8
Juin
2016
41
fleurs

Dire merci

Parmi toutes les choses qui se sont peu à peu imposées à moi quand j’ai commencé à regarder du côté joli de la vie, la gratitude est probablement ce que je cultive avec le plus de ferveur, mon petit talisman à moi, ma force, mon couteau suisse de la positivité. Avant même d’en faire une attention consciente, une recherche intentionnelle, j’ai toujours aimé dire « merci » aux gens autour de moi, non seulement parce que je suis une reine du drame qui aime les déclarations d’amour grandiloquentes, mais aussi parce que je sais très bien combien il est essentiel et crucial pour l’estime de soi de recevoir de la reconnaissance régulièrement. Je ne comprends pas bien comment les relations peuvent fonctionner, surtout celles aussi intenses et demandeuses que les relations amoureuses par exemple, sans les petits mercis du quotidien qui rendent tout plus facile.

Avec l’amoureux, on s’échange des mercis à la pelle, pour toutes les petites choses qu’on fait l’un pour l’autre tous les jours. Et j’aime penser que j’arrive à étendre cette gratitude à toutes les personnes qui m’aident dans la vie, ou tout simplement qui l’emplissent de joie : on dit souvent merci quand on reçoit un cadeau, mais quel cadeau plus beau que celui d’être entouré·e de personnes chouettes sur qui on peut compter ? La gratitude ne revêt pas toujours l’habit du « merci » murmuré, chanté, crié, parfois c’est un geste, un cadeau, un regard, un « je t’aime » dont je suis généreuse, n’en déplaise aux traders de l’amour qui spéculent sur sa valeur qui baisserait s’il est trop dit, trop montré.

Mais dans ma quête d’un soleil intérieur – parce qu’en vivant à Lille, on ne peut pas dire que j’ai le soleil géographique :D – j’ai découvert que dire merci aux autres était certes essentiel, mais pas suffisant à l’équilibre interne qui permet de tenir, toujours. Il faut aussi apprendre à se dire merci à soi, et puis à la vie aussi. Et finalement, il est là le plus gros travail.

place république lill

*

Dire merci quand il fait gris

Je vous en parlais dans mon article sur le Bullet Journal (où finalement je vous ai montré plein d’aspects de mon quotidien ahah !), je prends désormais à cœur d’inscrire chaque jour deux gratitudes dans mon carnet. Parfois c’est si simple : une merveilleuse nouvelle, un moment doux partagé avec des gens que j’aime, il faudrait parfois plus de deux lignes pour contenter ma soif de raconter la belle vie ! Parfois, cependant, c’est beaucoup plus difficile, je me triture les méninges, j’ai du mal à trouver une raison d’avoir souri. Mais quand il n’y a pas d’arc-en-ciel dans ma tête, quand j’ai eu du mal à me lever, que je suis triste un peu, manger un bon gâteau, ou un simple rayon de soleil sur une feuille verte, peuvent être appréciables et appréciés… mais pour cela, il faut apprendre à regarder. A remarquer.

On ne peut pas se permettre de ne vivre que sur des grands bonheurs : le réservoir de joie s’épuise plus vite qu’il ne se remplit, si on décide de faire comme ça. Où place-t-on la barrière entre les petits et les grands bonheurs ? On ne se marie pas tous les jours, non plus qu’on ne devient parent, qu’on part en grand voyage, ou qu’on accomplit un rêve. Cela voudrait-il dire que tous les jours normaux, ces jours comme les autres qu’on ne remarque pas, sont bons à jeter ? Et ceux qui sont vraiment difficiles alors, on en fait quoi ? Comme il est important d’avoir ce réservoir de joie le plus rempli possible tout le temps (tout comme il est important d’avoir des réservoirs d’attachement et d’estime de soi les plus à flots possible), j’ai décidé de baisser mes standards et de faire de chaque petit bonheur un bonheur essentiel.

Ça veut dire que quand les temps sont durs, je prends tout le temps qu’il faut pour trouver chaque jour de jolies choses à chérir. Je trouve toujours, même dans les petits détails. C’est dingue, non ?

En fait pas tellement. C’est un muscle à travailler, et vraiment s’affranchir de l’idée reçue, infligée, qu’un moment « normal » ne peut pas être important. J’ai longtemps eu la sensation diffuse que ma vie était moins bien que celle des autres, car elle était on ne peut plus banale. Pas de tapis rouge, pas de célébrité, pas d’accomplissement dans le Guinness Book des Records… bref, pas de quoi être heureuse, quoi. Depuis, je suis revenue de cette pensée un peu triste : pas besoin d’être riche ou célèbre pour être heureuse, et heureusement ! La « quête du bonheur » est devenue une espèce d’obsession parfois nocive. Pour m’expliquer, je vais emprunter une citation inscrite dans mon carnet :

Le bonheur n’est pas une destination, mais une façon de voyager.

– Margaret Lee Runbeck

Attendre le bonheur, lui courir après, c’est être à peu près certain·e de ne jamais le croiser. Parce qu’en voulant courir après l’horizon, on oublie de regarder autour de soi : le bonheur est partout.

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*

Se dire merci

Longtemps j’ai cru qu’on n’avait pas le droit d’être ouvertement fièr·e de soi. Ca fait prétentieux, vous comprenez, il faut rester humble et il ne faut surtout pas « se vanter ». Aujourd’hui je ne sais même plus ce que veut dire « se vanter ». J’ai l’impression que c’est une étiquette qu’on se colle facilement entre enfants (« oh la crâneuse ça va, on a vu que tu avais eu 18/20, du calme »), et s’il existe probablement plein de personnes adultes qui étalent richesses et accomplissements avec l’intention de rabaisser son prochain, peut-être que nos perceptions de ces étalages, quand ils ne sont pas malveillants et qu’on a pourtant du mal à les accueillir, sont aussi conditionnés par notre perception de nous-mêmes, de nos richesses et accomplissements personnels.

Ces deux pensées mêlées me laissent à dire qu’on devrait apprendre à être fier·e de soi, parce que les victoires des autres n’ont pas la même saveur que les nôtres bien sûr : nos facilités, combats et obstacles sont différents. Et pour savoir apprécier à leur juste valeur les bonheurs des autres, les bonnes nouvelles, qu’elles tiennent d’un nouveau travail, d’une belle rencontre ou d’une famille qui s’agrandit, il faut pouvoir trouver jolie notre vie à nous, notre vie qu’on a construite sur les bases de nos réussites, de nos compétences et de notre personnalité. On a tous·tes je crois, moi la première, ressenti ce pincement au cœur coupable de ne pas réussir à se réjouir autant qu’on le voudrait des succès de nos proches, par le sentiment amer d’une injustice bizarre qui nous laisserait derrière, d’être en échec.

Parce que comparer sans cesse son quotidien à celui du voisin n’a aucun sens, je n’ai pas envie de faire une énumération des petites et grandes victoires que tout un chacun a le droit de célébrer au creux de soi. J’ai simplement envie de vous encourager à vous dire merci un peu plus souvent. Même si on n’y prête pas attention, trop occupé·es que nous sommes à vivre nos existences effrénées, chaque jour est composé d’instants un peu magiques faits de dépassements, de découverte et d’appréciation de soi. Je vous assure qu’on peut trouver de la fierté même dans une journée passée devant Netflix à manger des gâteaux : ne serait-ce que celle d’avoir pris du temps pour prendre soin de soi. (et voir les choses comme ça vous permettra sûrement de ne pas culpabiliser de « n’avoir rien fait » : prendre soin de soi est une tâche importante !)

Et laissez-moi vous dire que vous avez le droit aussi de « vous vanter » : vous avez fait quelque chose que vous ne pensiez pas réussir ? Vous êtes allé·e plus loin que ce que vous croyiez possible ? Mais je vous en prie, vantez-vous, soyez fièr·e. Cela ne pourra jamais être négatif (à moins, comme je le disais, que votre intention soit délibérément celle de faire du mal aux gens en les narguant, mais je vous connais, vous êtes de belles personnes), ça ne pourra que vous faire le plus grand bien. Moi-même j’ai appris à être fière de mes accomplissements : sur les plans professionnels, personnels, relationnels, j’ai fait beaucoup de chemin, j’ai progressé énormément, et même en regardant les méandres et les détours sur la route, je suis enfin fière de moi, en grande majorité. Alors dans mon journal de gratitudes, parmi les cadeaux, les rencontres et les choses dont je ne suis pas responsable et qui sont des cadeaux de l’Univers, de la providence ou je ne sais quoi, je ne me gêne pas pour inscrire mes petites victoires, mes accomplissements, mes muffins qui déchirent, mes entraînements de sport, mes jolis mots.

Vous êtes chouette. Pourquoi ne pas vous le dire à vous-même plus souvent ?

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*

Des idées pour cultiver la gratitude

Je vous laisse avec ces quelques idées pour mieux parvenir, si c’est difficile pour vous, à déceler les jolis moments et les choses qui méritent un peu (beaucoup) de gratitude dans vos journées. Il y en a toujours beaucoup plus qu’on le croit.

  • Évidemment, tenir un journal de gratitude est la première chose à faire. J’ai essayé plusieurs formules, plusieurs formats, en ce moment ce journal est dans mon carnet qui me suit partout et je n’oublie jamais de le remplir. Le relire de temps en temps, mois par mois, me fait toujours sourire. C’est immensément thérapeutique, en ce que ça nous entraîne à repérer de plus en plus facilement les jolies choses, à apprécier les petits matins au lieu de n’attendre que des grands soirs.

 

  • Dire « merci » plus souvent. Que ce soit parce que vous avez passé une bonne journée en compagnie de quelqu’un que vous aimez, ou parce que la personne devant vous vous a cédé sa place dans la queue de la Poste, un véritable MERCI audible et franc fait toujours plaisir, il ne faut pas avoir peur de les vocaliser. Mais si ça vous fait peur, justement, vocaliser peut se faire de plusieurs façon…

 

  • Trouver votre moyen d’expression favori. Dire merci (comme dire je t’aime) peut être incroyablement difficile, surtout quand la plupart des gens sont habitués à répondre « oh non c’est rien » alors que notre merci est hyper important pour nous. (entraînez-vous à répondre « c’était avec plaisir/ça m’a fait plaisir » plutôt que « de rien » quand on vous dit merci :D) Peut-être que vous préférez l’écrit ? Florence Servan-Schreiber a écrit une année des lettres de gratitude à ses proches, où elle énumérait des dizaines de mercis. Sans aller jusque-là – l’idée me plaît mais j’ai déjà si souvent des tendances au drama ! – les petites attentions écrites, petits mots et SMS envoyés quand vous pensez aux gens que vous aimez, seront toujours toujours les bienvenus.

 

  • Faire une liste des choses dont vous êtes fièr·e. Vos accomplissements personnels, traits physiques ou de caractère, les obstacles que vous avez franchis et les montagnes que vous avez déplacées… demander l’aide d’un·e proche aimant·e et objectif·ve (bienveillant·e, quoi) pourra vous être utile si, vraiment, vous ne voyez pas pourquoi vous devriez être fièr·e de quoi que ce soit. Parce que c’est sûr que votre impression est fausse et il est urgent de vous en défaire !

 

  • Faire une liste des choses que vous aimez. Petite anecdote, alors que je râlais un peu sur un de mes deux frères qui n’est « jamais content » (comme si je n’avais jamais souffert de ce syndrome…) en disant « De toute façon, lui, qu’est-ce qu’il aime hein… », son jumeau m’a regardée très sérieusement et a commencé à faire la liste de toutes les choses que son frère aimait, ignorant totalement mon sarcasme un peu méchant. « Le chocolat, le football, Harry Potter, jouer à la Wii, faire des câlins, rigoler, courir dans le jardin… »
    Je me suis fait cordialement remettre à ma place par un enfant de 10 ans, autant vous dire que j’ai pris une claque :D et que ça m’a fait du bien : lister les choses qu’on aime nous fait réaliser qu’elles sont très nombreuses, et qu’il n’y a pas de raison de délaisser le plaisir si facilement accessible d’une fraise mûre ou d’un moment passé à faire les zozos dans l’herbe avec le chien.

*

J’espère que ce billet vous a plu et qu’il vous sera utile. Je manque de mots pour exprimer avec précision combien l’apprentissage de la gratitude m’a permis de surmonter des dizaines d’obstacles, m’a poussée à aller plus loin, à faire plus d’efforts… c’est un travail groupé avec d’autres outils testés et utilisés, et Rome ne s’est pas construite en un jour, mais c’est probablement l’habitude la plus facile à prendre et tellement bénéfique qu’il serait dommage de ne pas essayer. Difficile ensuite de s’en passer ! Je me suis rendu compte que je suis beaucoup plus attentive à l’instant présent maintenant que la gratitude est un état d’esprit que je cultive quotidiennement. Comme si la saveur du maintenant m’était plus facile à reconnaître. J’espère que c’est ou que ce sera bientôt le cas pour vous aussi.

A bientôt, prenez soin de vous !

*

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33 Réponses

  1. Bonjour, en fait j’aurai pu écrire ce texte. Je me reconnais totalement. Voilà plus d’un an et demi que ma vie a changé grâce à la gratitude. Tout est parti de là. Remercier la vie. Trouver chaque jour une jolie chose à apprécier. Vivre le temps présent. Ici et maintenant.
    Merci d’avoir mis des mots sur tout ça. Extra.

  2. Auriane

    Vraiment merci. J’ai un peu du mal en ce moment entre beaucoup de stress professionnel et une relation amoureuse qui s’essouffle et je vois un peu la vie en noir.
    Ton article me permet de réfléchir un peu à toutes les choses qui sont belles dans ma vie et à ce qui me fais plaisir au quotidien.
    Cela me donne envie de remercier les gens autour de moi mais aussi d’être digne de leur gratitude.

    Alors de façon profonde : merci d’être le petit déclic de ma journée et même de ma semaine.

  3. Merci Pauline, tout simplement :-)
    Ton petit coin de toile rayonnant reste un endroit où j’aime recharger mes batteries émotionnelles.
    Comme tu le dis si bien, le négatif nous épuise plus vite que le positif nous revigore.
    D’ailleurs, toutes mes félicitations pour ta candidature acceptée, j’espère que tu trouveras beaucoup de plaisir dans la reprise des cours.
    Douce après-midi !

  4. Merci pour tes articles toujours si justes :)
    (et pour ta capacité à mettre de l’auto-dérision jusque dans le fait d’être une adepte des grandes déclarations :) (parce que je suis une adepte des grandes déclarations qui ne s’assume pas toujours, et ça m’a fait sourire))

  5. Marion

    Merci beaucoup pour cet article !
    J’ai moi-même commencé depuis quelque temps à regarder autour de moi et prendre le temps d’être heureuse des petits moments de vie, aujourd’hui on pense souvent que pour être heureux il faut tout avoir : l’argent, la beauté, la carrière, voire la gloire mais j’aime me rendre compte à quel point je suis heureuse dans des moments très simples de la vie.
    Merci encore pour ce très bel article qui résume parfaitement mon propre état d’esprit !

  6. Un vrai bonheur de te lire…un sourire, dire bonjour et puis Merci…c’est tellement simple,
    une politesse, un respect et se sentir tellement mieux. Ne pas cacher sa fierté d’aller bien,
    d’être heureux et puis en donner un peu autour de soi de ce bien-être.. c’est bon. Belle soirée

  7. Amélie

    Cela fait un moment que je penche de plus en plus vers la gratitude, sans complètement arriver à basculer dans l’action, là, ton article tombe à point nommé ! Il n’en faut pas plus pour me convaincre de sauter le pas, MERCI ! (vraiment)

  8. Ce texte est tellement juste que je l’ai laissé ouvert sur mon ordinateur toute la journée, piochant des mots à plusieurs reprises. Merci !

  9. Très bel article et tellement vrai :)
    J’adore aussi relire mes pages de gratitude, ça fait toujours du bien. Je vais les intégrer à mon Bullet Journal (que j’avais laissé de côté puis j’ai repris un peu grâce à ton article hihi) comme ça plus d’excuses pour oublier.
    Merci à toi et bises !

    1. Merci Anne-So pour ton commentaire ! Pour moi l’intégration au Bullet Journal a été décisive : je n’ai pas manqué un seul jour depuis deux mois que j’ai adopté cette méthode :) Bises !

  10. J’aime grand comme ça ton billet.
    Quand j’étais gamine, j’étais pas mal du côté de « celle qui aime rien ». J’étais très intolérante, mauvais caractère et pas vraiment volubile. Et puis en grandissant, je sais pas trop ce qui s’est passé (enfin, si, je sais), mais j’ai totalement renversé la vapeur et de plus en plus, je crois vraiment fort au pouvoir du merci et de savoir ouvrir les yeux sur ces petits mercis du quotidien. Si je n’arrive pas encore forcément à me dire merci à moi, j’arrive à le dire pour le reste.
    C’est rigolo parce que ce matin même, au bureau, je chouinais un peu auprès de mes collègues parce que je trouvais qu’on se disait jamais assez merci entre nous. Merci pour ta réponse, merci pour le café, merci d’avoir mis de la musique, merci de sourire. C’est dommage, je trouve, mais du coup, je suis bien décidée à changer ça!

    Alors, merci, Pauline, pour ce chouette article et merci aussi pour tes tweets qui me font toujours beaucoup rigoler.

  11. Merci pour tout Pauline : cet espace est comme un jardin où il est possible de recharger son énergie et de se promener le nez au vent. La gratitude et la bienveillance changent la vie, et tu les mets si bien en perspective ! :)
    Merci d’accompagner mes dimanches matin de tes mots et de tes photographies, c’est toujours un moment doux et précieux. (je ne commente que très peu, mais je te lis ! )

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  13. Pingback : La pause douceur #14 – Les tribulations d'une loutre lectrice

  14. J’aime tout de ton article, tout est très vrai, très sage, très positif.

    Le bonheur est un chemin, une façon de voir les choses, j’en suis absolument persuadée !

  15. Pingback : Links I Love #107Whatever Works

  16. Pingback : Les Plaisirs Simples #7, – Emerveilleuse

  17. Je suis hyper impressionnée par tes mots, le regard que tu portes sur la vie, en général. C’est beau, à ton âge!
    Pas que je sois une « vieille » hein ^^ (mais quand même 10 ans de plus quoi) et j’aurais aimé avoir cette vision de la vie à ton âge.
    J’ai toujours dit facilement merci, et je t’aime et j’ai toujours eu aussi un penchant pour le mélo ^^
    Mais l’ouverture aux petits bonheurs, ça a été plus tardif. Je ne tiens pas un journal de gratitude à proprement parlé, je note les jolis moments de la journée dans un cahier à coté de mon lit, quand j’en ai envie. Mais même si je ne note pas forcément tout, je sais être sensible à la beauté du ciel (surtout au levé ou couché de soleil), à la lumière dans les arbres, au mouvement des vagues sur la mer, …. enfin à tous ces petits riens qui font que la vie est jolie.
    Alors merci à toi, aussi, d’être ce que tu es, et de proposer des articles d’une qualité vraiment hors paire! (Oui, je le redis, je suis impressionnée!)

    1. Ah ah, merci à toi pour tes jolis mots ♥
      Être ouvert-e aux jolies choses du quotidien est vraiment la clé pour apprécier chaque instant comme il se doit !

  18. Cuicui

    Très touchant…vraiment…un peu de pureté et de spirituel dans un monde dur et complexe…vous avez tout compris. Merci!!! ;)

  19. Pingback : Des outils pour aller mieux et sortir de la dépression | Version Vegan

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