirée où je n’aurais pas à penser au lever du lendemain, c’est les vraies vacances sans ouvrir un classeur ou un fichier de cours.

C’est faisable, vous ne croyez pas ?

Moi j’y crois.

*

PS : on se retrouve bientôt pour une wishlist de Noël tout ce qu’il y a de plus réussie – sans vouloir me jeter des fleurs –, et puis il y aura des lectures, des coups de cœurs, et un rythme un peu plus soutenu dès janvier vu que les cours devraient s’alléger. (devraient) (je ne mets pas la charrue avant les bœufs, m’voyez)

PPS : ah et au fait, il y a toujours un bracelet Beeutiful à gagner là jusqu’à mardi soir, allez allez ! (il y a aussi un petit code de réduction pour tout le monde ♥)

Crédit photo : merci à ma petite sœur Mariane ♥

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7 Réponses

  1. Ne t’inquiète pas, au fond, tu es déjà prête et tu as bien révisé ! Et tu vas tout déchirer, j’en suis certaine ! Alors, tu as raison d’y croire. Bon courage pour cette dernière ligne droite

  2. Manaelle

    Oh ! Comme je comprends ce trop plein, ce ras-le-bol, cette pression incessante de ne jamais être assez prête, assez bien…
    Dernière année d’études pour moi, je pensais que ce serait plus calme, point du tout. A l’inverse… Actuellement je suis censée rédiger mon mémoire, et je me balade sur ton blog en quête de réconfort… Alors je t’envoie plein de courage et de chance pour tes partiels, et plein de temps libre pour nous écrire de chouette article !

  3. Courage pour tes cours Pauline ! Dis toi qu’après tu auras véritablement des vacances et que tu pourras souffler =)
    Je suis sûre que grâce au travail régulier en amont que tu as fourni, tu y parviendras sans souci!

  4. La première année de mon DUT, il y a eu une petite fête pour un (super) prof qui prenait sa retraite, et à cette occasion tous les anciens élèves avaient été invités et il y avait un livre d’or sur lequel chacun pouvait laisser un petit mot. J’en ai lu quelques uns, dont celui-ci : « L’iut, ç’a été à la fois les deux années les pires et les meilleures de ma vie ». Je ne sais pas qui a écrit ça, mais en finissant mon DUT, j’y ai souvent repensé, et ça correspondait assez à mon ressenti à moi aussi. Loin de moi l’idée de dire que l’IUT, c’est de la torture (quoique), mais j’ai aimé l’idée que cette période, qui était à première vue extrêmement difficile et exigeante, était aussi (et surtout) vraiment vraiment enrichissante, que ce soit sur le plan humain comme professionnel, et que l’un allait de paire avec l’autre. Alors, courage, profite bien :)

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