13
Fév
2015
7
doctor-79579_1280

Pas sans mon consentement !

Il y a un peu plus d’un an, j’écrivais l’article de ma vie, un peu, celui qui m’a révélée au grand jour comme faisant partie de ces féministes enragées, celui qui m’a valu de belles expériences et de mauvais jours : Mon corps m’appartient. J’y exprimais avec une rage un peu naïve – je crois avoir un peu mûri depuis – et sans avoir pris de recul, ma colère face à une société qui se permet d’instrumentaliser le corps féminin, à le traiter comme un objet, de désir, de moquerie, de satisfaction sexuelle… Aujourd’hui, si mes publications féministes se font plus rares, et si j’ai décidé de faire prendre un autre tournant à ma ligne éditoriale sur ce blog (et surtout sur le prochain), je reste engagée et militante. Et je veux toujours que mon corps m’appartienne.

#TVsousAG

Il y a deux semaines, un document officiel de la faculté de médecine de Lyon commençait à circuler sur Twitter par l’intermédiaire de Béatrice Kammerer (la fondatrice des Vendredis Intellos) et de Clara de Bort, directrice d’hôpital. Il indiquait très clairement que dans le cadre de l’apprentissage médical, les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur patientes endormies au bloc opératoire. Depuis, la mobilisation ne faiblit pas, visible sur Twitter avec le hashag #TVsousAG.

Pour moi, ce n’est pas une découverte, pas une nouveauté. Je l’ai appris il y a un an ou deux, en lisant le billet de Sous la blouse sur le sujet. A l’époque, écoeurée, effrayée, j’ai pensé à mon intervention chirurgicale sous anesthésie générale, destinée à m’enlever des kystes ovariens. J’étais mineure, et j’espère que ça m’a donc évité ce toucher vaginal non-consenti, dont je ne pourrais avoir aucun souvenir de toute façon. J’imagine que oui, j’imagine que l’irrespect qui permet au personnel médical, en situation de pouvoir, de faire ce genre de gestes sans consentement ne s’étend pas aux mineures. Probablement pour des raisons aussi invalides que « la préservation de l’hymen » – et donc de la virginité – et non pas parce que c’est tout simplement quelque chose qui ne devrait pas exister.

Une défense sexiste et incohérente

Cette pratique du toucher vaginal (et rectal) sur patient·e endormi·e ne devrait pas exister. Bien sûr, on trouve partout sur Internet des gens pour la légitimer, invoquant des arguments aussi faciles à démonter qu’une étagère Ikea. Mais ce qui prouve vraiment qu’il y a un problème déontologique avec cette pratique, c’est la succession incohérente de réactions que sa révélation a suscité.

  1. On invisibilise d’abord la parole des femmes en la ridiculisant : « on n’est pas dans un fantasme de viol !« 
  2. On estime ensuite que demander son consentement pour un tel acte à une patiente, c’est inutile : on lui fait déjà signer des papiers, c’est bon, c’est plié.
  3. Puisque 80% des internes en gynécologie sont des femmes, on ne voit pas où est le problème.
  4. Une telle demande, c’est vraiment « aller trop loin dans la pudibonderie ».
  5. En fait, ce n’est d’ailleurs qu’une rumeur qui circule sur Twitter. (c’est vrai qu’on adore se prendre la tête pour des broutilles sur Twitter, il n’y a qu’à voir le hashtag #Ferguson…)
  6. Finalement, on vous le dit, allez : c’est une pratique courante. Mais bon, c’est quoi le problème ? (c’est vrai ça ! mince à la fin !)
  7. France Info nous dit qu’en fait on s’est bien gourés tous, et qu’il n’y a pas de TV sur patientes endormies. Hm hm.
  8. Ah en fait si ! On ne leur demande pas leur avis parce qu’elles risqueraient de refuser, et il faut bien les former, ces jeunes médecins.

Il y a un an déjà, j’avais émis l’idée, sans oser le dire trop fort, qu’infliger un toucher rectal sur une patiente endormie, sans son consentement préalable, s’apparentait à un viol. On m’a répondu, déjà à ce moment-là, qu’il n’est pas correct de parler de viol dans le cadre médical (c’est vrai qu’on n’a jamais entendu parler de médecins violeurs), et c’est là qu’intervient la notion de « plaisir » du praticien. « Ouin, si vous croyez que ça nous fait plaisir de faire des toucher vaginaux à la chaîne ! » Mais comme le dit très bien MlleSnana, on ne définit pas un viol par le plaisir qu’a pris le violeur, d’autant plus qu’un viol n’est presque jamais une question de plaisir sexuel, mais de contrôle sur la victime. En tout cas, d’après la définition de la loi, « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol ». Je sais pas vous, mais moi, quand j’entends parler de pénétration vaginale avec les doigts sur une personne inconsciente, j’ai l’impression qu’on a tous les critères, là. C’est un véritable bingo.

En lisant tous ces articles, toutes ces réactions, j’ai ressenti la même colère qui m’habite à chaque fois que je me prends le sexisme et le paternalisme sur milieu médical dans la tronche. Je me demande à quel point ces médecins sont déconnectés de la réalité, de l’humanité de leurs patient·e·s, pour trouver « pudibond » de demander leur avis avant de leur fourrer des doigts dans le vagin ou le rectum. Le milieu médical n’est pas exempt de dérives (!) et combien sont les médecins atteints du complexe de Dieu ? C’est peut-être quand on met la pratique de la médecine au dessus de la relation soignant·e-soigné·e, qu’on se transforme en quelqu’un capable de penser qu’un toucher, qu’il soit vaginal ou rectal, c’est un geste assez anodin pour être fait sans préavis, sans permission.

Une question de consentement

Je ne vais pas détailler ici toutes les raisons qui font qu’une pratique déontologique de la médecine ne peut pas se faire sans le consentement de toutes les parties, et surtout de la partie qui n’est pas en position de force. Finalement, on en revient toujours à la même chose : dès qu’on entre en relation avec une autre personne, il est impératif de s’assurer de son consentement. Ca marche pour l’amitié, pour l’amour, pour le sexe, ça doit évidemment fonctionner pour la relation entre le médecin et son patient. Pourquoi les médecins auraient-iels un passe-droit ? Qu’est-ce qui les rend intouchables ? A quel moment dans la relation, un être humain se retrouve transformé objet, en simple utérus, en mannequin d’essai ?

J’ai l’impression que les praticiens n’ont pas vraiment peur que les patientes refusent. Les chiffres sont légions pour dire le contraire, et je n’ai jamais refusé à un interne d’assister à ma consultation médicale, et je ne refuserais pas qu’on me fasse un toucher vaginal sous anesthésie générale. Si on me le demandait. Pour moi, c’est plutôt une question de pouvoir : le patient n’est pas considéré comme l’égal du médecin, qui sait mieux juger ce qui est bon pour ses patients, et qui a donc (presque) tous les droits.

Aujourd’hui, comme il y a un an, je m’insurge. Je suis aussi fatiguée, qu’on ait encore à se battre pour le consentement, encore, encore, encore. Pour des choses aussi connes qu’un toucher vaginal pendant une anesthésie, c’est pas compliqué de prendre cinq minutes pour demander la permission, quand même, si ?

Une notion apparemment difficile à intégrer…

Malheureusement, la notion de consentement, dans le milieu médical comme ailleurs, c’est encore pour beaucoup un concept un peu flou. Je connais des dizaines d’histoires sur le sujet, le genre de choses dont ne parlent les femmes qu’une fois qu’elles se sentent un confiance, et encore, souvent toujours à demi-mots. Parfois, après avoir entendu ma colère, elles me regardent effarées et d’une voix ténue, me racontent leur histoire. Chaque fois, je réalise combien les femmes subissent (plus que les hommes) l’infantilisation et le sexisme des médecins.

Il ne faut pas oublier qu’une femme qui entre en relation avec un·e professionnel·le de la gynécologie, le fait souvent parce qu’elle est inquiète, parce que potentiellement, quelque chose pourrait clocher. La patiente qui a les pieds sur les étriers ou à qui on va enlever une tumeur, n’est pas en position de force, et surtout pas face à l’autorité presque divine que représentent les médecins. C’est à ces médecins d’être prévenants, c’est leur travail, et ce n’est pas aux patientes de se défendre, de râler, de ne pas oser aller voir un·e gynécologue, d’avoir peur.

Quand on m’a fait une échographie pelvienne, et qu’on a enfoncé la sonde dans mon vagin sans me prévenir, après avoir écarté mes jambes fermées d’un geste sec, sans un mot, je n’ai pas consenti. Quand on m’a dit « Ah oui, ça fait mal, mais si vous n’aviez pas un utérus aussi rétroversé… » d’un ton méprisant, en continuant de me labourer l’intérieur, sans me rassurer, sans essayer de faire plus doucement, sans me regarder, je n’ai pas consenti non plus.

C’est possible

Et pourtant à côté de ça, quand on m’a posé mon dispositif intra-utérin, et qu’on m’a expliqué chacune des étapes, qu’on m’a demandé d’écarter les jambes, et qu’on m’a demandé si j’étais prête à recevoir le speculum, puis le DIU, j’ai consenti. Les patientes qui font appel à des gynécologues, ou qui subissent des opérations chirurgicales, ne sont pas là pour mettre des bâtons dans les roues aux praticien·ne·s, mais bien pour être soulagées d’une maladie ou d’une inquiétude. Evidemment, qu’elles sont coopératives et disposées à aider, et même à permettre aux étudiant·e·s de suivre leur formation. Pourquoi ne pas leur demander leur entière coopération ? Ne serait-ce pas plus gratifiant, et sain, que de pratiquer des touchers vaginaux à la chaîne sur des femmes plongées dans le coma ? (attention, cet article et le passage concerné en particulier peuvent être perturbant)

J’ai la chance d’avoir vécu des expériences positives, qui me prouvent bien que c’est possible. C’est faisable, et des médecins le prouvent chaque jour en étant respectueux·ses de leurs patient·e·s (je pense encore et toujours à Martin Winckler, qui est à mes yeux leur porte-parole), alors qu’attendent-iels, là, tous·tes les autres ? Il est plus que temps de sortir de cette vision archaïque et dégradante du lien qui lit les patient·e·s avec leurs médecins, cette vision dans laquelle le patient n’est qu’un objet, qu’un dossier médical, qu’une maladie qu’il faut traiter. Nous sommes des êtres humains, avec une voix au chapitre, des revendications légitimes, et on finira bien par se faire entendre, quitte à tempêter.

La seule chose qui me rend heureuse dans cette affaire, c’est la mobilisation autour de cette histoire plus que sordide, qui n’est pas un cas isolé, mais bien une manière courante de former les étudiant·e·s en médecine. Des femmes exceptionnelles prennent les armes pour défendre les droits de tous et de toutes, et je suis fière d’apporter ma contribution à cette vague.

Si vous aussi, vous êtes contre la pratique des touchers vaginaux sur les patientes endormies, vous pouvez signer la pétition lancée par Béatrice Kammerer.

Par ailleurs, Béatrice et Anne-Charlotte Husson (du blog Genre!) ont créé un Tumblr qui rassemble les témoignages de femmes dont le consentement n’a pas été respecté ou même demandé dans le milieu médical. Une manière poignante et on ne peut plus réelle de montrer que la pratique de la médecine peut et doit encore évoluer, pour plus de respect, plus d’empathie, plus d’humanité.

Vous aimerez aussi...

ASLW 64
Ailleurs sur le web #64
ASLW 26
Ailleurs sur le web #26
Mon corps m’appartient


4 Réponses

  1. Merci pour cet article qui, en plus de m’apprendre quelque chose, me rappelle qu’il ne faut jamais se laisser marcher sur les pieds sous prétexte que « c’est lui/elle le médecin » (ou autre prétexte àlakon pour se laisser faire >_< )

  2. Hier j’ai regardé Dr House… Dr House, série que j’ai toujours adoré car j’aime le challenge intellectuel et House le représente bien car très intelligent et son côté ours mal léché le rendait sympathique finalement.
    Et puis hier, j’ai réalisé à quelle point dans cette série les volontés du patient sont tout le temps bafoué. Avant ça ne me gênait pas, je me disais que c’était pour le bien du patient, que le médecin savait mieux que lui.
    Les scénaristes ont dû avoir des mauvais retours la-dessus car les épisodes que j’ai vu, avait tendance à montrer qu’House allait trop loin. Je les ai déjà vu pourtant mais la première fois, j’ai pas dû prendre cette problématique pour importante.
    Dans l’exemple, un célèbre médecin, vieux, est malade et se retrouve dans le service de House. Au début, il se laisse faire et puis rapidement demande à mourir. Il est vieux, il sait qu’il n’en a pas pour très longtemps, il sait aussi qu’il est fort probable que ça soit un truc pas glop alors il demande à ce qu’on l’euthanasie.
    *Petit débat sur l’euthanasie*
    Toujours est-il que les médecins n’ayant pas le droit de le faire, il refuse donc tout traitement. Evidemment House persiste et fais croire au patient qu’il va l’euthanasier pour finalement l’endormir pour lui faire pratiquer des tests. A ce moment-là de l’épisode, malaise, mais bon, c’est Dr House… Encore plus gros malaise quand House le réveille pour faire un test et qu’il ne comprend pas ce qu’il se passe (en plus il se réveille avec un tube dans la gorge). Bref, House fini par trouver ce qu’il a, malgré le désaccord du patient, et c’est super grave, il va mourir. TOUT CA POUR CA ! [C’est là qu’on sent qu’il y a quand même des questions qui sont posé et que c’est pas tout beau tout rose] Et le patient/médecin qui lui répond « vous êtes content vous avez trouvé ? », le pire étant que c’était sincère. La fin est qu’une des personnes qui désapprouvait totalement ces choix en plus de l’euthanasie, l’a euthanasié. J’ai envie de dire encore heureux, je l’ai perçu comme une excuse. DESOLAY ON A FAIT JOUJOU AVEC VOTRE CORPS POUR S’AMUSER A RESOUDRE UNE ENIGME. YOLO
    Bref, c’est aussi probablement ces questionnements qui me faisait aimer Dr House, tout comme je kiffe private practice (plein plein de questionnements éthiques) mais je crois que je réalisais pas à quel point, pour Dr House, que ce n’était pas que de la fiction.
    Du coup, cette fois-ci j’ai un gout d’amertume. J’ai trouvé la série dégueulasse. Le nombre de fois où il ne respecte pas les patients est quasi à chaque fois. C’est totalement amoral, c’est une série alors à la fin ça se termine bien et les patients sont content d’être vivant, mais à quel prix ?
    Dans l’épisode d’après, c’est un jeune couple, qui sont tous les deux malades. ça devient super grave, tous les deux sont pas loin de mourir. House comme d’hab ne les écoute pas quand ils sont des choix ou refusent certaines choses. Et à la fin, ils vivent (SUPER!) mais ils apprennent qu’ils sont frère et sœur. C’est logique de penser que tout le monde préférait être en vie mais, heu, en vrai c’est peut-être pas forcement le cas. ça me gène de vouloir faire vivre les gens à tous prix. Dans mon exemple, le mec a été ouvert de tout son long pour RIEN !
    Tout ça me refait penser à un cours que j’ai eu en première année de médecine, sur la relation médecin-patient. Je me souviens plus des détails mais en gros, le médecin a énormément de pouvoir sur son patient. Il n’y a pas vraiment de comparaison pour mieux expliquer ce pouvoir. Le médecin « sait ». Le patient est « obligé » de faire confiance, il n’a aucun moyen de ne pas être d’accord avec son médecin. Enfin ceux qui en ont un peu, c’est parce qu’ils sont socialement aisé, qu’ils ont bien été à l’école et peuvent éventuellement se permettre d’aller voir un autre médecin et ont la capacité de penser qu’ils peuvent le faire. La personne lambda n’a pas forcement cette ressource. Le médecin est le seul à pouvoir ouvrir un corps sans être poursuivi par la justice. Il est très facile pour un médecin de ne pas comprendre pourquoi un patient vient le voir. Les généralistes le savent bien. On vient pour une douleur du dos mais en fait, c’est toute la sphère professionnelle qui ne va pas. On vient pour une raison y et finalement il s’avère le vrai problème, le patient n’en a même pas conscience. Il y en a certains qui ne prennent pas le temps et soigne ceux pour quoi le patient est venu explicitement. J’appelle ça un mauvais médecin. En fait médecin, c’est énormément de pédagogie, c’est des patients qui ne veulent pas se soigner… Qui viennent pour un problème mais ne veulent pas le résoudre.
    Pensez à cette jeune fille qui veut faire une IVG, qui va voir son médecin traitant, qui lui est contre et qui ne va pas l’orienter car c’est contre ses principes. On il ne va pas la dissuader, ce n’est pas acceptable, mais il lui dira pas qui aller voir, il lui dira d’aller voir ailleurs et va la culpabiliser indirectement… Pour peu que la fille soit un peu fragile, elle risque d’abandonner, on de perdre du temps et dépasser la date légale…
    Ou moins pire mais quand même chiant : elle risque de faire un IVG par aspiration au lieu d’un IVG médicamenteux… Oh c’est rien c’est pareil, c’est un IVG, c’est la même chose. Haha ils ne savent pas ce que c’est de subir un IVG !
    Un bon médecin, c’est un médecin qui sait rapidement cerner une personne, qui sait la comprendre, l’écouter et qui connait ses limites et qui sait discuter, apaiser, orienter. Qui sait l’aider à prendre de « bonnes » habitudes. Qui ne juge pas. Qui sait prendre en charge globalement.

    J’avais vu le tumblr, j’y ai lu des choses qui m’ont choqué et c’est probablement pour ça que je ne vois plus Dr House comme avant…

    1. J’adorais Dr House, avant. Je suis sûre que je ne pourrais plus le blairer maintenant, rien que de te lire, j’ai envie de lui mettre des tartes ;)
      Effectivement, le patient est toujours en situation d’infériorité face à son soignant, parce qu’on a beau trouver telle pratique bizarre, tel comportement injustifié, on se dit toujours qu’on n’a pas 8, 9, 10 ans d’études derrière, et qu’on ne sait rien.
      Ton exemple sur l’IVG me fait penser à ce témoignage, d’une femme hyperfertile, qui a dû subir plusieurs IVG dans sa vie car peu importe le moyen de contraception qu’elle utilisait, elle tombait toujours enceinte. Un échographiste l’a forcée à écouter les battements du coeur de l’embryon dont elle ne voulait pas, pour la culpabiliser. Personne ne comprenait que non, elle ne considérait pas l’IVG comme une méthode de contraception au même titre que la pilule ou le DIU. Le personnel soignant était infect avec elle, plein de jugement et de mépris. :(
      Les médecins et autres soignants ont encore beaucoup de travail à faire, je trouve, au niveau relationnel.

Laisser un commentaire