25
Avr
2014
4

Petit précis de végétarisme (2) – Pratique

Après vous avoir parlé le plus complètement possible du végéta*isme « en théorie », me voici de retour avec du vrai, du concret, du croustillant mais fondant sous la dent !

Comment devenir végétarien ? Que manger ? Comment s’organiser ? Je tente de vous répondre dans ce très (trop…) long article.

C’est plus « bonne lecture », c’est bon courage, là

*

Peut-on devenir végéta*ien du jour au lendemain ?

Tout dépend des gens et de leur rapport aux produits animaux avant de prendre cette décision.

J’ai décidé de devenir végétarienne alors que je n’aimais déjà pas vraiment la viande, surtout la viande rouge. Il ne me restait dans mon alimentation que le poulet (parce que c’est blanc), et la viande transformée qui n’en est même pas : les cordon-bleu, les knackis et les steak hachés. Le poisson était rarissime. Autant dire que faire la transition a été assez facile, dans un premier temps. Je ne sortais pas beaucoup, allais peu au restaurant, et je cuisinais déjà pas mal maison, donc j’ai juste arrêté d’acheter de la viande et j’ai essayé de me débrouiller autrement. Pourtant, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Ainsi quelques mois après avoir totalement arrêté d’acheter de la viande j’ai eu une énorme envie de cordon-bleu, qui m’a poursuivie pendant trois jours jusqu’à ce que je craque et que mon chéri m’en ramène. Finalement, j’ai été super déçue, dans mon souvenir c’était bien meilleur, et je ne recommencerai pas. De même, il m’arrivait encore jusqu’à décembre 2013 de dire « boh c’est pas grave t’en fais pas, je vais manger », quand j’allais chez ma grand-mère par exemple et qu’elle avait prévu un truc avec de la viande. J’avais parfois la flemme de trier les lardons dans la carbo de mes parents, et de me faire un truc à côté.

Donc finalement, même pour moi qui n’étais pas une grosse prédatrice à la base, changer du jour au lendemain de régime n’a pas été possible et j’ai mis huit mois à prendre la ferme décision d’être 100% végétarienne, sans faire d’écarts. Ce n’est que le 1e janvier, après avoir passé la (finalement pas si) terrible épreuve des fêtes en famille que j’ai pris cette décision, comme une bonne résolution, et je pense que je n’étais pas prête à le faire avant.

Mais cela n’engage que moi, et ma relation avec la nourriture. Certaines personnes sauront tout à fait passer d’omnivore à végétarien.ne sans problème et du jour au lendemain. Certain.e.s deviennent même véganes en un claquement de doigt !

Il est cependant, à mon avis, plus facile de devenir végétarien rapidement, que de faire le même chemin pour devenir végétalien. J’ai tendance à penser qu’il faut se ménager et ne pas s’astreindre à un régime trop dur qui nous donnerait envie de craquer tout le temps, et qu’on finirait peut-être pas abandonner parce que c’était trop difficile de tout changer et de supprimer plein de produits d’un coup. Peut-être qu’une transition en douceur est une meilleure garantie de tenir son engagement sur la durée, et même de le voir peu à peu se transformer en évidence, ce qui permet de vivre au mieux cette décision, sans se sentir « lésé » par tout ce qu’on a « abandonné ».

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Alors, comment on fait ?

Premièrement : on se documente ! On apaise ses peurs, on se débarrasse des préjugés, et on lit. Dans le billet précédent j’ai inclus un lien vers le Guide du végétarien débutant, écrit par l’Association Végétarienne de France, qui est très bien fait et qui m’a beaucoup aidée dans un premier temps. Si on est très rézossossio, on se connecte avec des gens végé via des groupes (il en existe à la pelle, il suffit de chercher), et on se rencarde sur les blogueurs végéta*iens talentueux. Je vous ferai une liste de mes chouchous chéris en fin de billet.

Deuxièmement : on fait le point sur ce qu’on mange déjà végétarien dans la vie de tous les jours, et qui nous plaît. Il existe plein de plats assez courants et végétariens sans qu’on s’en rende compte : les pâtes all’arrabiata, les salades fraîches, le daal de lentilles, la soupe, les falafels… prenez un papier et un crayon et notez tout ce qui vous vient spontanément à l’esprit quand vous pensez « végétarien + que j’aime manger ». Ca vous fait déjà quelques recettes sans produits carnés que vous pouvez utiliser. Rajoutez à celles-ci les plats très facilement végétarisables comme les burgers (remplacez le steak par une galette de céréales, de haricots rouges ou de pommes de terre), le riz cantonais (enlevez tout bêtement le jambon), les sushis (le poisson se transforme en avocats, en concombre ou en carotte)… Essayez d’arriver à au moins sept plats, et remarquez que ça vous fait donc une semaine complète de dîners végétariens, avec l’air de pas y toucher !

Vous pouvez commencer progressivement : décidez qu’un jour par semaine, ce sera veggie ! Pour ça il y a par exemple l’initiative 1, 2, 3 Veggie ! en partenariat avec l’AVF, qui vous envoie chaque jeudi des idées recettes et des conseils, par email, pour mener à bien votre journée sans viande. Si ça se passe bien, augmentez progressivement pour arriver à sept jours sur sept de végétarisme joyeux.

Ou alors prenez le temps, une fois en vacances, de faire directement le test sur une semaine, en recherchant des recettes alléchantes sur Internet ou dans vos bouquins et en créant un menu qui vous mette l’eau à la bouche : rien de tel qu’une période de repos pour entreprendre un beau changement.

Soyez bienveillant.e avec vous-même : c’est normal si c’est difficile. Ne baissez cependant pas les bras trop vite…

Entourez-vous de ressources : collectionnez les recettes, les conseils – car les blogs de cuisine végéta*ienne sont très souvent remplis de petites pépites pour se faciliter la vie, et pour mieux comprendre son alimentation -, préparez-vous à subir des interrogatoires et à voir votre entourage devenir soudain détenteurs de diplômes en diététique douteuse… préparez vos arguments, donc soyez sûr.e de vous. Ne vous laissez pas abattre, et fermez parfois les écoutilles. Protégez-vous, mais battez-vous : vous avez le droit d’exister et d’exiger qu’on vous respecte !

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Est-ce que, parfois, tu as l’impression de te priver ?

Je vais être très honnête : parfois, je me dis que c’était plus simple avant. C’est très rare, et c’est surtout dû au fait que je suis végétarienne depuis peu de temps et que je n’ai pas encore réussi à tout à fait adapter ma consommation, mes achats et ma cuisine (en terme d’espace et de stockage, pas en terme de recettes ;)) à ce nouveau régime.

Parfois quand je suis pas au top de ma forme, j’ai pas envie de cuisiner et je me dis qu’à l’époque où je mangeais de la viande c’était plus facile : un steak haché, des pâtes, de la crème fraîche, et j’avais l’impression d’avoir un repas complet. Il m’arrive de déprimer devant mes placards et mon frigo (plus souvent vide que l’inverse, vu que je vis seule la moitié du temps et que je mange assez peu), parce que je suis quelqu’un d’assez perfectionniste, qui n’aime pas « faire à manger ». Je cuisine, moi, mônsieur. J’aime mettre les petits plats dans les grands et je ne suis jamais autant ravie que quand je prépare un truc sur un coup de tête, qui se révèle finalement délicieux ET très beau – ceux qui me suivent sur Instagram en font les frais. Du coup faire juste des pâtes à la sauce tomate, parfois ça me rend tristounette.

Parfois aussi j’ai très faim en dehors de chez moi, invitée chez des gens ou en sortie dans une autre ville. Quand je suis invitée, il n’est pas rare que mes habitudes culinaires soient à des années-lumière de celles de mes hôtes, et je dois donc m’adapter, il arrive que par politesse mal placée j’aie encore faim après un repas. Quand je suis à l’extérieur, je n’ai pas toujours de fast-food végétarien sous le coude et passer devant les McDalle et autres en sachant qu’il y a encore peu de temps, je serais allée couper ma faim là, ça peut être chiant.

Cela dit, maintenant qu’un kebab proposant des kebab cheese nan/falafels a ouvert à deux pas de chez moi, que Subway propose un sandwich végétarien, ainsi que Big Fernand par exemple, il est de plus en plus facile pour moi de trouver de quoi manger à ma faim et en accord avec mes convictions.

Je suis certaine que plus le temps passera, plus j’aurai eu le temps d’organiser mes habitudes, et plus facile ce sera. De toute façon les rares fois où j’ai finalement craqué pour de la viande ou un burger, j’ai été doublement déçue : du goût, et de moi-même.

Je n’ai pas l’impression de me priver dans le sens où je ne me suis jamais tant éclatée qu’en cuisinant végétal : je n’avais vraiment que peu de goût pour la chair animale avant, et je suis toujours très contente de faire de nouvelles recettes avec plein de couleurs, de saveurs différentes, que je n’obtiendrais jamais si je m’étais contentée de mon steak/frites. Mais la transition demande beaucoup de changements et je ne suis pas toujours totalement préparée à vivre ce dans quoi je m’étais lancée.

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Être végétarien·ne en société, c’est difficile ?

Tout dépend du type de société qu’on fréquente…

Je dirais que d’un point de vue tout à fait neutre, la France est un très mauvais pays pour être végétarien.ne tranquillement. Sans compter les produits végétariens – oui, il faut se lever de bonne heure pour trouver une soupe de légumes toute prête qui ne contienne pas de bouillon de poulet pour une raison obscure – les restaurants végé-friendly ne sont pas légion, et encore moins dans la cuisine française traditionnelle. J’ai d’ailleurs remarqué que beaucoup de restaurants proposant de la cuisine étrangère se sont adaptés au « besoin » effréné des Français à manger de la viande : la cuisine indienne est, par définition, majoritairement végétarienne. (40% des habitants de l’Inde sont végétariens par conviction) Cependant, dans les restaurants indiens où j’ai eu l’occasion de manger en France, j’ai trouvé la plupart du temps trois choix de plats avec du poulet, trois choix de plats avec de l’agneau, trois choix de plats avec du poisson… et seulement trois choix végétariens. (voire moins !) L’écrasante majorité de plats carnés ne s’explique, selon moi, que par la réticence des Français à manger vraiment étranger, et donc à bouleverser leurs habitudes.

Du coup en société, et à l’extérieur, être végétarien peut être compliqué, mais si on s’arme de patience et d’un sourire, ça le fait ! Si vous savez où vous allez déjeuner/dîner, regardez le menu pour voir si quelque chose vous convient, ou passez un coup de fil pour prévenir de votre venue et demander ce qu’ils proposent. Si vous le pouvez, choisissez vous-même le restaurant et optez pour la cuisine étrangère : les sushis japonais existent en version végé (miam !), la cuisine indienne se doit de proposer au moins un choix (sinon passez votre chemin : ce restaurant est nul, point), les Italiens font des pâtes avec de délicieuses sauces sans viande et des pizzas quatre fromages ou recouvertes d’aubergines savoureuses… nous sommes probablement le pays avec la cuisine traditionnelle la moins adaptée aux végétariens !

Ressources

Ophélie, du délicieux blog Antigone XXI, a écrit trois très bons billets à ce sujet, je vous invite à les lire, végéta*iens ou pas – ça pourrait vous donner des idées, omnivores invétérés, quant à une manière sympa d’accommoder vos amis végés :

(dit comme ça, ça fait très Martine à la plage…)

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Et les amis, la famille, tout ça ?

(ils vont bien, merci.)

Nombre de mes connaissances végéta*ien.nes rapportent que leurs amis et leurs familles sont souvent relous quant à leur mode de vie. De mon côté, ils ont été cool même si les racines méditerranéennes du côté de ma mère leur provoquent, à elle et à ma grand-mère, des cheveux blancs quand elles ont peur que je ne mange pas assez mahah. Il est vrai que j’ai dû subir quelques remarques pas forcément sympa, sous couvert d’humour, mais j’ai décidé de ne pas me formaliser. Ma technique pour survivre, c’est de ne pas me gêner pour faire la cuisine si je constate que mes hôtes ne sont pas chauds pour me faire un truc spécial, et surtout d’in-vi-ter chez moi. Je l’ai déjà dit : j’adore cuisiner, et cuisiner végétal pour des invités non-végétariens, c’est leur montrer que :

Je ne mange pas que des cailloux
La cuisine végé est délicieuse (ouais, j’me la pète mais je cuisine assez bien pour ça), colorée et vivante
Ca ne prend pas mille ans
Les produits « végé-bizarres » type tofu, protéines de soja texturées, graines… ne sont pas destinées aux martiens, et ils s’appréhendent facilement !

La dernière fois, toute ma famille est venue déjeuner chez moi, et j’avais envie de faire un truc rapide. J’ai donc fait des pâtes à la sauce tomate, avec du poulet émincé. Poulet qui était en fait des grosses protéines de soja texturées, revenues à la poêle et grillées. Ma maman, pourtant fervente « carnivore » (dit-elle… maman, si tu me lis, va donc voir par là pourquoi c’est tout pourri comme terme…), m’a demandé de lui en faire un stock et a pensé que ce serait bien utile pour les vacances, par exemple !

Les PST se présentent sous forme sèche et sont une denrée non-périssable, elles se réhydratent dans un bouillon avant d’être revenues à la poêle ou intégrées à des recettes, cela prend beaucoup moins de place, se conserve bien mieux, et coûte bien moins cher que du poulet ! Sans être moins nutritif, vu que le soja, c’est très protéiné.

Mon papa s’est mis en tête de faire des bolo végétariennes avec que des légumes, youpi ! Et quand je vais chez eux, je ne me gêne pas pour leur faire des smoothies du diable avec des épinards dedans, vilaine mangeuse d’herbe que je suis.

Manger ensemble, c’est surtout partager un bon moment. Si recevoir des végéta*iens est source de stress pour vous, il suffit peut-être de leur demander ce qu’ils ont l’habitude de manger, s’ils ont des idées recettes, bref : montrer votre bonne volonté ! Et lorsque vous êtes invité chez des végés, laissez de côté vos préjugés et votre scepticisme, à moins que vous ayez de sérieuses raisons de douter des talents culinaires de vos hôtes – auquel cas le végétarisme n’est pas à remettre en cause… Ne pas manger de viande pendant un repas, ou même pendant une semaine (!) ne vous tuera pas, des millions d’êtres humains sur la planète sont là pour le prouver. Et vos ami.e.s végétarien.ne.s seront, je pense, ravi.e.s d’avoir à leur table des invités ouverts, curieux et gourmands.

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Manger sur le pouce ?

Je me souviens, quand j’étais étudiante… il y a un an, donc. Le truc sympa c’était d’aller se faire un McDalle des familles quand on avait une longue pause le midi. Maintenant je travaille de chez moi donc la question se pose moins, mais un midi après un rendez-vous pro à l’extérieur, je devais filer aller faire mes courses de la semaine ensuite et j’avais faim : que faire ?

J’habite dans une grande ville, donc je n’ai pas eu de mal à trouver. J’ai choisi un wrap aux crudités de chez Sogood, mais j’aurais pu opter pour un sandwich végétarien chez Subway ou le fameux cheese naan/falafels de mon kebab préféré, par exemple. Les choix sont beaucoup plus étendus quand il s’agit de grignoter un sandwich ou une salade, que lorsqu’on demande un repas avec entrée/plat/dessert, et commander un sandwich au fromage ou aux crudités à la boulangerie du coup reste assez abordable quand même. Alors clairement, si je devais retourner à la fac et qu’on me proposait d’aller manger vite fait le midi avec mes potes, je leur dirais « OK, mais je dois pouvoir me nourrir moi aussi », quitte à passer pour une rabat-joie. Toujours adepte de privilégier la qualité à la quantité, mes amis (les vrais, toi-même tu sais), sont ouverts et mignons, et ils m’acceptent telle que je suis. Eh ouais.

Par contre, il ne serait vraiment pas de refus que les entrepreneurs se décident à développer beaucoup plus l’offre végétarienne ET végétalienne sur le marché, parce que c’est vrai que plus notre régime est spécifique, plus c’est compliqué. Imaginez les végétalien.ne.s intolérants au soja et au gluten, comme doit être douce leur vie quand il s’agit de manger dehors…

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Être végé, en solo ou en duo ?

Quand je me suis lancée dans la merveilleuse aventure du végétarisme, je pensais que je serais à peu près seule dans mon coin. Comme soutien immédiat, j’avais quand même ma belle-sœur et sa meilleure amie, mais je n’avais pas prévu que ça intéresse mon chéri. Nous avons quand même regardé Earthlings ensemble, et j’avais décidé que c’était mon choix, que je n’achèterai plus de viande pour moi, mais qu’il faisait ce qu’il voulait. Pas question pour moi de devenir la végé relou-chiante anti-sexe que j’imaginais… Finalement, Monsieur Chéri a fait son petit bout de chemin de son côté et s’il n’est peut-être pas végétarien pour les mêmes raisons que moi, il l’est quand même, et sans que j’aie eu besoin de faire quoi que ce soit !

Là où nous devons nous adapter l’un à l’autre, c’est quand je décide de faire des légumes chelous et de tester des recettes improbables, alors qu’il y a encore quelques années mon viking ne mangeait rien qui puisse s’apparenter de près ou de loin à un légume. Moi-même à part les éternels haricots verts, tomates et carottes, je ne connaissais pas grand-chose, mais quitte à changer de régime, autant prendre de nouvelles habitudes, non ? Nous avons introduit les avocats, les oléagineux, les patates douces, les épinards (si, je vous jure), et j’arrive même à nous faire aimer le chou-fleur, dans un curry indien. (mais la soupe il veut pas, faut pas déconner, ça pue trop)

Il est évidemment très confortable pour moi de vivre avec quelqu’un qui partage mes habitudes alimentaires, mais j’aurais pu me contenter très humblement de quelqu’un qui les respecte. Je n’imagine même pas qu’il soit possible que mon partenaire de vie me boude si je refuse de lui faire cuire un steak – ça voudrait dire qu’il est incapable de cuisiner lui-même ? Un petit effort…  Quant à supporter les sarcasmes et les moqueries de quelqu’un qui est censé m’aimer, quand je décide d’avoir des convictions : taratata, ça aurait été tout bonnement impossible, et je me serais fâchée tout rouge. Compris ?

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Devenir végétarien.ne, ça peut être un grand changement quand on a l’habitude de manger de la viande à tous les repas, et qu’on construit ses menus en pensant « viande + féculent + légume (optionnel) ». Nombre de vos questions ont eu attrait à des aspects vraiment quotidiens du végétarisme.

Ça coûte cher ?

Ce qui coûte le plus cher dans le panier hebdomadaire d’un français, ça reste la viande. Je me souviens d’une fois où j’ai voulu acheter deux pavés de rumsteak et où j’en ai eu pour 7€… vous allez me dire que le jambon premier prix ça coûte moins cher, mais manger des additifs et des Etrucmuche ça me tentait déjà moyen à l’époque.

Globalement, le budget alloué aux produits carnés avant, a tout simplement été transféré au budget végétaux. Ca ne nous coûte pas plus cher qu’avant, et souvent même nous faisons des économies. Faire des falafels ultra nourrissants avec du pain pita et une sauce au yaourt de soja revient moins cher que des pavés de rumsteak à 7€ : les pois chiches secs en vrac (et bio) coûtent chez moi 3,20€ le kilo, et il n’en faut que 150 g pour nous nourrir, l’amoureux et moi, pendant deux soirs.

Nous allons majoritairement dans un magasin bio pour faire nos grosses courses – certains de mes aliments fétiches ne se trouvent que là, de toute façon, mais pourtant on s’en sort très honorablement avec moins d’un SMIC pour deux par mois. Mais là aussi, nous ne sortons pas beaucoup, n’achetons quasiment jamais rien en dehors de la nourriture. On privilégie la qualité de notre alimentation au quotidien, plutôt que d’entasser des biens matériaux somme toute pas très utiles.

Nous avons aussi revu notre consommation de manière radicale : on achète beaucoup en vrac, réduisons ainsi les emballages et surtout c’est moins cher (parfois de beaucoup !), et je fais beaucoup de choses maison. Plutôt que d’acheter des gâteaux industriels, je vais cuisiner des cookies, pareil pour le pain pita, le coulis de chocolat, les muffins, la pâte à tarte, le lait végétal… Ce qui revient au final beaucoup moins cher. Comme nous ne roulons pas sur l’or, l’intérêt est pour le coup de faire un max d’économies. Et ça marche !

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Mais du coup tu passes ta journée en cuisine ?

Non ! Comme dit plus haut, je fais beaucoup de choses moi-même, parce que c’est moins cher et parce que je tire une grande fierté de faire les trucs toute seule. Cela dit je n’y passe pas ma vie… faire mon lait végétal me prend en tout et pour tout cinq minutes une fois tous les trois jours. Une fournée de cookies me prend une demi-heure, une pâte à tarte est prête et étalée en dix minutes, le pain pita se fait tout seul, le plus chiant est qu’il faut qu’il lève donc le faire à l’improviste est à peu près impossible.

Certaines choses demandent donc de l’organisation. Faire tremper les pois chiches secs est indispensable pour les cuisiner, mais ça ne demande pas qu’on reste en cuisine à les surveiller, il en va de même des lentilles qui demandent un certain temps de cuisson mais se laissent parfaitement sur le feu sans surveillance rapprochée.

Comme tout le monde, certains jours on a la flemme et on se fait des pâtes avec des galettes végétales, à l’ancienne.

Sinon, cuisiner le soir nous prend entre vingt et trente minutes en tout (sauf quand je décide de faire un truc de fou), nous ne mangeons pas à heure fixe mais quand on a faim, et je fais toujours en sorte qu’il reste une bonne quantité pour que nous puissions tous les deux avoir des restes pour notre déjeuner du lendemain.

Lorsqu’on a de grosses journées, on peut faire cuire des plats le weekend et les congeler pour les conserver longtemps, ou bien congeler les restes de la semaine, ça se réchauffe ensuite facilement et c’est toujours meilleur qu’un hachis parmentier industriel. J’invite quiconque ayant un train de vie un peu effréné à venir partager ses astuces pour manger sainement et sans viande dans les commentaires, n’étant pas calée sur le sujet. (on vit farniente chez moi… c’est zen…)

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Comment cuisiner aussi vite qu’une boîte de ravioli à la casserole ?

Des ravioli. En boîte. Ne faites plus jamais ça, mon petit cœur n’a pas mérité d’être maltraité de la sorte.

Cela dit, il existe des ravioli végétariens, j’en ai vu dans mon petit supermarché de quartier… alors pas d’excuses !

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Si on n’aime pas les légumes, c’est possible ?

Pourquoi ne pas profiter d’un changement de régime pour tenter de découvrir de nouvelles saveurs ? Je n’avais aucune idée que j’aimais autant l’avocat, ni qu’un chou-fleur pouvait se révéler délicieux. Je ne connaissais pas du tout le fenouil, et c’est une fois devenue végétarienne que j’ai découvert les haricots verts frais, qui renvoient leurs cousins en conserve au vestiaire en moins de temps qu’il ne faut pour dire tofu, ainsi que les courges.

J’ai également découvert qu’on pouvait glisser des légumes dans des smoothies (banane kiwi épinard, par exemple, c’est délicieux) et que pas mal de légumes dont j’avais une mauvaise opinion étaient en fait vachement bons. L’aubergine, que je ne voyais que déguisée dans une ratatouille de mauvaise qualité à la cantine, est en fait savoureuse passée au four avec de l’huile d’olive, de l’ail et des herbes. Les épinards, que je faisais passer pour de l’herbe fraîchement tondue à mes camarades au collège, sont savoureux dans des petits chaussons avec des pommes de terre.

Les légumes, beurk !

Si on n’aime pas « les légumes », on ne les a sûrement pas tous essayés… et l’alimentation végétarienne n’est pas basée uniquement sur la consommation de légumes ! Les céréales et les légumineuses sont partout, et il reste évidemment les fruits, gorgés de vitamines et de fibres.

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Le soja est-il indispensable ?

Pour vous prouver que non, j’ai envie de vous parler de ma belle-sœur qui est quasiment végétalienne et qui ne peut pas consommer de soja à cause d’allergies. Elle est en parfaite santé, ses analyses sanguines sont épatantes !

Au début de mon végétarisme, je ne consommais jamais de soja (le tamari ça compte pas, me dit-on dans l’oreillette…) et je m’en suis sortie ! Aujourd’hui, maintenant que j’ai un magasin bio vraiment pas loin, il m’arrive d’acheter quelques pavés de tofu cuisinés, et nous avons toujours des protéines de soja texturées, notamment parce que c’est très pratique, mais nous n’en mangeons pas tout le temps, loin de là. Cela ne nous empêche pas d’avoir la pêche ! Le soja est très protéiné, comme la viande, ce qui permet d’avoir un repas consistant, mais ce n’est pas le seul aliment à avoir cette qualité.

Les premières fois que j’ai goûté du tofu, je n’étais absolument pas convaincue – c’était même plutôt beurk. Après quelques recherches il s’est avéré que j’avais acheté la pire marque de tofu qui soit (je balance tout, n’achetez PAS le tofu Bj*rg) et le tofu nature n’est pas forcément super goûteux. Il est meilleur mariné, et il existe plein de marques de tofu qui proposent des pavés déjà aromatisés, au basilic, aux olives, aux épices curry… Les produits dérivés du soja sont intéressants parce qu’ils ont un goût assez neutre et s’habillent facilement de toutes les épices et tous les condiments que vous voulez. Avec le même tofu, vous pouvez vous la jouer Méditerranée avec une marinade à l’huile d’olive, aux herbes et à l’ail, ou bien plutôt asiatique en utilisant de la sauce soja, du vinaigre de riz, de l’huile de sésame grillé et du gingembre.

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Alors qu’est-ce qu’on mange ?

De tout. Sauf de la viande et du poisson. Allez, zou !

On apprend à découvrir les pois chiches, ces merveilleuses légumineuses très protéinées (20 g de protéines pour 100 g de pois secs), pas très caloriques, et riches en minéraux. On apprivoise les lentilles, de toutes couleurs et de tous horizons, qui sont pleines de fer et de protéines elles aussi. On fait la fête avec les céréales et on se met au boulgour, à l’orge… et pourquoi pas tester le quinoa, qui contient des protéines complètes parfaitement assimilées par l’organisme ?

On fait la part belle aux légumes verts comme le brocolis, le concombre, les épinards, les haricots verts, les poireaux, qui sont plein de vitamine C et de fibres. On devient copains comme cochons (ah bah non !) avec les oléagineux, et on parsème nos plats de noisettes, de noix, d’amandes, de noix de cajou… plein de protéines eux aussi, ils sont pleins de bonnes graisses et de petits cadeaux bonus, comme de la vitamine E ou du calcium pour les amandes. On les consomme sous plein de formes : en purée, effilés, on en fait du lait, et même du fromage végétal. Elle est pas belle la vie ?

On mange des fruits sous toutes leurs formes : frais, en compote, en smoothie, secs – j’adore la figue séchée par exemple… ♥ et on se fait de belles assiettes remplies d’un petit peu de tout, pour que manger soit un plaisir.

J’aurais bien du mal à vous donner des exemples de menus équilibrés, parce que j’ai appris depuis que je suis végétarienne à faire confiance à mon corps : il me dit souvent, par l’intermédiaire de grosses envies dignes de femmes enceintes, ce dont j’ai besoin. J’ai des phases « avocats tous les jours », des phases « noix de cajou à grignoter tout au long de la journée », des phases « carottes crues à croquer pendant une petite fringale », et ça me va très bien comme ça.

J’ai toujours dans mes placards

Du riz, des pâtes, des lentilles vertes et corail, de la sauce tomate, des épices (plein plein plein), des herbes séchées – je compte en planter bientôt mais ça sauve bien la vie quand même, des PST, des nouilles de riz, de la sauce soja, de l’huile d’olive, de la farine, de la compote de pomme, du lait de coco…

Je fais petit à petit le plein d’indispensables, mais ça demande aussi d’acheter les bocaux et contenants qui vont avec, donc c’est progressif.

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Les légumes frais sont-ils toujours les meilleurs ?

Pour répondre à cette question, je me sers de cette page de l’EUFIC.

Les légumes frais sont les meilleurs de chez meilleurs quand ils sont consommés très peu de temps après leur récolte, dans la plupart des cas. Cela n’est pas vraiment vérifiable si vous vous fournissez en supermarché… mais n’ayant subi aucune transformation, ils sont crus et rien ne leur est ajouté.

Les légumes surgelés sont généralement surgelés dans les heures qui suivent la récolte, après avoir été blanchis. (plongés dans une eau bouillante) Ils perdent donc des nutriments et certaines de leurs qualités, mais présentent l’avantage de pouvoir consommer certains légumes – et fruits ! – même lorsque ce n’est pas la saison.

Les légumes en conserve sont très proches des légumes cuits, et perdent pas mal de leur intérêt. De plus ils sont conservés dans un liquide pas forcément top, je sais pas si vous avez déjà ouvert une boîte de pois chiches ou de haricots rouges en conserve, ça pue grave… et pour avoir fait l’expérience, l’eau de trempage de pois chiches secs n’a pas du tout la même odeur ! Mais ces légumes en conserve contiennent à peu près le même taux de fibres que les autres, donc restent toujours mieux que rien.

Personnellement, je ne consomme que des légumes frais, parce que je déteste les légumes en conserve et parce que je n’ai pas de congélateur pour stocker des légumes surgelés.

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Comment faire pour trouver de bonnes recettes ?

J’ai ici mon livre fétiche, qui est en fait une véritable bible : le fameux Vegan de Marie Laforêt, du blog 100% Végétal. Fort de 500 recettes qui mettent à l’honneur les céréales, le soja, les légumes, ce livre m’est devenu totalement indispensable. J’y trouve absolument tout ce dont j’ai besoin, depuis la salade de pâtes au pistou, jusqu’aux gâteaux d’anniversaires qui se doivent de ravir toutes les papilles. C’est vraiment un achat que je vous conseille : j’ai testé des dizaines de ces recettes et absolument aucune ne m’a déçue à ce jour. Mieux ! J’ai, grâce au bavarois à la framboise et aux burgers aux marrons, introduit la cuisine végétale dans les bouches et les estomacs de mes amis et de mes proches omnis.

Et sinon, comme dirait l’autre : Google est ton ami !

En parcourant l’Internet végéta*ien vous finirez par vous créer une base de blogueurs/cuistots en qui vous avez confiance, et la vie ne sera pour vous qu’une interminable farandole de « miaaaam », de « ah je VEUX faire ça » et autres « wopitain ça a l’air trop BON ! ». Mes chouchous-chéris sont en majorité des chouchoutes-chéries, j’ai nommé Antigone XXI, Lili’s Kitchen, Better Than Butter, et PIGUT. J’ajoute quand même le délicieux Season Square, un blog de cuisine végétalienne et de saison : n’oubliez pas d’y faire un tour !

C’est quoi ta meilleure recette ?

Oh lala malheureux ! Ma meilleure recette ? Mais tout ce que je cuisine est absolument délicieux !

En vrai, je n’ai pas de recette préférée notamment parce que je suis physiquement incapable de suivre une recette à la lettre et de la reproduire à l’identique deux fois en suivant. J’adore improviser et rajouter ma petite touche perso dans les plats que je cuisine.

Sinon, dans ce que j’adore faire vu que c’est plein d’épices, je mettrais les falafels d’Antigone avec du pain pita maison et des crudités. Ma plus grande réussite personnelle, quant à elle, est indéniablement le daal, un plat de lentilles corail qui ne cesse jamais de faire ses preuves. Côté « bouffe délicieuse et ultra rapide à faire », j’ai beaucoup d’affection pour le chirashi à l’avocat, qui n’est rien de plus qu’un bol de riz vinaigré surmonté de lamelles d’avocat bien mûr, d’un filet d’huile de sésame grillé et de graines de sésames toastées. Un miam placé sous le signe de la facilité.

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Végéta*isme, locavorisme et de-saison-isme ?

J’avoue tout : je ne prête pas vraiment attention aux saisons, ni à la provenance de mes aliments. Ce n’est pas vraiment ma préoccupation première, et parfois, concilier frais, de saison, local et bio, c’est carrément impossible pour mon petit budget. Mais je ne désespère pas !

Est-il possible, donc, d’être végéta*ien, locavore et de prêter attention au rythme des saisons ? Tout à fait mes braves ! Évidemment, ce serait plus simple d’habiter dans une contrée ensoleillée du type Floride, hein… dans le Nord-Pas-de-Calais, une fois l’hiver venu, on peut avoir l’impression de ne manger que des choux et des navets. Mais c’est possible : la cuisine des légumes se décline à l’infini et on peut faire plein de choses avec peu de variétés différentes. Et encore, je dis peu, mais je suis vilaine, en hiver on a les pommes de terre, les choux, les navets, les courges, les poireaux, les carottes… ça va, c’est pas la mort ! C’est pour les fruits que le choix est moins grand, même si c’est l’occasion de redécouvrir les pommes ou de se régaler de clémentines.

Quand on veut tenter de reproduire des recettes qui contiennent des produits animaux, mais en les végétalisant, en réduisant leur index glycémique, ou en supprimant des allergènes, on est parfois amené à utiliser des produits qui viennent de loin – d’ailleurs certaines matières premières, comme le cacao, sont introuvables en production française… alors que faire ?

Pour ma part, j’essaye de toujours acheter éthique, quand ça vient de loin. C’est pas grand-chose, mais c’est déjà ça.

Je vous renvoie vers Antigone XXI, PIGUT et Lili’s Kitchen qui s’efforcent de consommer local et de saison, en plus de leur véganisme !

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Je crois que j’ai fait le tour des questions qui m’ont été posées, je n’ai évidemment pas couvert toute l’étendue du sujet passionnant qu’est le mode de vie végéta*ien, il m’aurait fallu pour ça écrire un bouquin… et d’autres l’ont fait, bien mieux que moi, avec bien plus de connaissances sur le sujet.

Je ne souhaite pas me poser en experte et il est possible que des informations erronées se soient glissées par mégarde, je vous invite à me les signaler, sans problème. L’idée était de fournir une vue d’ensemble de ce qu’est le végéta*isme et de pouvoir répondre à la plupart des questions que se posent les novices en la matière, telle que je l’ai été un jour.

J’espère que ça vous aura été utile. N’hésitez pas à commenter si vous avez d’autres questions à soulever, je tenterai d’y répondre, et si je n’y arrive pas j’enverrai les disciples de ma secte le faire à ma place.

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Et si on mangeait végé, ce soir ?

Le végétarisme sur le blog

Retrouvez la partie théorique de ce petit précis en cliquant ici.

Vous trouverez également des recettes en vous rendant dans la catégorie correspondante du blog.

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10 Réponses

  1. Merci pour cet article!
    Je m’associe à toi pour militer pour que les restaurateurs offrent des choix végétariens plus systématiquement ( parce que sans rire, c’est quand même rarissime d’en trouver qui le font avec le sourire…)
    Je suis végétarienne et intolérante au gluten, mon mari est végétarien ( au moins quand il est à la maison), et mes 2 fils le sont quasiment également. Comme je travaille à temps plein et très loin de chez moi, je consacre une partie du dimanche après-midi à la cuisine. J’ai souvent un petit marmiton donc ça passe assez vite…On fait des tartes, des gratins de légumes, des galettes végétales et/ou des falafels, des currys…et même des soupes. parce que s’il y a du pain maison, mes pirates en mangent sans trop discuter.
    Par contre, quand je bosse, les légumes de la cantine sont très médiocres. Et quand je suis en déplacement ( c’est à dire assez souvent), je souffre un peu ( euh, beaucoup).
    Mes livres favoris sont, au delà de Vegan que j’aime beaucoup, les livres de Cléa ( veggie, l’atelier bio, etc…) et globalement tous les livres des éditions La Plage.

  2. Xy

    Je viens de parcourir tout ton blog (insomnie, mon amie) et merci pour toutes ces idées délicieuses! À défaut d’être végane ou VGL, je suis actuellement en transition vers une alimentation végétarienne et ton petit précis m’est une bonne aide!
    Feignasse que je suis, je me fais mes légumes secs à l’avance. Pois chiche, haricots rouges (MIAM!), haricots blanc et flageolets font tous trempette. Puis, une fois bien hydratés je fais cuire chaque légume l’un après l’autre à la cocotte minute. Une fois cuits et refroidis, tout le monde au congélateur! Et hop! Plus besoin de préparer mes bidules 12 heures à l’avance, y’a plus qu’à sortir la portion voulue…
    Et, si j’ai encore plus la flemme, je me suis bricolé des galettes de haricots rouges épicées (j’aime les haricots rouges, je plaide coupable…). Si je suis pressée ou en panne d’inspiration, j’ai juste à découper ma pâte qui attend sagement au frigo. 5 minutes à la poêle, accompagnée de n’importe quoi et roule ma poule! En plus même la famille apprécie ^^
    À part pour mon frère qui HAIT tout les légumes (il tolère les haricots verts et les flageolets seulement), mes proches m’encouragent dans cette démarche d’une alimentation végétarienne et fourmillent d’idées pour rendre cette transition facile (idées de cuisine, cuisson de la viande à part, menus fait pour être complet et bons)… En échange, je cuisine un peu plus pour leur faire goûter mes expérimentations. Et je dois dire que ça marche pas trop mal!

    1. Merci à toi, je suis ravie que ce petit guide serve encore bien planqué qu’il est dans les recoins du blog :D
      C’est génial que ton encourage te soutienne et goûte à tes expérimentations ;) profites-en bien :D

  3. Emilie

    Merci pour cette article très enrichissant. Ce quI est chouette c’est que j’habite Lomme et travaille sur Lille, donc je peux me rendre facilement dans les mêmes magasins que toi. J’aimerais introduire de temps en temps un plat végétarien dans mon alimentation. Et je vais te posé une question qui va devenir je pense récurrente dans les commentaires ( hihi je vais t’embêter souvent vu que j’aime d’amour ton blog). Dans quels magasins/boutiques te fournis tu à Lille ?

    1. Hihi merci !
      Pour l’alimentation et les produits véganes, je me fournis à la Biocoop rue Solférino et chez Végétal & Vous rue Gambetta. Il y a un magasin éthique appelé El Market rue Gambetta, aussi, qui est sympa même s’il est un peu cher. Et parfois Day by Day, toujours dans la même rue Gambetta (décidément !), pour le vrac, certains cosmétiques bruts et les bougies végétales. Je prépare un city-guide de Lille, ça t’intéressera peut-être !

  4. Vanessa

    Article très intéressant dans lequel je me retrouve parfois beaucoup. C’est en faisant des stages de cuisine VG pas trop loin de chez moi que j’ai commencé à cuisiner sans viande pour mon mari et nos 3 fils. Tu aurais du voir leurs têtes la première fois que j’ai amené un curry de légumes sur la table… J’en souris encore à pleines dents! Mais maintenant c’est des grands « ouaiiiiiiiiis!!!! » quand ils voient veggie burgers au menu (bon, mon mari est plus ouvert que notre ado, faut avouer, ça aide à faire passer) .

    Notre transition est plutôt (très) lente mais on consomme de la viande moins systématiquement et, déjà, ça me réjouit. Pas sûre qu’on devienne tous les 5 totalement veggie (le jambon et le fromage se glissent toujours dans nos paniers hebdomadaires) mais je suis contente de leur faire découvrir des trucs qu’ils n’auraient même pas regardé autrement. Et les enfants devraient ériger un autel à ma gloire pour leur avoir fait du nutell@ maison à la purée de noisettes grillées que je n’aurais jamais découvert sans cette démarche!

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