31
Août
2016
28

Déconnectée

Encore un article sur la digital detox, est-ce vraiment bien utile ? Je me suis posé la question, et puis quand j’ai lu certains des articles sur le sujet en rentrant de vacances, je me suis dit que mon vécu était tellement différent de ce que je lisais, qu’il valait le coup, au moins pour moi-même, de consigner mon ressenti après trois semaines sans Internet, et même sans réseau téléphonique. Horreur, malheur ? Eh bien pas tellement, en fait.

Je suis partie en vacances dans un camping paumé au milieu du Lot, où pour avoir un semblant de réseau, il fallait se déplacer jusqu’à l’accueil du camping et surtout avoir le bon opérateur. Je le savais avant de partir, il faut dire que mes parents ont le don pour trouver des destinations de vacances où la déconnexion est forcée. C’est ce qu’ils cherchent pendant leur repos, et peut-être que c’est parce que j’ai été élevée comme ça, que j’ai pris un immense plaisir à ne pas toucher à mon téléphone pendant mes vacances. Pourtant, je partais avec un lourd bagage d’addict au numérique.

(un article avec des photos de moments passés en tête à tête avec mon appareil)

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Accro aux réseaux sociaux

J’ai l’impression que c’est en passe de devenir la « maladie » la plus commune de notre génération, et je suis toujours un peu honteuse quand je réalise que oui, je suis sans aucun doute addict aux réseaux sociaux et à toutes mes petites apps en général. Elles sont nombreuses, entre Facebook et la page du blog (plus que le site en lui-même, que je déteste de plus en plus), Twitter sur lequel je raconte un peu trop ma vie à mon goût sans réussir à lever le pied, mais aussi Instagram qui régale mes papilles, Snapchat que j’aime pour sa spontanéité… tout ça sans compter Feedly sur lequel je lis mes blogs préférés, l’app WordPress pour lire vos commentaires même quand je n’ai pas mon PC, Goodreads pour suivre ma communauté de lectrices assidues, vous l’aurez compris : j’utilise énormément mon smartphone.

Avant de partir, je m’étais rendu compte que j’étais de nouveau dans une spirale négative face à tout ça. S’il y a des moments où je peux parfaitement utiliser tout ce maelström de fonctionnalités en pleine conscience et de manière positive, certaines fois je n’y arrive juste pas du tout. C’est surtout Twitter qui m’a plombée, pendant mon mois de travail. Je n’y voyais que du négatif, c’était renforcé aussi par le fait que beaucoup de mes contacts « 100% positifs » sur ce réseau avaient choisi de s’en détacher quelques temps, et évidemment par le fait que les tweets négatifs ont beaucoup plus d’impact sur le cerveau que les positifs, autant parce qu’ils sont plus nombreux et souvent dans un effet de chorus infini, que parce que c’est malheureusement comme ça que marchent les médias mais aussi la nature humaine, je crois.

Je n’en pouvais plus de voir les relais des actualités, surtout politiques, et avec l’amoureux on était vraiment dans une dynamique triste. A savoir que l’amoureux est très intéressé par les ressorts de la politique en général, et il n’était pas rare que je lui demande plusieurs fois par jour d’arrêter de me relayer ce qu’il glanait sur Twitter, parce que j’avais forcément eu à peu près les mêmes infos même si je n’avais pas lu les articles (survoler des tweets me fait toujours percevoir les titres) parce que je n’ai pas d’intérêt particulier pour la politique, mais surtout parce que ce n’était jamais positif. Tous les deux, on était totalement plombés par Twitter et sa boucle infinie de négativité. On s’est dit que c’était dingue quand même : on avait décidé de ne pas avoir de télé pour ne pas être exposés à la pub, aux âneries télévisuelles et aux journaux télévisés peuplés de mort et de corruption, mais finalement Twitter nous exposait à la même chose sans qu’on bronche.

Et moi particulièrement, j’étais incapable d’être oisive. Si je n’avais rien à faire, si j’attendais un train, ou le métro, ou que le repas cuise, j’étais sur mon téléphone à ouvrir successivement toutes mes apps pour vérifier que rien de nouveau ne s’était passé, que j’avais bien vu toutes les photos de mon fil, bien lu tous les articles de blog. C’était tellement en contradiction avec ce que j’ai envie d’être et de promouvoir : je suis cette fille qui attend patiemment au feu rouge piéton malgré l’amoureux qui peste, et qui lui répond « c’est impossible d’attendre comme un con, attendre ne fait pas de nous des cons ». Et pourtant, j’utilisais chaque moment un peu off pour emmagasiner des connaissances ou des stimuli visuels. Allô, incohérence ?

giverny lily pond

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Tout réinitialiser

Je ne suis pas utopiste, je sais très bien que je ne me détacherais jamais complètement du numérique. Je n’en ai pas vraiment la volonté : je compte travailler dans la communication numérique, j’aime tester de nouvelles apps, et de toute façon, j’ai ce blog, comment pourrais-je m’en séparer ? :D Mais pendant ces vacances, j’ai eu envie de reboot mon système et pour essayer de repartir sur des bonnes bases. A quelques kilomètres du camping, le réseau sur mon téléphone s’est éteint, et j’ai alors pris mon parti de cette situation : je n’avais vraiment pas besoin d’Internet pendant mes vacances, ce moment sacré que j’attendais depuis plusieurs années. J’avais avec moi ma famille, mon mari, mes ami·es proches étaient prévenu·es de notre absence : tout le reste du monde attendrait.

Première réalisation : ça ne m’a pas du tout manqué. J’étais tellement bien dans mon cocon, loin de toute négativité ! Je n’avais même pas envie de partager sur les réseaux des bribes de mes vacances, des photos sur Instagram, j’avais vraiment envie que tout reste tout près de mon cœur, dans la sphère bénie et aujourd’hui un peu rare du privé, de l’intime. Nous sommes descendus une fois en ville pour aller au restaurant, et j’ai posté un tweet et envoyé quelques SMS (notamment pour savoir si nos plantes allaient bien et si notre appart n’avait pas pris feu, ah ah), mais c’est tout. Tout au long du séjour, j’ai eu besoin de connaître l’adresse d’une amie, ou d’avoir un renseignement, et j’ai demandé à ma sœur (qui, éloignée de son chéri et du haut de ses 18 printemps, a passé beaucoup de temps à l’accueil à squatter le réseau téléphonique) de le faire pour moi. Mon téléphone ne m’a servi qu’à diffuser de la musique grâce aux playlists téléchargées avant de partir, et à minuter le temps de cuisson des pâtes, et c’était absolument parfait comme ça.

Deuxième révélation : vingt dieux qu’il y en a du temps, dans une journée ! Je ne me suis jamais lassée des heures qui passaient, pas une seule seconde. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’ouvrir Twitter pour combler un vide d’activité, j’ai tout simplement sautillé d’activité en activité avec la joie d’un enfant qui ne connaît pas l’ennui. Coloriage, lecture, piscine, randonnée, course à pied, visite aux animaux de la mini-ferme, parties de cartes ou de jeux de société, écriture… Nous étions partis sans vraiment prévoir beaucoup de choses à faire, et au final en trois semaines je n’ai fait aucun tourisme sans jamais ressentir un vide à l’intérieur. D’ailleurs, il n’y a pas de hasard : pendant ces trois semaines, je n’ai absolument pas grignoté non plus, tandis que d’ordinaire j’ai tendance à manger quand je m’ennuie, même si je ne me rends pas compte que je m’ennuie, ou quand je suis stressée. C’est d’ailleurs plutôt quand je suis totalement absente à ce que je fais, que j’ai envie de grignoter, quand je cuisine devant Twitter, ou quand je rafraîchis mes mails pour la dixième fois de la journée. Pendant ces vacances, j’étais tellement bien, sans aucune source de stress – ou alors bien obligée de verbaliser ce stress quand il est arrivé, puisque je ne pouvais pas m’enfermer sur mon smartphone pour ne plus y penser – et sans ennui, que j’ai mangé quatre repas sains par jour (oui, le goûter est un repas à part entière :D), sans ressentir le besoin de manger entre deux.

giverny lily pond

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Le retour à la réalité

Toutes les bonnes choses ont une fin, n’est-ce pas ? Revenir au monde normal a été difficile sur plein d’aspects, le retour en pleine poire des soucis qu’on avait laissé de côté avant de partir n’étant pas des moindres. Le retour au monde numérique, lui, s’est fait en douceur. J’ai eu trois semaines pour réfléchir à ce que je voulais faire de mon temps, et le passer sur Twitter ou à visionner des stories Snapchat n’en fait pas partie. J’ai donc pu dessiner une nouvelle ligne de conduite, qui est aussi floue et souple que j’en ai besoin, parce que je ne suis pas non plus à l’article de la mort, comme me l’ont prouvé ces trois semaines de détox qui se sont déroulées sans aucun phénomène de manque ou aucun symptôme de FOMO. (fear of missing out, plus d’infos ici)

J’ai décidé d’arrêter de tweeter compulsivement : hier j’ai posté trois tweets, contre plusieurs dizaines avant mes vacances, et je ressens la différence. Tweeter compulsivement me donnait l’impression d’être à la fois vulnérable (en dévoilant beaucoup de ma vie personnelle) mais aussi très bête, puisque c’était moi-même qui dévoilais ma vie sans parfois assez réfléchir ! Une de mes règles pour ne pas flooder, comme on dit dans le jargon, c’est de ne plus faire de « chaînes de tweets » (où on se répond à soi-même pour créer un fil, ce qui permet de ne pas perdre une idée mais aussi de s’affranchir presque totalement de la règle des 140 caractères, et c’est parti pour dix minutes de monologue pas forcément utile !). Je ne m’empêche pas du tout de répondre aux tweets qu’on m’envoie, je préfère mille fois être dans le dialogue ! Et je n’ouvre plus Twitter dans mes moments d’oisiveté, il n’est plus constamment ouvert dans mon navigateur et sur mon téléphone. Prochaine étape : créer une liste de comptes inspirants et positifs, qui sera ma timeline sur Tweetdeck, ce qui me permettra de ne pas unfollow les comptes que j’aime bien mais qui relaient un peu trop l’actualité à mon goût, pour me créer un cercle plus vertueux que vicieux.

J’ai également désinstallé Snapchat. Je ne sais pas si vous étiez nombreux·ses ici à me suivre là-bas, toujours est-il que c’était la troisième chance que je donnais à ce réseau, après avoir vu de plus en plus de blogueuses l’utiliser et m’être dit que j’allais peut-être enfin lui trouver une utilité. J’ai trouvé l’utilité, surtout en tant que blogueuse en effet, mais je me suis aussi rendu compte que je n’étais pas du tout à l’aise avec l’utilisation que je pouvais en faire. Je déteste me prendre en vidéo, j’ai l’impression de jouer un rôle, je n’aime pas entendre ma voix, et je trouve que c’est de moins en moins un réseau fait pour les images statiques, surtout dans l’utilisation Stories. Quant à l’échange avec mes ami·es sur ce réseau, je me dis qu’on trouvera toujours le moyen de se contacter autrement si besoin. (j’utilise en revanche un peu les Stories d’Instagram, mais plus pour montrer des jolies choses éphémères que pour montrer mon quotidien à moi)

Pour le reste, pas besoin de prendre des décisions : tout revient comme avant, juste avec le volume plus proche de 0 que de 100. Je ne vérifie plus mes mails dix fois par jour, je ne lis plus les blogs n’importe quand mais à des moments bien précis de ma journée, et de préférence sur l’ordinateur et pas sur mon téléphone. Depuis que j’ai mon bureau, j’ai envie de laisser l’ordi posé là, et de l’éteindre une fois la journée terminée, de ne plus passer mes soirées dessus (sauf pour regarder une série sur Netflix, mais c’est pas exactement pareil) (allez venez on disait que c’était pas pareil).

maincoon cat

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Le bilan

La digital detox, c’est à la mode en ce moment, mais plutôt que de vilipender cette tendance, j’ai plutôt envie de m’interroger sur pourquoi on en a autant besoin. Comme pour tout, il existe un usage des réseaux sociaux et d’Internet qui est du côté « sain » du spectre, alors pourquoi ai-je eu besoin d’une véritable coupure pour prétendre à y revenir, à m’éloigner du côté « malsain » ? Peut-être parce que je passe énormément de temps sur l’ordinateur, parce que quand je ne travaille pas, je suis ultra-connectée parce que je travaille sur mon blog, parce que je veux vous proposer des revues de web variées et fournies. Peut-être, pour prendre une plus grande part de responsabilité là-dedans, parce qu’il existe une certaine part de vide et d’angoisse en moi qui était aisément comblée par Internet, exactement comme elle l’était avec la cigarette quand je fumais. Une thérapeute m’avait dit, « quand vous vous rongez les ongles ou que vous portez une cigarette à votre bouche, vous occupez votre bouche, et c’est une manière de vous empêcher de verbaliser les émotions qui sont en vous« . C’était vrai que j’avais envie de fumer quand j’allais mal, alors que j’avais autour de moi des personnes prêtes à m’écouter : verbaliser était plus difficile que fumer (ou me ronger les ongles, puisque j’ai fait les deux :D). Et d’une certaine manière, un peu moins grave pour la santé et un peu moins forte parce que je suis libérée de pas mal d’angoisses, être scotchée à mon smartphone est peut-être une nouvelle forme d’évitement – qui n’est pas sans effets secondaires, puisque Internet n’est pas seulement un endroit positif et inspirant. Alors si je dois prendre une bonne résolution pour cette rentrée, ce sera de verbaliser mes émotions, mon stress et ma colère, avant d’aller sur Twitter pour oublier, ainsi que de chercher une activité créative pour tromper l’ennui, comme le tricot ou l’aquarelle, avant de perdre une heure de ma journée à surfer sur le net sans fin.

maincoon cat

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J’espère que ce petit retour sur ma digital detox vous a intéressé·es, je suis très curieuse de savoir quel est votre ressenti sur le sujet : j’ai exprimé mon vécu personnel et parlé de mes propres insécurités, je me doute bien que ma vérité n’est pas celle de tout le monde ! Je serais ravie de discuter avec vous de tout ça dans les commentaires, c’est un sujet qui me passionne, alors surtout n’hésitez pas !

Et vous, comment avez-vous vécu vos vacances ? Digital detox ou pas ? Vous en auriez besoin, ou pas du tout ? ;) Je vous dis à bientôt, prenez soin de vous !

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28 Réponses

  1. J’y pensais il y a quelques mois, quand on est partis à Lisbonne avec mon futur mari (mon dieu, J-24) et qu’il m’a demandée en mariage. J’étais si bien et apaisée là-bas, je n’avais pas l’impression d’être perdue dans une mare de gens, et pourtant, dieu sait que Lisbonne est une grande ville.
    Je n’ai pas ressenti spécialement le besoin de poster sur les réseaux sociaux, et pourtant, je l’ai quand même fait, parce qu’il y avait le wifi à l’hôtel et que j’ai pris la sale habitude de surfer quand je vais aux toilettes (ne me jugez pas)
    Plus tard, en rentrant, j’ai supprimé les photos de nous que j’avais mises sur Insta, parce que, comme toi, finalement, je voulais que ça reste de l’ordre du privé, je voulais garder ces moments pour moi, comme les préparatifs de mon mariage, et mon mariage en lui-même. Je veux chérir ça, et ne pas le jeter en pâture à internet, à mes followers que j’ai tendance à prendre (parfois) pour des amis sans vraiment m’en méfier.
    Bref, je m’étale un peu, désolée. Mais te lire m’a fait du bien et m’a fait réaliser des choses.

    1. Comme toi j’ai gardé mon mariage dans la sphère intime, je n’avais même pas envie d’en parler alors que je voyais de supers articles mariage sur les blogs :D
      Merci pour ton commentaire ♥ (moi aussi je surfe aux toilettes… j’essaye de me défaire de cette manie :D) Bisous ♥

  2. Comme toi, j’ai eu un petit passage sans réseaux sociaux (mais seulement ce week-end). Cela ne m’a pas manqué et quand je suis revenue, sur Twitter entre autres, dessus, j’étais abasourdie par tout ce qui c’était passé de négatif.
    Je suis énormément de féministes et de personnes racisées. Cela m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses, je me sens plus consciente mais han, que la claque est violente !
    Parfois, je ressens beaucoup d’énervement et de colère (j’ai le coeur qui bat vite en lisant certains trucs). J’aimerais bien m’éloigner un peu de ça mais comme toi, je suis dans la communication numérique et surtout, j’aime ça.
    J’essaye de me faire un espace plus safe et de prendre du recul, c’est pas évident…

    1. Moi aussi j’aime ça, et je pense que c’est bien là la difficulté : que ça reste un plaisir (mais également un outil de travail fonctionnel) sans se pourrir la vie. Et comme toi, je suis partagée entre la gratitude envers les personnes militantes qui postent sur Twitter qui m’ont permis d’ouvrir les yeux, et l’envie de tout fermer parce que des fois, c’est trop violent pour moi. Merci pour ton commentaire Jessica !

  3. Cindy

    Je te comprend tout a fait ! Moi c’est pareil une vrai drogué ! Je passe des heures sur facebook ou il y a beaucoup de bloggeuse comme toi et a chaque fois je dois aller lire l’article qui vient d’être écrit ! Je peux pas m’en empêcher lol ! Ensuite il y a les chaines YouTube , messenger , les recheche s perso , les recettes ! Bref je passe ma vie sur ma tablette dès que je suis à la maison je ne fait rien d’autre ! Il faut que j’arrête mais c’est dur et puis je ne sais pas quoi faire après ! Lol si tu as des astuces à nous partager ! Merci pour ton blog , j’ en suis accro également !

    1. Ahah merci Cindy ! Je me suis trouvé des activités créatives qui me plaisent pour pallier mon envie d’aller sur internet sans raison, je réserve la lecture des blogs à des moments définis (avant ou après avoir rédigé un article de blog, en général, pour moi), et ça semble marcher. Je suis sûre que tu as plein de trucs à faire autres que surfer sur Internet, il faut juste que tu trouves une alternative aussi plaisante :D (pas faire le ménage par exemple :P)

  4. Ahah, je viens de publier un article sur le même thème. Pour moi ça a été compliqué au début et puis finalement j’ai réussi à lâcher prise après un petit temps d’adaptation. J’ai désinstallé des appli que je n’ai pas remises, comme toi Snapchat, mais aussi Twitter et Facebook !
    On se sent plus légères après, hein oui ? :)
    Bonne rentrée

    Bisous <3

    1. Oui, j’ai vu ton article alors que j’avais déjà prévu de publier celui-ci, mais je pensais qu’il était un peu plus vieux, sinon j’aurais attendu, désolée :O
      Je suis bien d’accord avec toi, je me sens bien plus légère, et plus maîtresse de ce que je suis sur Internet, aussi ;)
      Bonne rentrée à toi, bisous ! <3

  5. Moi ça se fait progressivement!
    Il y a encore pas si longtemps que ça, j’étais tout le temps sur mon PC, dès que j’étais chez moi. Même avec mon fils.
    Et puis je me rend compte qu’il a besoin de moi, qu’on a tous les 2 besoin de passer du temps à deux après la journée de boulot/nounou.
    J’avais déjà enlevé les alertes de nouveaux mails sur mon téléphone (parce que de toute façon ce ne sont que des pubs.)
    Twitter, ça fait quelques années que j’ai arrêté d’y aller (quand on ne bosse pas derrière un ordinateur, c’est plus difficile de pouvoir suivre ce qu’il s’y passe) et vraiment ça ne me manque pas.
    Snapchat, je me rend compte qu’en fait j’aime y suivre juste 1 personne, je pense que je vais supprimer les autres et j’y vais déjà moins souvent.
    Quand j’étais en vacances, j’étais malgré tout beaucoup moins sur les RS, FB n’était ouvert que pour faire la gestion du groupe donc je suis l’admin, et poster quelques photos.
    Le plus difficile pour moi ça reste Instagram, qui reste mon appli chouchou en fait. C’est vraiment sur celle là que j’ai aimé me connecté. Et même le week end dernier où j’étais bien entourée, je n’ai touché mon téléphone que pour poster là bas!
    Ca et mes quelques appli de jeux. (Que je vais basculer sur la page secondaire de mon écran, pour être moins tentée d’y jouer). Parce que comme toi, je veux vraiment me détacher de tout ça, et me concentrer sur les beaux moments, et sur du vrai temps pour moi. (Puis j’ai un pull à finir, si je veux que mon fils puisse le mettre cet hivers ^^)

    Je pense que cette addiction, c’est aussi la peur de l’ennui, du temps vide. Mais en fait, il y a toujours des choses à faire, même des chouettes!!!
    Je ne veux plus être aussi dépendante à ce téléphone!!

    Encore un chouette article, qui fait écho en moi, encore une fois!! Merci!

    1. Moi ce n’était pas mon fils, mais mon amoureux qui me râlait dessus quand je regardais un film/une série avec lui tout en étant sur mon téléphone… je prenais mal la critique :D
      Merci pour ton commentaire, à bientôt !

  6. A titre personnel, je n’ai jamais trop traîné sur les réseaux sociaux, hormis facebook et les blogs… Il y a quelques mois j’ai écrit un article « Comment Facebook m’a rendu malade », j’y explique une prise de conscience vis-à-vis du rapport entre mon fil d’actualité et mon malaise. A la suite de cette prise de conscience, j’ai trié ma liste de contacts, je n’ai supprimé personne mais tout simplement « masqué » certains, les informations qu’ils relayaient sans cesse me minaient complétement le moral. C’est un peu contradictoire car je souhaite être informée sauf que ça me touche, énormément, et que ça me pourrit la vie =/

    Aujourd’hui je suis en phase complétement contradictoire au mouvement de « détox des réseaux sociaux » ! J’essaie de développer mon blog, donc je me suis mise à Twitter & Insta… J’y suis irrégulièrement active, je n’ai pas le réflexe de poster de jolies photos ou des statuts. J’aime beaucoup la dynamique et l’échange qu’on retrouve sur Twitter, les découvertes visuelles d’Insta mais au fond je sens une pointe de malaise. Ces bons outils ont aussi des côtés plus pervers, et tristes. Je suis encore en train de plancher sur mon utilisation de ces réseaux, ça peut sonner un peu militaire mais je pense à un programme, des heures fixes où surfer sur ces plateformes, et surtout à réfléchir aux types de contenus à partager, ainsi que la fréquence. Pour moi c’est un moyen de garder un équilibre et surtout de conscientiser mon action sur les réseaux !

    1. Ah ah oui je comprends ! Parfois j’ai envie de tout envoyer balader mais je me souviens que j’ai besoin des réseaux sociaux pour continuer à échanger correctement avec les personnes qui lisent mon blog. C’est souvent le signe pour moi qu’il faut que je lève le pied doucement et que je retrouve le chemin que j’ai envie d’emprunter. Merci pour ton commentaire !

  7. Tinette

    Je ne l’avais pas réalisé ( ne connaissant ni le terme ni le concept ) mais j’ai effectué une digital detox cet été également. Je perdais beaucoup trop d’heures à checker mes applis, alors que je n’ai que facebook et twitter ( pour le reste, je n’aime pas (me) prendre en photo/vidéo, de même que je ne publie qu’une fois l’an sur fb et twitter ) et pourtant… c’était devenu un réflexe, partout, à chaque instant, avec mes proches et même au travail. J’ai brusquement réalisé que j’avais plus de choses à dire en écrivant qu’en parlant avec des amis très proches. J’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit, mais là c’était..dérangeant. J’ai donc supprimé facebook, sur un coup de tête, j’en ai créé un autre ou j’ai cinq amis et j’ai arrêté de suivre certaines pages. Je vais sur twitter une ou deux fois par semaine, et non 100 fois par jour. Ma relation avec mes amis s’est assainie et améliorée car j’ai arrêté d’être jalouse en voyant tout ce qu’ils faisaient sur facebook, ou simplement en les voyant connectés. Résultat je ressens beaucoup moins le besoin de checker tout ça. J’utilise à nouveau plus souvent les textos, je ne réponds pas dans la seconde car je n’en ressens tout simplement plus l’obligation. ça va beaucoup mieux dans ma tête et dans ma vie, et comme toi ne plus suivre l’actualité sur twitter alors que je crache sans soucis sur la tv et le JT, me rend moins anxieuse.
    Je pense que comme toutes les addictions, arrive un beau jour le déclic, parce que j’étais addict et c’était mauvais pour moi. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, souvent je m’identifie à tes mots, et ça fait vraiment du bien de pas se sentir seule. Alors merci :)
    à bientôt.

  8. Article très intéressant et très pertinent dans lequel je me retrouve parfaitement.

    Étant belge, déjà, dès que je pars en vacances en France, la 3G et la 4G, c’est fini (plus pour longtemps apparemment, les frais devraient disparaître d’ici l’été 2017). Et comme nous nous rendons dans le sud dans la maison de vacances de mes parents, nous n’avons pas internet. Du coup, c’est petite excursion occasionnelle chez notre amie vigneronne qui, elle, a internet. Mais en juillet, nous ne venions pas pour les vendanges et mon amoureux étaient avec nous… Du coup, eh bien, j’ai oublié que mon téléphone était là ! Bah oui, pas de sms à envoyer, rien à surveiller… Ca fait du bien ! Comme tu dis, on s’en passe bien, et on se sent tellement mieux ! Du coup je m’étais jurée de ne pas me remettre à la connexion compulsive en revenant et… c’est déjà raté. J’ai tout de même supprimé Twitter et Tumblr (ça me démangeait depuis un moment). Mais Instagram, j’aime trop, Snapchat, c’est des battle de grimaces avec ma cousine (presque exclusivement), et Facebook, c’est trop d’infos pour mes études qui y sont consignées (les communications de dernière minute du style « la salle de l’examen a changé et la fac n’a envoyé le mail qu’à la moitié des étudiants »).

    Mais j’aimerais tellement arriver à me déconnecter tout à fait. Là, on repart en vacances (en vendanges, devrais-je dire !) pour deux semaines. Mais sans mon amoureux… Alors je vais tenter de n’utiliser mon téléphone que pour envoyer des sms. On verra. Peut-être aussi vais-je m’obliger à laisser mon téléphone dans le salon pendant la nuit à mon retour, pour me déshabituer de sa présence. Mais, comme toi, j’aspire à mieux choisir le contenu auquel je m’expose et à être moins « passive » face à toutes ces informations qu’on m’envoie sans cesse au visage. Vivement la fin définitive de mes études pour supprimer l’appli Facebook et limiter l’utilisation de ce réseau à mon ordinateur !

    Bon article en tout cas, très intéressant de connaître ton point de vue et ton expérience sur le sujet !

    (Mais quand même, je suis contente que tu sois de retour)

    (Tes revues du Web me manquent)

    (Et tes jolis mots bien ficelés)

    (Belle journée <3)

    1. Wahouh merci Sophie pour ton témoignage ! J’essaye aussi de laisser mon téléphone en bas avant d’aller me coucher, mais comme je n’ai pas de réveil, je suis obligée de le remonter quand je dois me réveiller à heure fixe. :/ (et je n’ai pas tant envie que ça d’acheter un réveil, donc bof)
      (et mille mercis pour tes jolis mots dis ♥)

  9. Justine

    Salut Pauline ! Bon retour sur internet :)
    De mon côté, la détox a été mi-voulue/mi-imposée, et incomplète : je suis partie randonner toute seule en haute montagne pendant 3 semaines. Comme cela impliquait de n’avoir quasiment pas accès à l’électricité (même les refuges gardés « en dur » économisent l’électricité, il est presque impossible de recharger son portable), je ne pouvais pas emporter mon smartphone habituel avec moi car son autonomie de batterie est ridicule. Il n’était pas non plus question de partir sans téléphone, pour des questions de sécurité (et encore, je suis une petite joueuse, car beaucoup de randonneurs recommandent d’emporter une balise de détresse ou un téléphone géolocalisable spécial, surtout quand on part seule). J’ai donc acquis un minuscule téléphone ultraléger, certes très solide (résistant aux chocs, à la flotte etc.) et avec une autonomie démente (quasiment 3 semaines, les 3/4 du temps en mode avion), mais incapable de faire autre chose que téléphoner et envoyer des SMS.
    Du coup, pas d’internet pendant 3 semaines (et même plus que ça puisque j’ai enchaîné sur quelques jours dans un endroit où la 3G dépendait du sens du vent et de l’alignement des planètes). Ca ne m’a pas posé problème de ne pas avoir de nouvelles de l’actualité ni des réseaux sociaux, en revanche, vu ce que je faisais, j’ai parfois eu du mal à ne pas avoir un accès immédiat à des informations telles que la météo en temps réel (indispensable en montagne) ou les coordonnées d’un refuge. Pour avoir ces infos-là, quand le réseau passait (ce qui n’a pas été le cas pendant plus de la moitié de mon périple), j’envoyais un texto à mon frère ou à ma maman, qui ne répondait pas forcément dans la minute. Ca me stressait, et ça m’agaçait d’être stressée ;-) J’ai aussi eu un ou deux coups de flip en me retrouvant dans des situations pas dangereuses en soi mais qui auraient pu le devenir (rencontre avec un serpent et avec une queue d’orage) (pas en même temps, Dieu merci), et pendant lesquelles j’étais seule sans aucun réseau ni moyen d’appeler à l’aide à part mon sifflet. Ca dépasse le cadre de la désintox numérique vu que c’est simplement du réseau téléphonique, mais quand même.

    Bref. En dehors de ces moments de « besoin », finalement assez ponctuels, j’ai parfaitement réussi à me passer d’internet, alors que je vérifie moi aussi 100 fois par jour (au bas mot) que j’ai bien lu l’exhaustivité de ma timeline Facebook et mes mails. J’ai profité de la nature, j’ai parlé aux papillons, je me suis chanté des chansons, j’ai pesté contre la chaleur, j’ai réfléchi à la nécessité de faire davantage de cardio une fois rentrée, bref, j’en ai bien profité, je crois ! Et ça faisait du bien de ne pas savoir ce qui se passait dans le monde autrement qu’en demandant aux randonneurs croisés dans l’autre sens « il s’est passé un truc, ces derniers temps ? »

    Bon, dès mon retour, je me suis empressée de poster mes photos sur Facebook, hein, mais du coup je me dis que ça peut participer de la bonne humeur de mes amis qui aiment bien voir de beaux paysages ;-)

    Voualaaa, c’était mon témoignage :P
    Bonne fin d’après-midi !

    1. J’ai adoré te lire Justine ! Tu as tellement de courage ! Ton récit m’a fait penser à Wild, un livre que j’ai adoré cet été… l’an dernier j’ai failli faire un trek de plusieurs jours avec des amies, mais je me suis rendu compte sur place que j’étais incapable physiquement de le faire. Ca me travaille encore, je crois qu’il faut que je mette ça dans ma bucket list, pour me prouver que j’en suis capable. Merci pour ton témoignage, il m’a beaucoup touchée ♥ Bises !

  10. C’est vrai que l’on s’est laissé envahir par toute cette information en continue, ces réseaux sociaux devenus addictifs. Mais je pense que ton article est nécessaire, il faut que nous réfléchissions à nos actes et au temps perdu sur les réseaux sociaux. Cette non- vie privée. La prise de conscience est importante. Et sans se couper du monde, il est bon de ralentir et de faire plus de place aux choses qui en vaillent vraiment la peine :)

  11. Sabine B

    Coucou Pauline,

    je me sens vraiment en accord avec ce que tu dis. Je n’utilise « que » facebook mais avant l’été à chaque fois que j’allais sur mon profil, je pestais contre la médiocrité, la connerie des gens, l’envie de donner son avis sur n’importe quoi, l’illusion de croire que tous les avis se valent… Et puis j’ai déconnecté mon compte pendant un mois. Ouf! Aucun manque, et je me suis recentrée en douceur sur mon foyer, la famille, loin du bruit.

    Moi c’est ça je crois, cette pollution de mon environnement qui m’agace. Je ne jette pas les plateformes en soi, je sais que c’est à chacun, mais c’est vraiment difficile de résister. En fait c’est ambivalent. J’y vois un intérêt aussi: des relais d’articles intéressants, des vidéos marrantes.

    On verra ce que la rentrée permettra d’atteindre comme équilibre!!

    Bonne rentrée en tout cas!

  12. Mona

    Hello ! Je suis très très anti (et de plus en plus convaincue) réseaux sociaux. J’ai arrêté twitter il y a bien 5 ans et chaque jour je m’en félicite un peu plus, tellement cela me semble la définition même de la vacuité et de la perte de temps. J’avais arrêté facebook il y a un an et demi, et j’en étais ravie. Je m’y suis réinscrite pour garder contact avec des gens un peu loin depuis un mois, mais je ne pense qu’à ré-arrêter. Finalement, la seule chose qui trouve grâce à mes yeux, c’est instagram, et encore, je m’y trouve un peu trop accro.
    J’ai connu la dépendance à Internet (je le suis toujours d’ailleurs) et tout ce que tu décris. Je limite au maximum. J’ai un smartphone mais assez basique. J’ai un forfait internet assez ridicule pour aller avec. Ca limite beaucoup, déjà. Et puis bosser toute la journée devant écran fait que je supporte de moins en moins de repasser des heures devant un ordinateur chez moi le soir, si ce n’est pour regarder une série.
    La vie est tellement… TOUT LE RESTE ! Je me sens bien mieux en faisant du yoga ou en lisant ou en marchant dans la nature que devant internet. Ca prend du temps de se déshabituer, mais on y arrive…. courage !

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  15. Bonjour Pauline,
    Comme toi j’ai pris conscience que souvent j’utilisais les réseaux sociaux pour palier ç l’ennui ou comme défouloir. Me déconnecter cet été a été une vraie bouffée d’oxygène et cela m’a permis de revoir quelques unes de mes habitudes.

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