17
Sep
2015
21
Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible été

Mieux vivre mon syndrome prémenstruel et mes règles

Ca va faire bientôt dix ans que je suis réglée. J’ai eu mes premières règles très tôt et depuis, ça n’a été qu’une grande autoroute du bonheur. Haha, lol, non.

Je fais partie des personnes pour qui les règles sont compliquées : mon syndrome prémenstruel dure une semaine, voire une semaine et demi, et mes règles durent une semaine aussi. Je souffre de douleurs très aiguës au niveau des lombaires, du ventre, j’ai des maux de tête, ma poitrine devient sensible, je suis d’une humeur de chien, je déteste qu’on me touche, j’ai besoin de manger deux fois plus que d’habitude. Pendant longtemps, à cette période, je n’avais qu’une envie : aller me rouler sous la couette et pleurer en attendant que ça passe. J’avais « de la chance », c’était possible pour moi puisque je ne travaillais pas. Mais ça ne rendait pas ces deux semaines plus agréables à vivre : avoir l’impression de ne rien pouvoir faire et d’être impuissante est plus rageant qu’autre chose.

Depuis, j’ai appris à composer avec cette période désagréable qui revient tous les mois (un choix, bien que je sache qu’avoir ses règles, ça ne sert à rien), et j’ai une petite boîte à outils bien pratique que je n’hésite pas à dégainer dès que les premiers désagréments surviennent.

Je ne pense pas être la seule à vivre ces moments désagréables alors j’ai décidé de partager avec vous mes petits life hacks. Certains sont pratico-pratiques, d’autres sont plus des conseils que j’ai dû apprendre à mettre en place, mais j’espère en tout cas que tout ça vous sera utile si vous en avez besoin.

Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible étéPhoto trouvée sur Pixabay

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Un outil indispensable : Clue

Ce n’est pas nouveau, je suis un grande fan des apps qui me facilitent la vie. Parmi celles-ci, il y en a une dont j’aurais bien du mal à me passer, depuis plus d’un an que je l’utilise, j’ai nommé Clue. C’est un calendrier de règles, basiquement, et je l’ai choisi au départ pour son design très ergonomique et pas du tout « fifille ». (marre des apps et sites destinés aux filles qui sont roses à fleurs…) Il est en plus genré au neutre, ce qui est top et inclusif, youpi !

En rentrant nos moyennes de règles dans ce calendrier, on obtient des estimations pour nos prochaines dates de règles, de syndrome pré-menstruel (que j’appellerai SPM dorénavant), et même d’ovulation ! Il est possible d’enregistrer un rappel qui sonnera sur le téléphone si vous avez tendance à oublier quand vient vos règles, par exemple. Je m’en sers pour enregistrer mes humeurs, mes douleurs, l’intensité et l’abondance de mes règles, quels médicaments je prends pour aller mieux – je peux ainsi mesurer leur efficacité –, et tout plein d’autres choses. Au fur et à mesure qu’on complète le calendrier, il adapte ses calculs pour vous proposer des estimations plus proches de votre cycle réel. Vous apprendrez peut-être, comme moi, que votre cycle ne fait pas 28 jours comme on l’apprend en SVT – ou comme on en a l’habitude avec la pilule – mais 31, 32 ou 26 jours… et ça change tout !

Il existe évidemment d’autres calendriers mais celui-ci est mon préféré. Il est gratuit et disponible sur Android et sur iOS.

Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible été

Les adjuvants naturels

J’ai testé plusieurs solutions naturelles pour m’aider pendant mes règles et avant. Je vous le dis tout de suite : quasiment aucune n’a marché. Ca ne veut pas dire que vous ne devriez pas y jeter un coup d’oeil, chaque corps est différent ! Parmi ces solutions, vous pourrez trouver :

  • l’aromathérapie (en massage, en bain…)
  • la phytothérapie, notamment les cures d’huile d’onagre
  • l’ostéopathie
  • l’acupuncture

Pour ma part, la seule chose que j’ai adoptée, sont les tisanes de plantes. J’aurais l’occasion de vous en reparler dans quelques temps, j’ai pu tester la box spéciale de Erbie Organics* et je me fais mes petites tisanes quand j’en ai envie. J’aime beaucoup les infusions en général, je me sens moins irritables et moins groggy grâce à celles-ci, donc c’est du win-win.

*produit offert

Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible été

« Nature, nature », oui, mais à quel point ?

Pendant un ou deux ans, j’ai souffert le martyre pendant deux semaines (puis, progressivement, chaque jour), car je ne voulais pas prendre de médicaments pour atténuer mes douleurs utérines. Ces douleurs irradiaient dans tout mon corps, depuis le ventre et le dos (normal), jusqu’au bout de mes orteils en passant par le nerf crural. Pourquoi j’ai fait ça ? Je me disais que je n’avais pas abandonné une contraception hormonale qui ne me convenait pas, pour m’empoisonner de médicaments. Cette pensée peut être dangereuse, évidemment, et elle est surtout inutile. Certes, le Doliprane ne faisait aucun effet sur mes douleurs, pas plus que le Spasfon (qu’on prescrit habituellement), mais je ne voulais rien tester d’autre. Je supportais la douleur, peut-être qu’inconsciemment je me disais que ça me rendait plus forte, notamment parce que pas mal de médecins m’avaient clairement fait comprendre qu’avoir mal était mon lot. Spoiler alert: c’est faux.

Depuis que je prends un médicament qui marche pendant mes règles, ma vie a changé. Je peux de nouveau vivre pendant ces jours où auparavant j’étais bloquée. Je ne suis toujours pas partisane de la médication à outrance, mais avoir mal pendant ses règles, ce n’est pas normal et ça ne devrait pas être toléré. Un médecin qui vous dit « c’est normal d’avoir mal » est un mauvais médecin. Vous avez le droit de ne pas souffrir pendant vos règles – tout comme vous avez le droit de ne pas vouloir avoir de règles – et il existe des solutions pour atténuer ou supprimer les douleurs. (pour moi et pour beaucoup de personnes autour de moi, ça a été l’Antadys, mais à vous de voir avec votre médecin ce qui vous conviendra le mieux)

Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible été

Ma meilleure amie, la bouillotte

J’ai une baignoire, et ça fait de moi quelqu’un de super chanceux. Mais se glisser dans un bain très chaud dès que j’ai un peu mal n’est ni écologique ni très pratique, alors je restreins mon utilisation de la baignoire le plus possible. Ma meilleure amie, c’est la bouillotte : la mienne est super swag, comme vous pourrez le constater plus bas, mais je l’aime comme un doudou.

La chaleur aide à atténuer les douleurs utérines de manière assez impressionnante, et je cale la bouillotte contre mon ventre ou mon dos, en fonction de l’intensité des douleurs. Sans elle, j’aurais beaucoup de mal à m’endormir ! Elle m’aide aussi à patienter le temps que l’Antadys fasse effet, quand j’ai vraiment très mal en journée. Si je ne vais garder qu’une seule chose de cet article, ce serait cette bouillotte.

Il en existe de toutes les tailles, de toutes les sortes. Je vous conseille d’en prendre une large, qui peut couvrir tout le bas de votre dos/de votre ventre. Veillez aussi à ce qu’elle retienne la chaleur longtemps : un minimum de 5h est nécessaire, pour être sûr·e de pouvoir profiter de la chaleur jusqu’à votre endormissement. Vous pouvez en trouver en matériau écologique dans les magasins bio et sur internet.

Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible été

Le yoga spécial SPM

Depuis que je suis la chaîne Yoga With Adriene (dont je vous parle tellement souvent que vous allez finir par penser que je suis payée pour ça) (mais non, promis), je découvre chaque jour des pépites. Et une fois où je surfais sur sa page, je me suis dit « mais est-ce qu’elle a fait une vidéo de yoga pour les règles ? ». La réponse était oui, pour mon plus grand bonheur. Je l’ai déjà partagée sur ma page Facebook mais elle figurera aussi dans cet article, tant je l’aime. Il n’y a pas besoin d’être un grand yogi pour faire cette vidéo, comme aucune des vidéos d’Adriene d’ailleurs, et elle est pleine de toute la douceur dont les personnes qui souffrent pendant leurs règles ont besoin. Beaucoup de coussins, de couvertures et d’attention dans chacun des gestes qu’on fait : cette vidéo est un concentré de bonne humeur. Chez moi, elle atténue les douleurs lombaires, mais surtout elle ne manque jamais d’apaiser mon esprit frustré, fatigué et irrité, et me laisse toujours avec un grand sourire. C’est toujours bon à prendre dans ces moments-là.

A consommer sans modération !

Mais surtout : de la bienveillance

Je suis rarement plus en colère que quand j’entends quelqu’un se moquer des personnes qui souffrent pendant leurs règles. Ce sont très souvent des gens qui n’auront jamais à éprouver ces douleurs, cette sensation d’impuissance, cette frustration de ne pas pouvoir vivre comme tous les autres jours du mois. Avoir ses règles (et être en SPM), c’est inodore, incolore et indolore pour certain·e·s, mais c’est une véritable plaie pour d’autres. Quand les un·e·s n’ont pas trop mal, iels peuvent être dans un état psychologique qui leur est insoutenable. Les autres passeront des jours entiers pliés en deux, terrassé·e·s par la douleur.

Nous ne vivons pas dans une société qui accepte ces désagréments et les reconnaît comme tels. Les règles sont encore un sujet tabou, source de honte et d’embarras. Au travail, on n’ose pas dire qu’on a mal à l’utérus, et de toute façon on ne va pas prendre un jour de congé tous les mois… A cause de ces impératifs propres à la vie qu’on mène aujourd’hui, on a du mal à se dire qu’on a le droit de vouloir vivre plus lentement pendant ces jours-là. Pour ma part, c’est simple : quand le SPM arrive, mon amoureux est prévenu (et du coup, automatiquement plus prévenant), je m’autorise des bains chauds, je fais moins de tâches ménagères qui nécessitent d’être debout, je reste dès que je le peux dans le canapé en position fœtale (la plus confortable pour moi) avec ma bouillotte brûlante, et je fonctionne au ralenti.

Mieux vivre mes règles et mon SPM • Un invincible été(je vous présente mon doudou renard, le plus mignon doudou de la terre)

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Dans plusieurs croyances autour du monde, les règles sont précisément le moment où on peut se tourner sur soi, s’occuper de soi et se régénérer pour aborder le mois suivant de manière plus saine et sereine. Dans la société occidentale, les règles sont sales et des empêcheuses de tourner en rond. On pourrait peut-être choisir un entre-deux qui nous permettrait de vivre en paix avec nos règles. Je n’ai pas (plus) envie de vouer un culte à cette manifestation corporelle qui me gâche un peu la vie pendant une semaine et demi minimum, mais je n’ai pas envie non plus d’être en guerre avec mon corps tous les mois.

Il faut savoir trouver le bon équilibre, et ne jamais hésiter à prendre soin de soi.

J’espère vraiment que ces petits conseils pourront vous aider si vous en avez besoin !

Note : l’endométriose

L’endométriose est une maladie qui touche les personnes possédant un utérus. C’est le développement de l’endomètre en dehors de l’utérus qui provoque des douleurs aiguës et prolongées, soit autour de la période des règles, soit en continu même en dehors des cycles, en fonction des stades. Cette maladie est très peu connue ou reconnue et il n’est pas rare que les femmes qui en souffrent ne le découvrent que des années plus tard, après avoir eu droit au fameux discours « c’est normal d’avoir mal quand on a ses règles ».

J’ai décrit dans ces articles des symptômes menstruels qui peuvent alarmer et rappeler ceux de l’endométriose à celleux qui connaissent cette maladie. Heureusement pour moi, je ne suis pas atteinte d’endométriose, mais il est effectivement important de le signaler dans ce billet. Si vous souffrez de douleurs à en pleurer, n’attendez pas d’avoir dépensé votre fortune en tisanes et allez vite consulter un médecin pour étudier éventuellement la piste de l’endométriose.

Plus d’informations : endofrance.org

Comment vivez-vous vos règles ? Si vous avez d’autres astuces pour mieux vivre cette période, n’hésitez surtout pas à les partager par commentaire pour alimenter la boîte à outil !

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36 Réponses

  1. Bon, trêve de renards en peluche ;-)
    C’est un super article bien pratique que tu nous présentes là!
    Mes premières années de règles, j’étais malade: plusieurs fois j’ai dû quitter l’école pour venir me reposer chez moi. Sonnée, totalement.
    Puis les douleurs se sont estompées. Encore plus depuis que j’ai arrêté la pilule pour le DIU: bye bye les maux de tête du SPM. Net, radical. Par contre, le 1er jour, j’ai des lancements assez vifs (mais brefs) dans le bas ventre et les lombaires. Alors, j’appelle Mme Bouillotte à la rescousse (soulagement immédiat!). Et maintenant, je vais ajouter du yoga à mon arsenal anti-douleur, merci :-)
    Courage à toi et toutes celles (là, j’ai un doute pour la formulation pour les personnes a/trans-genre et autres réalités que je ne connais pas encore… je ne sait pas trop encore comment manier mes accords) pour passer avec le plus de bienveillance et de douceur ces périodes difficiles.

  2. Marilyn

    Bonjour,
    Je partage tout à fait tout ce que tu as pu dire dans ton article. Je ne suis pas directement concernée mais quand même un peu car il s’agit de ma fille. Quand elle a eu ses premières règles (assez jeune), elle avait de fortes douleurs liées aux changements hormonaux et à sa croissance… on a été voir le médecin assez rapidement car je déteste laisser souffrir mes enfants. Il nous a tout de suite dit qu’il existait des solutions et il nous a notamment parlé de l’antadys en nous disant quand même que c’était assez fort et qu’il fallait l’utiliser en dernier recours.. Et cela a très bien fonctionné… elle en a pris pendant quelques mois et puis les douleurs se sont atténuées… elle prend encore de temps en temps des médicaments contre la douleur mais cela reste gérable.
    Donc ça existe… et laisser souffrir quelqu’un sans chercher de solution… certains médecins feraient mieux de changer de métier…
    Mais je retiens surtout la bienveillance envers soi… cela me semble primordial même si on l’oublie parfois.
    Marilyn

  3. Quel calvaire… Depuis hier, je suis justement en SPM, j’ai une migraine qui ne s’arrête pas et je me suis retrouvée à pleurer de désespoir sous ma douche pour… rien.
    A partir du mois prochain, je vais tenter la méthode qui consiste à enchaîner la contraception pour ne plus avoir de règles du tout. Ma gynéco me dit que ça vaut le coup d’essayer, au vu des migraines que je me tape. On verra.
    Et je vais ressortir ma bouillotte tiens, bonne idée.

    Courage à toutes, en effet, un médecin qui dit qu’avoir mal c’est normal est un mauvais médecin. Il faut trouver des solutions.

  4. Lune

    Coucou,

    Personnellement j’ai beaucoup de chance, les SPM se limitent à la poitrine très sensible pendant quelques jours et les règles à 24h de douleurs la plupart du temps soulageables avec du paracétamol (pour environ 6 jours de pertes de sang). Plus jeune, j’ai eu l’occasion de prendre de l’antadys, c’est vrai que c’est un médicament extrêmement efficace. Un paracétamol +++. Aujourd’hui je n’en prends plus, pour des raisons pratiques surtout, c’est-à-dire qu’il est sur prescription médicale, et que je n’ai pas envie d’aller voir un médecin pour ça. J’imagine que ça veut dire que la douleur est supportable (plus supportable que prendre un rdv par téléphone puis s’infliger une heure d’attente dans un cabinet médical après une journée de boulot en tout cas ^^).

    J’ai découvert Clue il y a peu de temps, j’aime beaucoup cette application moi aussi.

    Tu parles d’adjuvants naturels qui n’ont pas fonctionné pour toi sans donner de détails, je vais donner ce qui fonctionne pour moi : 2-3 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée mélangée à de l’huile végétale, en massage sur le bas du ventre. Ça n’enlève pas complètement les douleurs, mais ça les atténue, ça laisse une sensation de chaleur, et donc je l’utilise en complément du paracétamol quand celui-ci ne suffit pas.

    J’aime beaucoup la conclusion de ton article, c’est quelque chose qu’on lit rarement et ça fait du bien de le lire. Pour ma part, j’ai cité en début de commentaire uniquement la poitrine sensible en SPM, mais il m’arrive, peut être tous les 3-4 mois, d’avoir une journée juste avant mes règles où j’ai constamment envie de pleurer sans raison. Et puis la journée des crampes, je suis souvent sans énergie et grognon. Non seulement c’est désagréable d’avoir l’esprit à la merci de son corps, mais en plus il y a cette fameuse tentative de décrédibilisation « t’as tes règles ? », qui rendent ces symptômes là difficiles à vivre bien. Donc merci pour cette fin d’article parfaite :)

    1. Merci pour tes astuces ! J’utilise aussi un mélange d’huiles essentielles (il y a de l’épinette bleue et du sapin baumier dedans) qui chauffe et fait beaucoup de bien. J’ai envie d’étriper les gens qui disent « t’as tes règles ? » comme si c’était drôle :D A bientôt !

  5. Pour ma part je vis également très mal cette période ! l’avant règle est juste horrible, c’est une semaine de maux de tête non stop dont 48h de forte migraine avec vomissement. Ensuite vient le premier jour des règles, avec son lot de douleurs utérines qui me pousse à me plier en deux et puis ça passe…. jusqu’au mois suivant !

    Je retiens l’idée de la bouillote et je vais en commander une de ce pas en espérant que ça me soulage un peu :)

    Merci !

  6. Sushiwynn

    Superbe cet article, atteinte d’endometriose sévère j’avais aussi droit au spm histoire d avoir 3 semaines difficiles dans le mois au lieu de 2! N’empêche que l’ostéopathie fonctionne très bien c’est vrai mais j’ai aussi un traitement homéopathique prescrit par un spécialiste et j’avoue que je n’ai plus les spm, plus de sens gonflés, mon ventre reste presque plat, et bcp moins d’iritabilite (parfois je ne supportais même plus la voix des gens, la musique…) bon il me reste qd même les affreuses douleurs utérines, et dans le dos pendant les règles mais bon ça c’est merci l’endometriose, les kystes et compagnie

    1. On m’a soupçonné une endométriose au vu de mes douleurs vraiment très aiguës, mais les tests sont revenus négatifs. Alors je n’imagine même pas ce que ça fait que d’être vraiment atteint de cette maladie :/ courage ♥

  7. Hellvis

    Bonjour Pauline,
    Tout d’abord, merci pour l’appli. Je l’ai telechargée et je la trouve très sympa.
    Pour ma part, je n’ai pas des règles très douloureuses et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je pensais accoucher la fleur au fusil (ahah, ça n’a rien à voir, j’ai douillé comme jamais lors de mes accouchements). Par contre, j’ai des sacrées sautes d’humeur ma semaine avant mes règles et j’ai plutôt du mal à les contrôler. J’essaie de garder mon calme, m’isoler mais ce n’est pas toujours facile.
    Par contre, j’ignorais que certain.e.s se moquaient de celles qui ont des règles douloureuses. Y a vraiment des gens ignobles! Comme si ça se contrôlait…
    Bref, comme d’habitude, les tabous rendent les gens cons…
    Bonne continuation.

  8. Daphne

    J’aime la bouillotte a l’infini, mais c’est pas très pratique pour partir au boulot/dehors en général… mais ma vie a considérablement changée a ce niveau depuis que j’ai découvert les patch de Thermacare, ceux pour la nuque sont parfaits pour être collés dans la petite culotte contre le bas-ventre… c’est un peu cher et pas super super écolo (je cherche encore le moyen de les recycler, mais pour l’instant, j’ai pas trouvé…), mais c’est franchement super super pratique et agréable!
    Pour les tisanes, je me suis aussi bricolé un extrait alcoolique, qui me permet de me prendre mes plantouilles n’importe où et en toutes conditions…
    Et puis pour moi, il est capital de voir ce que j’ai fait le cycle précédant: si j’ai trop tiré sur la corde et en ai trop fait, trop peu dormi, alors les règles et SPM sont un supplice, de même si je me suis baignée dans une eau trop froide (genre torrent de montagne…), surtout les deux dernières semaines du cycle… Alors mon corps me dis que là, il est temps de faire une pause, tout simplement…
    La cup, ca a énormément et indéniablement amélioré mon confort!
    La supplémentation en fer, elle ne change rien aux règles, j‘ai juste plus d’énergie et suis moins sensible au froid le reste du cycle, et vu l’intensité de mes saignements, j’en ai bien besoin, alimentation équilibrée ou pas!

    Et si, ce qui a quand même beaucoup amélioré les choses pour moi a été un travail énergétique en profondeur (revécu de vies antérieures, le résultat fut spectaculaire!) et un traitement homéopathique au long cours (cela dis, ici, les homéopathes ont une méthode fondamentalement différente des homéo français que j’entends bien souvent critiqués pour ne faire que de la “bobothérapie“, mais je n’en sais rien!)

    Ah, et que j’ai pas encore testé, mais a venir bientôt, dans mes essais sur moi-même, le “Luna Yoga“, a voir… mais peut-être que c’est apparenté a ce que fait Adrienne?

    Allez, bon courage ma belle, t’es la plus forte!

    1. Merci pour ton commentaire ! Je ne connais pas le Luna Yoga, ça a l’air intéressant ! Je ne sais pas si ce que fait Adriene a un nom, je pense qu’elle a juste cherché les postures les plus cocooning et bienfaisantes pour le bas-ventre, le bas du dos et les muscles endoloris :)
      Je suis très intéressée aussi par le lien alimentation/règles, je vais sûrement commencer à prendre des notes le mois prochain pour voir. C’est vrai que j’ai remarqué que certains mois étaient plus douloureux que d’autres, et j’ai envie de comprendre pourquoi !

  9. Tu y as peut-être déjà pensé vu que tu en as parlé avec des médecins, mais tu as déjà vérifié que tu n’avais pas d’endométriose ? Avec la mentalité « c’est normal de souffrir » fréquente dans le corps médical, ça a tendance à passer inaperçu…

  10. J’ai été sous pilule pendant 4 ans et donc j’avais oublié les douleurs liées aux règles. En arrêtant, j’ai douillé, vraiment, alors je compatis à ce que tu racontes dans ton article ! Ce qui a marché pour moi, c’est la tisane de fleurs de souci. C’est pas très bon au gout, mais j’ai senti une grande différence sur l’espace de quelques mois.
    Tout ça, c’était il y a plusieurs années. Je ne prends plus de tisane, je n’ai plus mal, et le seul signe que mes règles arrivent, c’est quand j’ai envie de manger sucré !

  11. caroline

    Depuis que je ne mange plus de viande, je n’ai plus mal du tout (à tel point que je me suis mise à paniquer la semaine dernière parce que je saignais un matin, ah bah en fait c’était mes règles mais sans aucun signe avant coureur, quelle blague !) et elles sont plus légères et parfois plus courtes aussi.
    Les douleurs sont aussi liées au stress et à l’angoisse (affreuses douleurs quand j’avais des problèmes au boulot par exemple), d’où l’effet très positif du yoga et de la détente.
    Sinon les huiles essentielles peuvent apaiser réellement.
    Bon courage !

  12. C

    Merci pour cet article! Moi j’ai envie de tomber dans les pommes tellement ça me fait mal, je me trimballe toujours avec mes médocs dans mon sac!
    Je n’ai pas lu tous les commentaires, peut-être que quelqu’un en a déjà parlé, mais à ce qu’il paraît, il y a des médecins qui ont trouvé un régime alimentaire qui permet de ne pas du tout ressentir les règles; je l’ai vu dans e=m6 il y a… plusieurs années, bref, quand ça ne me concernait pas encore… j’espère toujours mettre la main sur la recette miracle!
    Sinon, si vous ne connaissez pas je vous conseille d’aller voir une vidéo que j’aime bien d’une youtubeuse: https://www.youtube.com/watch?v=eBfy32x4rS8

  13. Cecile

    Bonjour Pauline,
    Comme je me reconnais dans ton article! Pour ma part, la galère s’est calmée entre 25 et 30 ans ans pour repartir de plus belle après! Je ne souhaitais pas prendre la pilule, alors j’ai essayé quelques méthodes naturelles (que tu évoques) sans aucun succès et j’ai « serré les dents », malgré l’accentuation des symptômes. A la fin, j’étais mal pendant la moitié du mois, j’avais des malaises (manque de tomber dans les pommes) et devais rester un ou deux jours chez moi en arrêt maladie… Bref, pas la joie du tout! Donc déjà je compatis totalement avec toutes les femmes qui subissent ces affreux désagréments chaque mois! J’aimerais dire que j’ai trouvé un remède efficace mais non, j’ai finalement pris la pilule et cela a vraiment changé ma vie: j’ai retrouvé une vie normale, tout simplement… Maintenant, quelques années plus tard, j’aimerais pouvoir arrêter la pilule car je ne pense pas non plus que se bourrer d’hormones soit une solution à long terme. Je fais un travail avec une naturopathe et j’espère que cela portera ses fruits – apparemment ça marche dans 80% des cas (est-ce que certaines peuvent nous faire un retour là-dessus?). Il faut être patient car c’est un travail sur de longs mois, à ajuster au fur et à mesure. Je n’en suis qu’au début, donc ne peux rien dire pour le moment, mais espère pouvoir donner des news positives prochainement. En attendant, la bouillote, c’est clair, c’est super. Et le yoga, ça m’intéresse, je vais regarder les vidéos que tu as proposées Pauline! Bon courage à toi et à toutes celles qui doivent vivre avec ces désagréments.
    PS: une gynéco m’a informée un jour que le SPM était considéré par les Juges comme une circonstance atténuante dans beaucoup de pays – incroyable, non?!

  14. Georgia

    Je commente un peu tard, mais cet article est bien intéressant ! Mes douleurs menstruelles m’ont fait tester pas mal de traitements naturels. En fait, ça vaut le coup de tester plusieurs choses, parce qu’on ne réagit pas toutes pareilles : beaucoup de traitements ont eu une influence positive sur les douleurs (me permettant de réduire considérablement mes prises d’ibuprofène), mais réduisaient mes cycles d’une semaine. Et là, avoir mes règles encore plus souvent, c’est non négociable ! L’huile d’onagre, l’homéopathie et les tisanes de sauge m’ont fait ça, mais ça mérite carrément d’être essayé, ça marche bien sur d’autres.
    J’ai trouvé mon bonheur avec une tisane fleurs de souci + achillée millefeuille + bourse à pasteur (le dernier ingrédient sert surtout à réduire le flux, autre problème chez moi), j’en bois 1 litre par jour les 15 derniers jours du cycle et les 2 premiers jours de mes règles. Sur le long terme, c’est magique, même si ça demande de s’habituer au goût et de s’obliger à faire sa tisane tous les jours… J’ai arrêté quelques mois l’an dernier, mes douleurs menstruelles hyper-violentes de mon adolescence sont revenues… J’ai vite repris et depuis ça va mieux ! Je prends moins de médicaments et ils agissent vraiment, même si la bouillotte reste mon amie (et que j’ai un mari formidable que je peux réveiller en pleine nuit si besoin pour me la faire chauffer, sans que j’ai à bouger <3. Et ça, ça n'a pas de prix <3). Les jours de douleur où je suis au bureau, je ramène ma bouillotte, je bosse dans un environnement cool pour ça.
    Par contre, j'ai pas trouvé de solution miracle pour les seins douloureux (relou quand on aime se déplacer à vélo) ou pour ma journée "déprime" la veille de mes règles :-(

  15. Mona

    Bonjour Pauline,
    je me permets de te laisser un premier commentaire car ton article m’interpelle. Ce que tu décris, c’est ce que j’ai vécu pendant 16 ou 17 ans. Et puis il y a presque 2 ans, j’ai appris que j’avais un kyste à un ovaire, et que ce que j’avais, ce n’était pas des « règles douloureuses », c’était une maladie : l’endométriose. Les symptômes que tu décris ne sont pas (ATTENTION : je ne suis pas médecin ! Du tout !) normaux. Les médecins m’ont dit pendant 16 ans que c’était normal d’avoir mal. Sauf que non, pas quand ça dure 2 semaines, pas quand on pleure de douleur. Je te conseille de regarder ce site : http://www.endofrance.org et de juger toi-même si cela vaut la peine de consulter un autre gynéco en évoquant cette hypothèse… bon courage, et merci pour tes articles, je découvre ton blog (notamment la partie yoga) avec plaisir !
    Amicalement.

    1. Bonjour Mona, merci pour ton commentaire. Après avoir fait des examens, il a été établi que je n’ai pas d’endométriose. J’ai un utérus hypersensible, qui n’est pas aidé par mon DIU que je n’ai pas du tout envie d’enlever. C’est très gentil à toi de me faire cette remarque, ce n’est pas la première fois qu’on me le dit suite à cet article. C’est donc l’heure je crois de rajouter un édit à ce billet pour clarifier la situation mais également alerter les jeunes femmes qui souffrent pour qu’elles puissent amener leurs médecins à se questionner sur la présence ou non de cette maladie. Merci de ta vigilance, bonne visite sur Un invincible été ;)

  16. Pingback : Règles | Pearltrees

  17. Mar In

    Salut,

    Merci pour ton article!
    Pour ma part j’ai eu un syndrome prémenstruelle particulièrement douloureux pendant environ. Une homéopathe m’as conseillé un EPS (extrait de plantes standardisé) de cassis que l’on demande a son pharmacien meme sans ordonance. Je l’ai pris pendant trois mois et ca m’as beaucoup aidé…ce n’est pas specialement indiqué pour les syndrome prémenstruelles, il me semble que le mieux c’est l’EPS de framboisier…
    Une amie formée en fleur de bach m’as par contre conseillé de prendre du rescue ou star of bethtleem pendant toute la durée du syndrome prémenstruelle jusqu’a amélioration et j’ai été bluffé! En un cycle adieu les douleurs atroces et en trois cycles je n’avais presque plus mal. Pour information je prenais également de l’antadys, quelques fois plusieurs dans la journée. Evidement on réagit toutes differement mais c’est une piste si ca vous tente…

    Courage à toutes!

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