20
Avr
2016
59
susannefeldt

Au début du printemps, au milieu de l’hiver

Ça fait un long moment que cet article traîne sinon dans mes brouillons, en tout cas dans ma tête – peut-être depuis la création de ce blog, au fond. Parmi toutes les réflexions qui encombrent parfois un peu trop mon esprit, celle de la limite que je pose entre le privé très privé que je garde pour moi et mes proches, et le privé que je suis prête à partager avec vous a toujours été la réflexion la plus encombrante, celle à laquelle je n’ai pas de réponse. Et quand grandit au fond de moi l’envie de vous parler de quelque chose de profondément intime (beaucoup plus que ces histoires de méditation), je tergiverse et je ne sais pas par quel bout commencer.

La vérité là tout de suite, c’est que je pédale dans la semoule. D’un côté je culpabilise de ne pas arriver à trouver l’inspiration que j’étais partie chercher quand les sourires se creusaient de rides d’angoisse il y a un mois de ça, j’ai peur que vous pensiez que la flamme s’éteint (alors même que je vous propose un nouveau système de soutien pour le blog, quel culot celle-là), alors qu’en fait, c’est bien loin de tout ça que je me trouve. De l’autre côté j’entretiens l’appréhension presque palpable de vous dévoiler une partie de moi qu’il n’est pas facile d’exposer au grand jour, de vous parler à cœur ouvert de la moi du quotidien, celle qu’au fond, à part celleux d’entre vous qui me fréquentent vraiment hors de l’écran et qui n’apprendront rien en lisant cela, vous ne connaissez pas du tout.

Et pourtant si ce sujet me taraude depuis maintenant si longtemps, c’est qu’il me semble crucial de l’aborder ici. Vous allez rire, mais l’argument majeur contre cet article a longtemps été ce positif engagé que j’ai érigé en slogan interne et qui dirige ma ligne éditoriale depuis plus d’un an. Souvent je me demande où est passé cet engagement dont je me réclame : vous parler de meal planning a-t-il sa place en ce sens ? Souvent je balaie ces interrogations chronophages et énergivores en me rappelant que le seul engagement durable que j’ai pris dans ma vie (en dehors de mon mariage) est celui d’aller bien et de faire en sorte de prendre soin du monde dans lequel je vis – êtres humains, animaux, plantes et cailloux confondus. A partir de là, tout ou presque a sa place dans mon univers, puisque tout ou presque dans ma vie sert cet engagement profond. Mais que faire quand ce dont je veux vous parler, et qui vit à mes côtés depuis maintenant dix ans, ne remplit pas la deuxième condition, ce côté positif tellement important pour moi ?

Si ce billet voit le jour en ce moment précis, c’est donc pour remplir plusieurs fonctions : pour vous expliquer un peu mieux cette culpabilité de ne pas être aussi régulière et sérieuse dans mon blogging que je le voudrais (même s’il est 300% probable que vous ne l’ayez pas remarqué, que vous n’attendiez rien de moi, que vous soyez aussi bienveillant·es que je vous soupçonne de l’être, bande de mimis), pour vous parler d’un truc important qui a régi ma vie pendant longtemps et essaye plus souvent que nécessaire de reprendre le dessus, pour me libérer aussi, peut-être, d’un poids un peu trop pesant pour ne pas avoir sa place ici.

Trêve d’introductions longuettes et un peu larmoyantes, allons droit au but : depuis plus ou moins dix ans, je vis avec la dépression.

Je ne me bats pas, je ne lutte pas contre, je vis avec. La dépression m’a menée de la tristesse apathique et généralisée aux troubles du comportement alimentaire, en passant par les idées suicidaires et les montagnes russes de cycles malsains enchaînant euphorie maniaque et longues journées passées à me demander à quoi bon sortir du lit. La dépression m’a laissée seule bien souvent, m’a fait arrêter mes études, quand me lever le matin pour aller à la fac était trop difficile, après trop d’heures dans les couloirs à pleurer sans savoir pourquoi tant de désespoir, tant de lassitude. La dépression, enfin, a modelé ma vie d’une drôle de manière, a sûrement modelé qui je suis, les gens que j’ai rencontré·es, celleux avec qui j’ai aujourd’hui le plus d’affinités, les choix que j’ai faits et les projets que j’ai menés (ou pas).

Si aujourd’hui je vais bien, si j’ai pu appeler ce blog positif après avoir décidé de tapisser ma vie de chaque rayon de soleil glané même les jours les plus sombres, ça n’a vraiment pas été le cas la majorité du temps et c’est le fruit d’un long travail, épuisant par moment, je l’avoue. Aller mieux a probablement été la décision la plus difficile que j’ai prise de ma vie, celle qui m’a demandé et me demande encore aujourd’hui le plus d’énergie. A force d’efforts, d’outils aiguisés à la pierre des tentatives soldées d’échec ou de réussites, d’apprentissages, l’équilibre aujourd’hui est précaire mais bien présent.

Je vous dis ça, pour être tout à fait honnête (ce serait dommage à ce stade de ne pas l’être), parce qu’en ce moment très précis, depuis quelques semaines qui commencent à faire des mois, aller bien me demande mille et un efforts de plus que d’habitude, probablement un effort de trop pour pouvoir continuer à mener toutes les facettes de ma vie comme je l’ai fait depuis que je vais mieux.

Quand ma thérapie a pris fin en novembre, j’ai demandé à ma thérapeute si je serais toujours dépressive, si j’allais tomber à nouveau à la moindre difficulté. Ma thérapeute a eu un sourire un peu doux, m’a dit que de cette maladie j’allais apprendre les signes avant-coureurs, j’allais être capable de prévoir les coups durs, et d’y faire face grâce à notre travail en thérapie, à mon travail. J’ai quitté son bureau pour la dernière fois, en me sentant tellement mieux que quelques mois auparavant, en n’osant pas me dire guérie, en guettant le moment où j’allais me cogner à un iceberg et couler lentement sans savoir même me débattre – c’est comme ça que je me suis toujours représenté mes épisodes dépressifs : une longue noyade dans une eau glacée et paralysante, même pas envie de lutter, même pas envie de m’en sortir. L’échec.

Heureusement pour moi, ma thérapeute avait raison. Il y a quelques semaines qui commencent à faire des mois, j’ai senti l’iceberg approcher. L’accumulation de soucis financiers avec un avenir flou et poisseux comme un mauvais brouillard, l’impression de nager à contre-courant depuis trop longtemps, un sentiment d’injustice un peu ridicule (« pourquoi les autres réussissent pendant que moi je m’échoue lamentablement depuis si longtemps ? »), une hypersensibilité accrue qui me rend perméable à tous les mouvements de la société qui part en lambeaux – l’optimiste en moi espère que c’est pour une mue salutaire –, bref : ça, plus ça, plus ça, plus ça. La fatigue qui s’abat à nouveau. L’incapacité à me lever deux heures avant d’aller travailler comme je le faisais avant, l’incapacité à tenir les promesses faites à moi-même. Un besoin d’indulgence.

Mais cette fois, au lieu d’abandonner les rames je les ai serrées fermement dans mes petites mains fébriles et j’ai continué à diriger la barque un peu branlante de mon existence. Pas question de céder cette fois. Pas question de laisser à nouveau la torpeur m’envahir. Depuis quelques semaines, la très grande majorité de mon énergie est consacrée à mettre en œuvre ce positif que j’ai cultivé pendant plus de deux ans, pour embrasser l’ombre avec bienveillance et la transformer en lumière. C’est une des choses que j’ai apprises : lutter me fait perdre de l’énergie. Mais la bienveillance et la douceur sont épuisantes aussi, vous vous doutez bien que me laisser recouvrir des molécules de tristesse et d’angoisse qui constituent ma dépression serait beaucoup plus facile. Me laisser regarder mon corps sans l’aimer, observer mon comportement sans le supporter, me laisser saboter mes relations et mon avenir serait tellement plus aisé : il suffirait de laisser faire cette nature obscure qui habite dans un coin de moi. Je préfère l’amadouer, la comprendre, la rassurer, cette nature que je n’ai pas demandée. C’est long, c’est prenant, c’est difficile et c’est fatigant.

Ça porte ses fruits pourtant, alors je continue. Je continue à me lever tard mais à me laver et à m’habiller tous les jours (les petits compromis qui arrondissent les angles), à tout faire pour manger sainement sans céder à la tentation de me priver pour retrouver un corps que j’ai rempli il y a trois ans en retrouvant le goût des aliments, le goût de la vie au fond. A détourner mon attention de ce qui coince dans les rouages de l’existence en cultivant les rituels et les habitudes qui font du bien. Lire au lit le weekend, bouger mon corps et pas pour maigrir, pour m’aérer la tête et les muscles, couvrir de je t’aime les gens qui font de ma vie un petit paradis dont il serait dommage de ne pas profiter. Observer les soucis régulièrement d’un œil critique mais optimiste – je crois au fond que c’est cet optimiste flamboyant qui m’a sauvée, qui continue de me sauver. Quand j’étais plus jeune, quand j’étais plus seule et plus amaigrie que jamais, je gardais au fond de moi la certitude qu’un jour, j’aurai fait quelque chose d’assez fantastique pour être riche. En grandissant j’ai compris qu’être riche ne voulait pas dire être fantastique (et inversement), et aujourd’hui ma plus grande richesse, ce qui fait de moi quelqu’un dont je suis timidement fière, c’est d’avoir cet invincible été en moi, gravé dans le derme et dans l’âme. Cet invincible été qui au creux de mon cœur absorbe les ténèbres et, au prix d’efforts indicibles dont tout le monde ne peut comprendre la difficulté, les transforme en une force d’action incroyable, en un moteur puissant.

Alors voilà. Pour filer la métaphore jusqu’au bout, en ce moment mon radeau traverse une triste tempête, pas de celles qui ébranlent toute une vie mais de celles qui durent depuis un peu trop longtemps pour être honnêtes. Et chaque minute de ma vie sert à m’assurer que le navire ne coule pas. Il flotte plutôt bien, je crois qu’il a en lui les ressources pour s’en sortir et qu’il y a assez de vivres à bord pour survivre au grain sans qu’il faille déclarer de regrettables pertes. Mais un navire en pleine tempête nécessite toute l’attention de son capitaine. Et quand je suis sur le pont, vaillante bien que fatiguée, le reste du monde n’existe que par intermittences, pendant lesquelles je trouve à peine le temps de l’inspiration créative. Je vous avoue sans peine que j’ai hâte de retrouver une mer assez calme pour pouvoir baisser la garde.

Ce blog est une fenêtre sur ma vie orientée sur ces efforts que je déploie au quotidien. Vous voyez mon organisation, mon yoga et mes lectures, vous voyez le soleil sans voir la tempête qu’il a fallu affronter pour en arriver là, ni la fonction de paratonnerre et de béquille que jouent chacune de ces choses. Maintenant vous avez le tableau complet et je n’ai plus besoin de culpabiliser quand je ne tiens pas les promesses que je m’étais fixée à moi-même pour faire grandir cette communauté qui m’apporte tant, sans que j’aie toujours l’impression que la réciproque soit vraie. (vous n’imaginez pas à quel point vous êtes fabuleux·ses)

Je n’écris pas pour générer pitié, ni même consolation, j’écris pour celleux qui aujourd’hui sont dans les ténèbres poisseux que je ne connais que trop bien et qui ne voient pas encore la lumière, j’écris pour leur dire que derrière chaque sommet visible ici il a fallu gravir une montagne escarpée, pour leur dire que je pense à elleux et que de tout mon cœur je leur souhaite de trouver le kit de survie qui les aidera à traverser cette grotte triste et morne. Pour moi il a été constitué d’une thérapie, d’un amoureux avec qui apprendre, d’ami·es rares mais précieux·ses, de proches sur qui compter, et d’une volonté infaillible de voir dans chaque goutte de pluie la lumière captée pour mieux l’utiliser.

Photo : Susanne Feldt



80 Réponses

  1. Elsa

    Je trouve ça important ce que tu dis, de remettre en perspective le reste de tes actes avec ce petit article. C’est courageux et c’est un beau cadeau je trouve. Parce que perso, dépressive chronique (plutôt du côté lutte de la barrière, j’enrage de ne pas réussir à vivre sereinement et pleinement alors je griffe, je hurle, je boxe, je tourne en rond à creuser le plancher…), j’essaye de m’inspirer de gens positifs, mais parfois on se dit « pourquoi je suis aussi différente, pourquoi moi je peux pas être comme ça ». Alors c’est important de montrer que si on est positif et invincible au fond, ça ne vient pas de nulle part et que la vie reste un chemin chaotique même si on a cette lumière en soi. Ça a l’air plus accessible du coup, c’est porteur de beaucoup d’espoir.
    Et je lis un article positif, du coup. La démarche l’est. Ton évolution l’est.
    Et rien que pour m’avoir rappelé qu’il y a des thérapeutes bienveillants qui peuvent réellement apporter quelque chose, merci ;)

  2. Claym

    Ton message m’a fait monter les larmes aux yeux parce que je reconnais beaucoup de chose dans ce que tu écris et que ta manière de le décrire et de décrire la lutte quotidienne en pleine tempête apporte beaucoup de lumière, d’espoir et de douceur. Tu dis que tes lecteurs et cette communauté t’apportent beaucoup mais que tu n’es pas sûre de la réciproque, alors avec ce petit message laisse moi te dire que si, elle est vrai. En tout cas à moi (après tout je ne peux parler qu’en mon nom même si ca semble très égocentrique :/) ton blog m’apporte beaucoup. Il me fait découvrir la bienveillance, il me fait prendre conscience d’énormément de choses et surtout de la force qui est en moi.
    Merci et courage dans cette vilaine passe! A te lire, je suis sûre que tu as toutes les ressources pour aller vite vers le soleil <3

    1. Oh bah alors, je suis vraiment heureuse de te lire. J’ai créé ce blog pour ça, pour parler de bienveillance au quotidien, alors je suis bien contente que ça marche. Porte-toi bien ♥

  3. Sid

    J’écris jamais de commentaires mais là j’en avais envie.

    J’ai 25 ans et je suis atteinte de dépression chronique depuis plus de 15 ans (et oui, j’ai commencé tôt).
    Tout ce que tu décris, je l’ai connu, je le connaitrais toujours et je le comprends.

    Quand j’ai commencé ma thérapie actuelle il y’a 7 ans, on m’a clairement dit qu’un jour, avec mon profil, je pourrais déclarer un trouble bipolaire. On m’a aussi fait comprendre qu’avec une discipline de vie stricte et un rythme de vie sain, je pourrais retarder ce moment, et même me passer de médicaments. C’était d’ailleurs assez difficile à appréhender pour quelqu’un qui n’arrivait même pas à tenir ses études.

    Il y a 4 ans j’ai eu un déclic. J’ai commencé à vouloir une vie saine, à valider un diplôme, à tenir quelque chose jusqu’au bout et à me sentir en phase avec moi même.
    Ca a mis du temps à se mettre en route, et, même si j’ai validé mon diplôme il y a deux ans, « ma discipline de vie saine » s’est vraiment mise en place l’année passée, après une énième phase dépressive et un craquage nerveux qui m’ont vraiment mise au tapie. C’est aussi à ce moment là que j’ai commencé à lire ce que j’appelle des « blogs feel good » , dont le tiens en fait partie. Et même si je ne suis pas tout assidument, plein de choses m’ont aidées (notamment ton article sur la routine du soir et la méditation tu vois). Aujourd’hui grâce à tout ça j’arrive à aller mieux. C’est pas la panacée, j’arrivais déjà à voir les coups durs arriver mais pas systématiquement à continuer à avancer, mais grâce à cette hygiène, y’a du mieux.

    Et voilà, je voulais te dire que je te soutenais, que j’aurais aimé pouvoir entreprendre un projet comme le tien et que tu peux en être fière.

    Courage.

  4. Courage pour la suite, la vie nous joue souvent des tours, mais tu as l’air d’être de plus en plus forte et un jour j’espère tu pourras te retourner sur tout ce qui te pèse maintenant et être fière de ne pas avoir baissé les bras et que tu te sentiras légère et délestée de tout ça… Bises

  5. sophiha

    Bonjour,
    Je te lis depuis de longs mois à chaque fois que tu postes. Je n’ai jamais commenté jusqu’alors. Mais cette fois-ci, ton article résonne en moi de manière spéciale… comme un miroir.
    Je n’ai pas grand chose à te dire sauf que je te trouve tellement courageuse, infiniment plus forte que tu ne dois te sentir en ce moment (et en général). Je vis la (les) même(s) chose(s) que toi depuis très jeune aussi. Mais aujourd’hui, j’ai 37 ans … et je me demande comment j’ai tellement pu gâcher ma vie sans lutter, sans faire tous ces efforts que tu décris (enfin maintenant que j’ai une enfant si, mais ça ne remonte qu’à trois ans). Ma fille est ma seule raison de me lever le matin mais j’aimerais enfin en avoir d’autres ; notamment professionnellement (mais il est vrai qu’en plus pour moi, le harcèlement moral étant passé par là, ça ne m’a pas aidée).
    Bref, garde le toi bien cet article. Lis-le et relis-le aussi souvent que nécessaire. Apprends-le par cœur même. Accroche toi. Tu as toutes les cartes en main.
    Je t’embrasse

    1. Oh Sophie ! Je te souhaite plein de soleil et plein de raisons de se lever le matin même quand le ciel est gris. Il n’est jamais trop tard, c’est certain ♥
      (j’aime me dire dans un coin de moi que tout ce temps qu’on dirait « perdu » prouvera toute son utilité le moment venu)
      Bises.

      1. sophiha

        Merci à toi (j’espère que tu as raison / En tout cas pour toi, tu as encore toute la vie devant toi). Bon courage. Bises

  6. Xelou

    Ohlala, quel bel article <3
    Tu peux être fière de toi et ton avancée.
    Comme tu le dis, beaucoup de personnes qui te lisent, sont, je pense, plus que bienveillantes, c'est ça de tenir un endroit si positif et optimiste. Il faut prendre le temps mais tu vas y arriver…

    Personnellement, je me bats, vraiment, chaque jour, pour ne pas me laisser engloutir. C'est fatiguant, j'apprends seulement à être sereine et que je serai toujours au bord du bord. J'ai une famille dépressive, et même si on me dit que ce n'est pas héréditaire, je n'y crois pas trop. Alors, je m'accroche : au petits bonheurs, aux sourires, au soleil et à la lecture surtout.

    Je crois que je n'ai jamais vraiment eu de dépression mais au prix de combien d'efforts quotidien.

    Sois forte, je crois en toi <3

  7. Merci Pauline pour cette tranche de toi à mi-chemin entre le vent qui souffle et l’arc-en-ciel!
    Je ne suis pas directement concernée, mais nous avons pas mal de personnes dans notre entourage qui doivent vivre avec cette part d’eux aussi : tes mots, tes ressentis m’offrent un autre regard sur des chamboulements qui affectent les relations, avec soi et les autres.
    Sache que j’apprécie énormément tes articles qui traitent de l’organisation car les astuces que tu y partages peuvent concrètement simplifier la vie des gens, et ainsi leur permettre de se sentir allégés face aux tâches du quotidien.
    Courage en tout cas dans la tempête et n’oublions pas que, comme en Ecosse, les plus ciels ne sont pas ceux sans nuages ;-)

    1. Merci à toi Emilie ! Je suis contente que ces articles sur l’organisation trouvent son public : c’est une de mes petites passions un peu coupables et je suis toujours contente de partager des astuces pour se faciliter la vie :)
      (oh comme j’aime cette conclusion !)

  8. Ton article est beau et touchant et surtout incroyablement pudique: un peu de poésie pour parler d’un sujet si personnel.
    La dépression est une maladie, et en parler t’aidera et aidera surement aussi d’autres personnes à se dire que non ce n’est pas honteux, oui ça touche d’autres personnes de leur entourage et surtout comme essayer de les épauler et les comprendre.
    Je t’envoie plein de bonnes ondes pirate! Tu réussiras à la faire naviguer ta barque, même si parfois elle traverse de sacrés courants!

  9. Marion

    Tout simplement, je te remercie…. Merci du fond du coeur pour ce texte authentique, touchant, et qui me parle beaucoup… Je trouve que tu es d’une grande sagesse… Lutter épuise, accepter avec bienveillance épuise aussi mais c’est ce chemin qui mène petit à petit au jour d’après. Merci d’avoir franchi cette limite du privé/publique et de parler de ce que tu vis. Merci d’oser en parler dans cette société où l’on doit aller bien tout le temps… Merci infiniment pour ce beau partage…. Et j’ai envie de dire Je t’aime, d’humaine à humaine, de coeur à coeur. Je suis touchée =)

  10. Aphrael

    Merci
    J’aimerai n’écrire que ça parce que c’est l’essentiel parce que c’est ce que je ressens quand je lis ton texte. Mais comme d’habitude je ne commente pas et que j’appuie juste sur le petit Coeur je me suis dit que le merci tout seul serai un peu étrange peut être d’où la suite
    Parce que parfois au Coeur de la tempête quand tout les nuages remplissent le ciel on oublie parfois que le soleil reste là, qu’il est juste derrière, caché certes mais toujours là. Alors merci par tes mots de le rappeler merci de garder une part du ciel ouverte pour qu’on y aperçoive le soleil.
    Merci pour ta confiance. Merci pour tes mots sur les maux que souvent l’on cache.

  11. C’est un très beau texte qui m’a beaucoup émue, je te trouve courageuse d’aborder ce sujet encore un peu tabou. J’ai traversé ce genre d’état l’année dernière, comme j’en parle dans mon bilan 2015… et même s’il n’a été que passager, j’arrive à imaginer la difficulté à vivre avec pendant plusieurs années et la force à puiser pour affronter le quotidien. D’autant plus que les modèles de réussite actuels, et l’étalage de vies parfaites sur les réseaux sociaux n’aident pas vraiment à se sentir mieux et à reprendre le dessus !
    Les choses qui m’ont aidée à sortir de cet état triste et léthargique ont été, comme tu le dis si bien, l’amour, l’optimisme, le blog aussi avec ses échanges bienveillants, et les nouveaux projets qui sont un vrai moteur pour moi.
    Je te souhaite de tout coeur d’aller mieux, il paraît qu’il suffit de croire très fort en ses rêves pour qu’ils se réalisent <3

  12. Marjolaine

    Je découvre une partie de toi jusque là inconnue, j’admire ta franchise et surtout, ta grande lucidité ! Tu parles de toi, de ta vie d’une très belle façon, j’aime ton style d’écriture, dans lequel je trouve de la pureté, de la délicatesse et un brin d’humour fin ;-) Un grand merci pour ton témoignage et bon vent sur ta barque :-)

  13. Emi

    Bonjour. Je fait partie de ces lecteurs anonymes qui suivent ton fantastique blog mais ne commentent jamais sans doute écrasé par la timidité. Mais pas aujourd’hui. J’ai envie de laisser un commentaire parce que cet article vient de me toucher au plus profond de moi, moi qui suit en dépression depuis plus longtemps que je n’ose me l’avouer.
    Je suis émue de voir que malgré la tempête, tu arrive à gérer un blog (chose que je n’ai jamais réussi à faire mais que je rêve de réussir un jour).
    Je suis émue de voir que tu as réussi à en parler de manière publique avec autant de justesse et de précision dans tes mots. Et je suis émue de me reconnaitre dans tes paroles.
    J’ai commencé une thérapie il y a peu de temps et j’espère que ça donnera les moyens de m’aider à me lever le matin.
    Mais je voulais surtout te remercier du plus profond de mon âme pour avoir écrit cet article car non seulement il à mis le doigts là ou ça fait mal mais il a aussi mis en évidence que ce n’est pas la fin du monde, que je peux m’en sortir (comme tu l’as fait) et que je ne suis pas seule. Merci, du fond du coeur.
    Je ne peux que te souhaiter de voir le soleil après cette longue tempête et de continuer à être optimiste quoi qu’il arrive.

  14. Mona

    Ton article est très beau. Je pense que je vais l’envoyer à une amie qui s’y reconnaîtra.
    Je te trouve très courageuse dans ta façon d’envisager les choses. Une question qui me taraude : quel âge as-tu ?
    Personnellement, je fais une psychothérapie depuis plusieurs années et ça m’aide énormément. Même si ça patine, même si parfois les rames nous échappent et la barque dérive.
    Je pense que le mot-clef est patience…

    1. J’ai 21 ans (et demi) (presque) :)
      Je pense que le mot-clef de la vie toute entière, c’est « patience »… ou instant présent, mais je crois que parfois ils sont bien synonymes :)

  15. Bonjour,
    Merci pour ce beau billet, merci de nous livrer cette part de toi.

    Ma maman est tombée dans la dépression quand j’avais 20 ans, il y a 12 ans de cela.

    Des premières années, très dures, j’ai appris que vouloir être parfait était un mythe impossible et destructeur, alors, depuis, je m’entraîne à la bienveillance. J’apprends à aimer ce qui m’entoure et moi même, j’apprends à voir le soleil qui fait reculer l’ombre…

    Je sais combien ce voyage dans ton petit radeau doit être dur, je sais combien les ombres reviennent facilement, tellement facilement que lutter contre elle est fatiguant.

    Je te souhaite de toujours réussir a faire briller ton soleil d’été, je ne sais pas quoi dire de plus, mais sache que tes mots me touchent.

    Prends bien’ soin de toi <3

  16. Quel bel article et quel courage tu as de le rédiger…
    C’est un sujet délicat mais que tu traites ici avec beaucoup de douceur et de poésie.
    Même si je ne vis pas moi-même avec la dépression, j’ai dans mon entourage des personnes qui vivent avec et on se retrouve souvent comme démunis face à leur souffrance.
    Les mots me manquent pour te dire à quel point ton article m’a touché alors je vais simplement te dire merci, merci de t’ouvrir comme ça, de partager ainsi, bravo et je t’envoie tout le courage et la lumière possible :)

  17. Sophie

    Pauline.

    Comme je me retrouve dans tes mots. A une plus petite échelle, mais tellement la même chose… Depuis mes 14 ans, j’ai vécu ces périodes de léthargie, où l’ombre nous submerge et où nous la laissons faire (c’est probablement ça le plus dur). Je vivais mes journées dans un brouillard quasi permanent. A 16 ans, les crises de larmes faisaient partie de ma vie, tous les deux-trois jours, sous ma couette, comme une incomprise. Que j’étais vraiment, car mes parents n’en savaient rien et les rares amis auxquels j’en faisais part ne comprenaient pas. Jusqu’à mes 18 ans, où je dis à mon amoureux, l’homme de ma vie, avant d’accepter d’aller plus loin avec lui, que je suis cassée, brisée. Une dépressive chronique, avec un penchant pour l’autodestruction. Il vaut mieux qu’il sache avant de s’attacher que dans mes moments de doute et de brouillard je risque de tout faire capoter. Lui me répond que pour lui je suis pleine de lumière. Et que j’ai le droit d’avoir mal quand rien ne va. Et qu’il faudra toujours que je lui dise quand j’aurai une boule dans la gorge.
    Je continue de lui dire. C’est de moins en moins fréquent, peut-être parce que je suis de plus en plus occupée et parce que je poursuis ma destinée. Je fais des études inscrites dans mes gènes. J’ai la gnac. J’en veux. Peut-être que c’est ça, mon remède actuel. A une époque, ce fut lui, maintenant c’est ça, et demain, qui sait ?
    Ce que je sais, c’est que plusieurs fois par an il y a un jour où, dans le métro ou le train, en rentrant d’une longue journée désastreuse, je me regarde dans la vitre et je me dis « ça y est, tu replonges ». Puis mon amoureux me dit que j’ai le droit d’avoir mal, j’ai le droit de saigner de l’intérieur et j’ai même le droit de pleurer. Et ça va mieux. Je pousse vers la lumière jusqu’à revoir le soleil.

    Alors oui, je vois ce que tu veux dire quand tu dis vouloir accepter l’obscurité plutôt que de te battre sans cesse. C’est ce que j’ai fait et, oui, je vais mieux. Souvent. Et parfois, je ne vais pas bien du tout. J’espère que c’est ton cas, à toi aussi. Que les périodes de lumière sont plus importantes que celles d’ombre.

    Tu n’es pas seule, Pauline. Vraiment pas. Et tu sais quoi ? C’est cette soit-disant faiblesse qui fait au final de toi une vraie guerrière. Crois-moi.

    Je suis contente que tu aies décidé de publier cet article. Tu n’as pas idée. La dépression est un tabou depuis beaucoup trop longtemps alors que c’est un mal qui hante beaucoup de monde de nos jours. On est si connectés qu’on ne parle plus de rien.

    Merci. Merci mille fois. Et courage.

  18. Charlotte (la meuf qui t'avait dit "héééémaisons'estrencontréesàLilleavecAnimafac et CarotteSaumon sur twouitteure)

    Je suis dans le même cas, en fait.
    Je trouve refuge dans des blogs comme les tiens, en me disant qu’y a des gens qui arrivent à s’en sortir, et que ça m’arrivera peut-être un jour.
    Les gens me voient comme une fille badass, parce que je suis pas timide, que je parle facilement en public, que j’ai un peu de répartie, que j’ai pas peur de dire ce que je pense ou de prendre les choses en main et de diriger des opérations. Parce que j’aime danser, et que je m’en fous que ce soit devant tout le monde, que je me laisse pas faire et que j’ose donner mon avis. C’est pas faux, c’est ce que je suis.
    Mais je suis aussi celle qui pleure le soir dans son lit quand je réfléchis un peu trop – très souvent donc -, je suis nulle en amour parce que je suis une putain de romantique et que je tombe sur des mecs qui ont peur de relations sérieuses. Je déteste mon apparence même si j’ai pas envie que ça se sache parce que j’ai honte d’être complexée (c’est tellement à l’encontre de mes convictions de féministes, moi qui dis à tout le monde que « fuck les diktats imposés par la société). Je suis boulimique. Enfin, je fais de l’hyperphagie, plutôt, parce que je laisse toujours tout en dedans. J’ai peur de manger avec les gens, j’ai peur qu’on me juge alors que personne n’est au courant de cette relation conflictuelle avec la nourriture, et en même temps j’adore ça, parce que c’est convivial et que ça change de mes soirées duo avec la télé.
    C’est difficile d’avoir cette espèce de double personnalité.
    Alors je te comprends, et ça me donne de l’espoir de voir ton parcours, même si c’est compliqué. C’est rassurant en fait, parce que souvent sur les blogs, je vois des superwomen, toujours souriantes, avec 10 000 astuces pour manger healthy, qui prennent le temps de faire du yoga 5x par semaine (alors que je peine à en faire 1 ou 2). Elles me donnent l’impression qu’elles ont atteint un truc inaccessible pour moi, une foi en la vie, une sérénité que je ne connais pas et que je ne connaîtrai jamais.
    Moi ça me fait plaisir que tu te dévoiles un peu, parce que je réalise qu’y a des nanas normales, avec leurs problèmes aussi, plus ou moins importants, plus ou moins sombres. Ca me fait plaisir parce que je me dis que je suis pas seule.

    J’espère que tu continues d’avoir la force de te lever le matin, parce que ça vaut le coup. Tout ira mieux. :)
    J’aime beaucoup ton blog, tes articles, et tes tweets sur ton quotidien. Et j’aime les renards aussi, donc c’est un signe. ;)

    1. Merci Charlotte ! Moi j’ai aimé ces dix minutes passées avec toi, c’était bref mais intense comme ils disent, je suis contente d’avoir fait ta connaissance.
      Merci de passer par là, d’être féministe malgré tout, d’être humaine malgré tout :) Bises ! (et vive les renards, ces petites créatures divines)

  19. Alex

    Bravo pour cette persévérance, bravo de lutter… Alors qu’il serait tellement moins difficile, sur le moment, de se laisser couler. Tous mes encouragements s’accompagnent !

  20. Ton article me touche beaucoup -je me suis beaucoup reconnue, bien sûr, ça doit jouer. Le mot dépression fait peur, peut-être un peu à tort. En te lisant, j’ai réalisé que je ne m’en étais pas débarrassé -elle est toujours là, simplement plus tendre que l’année passée, les symptômes sont moins criants, et pourtant.
    Je tenais en tout cas à te remercier ; lire régulièrement des articles positifs comme ceux que tu nous propose fait partie de ces petits plaisirs qui rendent la vie un peu plus douce… Ces petites béquilles comme tu les appelle font elles aussi partie de ton être, et je te souhaite qu’un jour elles demeurent ; mais qu’elles soient simplement des facettes d’un quotidien serein et enjoué -simple, aussi, débarrassé de l’ombre de la maladie.
    je t’envoie des tas de plaids tout doux, et du chocolat chaud ! ♥

  21. Claire

    Oh comme tes mots/maux résonnent en moi Pauline. Ce que tu nommes dépression je le qualifierai pour ma part plus comme « hypersensibilité », je le vis ainsi depuis toujours (j’ai l’impression) mais je t’assure, avec les années les remous se font moins violents. J’ai une bonne dizaine d’années de plus que toi, à ton âge j’étais dans un sale état, je ne connais pas ton histoire/passé, ce serait donc très présomptueux de ma part de te donner des conseils, mais je suis persuadée que tout ça sera de plus en plus doux pour toi. Je suis comme toi, je sens l’iceberg arriver, mais je sais aujourd’hui, que la collision sera de courte durée et que, par ricoché, je voguerai sur des flots plus amicaux. Plus les années passent plus j’ai des raisons de me lever, de bonnes raisons et pour rien au monde, aujourd’hui, je voudrais être « comme tout le monde ». Je sais que je savoure, comme peu de monde, chaque émotion, chaque moment de bonheur et c’est ce qui me rend « spécial ». Merci pour ce partage Pauline, c’est un joli cadeau pour nous, tes lecteurs, je le reçois comme tel. Prend soin de toi jolie Pauline.

    1. Merci Claire, loin d’être présomptueux, tes mots me font du bien. J’ai moi aussi l’impression que le temps bonifie tout, chaque année qui passe est plus facile, et c’est tant mieux. La lumière est là :)
      Bises. ♥

  22. Camille

    J’ai lu tout ton article avec attention. C’est un sujet que je connais aussi, j’ai traversé la dépression à une époque où beaucoup de choses n’allaient pas dans ma vie (problèmes familiaux, échec des études, conséquence niveau alimentation, etc)…
    Aujourd’hui je fais face à une rupture amoureuse et je me cramponne pour ne pas sombrer à nouveau et pour avoir toujours en vue le positif. C’est vraiment pas simple, alors je peux te comprendre.
    Merci en tout cas d’avoir écrit à ce sujet, cela permet de voir que chacun de nous peut avoir ses faiblesses mais que ce n’est pas une fatalité.
    Continue d’écrire sur ce blog, je l’apprécie vraiment. :)

  23. merci pour ce partage.
    J’ai perdu mon plus jeune frère il y a 30 mois pour cette même raison : un jour, l’ombre qui l’envahissait périodiquement depuis plus de 10 ans a tout recouvert. Et il a choisi de disparaître. Très concrètement, nous ne savons pas où il est, ce qu’il fait, ni si il est toujours.
    Je rêve parfois qu’il a refait sa vie, loin de nos regards, et qu’il coule des jours sereins.
    Je m’interroge forcément sur notre responsabilité dans tout cela. Et je me demande si nous aurions pu faire quelque chose.
    Tu as sans doute lu le livre Guérir, mais si ce n’est pas le cas, fais-moi signe, j’aurai plaisir à te l’offrir.
    Je t’envoie de la chaleur et de l’énergie

    1. Oh, je suis désolée de te lire :(
      J’espère comme toi que ton frère va bien, où qu’il soit.
      Merci pour tes mots. (et pour la référence de Guérir, que je ne connaissais pas du tout ! Je vais essayer de me le procurer)

      1. Je pars en vacances demain. Mais si tu as envie, au retour, je te l’envoie.
        Il s’agit d’un des premiers livres de David Servan Schreiber, un peu technique parfois mais très tourné vers l’alimentation, la méditation. Un livre que je trouve très puissant.

  24. Lili la Paz

    J’ai commencé à écrire un long message, et j’ai tout effacé. J’écrirais simplement que ton article fait tellement écho en moi. Le chemin est long et éprouvant, demande beaucoup d’énergie, mais nous avançons, n’est-ce-pas?
    Voici plusieurs mois que j’ai laissé le creux de la vague derrière moi, pour la première fois de ma vie, je peux dire que je suis heureuse et que je vais bien. Cela me rend presque euphorique, même si j’ai toujours peur de trébucher à un instant ou un autre.
    Tenir le cap.
    Tiens le cap.
    Keep eyes, heart & mind wide open.

    1. Te lire me colle un sacré sourire, dis ! ♥
      Merci pour ces quelques mots plein de soleil, je suis sûre que si tu trébuches, tu sauras retrouver rapidement l’équilibre. Tenons le cap ♥

  25. Merci pour tes mots. Je ne crois pas avoir déjà laissé une trace de mon passage ici, pourtant passage il y a, sur ton IG, aussi, très souvent. Ton « invincible été » est pour moi une jolie fenêtre de soleil. Je ne veux pas m’embourber dans des mots maladroits, je me contenterai donc de répéter ceux-ci: merci.
    Et je te laisse avec un poème qui m’a inspiré depuis des années. Prends soin de toi.

    Et un sourire
    Paul ÉLUARD
    Recueil : « Le Phénix »

    La nuit n’est jamais complète
    Il y a toujours puisque je le dis
    Puisque je l’affirme
    Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
    Une fenêtre éclairée
    Il y a toujours un rêve qui veille
    Désir à combler faim à satisfaire
    Un cœur généreux
    Une main tendue une main ouverte
    Des yeux attentifs
    Une vie la vie à se partager.

  26. Nadège

    Merci, un très beau texte, très bien écrit en plus… Merci de partager cela avec nous :).
    Avec toute mon affection,
    Nadège

  27. Oh je suis tellement émue par c que tu as écrit. C’est sincère, va droit au coeur et on n’a qu’une envie c’est te serrer dans nos bras et t’admirer en même temps pour ta force.
    To blog est magnifique, je le suis depuis longtemps et j’avoue ne pas avoir remarqué d’anormal quant á la fréquence ou sujets traités. C’est pour te dire à quel point tu assures ;)

    Bises d’une bloggeuse qui comprend les dilemnes que tu vis et qui te spuhaite tout le bonheur et la réussite.

    HAPPY PILLZ

  28. ortie

    Je trouve que tu écris bien ! Je souffre aussi de dépression, actuellement remise mais je serai « à risque » toute ma vie, je le sais bien maintenant :( Je me reconnais dans plusieurs choses, notamment ça : « aller bien me demande mille et un efforts de plus que d’habitude » ==> j’ajouterais « et que les autres »
    Mon kit de survie comprend aussi un homme et une famille. Sinon : hygiène de vie, horaires et rituels réguliers, beaucoup de sport, yoga, phytothérapie, luminothérapie, dessin et musique, etc…. pour tenir la dépression à distance. Pour moi c’est une maladie cruelle et injuste, qu’on ne sait pas bien soigner à l’heure actuelle et qu’on connait encore mal. En plus il y a double peine car la majorité des gens a une vision complètement obscurantiste de ce type de troubles (on juge souvent les dépressifs « faibles » par exemple, quelle ironie ! ). Alors ton article, je le vois comme une démarche positive : ça peut apporter de l’aide aux personnes touchées et ça peut entrouvrir les yeux de certains. En tout cas bravo pour ce texte COURAGEUX et merci.

    1. Merci à toi pour ton message !
      Je suis toujours triste de lire les préjugés qu’ont les gens sur cette maladie, combien cruels ils peuvent être, sans s’en rendre compte, en parlant des personnes dépressives. Maintenant que ça va mieux, j’apprécie pleinement la force qu’il faut avoir pour traverser tout ça, c’est tellement dur de ne s’en rendre compte qu’après, et pas en plein milieu, quand on en aurait le plus besoin…

  29. GAL

    C’est étrange cet état que je ressent à la lecture de ton article. Je suis… fascinée. Fascinée de voir que tant de beauté « sort » de tant de souffrance… Je veux dire que que je trouve ça extraordinaire – et positif justement – que tu puisses écrire sur tes souffrances avec tant de beauté… J’ose croire que cela t’aide, te soulage, au moins un peu. Pour moi aussi c’est la première fois que je comment un tes posts (alors que je les lis tous) parce qu’il faut que tu saches que ce que tu fais là, cette franchise avec cette pudeur, c’est beau et c’est brave. Tiens la barre!

  30. Pingback : Coups de coeur de la semaine #2

  31. Merci pour cet article, qu’à quelques passages près j’aurais pu écrire. J’ai depuis longtemps l’impression de naviguer dans la tempête mais je ne perds pas l’espoir de me réveiller sur une mer calme un de ces jours.

    Ton blog est un petit havre de douceur dans lequel il fait bon venir passer un moment et qu’importe ton rythme de publication :) Surtout prends bien soin de toi ♥

  32. Pingback : Un invincible été » Ailleurs sur le web #26

  33. Pingback : En liens cette semaine #3 – L'océan de la vie

  34. Ton texte et tous les commentaires m’ont véritablement émue.
    Je n’ai pas cette maladie mais je me suis étonnamment sentie très concernée et touchée par tous ces témoignages.
    Il est rassurant de savoir que toutes les personnes qui fréquentent ton blog se trouvent entre de bonnes mains, elles ont en elles le positif et la bienveillance que tu diffuses à foison.

    Depuis que je te suis j’ai beaucoup d’admiration pour la sagesse dont tu fais preuve, notamment vis-à-vis de ta jeunesse (et je ne suis pas beaucoup plus âgée que toi, ce n’est pas un commentaire de vieille chouette), et je me dis que tu vas accomplir de belles choses. Ton énergie est positive. Je te trouvais belle, forte, douée ; désormais je ne doute plus que tu es bel et bien toutes ces choses à la fois, au regard de ce que tu viens de nous confier.

    Merci pour tout, pour ma part j’ai confiance en toi, tu as le pied marin :)

  35. C’est un très bel article que tu as écrit, je connais malheureusement trop de personnes qui souffrent du même mal que toi, et je sais à quel point c’est dur.
    Ton invincible été est un trésor, une merveille, c’est ta réussite qui te rend unique et riche, même si ça ne soulage pas tes soucis matériels.
    Tâche de te souvenir de cette réussite quand l’iceberg cognera trop fort…

  36. Pingback : Cyberlectures #6 – Blottie dans un fauteuil

  37. Pingback : Links I Love #101Whatever Works

  38. Cécile

    Oh j’avais raté ton article, quel dommage! Tu as une très belle plume.
    Mille merci pour cet article qui me parle beaucoup surtout en ce moment. Et courage!

  39. Pingback : La pause douceur #9 – Les tribulations d'une loutre lectrice

  40. Dans le monde où nous vivons, être quelqu’un de bien suffit pour avoir mal. Il se passe tant de choses horribles qu’être gentil et ne pas supporter les injustices apporte un grand lot de souffrances. Mais il ne faut pas désespérer et croire en un avenir meilleur, pour moi il est possible de sauver le monde et de le rendre plus beau pour tous les gens qui ont des périodes douloureuses.

    Courage à toi pour l’avenir ! :)

  41. Julie

    bonjour Pauline,
    j’ai découvert votre blog il y a quelques jours seulement, et depuis je le parcours avec curiosité et intérêt pour votre écriture et pour tous les petits bonheurs de la vie que vous savez si bien capter et décrire.
    Et puis aujourd’hui, je tombe sur cet article vieux d’un an et demi, qui me percute en plein coeur.
    J’ai 41 ans, un mari, deux enfants, un bon métier, une maison, la santé, comme on dit…. Bref, tout ce qu’il faut pour être heureuse. Et pourtant, depuis 15 ans à peu près, je me bats chaque jour ou presque pour ne pas me faire grignoter la cervelle par les papillons noirs qui s’y agitent. La plupart du temps, tout de ce qui fait le quotidien me coûte infiniment. Et je gaspille une énergie précieuse à donner le change, à sourire, à faire tout ce que j’ai à faire. Les anti-dépresseurs ont mauvaise presse, mais dans mon cas ils sont la seule chose qui me permet de mener une vie normale, de ne pas sombrer dans l’ombre vénéneuse qui se fait parfois si séduisante, si paisible. Je précise que j’ai suivi une psychothérapie pendant 10 ans, et que c’est aussi ce qui m’aide à tenir bon. Au jour le jour je suis convaincue que la seule voie de secours, et vous le décrivez très bien, c’est de prendre conscience de chaque étincelle de lumière, de beauté, d’amour qui croise notre chemin, et de les accueillir en soi pour s’en nourrir l’âme. Et puis recommencer le lendemain. Et le sur-lendemain. Et ne pas se laisser emporter au large par l’indifférence, le gris sale, la catatonie, le dégoût de soi, la culpabilité.
    Cela m’a fait un bien fou de vous lire, et de parcourir les commentaires de cet article. J’admire votre maturité et j’ai le plus grand respect pour le travail formidable que vous faites à travers ce blog, et plus largement, pour la vie pleine d’intériorité et de bienveillance que vous construisez. La vie mérite d’être vécue malgré tout, parce qu’on peut à tout instant croiser de très belles personnes.
    MERCI infiniment.

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