15
Jan
2014
8

Mon corps m’appartient

Je suis très en colère. Mais alors vraiment vraiment très en colère. J’en ai ras-le-bol qu’il y ait une espèce de consensus universel qui donne à tout le monde le droit de donner son avis sur tout, comme ça en permanence, comme si tout ce que tu faisais était en libre-service sur l’étagère de la connerie humaine. Alors que non. Je sens que je suis pas assez claire et il faut que j’arrive à rentrer dans le vif du sujet. Sachez que je suis vraiment, vraiment, énervée, genre au point que j’insulte tout ce qui bouge et que j’ai des fourmis dans le corps, en mode le premier qui me les brise je lui arrache les gonades avec mes ongles, OK. Probablement parce que ça me touche très profondément, à des trucs pas cool auxquels j’aurais préféré ne plus jamais être renvoyée.

J’ai une longue histoire de détestation de mon propre corps.

C’est le genre de trucs qui ne s’expliquent pas. On peut te dire que mais si, ça va, mais regarde comme t’es jolie, t’es pas grosse t’es pas maigre, t’es pas trop grande ou trop petite, t’es bien foutue, ça ne change rien. Et l’homme de ta vie peut te regarder avec tout l’amour et tout le désir du monde, ça ne change pas toujours quelque chose. Souvent, si, quand même. Mais quand bien même, avant d’avoir rencontré ton mec ça faisait bien 8 ans déjà que tu te sentais mal dans ta peau, dans ce corps à la fois trop grand et trop petit, comme si ce n’était pas toi qui étais censée l’habiter mais bien quelqu’un d’autre. C’est douloureux, de se sentir étranger à son propre corps.

Pendant des années, j’ai refusé de mettre des jupes, et j’optais pour les fringues les plus camouflantes possibles. Je mettais du 42 alors que je faisais du 34. Je mettais des pantalons baggy, je superposais les couches, je ne savais pas bien de quoi j’avais honte, ce qui me déplaisait vraiment, mais je ne m’allais pas. Je ne me trouvais pas seyante. Pendant des années, j’ai refusé qu’on me prenne en photo, jusqu’à en taper des crises de larmes, parce que je savais bien que le résultat ne me plairait pas, et qu’on minimiserait ma souffrance. Je préférais être la chieuse qui met la main devant l’objectif, que la chieuse qui pleure devant sa gueule sur l’écran de l’appareil numérique, et qui se bat pour qu’on efface le cliché. « Mais non, ça va, t’es très bien, et les autres sont trop beaux, on n’efface pas, je la garde c’est tout. » Bref, ça me regarde, n’épiloguons pas, voulez-vous.

Aujourd’hui, ça commence à aller mieux. D’une certaine manière. Certains jours je suis mal dans ma peau, je déteste ce corps que je n’ai pas choisi et qui merde de partout. D’autres jours, je me trouve sublime, et magnifique, et désirable. Et d’autres jours encore, je me trouve « neutre ». Pas exceptionnelle, dans la norme, tout va bien. C’est sensiblement différent de longues années à vouloir disparaître dès que quelqu’un posait les yeux sur moi parce que je m’auto-filais la gerbe. Alors je mets des jupes, des robes, des décolletés, je porte des collants, et même des bas trop sexy avec des jarretelles, et des talons. Et puis voilà que sur Facebook je tombe sur la photo d’une amie, sous laquelle quelqu’un a eu le « mauvais goût » de commenter : « Suceuse « 

Suceuse

Parce que le rouge à lèvres, la posture, le regard, l’effet couleur sur du noir et blanc. « Suceuse ». C’est quoi le mal à être une suceuse, déjà ? C’est quoi le problème, de ressembler à une « pute » ? (je cite, hein, perso je pense pas qu’on puisse voir sur la tronche de quelqu’un si c’est « une pute » ou pas, ni qu’il y ait quoi que ce soit de répréhensible à se prostituer) C’est quoi le problème, de cette photo ?

Vous allez rigoler, parce que du coup, j’arrive avec mes gros sabots, avec mon petit commentaire bien fadé, « gnagnagna, ça veut dire quoi nuire à l’image de la femme, c’est quoi ton problème avec les putes, gnagnagna, chacun fait ce qu’il veut ». Mais j’avais oublié un léger détail. Ou bien l’ai-je fait carrément exprès ? Toujours est-il que maintenant, ma photo de profil, sur Facebook, Twitter, Tumblr… partout, en fait, c’est ça :

Eh ouais. J’arrive en plein débat sur l’image du corps de la femme, sur ce qui lui fait honneur ou pas, avec une photo de moi, nue, dans ma baignoire. Je n’ai, évidemment, aucune crédibilité. Mon discours, pourtant sensé, est directement ridiculisé :

Remarquez comme pas si subtilement, mon propos reste sans réponse. Je ne le mérite pas, puisque je pose à poil dans ma baignoire. Apparemment. Le débat dévie tout aussi subtilement, de la condition de mon amie, qui était donc une suceuse, à la mienne. Moi, sale dévergondée, sans aucune morale, qui ose afficher son corps nu sur le net.

J’aimerais vous dire que j’ai pu comprendre, en discutant avec cette individu pourquoi la photo de mon amie Facebook, et pourquoi ma photo, sont problématiques. Ce qui choque. Ce qui met mal à l’aise. Ce qui est gênant. J’aimerais vous dire que j’ai pu comprendre, pourquoi pas me remettre en question. J’aimerais vous dire que je n’ai pas ragequit la discussion au risque de devenir agressive, violente, et de jeter des malédictions, que j’ai su rester posée et polie, mais non. Non, j’ai ragequit, oui, j’ai désactivé les notifications après avoir balancé des liens vers Une heure de peine et madmoiZelle, et j’ai ragé, à mort, et c’est dans cet état d’esprit que j’ai commencé mon billet.

Parce que j’en ai marre.

J’en ai juste ras-le-bol que tout ce que je fais soit sujet à débat. Et quand je dis « je », je parle de moi et de toutes les femmes, nos faits, nos gestes, nos paroles, sont soumis chaque jour au regard scrutateur de qui veut bien nous mater, nous décortiquer, nous donner leur avis, tiens, aussi, sur ce qu’on fait de nos vies et de nos corps. Stop.

Quand Monsieur Chéri a pris cette photo de moi, par total hasard (je n’ai pas posé pour cette photo, en fait), je suis direct tombée amoureuse du cliché. J’ai tout aimé de cette photo. J’en ai parlé là, en anglais, sur mon Tumblr, si vous voulez en savoir plus. Et ce que j’ai le plus aimé, de cette photo, c’était que je m’aimais dessus. J’aimais (et j’aime toujours) ce corps si longtemps détesté, j’aimais l’atmosphère, j’aimais me dire qu’en regardant cette prise de vue et en essayant de me mettre dans la peau de quelqu’un d’autre, j’aurais envie de connaître cette fille dans sa baignoire. J’aurais envie de savoir à quoi elle ressemble, et ce qu’elle dégage quand elle bouge. J’étais émerveillée de voir qu’il y avait une porte ouverte sur l’acceptation de mon propre corps, et de ce que les gens peuvent en voir.

J’ai tergiversé une nuit : qu’est-ce que j’en fais, de cette photo ? Ca me crevait le coeur de la garder pour moi, dans mon téléphone, et de me regarder toutes les cinq minutes en pensant « wah, je suis trop bonne ». Je voulais pouvoir partager, je voulais pouvoir recevoir des compliments, je voulais qu’on me dise que j’étais belle. Eh ouais. C’est narcissique et tout ce que vous voulez, mais j’estime que je le mérite. J’ai demandé (DEMAN) avis, conseils, j’ai pesé le pour et le contre, je me suis posé beaucoup trop de questions. Ca m’avait déjà rendue malade à ce moment-là, de devoir me demander si cette photo influera sur ma vie professionnelle, si on pourra me la reprocher plus tard, si j’allais pas avoir une e-réputation de salope, si c’était pas un suicide. On m’a déjà affichée sur Twitter avec une très ancienne photo de moi, légendée « Une pouffiasse sauvage apparaît ! », parce que j’ai appelé à signaler un site néo-nazi. Mais fuck à un moment donné. J’ai décidé que j’assumais. Que j’assumais grave.

Et j’ai bien fait finalement. Les retours ont été positifs, on m’a félicitée d’avoir le courage d’afficher cette photo — preuve que c’est un véritable risque quand même, mais j’ai le privilège de pouvoir le prendre, alors j’y suis allée. Mais je sais très bien que ça peut me retomber sur le coin de la gueule à tout moment.

Sauf que c’est pas juste. A part les quelques personnes avec qui j’en ai parlé sur Twitter (merci à vous, du fond du coeur), je n’ai demandé l’avis de PERSONNE sur le sujet. Parce que je m’en carre. Je m’en bats les gonades avec le fer de l’indifférence, de ce que vous pouvez tous penser de « l’image de la femme » que je dégrade avec ma photo « choquante ». Choquante de quoi, je vous le demande. Y’a même pas un téton qui dépasse, perso je trouverais ça décevant. Et ça m’emmerde au niveau maximal que mes propos puissent être invalidés parce que oh lala je montre mon corps. (d’ailleurs, side note : ne vous sentez pas obligés de commenter sur la photo en elle-même… j’ai pas besoin, je n’ai plus besoin d’être rassurée sur elle, et donc sur moi)

Pourquoi je devrais le cacher ?

Pourquoi vit-on dans une société où un corps nu = un corps pornographique ? Il est passé où le temps des tableaux peints à la pelle avec des boobs et des culs partout, personne s’en plaignait à l’époque, et encore maintenant, qu’est-ce qu’on en dit ? Que c’est de l’ART.

Mais moi je peux pas être de l’art, c’est ça ?

Toutes les nanas des magazines, les innombrables photographes pro qui se spécialisent dans le nu, les tableaux, eux c’est beau, c’est de l’art. Eux c’est esthétique, mais pourquoi moi j’ai pas le droit d’être esthétique et je deviens directement obscène ? Parce que c’est moi qui ai choisi de m’afficher, et que je me suis pas mise entre les mains d’un être supérieur en lui disant « fais de moi ce que tu veux » ? Parce que c’est mon mec, avec les yeux de l’amour, avec le hasard et la chance de son côté, qui a pris le cliché, sans rien vouloir en faire au départ, et que c’est moi qui ai choisi de l’aimer, de m’aimer, et de ne plus avoir honte de moi ?

Implicitement — vous pouvez dire que je projette, que c’est pas ce qu’elle a dit, d’ailleurs elle s’en défend, mais le fait est qu’elle n’est pas la seule à penser comme ça, envers moi et envers les autres — je n’ai plus de valeur, parce que j’ai une photo de moi à poil qui traîne sur Internet. Implicitement, je suis une salope aussi. Est-ce que c’est parce que j’ai été à poil devant quelqu’un pour qu’il puisse prendre la photo ? Ou juste parce que ça me dérange pas d’être à poil, parfois ? Implicitement, ce n’est même pas la peine de me répondre, parce que ce que je dis est souillé par… par quoi ? la débauche ? la dépravation ?

Mais merde à la fin.

Merde à tous ceux qui pensent qu’une fille nue est une fille « facile qui baise avec tout le monde et n’importe qui, qui se bourre la gueule en soirée et vient se plaindre le lendemain si on l’a violée ». (edit, nota bene, erratum et précisions : j’avais peut-être merdé avec les guillemets, je sais pas… toujours est-il que je ne pense PAS qu’une fille qui se bourre la gueule n’a pas à se plaindre d’être violée, aucun attouchement sexuel d’aucune sorte n’est justifiable par RIEN DU TOUT, et ce qui se trouve entre guillemets, ce n’est pas ce que je pense mais ce que pensent encore malheureusement beaucoup trop de gens sur cette planète)

Merde à tous ceux qui pensent que c’est dégradant de baiser, que ce soit après 1 an de relation ou « le premier soir », merde à ceux qui n’ont qu’une vision étriquée de ce que c’est que d’être « une fille bien », merde à ceux qui passent leur vie à donner leur avis bien senti, bien pointu, quand tout ce que tu veux, toi, c’est vivre ta vie péperlito sans qu’on vienne te faire chier.

Sauf mention contraire, personne vous demande votre avis. Si je poste demain une photo de mes seins, tétons saillants, je demanderai pas votre avis. Ah oui vous pourrez toujours penser ce que vous voulez, mais vous êtes gentiment priés de vous la fermer si votre opinion sur le sujet se résume à « oh la salope ». Et arrêtez, là, tous autant que vous êtes, de vous cacher derrière l’humour (« Je n’ai insulté personne, sinon sur un ton humoristique »), parce que vous faites gerber tous ceux qui se prennent votre si grand humour dans la gueule.

L’humour, ça fait rire.

Quand vous dites « Suceuse « , vous dites « je pense que tu as l’air d’une suceuse, mais je vais ;-) comme ça je pourrais ensuite dire que c’est de l’humour et je pourrais me plaindre que tu es une rabat-joie, c’est pratique le second degré, non ?« , et ça ne fait pas rire la « suceuse ». Ca ne fait pas rire les gens de qui vous vous moquez, que vous rabaissez, que vous empêchez de tourner en rond avec votre humour digne d’un Bigard post-chauve-souris.

Pour en revenir à ma meilleure amie et au stormshit qu’elle s’est pris pour un putain de rouge à lèvres, j’hallucine de voir comment tout le monde rentre bien dans le moule, tout le monde ferme bien sa gueule et peu de gens tentent de réfléchir par eux-même.

Quand tu racontes que mineure, à une soirée, bourrée, tu as dû subir des attouchements sans que personne n’intervienne, on te répond que t’avais qu’à pas boire. On assume, quand on boit.

Et on te répond « ah moi si mon fils couchait avec une nana bourrée en soirée, et que le lendemain elle portait plainte pour viol, je dirais que c’est une connasse la fille quand même« .

Et on te dit « ça poste des photos en bikini sur Facebook mais ça veut pas coucher, quelle aguicheuse celle-là ».

Et on te dit « normal qu’ils t’aient suivi dans la rue en te montrant leurs bites, t’étais bourrée et t’avais une jupe…« 

Et on te dit « tu le cherches un peu, quand même, si tu mets du rouge à lèvres comme ça, un minishort et des talons ».

Et on te dit « t’es dégueulasse, t’as couché avec lui, salope va ».

Et on te dit « en même temps normal qu’il t’ait un peu forcée, vous étiez ensembles, il avait le droit ».

Et on te dit que t’es qu’une pauvre merde, qui mérite bien ce qui lui arrive, qui ne mérite ni protection ni empathie, parce que tu es une salope.

Une salope

Et putain s’il n’y avait que la soeur de ma meilleure amie pour penser ça, ce serait terrible pour elle (et pour moi qui rage à chaque fois et ramasse à la petite cuillère les morceaux d’une personne magnifique mais piétinée), mais pas si grave globalement parlant… ça me file la gerbe qu’en 2014 énormément de gens pensent encore ça, et qu’hier en déballant ma robe, mon mec ait direct pensé qu’elle était courte, et qu’il faudrait pas que je la mette sans collants quand je sortirai dans la rue sans lui. Réflexe de protection, m’voyez.

Et ça me file la gerbe de devoir reconnaître que oui, j’ai besoin de cette protection. Je ne mettrais pas cette robe sans collants, et j’ai besoin de votre empathie quand je vous raconte qu’un gros porc dégueulasse m’a matée en sortant d’un pub, moi dans mon jogging, débardeur, chaussons de jazz pour aller garer ma voiture avant que ça devienne payant, qu’il m’a bien matée de haut en bas en s’arrêtant sur mes seins qu’on devine facilement sans soutif sous un débardeur près du corps, qu’il m’a matée avec ses yeux porcins avant de lâcher un dédaigneux « ça s’arrange pas dans le coin ». J’ai pas besoin que vous me disiez que j’avais qu’à m’habiller correctement et mettre un soutien-gorge aussi.

Mon corps m’appartient

Il n’appartient à AUCUN d’entre vous. Je le prête à mon mec quand j’ai envie, et à toutes les personnes avec qui je décide de coucher tiens, ça vous regarde ? ne vous en déplaise, votre avis ne m’intéresse pas, personne ne veut de votre jugement, gardez-le pour vous. Foutez-nous la paix.

Juste.

Foutez. Nous. La. Paix.

Vous fatiguez tout le monde, on n’en peut plus de devoir se justifier, de devoir vous rassurer sur notre vertu, de devoir prouver qu’on n’est pas des salopes, qu’on n’est pas des putes, qu’on est bien de gentilles petites ménagères de moins de cinquante ans, dans des pantalons en stretch et sous des doudounes, bien épilées, avec une belle lingerie mais bien cachée, qui rentrons pas trop tard et toujours accompagnées, avec une libido en plomb, une contraception bien orale, aucune IVG au compteur, un seul partenaire, un mâle dominant évidemment, avec qui nous pratiquons le coït vaginal de manière régulière quand il le demande, sans jamais ressentir trop de plaisir non plus, dans le but de nous reproduire à court ou moyen terme, afin de pondre deux ou trois chiards utiles à la société avant de retourner travailler dans un univers où on devra accepter de se faire toucher les fesses, les seins, les cuisses, et merci pour le compliment surtout.

Merci de contribuer chaque jour, avec vos réflexions de merde, avec votre comportement moisi, à ce que ce soit si difficile d’être une femme, si fatigant.

Merci de permettre à tous les sexistes du monde entier de se sentir trop bien dans leurs baskets, merci de nous donner souvent envie de crever, puisqu’on n’a pas le droit non plus de se révolter, faudrait pas qu’on oublie de la fermer non plus.

Merci de faire de nos vies un enfer, vraiment.

Ne vous attendez plus à ce que je ferme ma gueule. Et j’encourage chaque femme qui me lirait ici, à ne plus fermer sa gueule. A se renseigner, à réfléchir, à comprendre le sexisme qu’on a intégré si tôt et qui a fait de moi pendant longtemps une connasse de sexiste aussi.

Il faut combattre ces automatismes et reprendre le contrôle de notre image, de notre corps, et de nos vies.

*

Suite à la viralité extrême du billet, et au nombre de messages emplis de gratitude que j’ai reçus (w.o.w. devant l’éternel et ♥ sur vous),  j’ai décidé de créer le projet « Mon corps m’appartient ». Vous pouvez y poster une photo de vous, qu’elle soit sexy ou pas, dénudée ou pas, visage apparent ou pas — le seul prérequis étant que cette photo de vous, là, elle vous plaise, et que vous soyez fier·e de cette belle personne que vous êtes en la regardant. Vous pouvez y ajouter une petite légende en expliquant ce qui vous plaît, pourquoi cette photo… ou juste me livrer le cliché brut.

Je n’effectue aucune sélection d’aucune sorte sur les photos envoyées (sauf si je reçois du contenu hors propos ou illégal, évidemment), j’estime que si vous l’avez postée, c’est qu’elle a une raison d’être là.

Poster une photo pour le projet
« Mon corps m’appartient »
Visiter la galerie « Mon corps m’appartient »

Vous aimerez aussi...

Lectures : Corps de femmes
ASLW 64
Ailleurs sur le web #64
ASLW 26
Ailleurs sur le web #26
doctor-79579_1280
Pas sans mon consentement !


8 Réponses

  1. Pingback : Pas sans mon consentement ! • Un invincible été

  2. Pingback : Neuroatypicité, rapport à son/au corps et autres joyeusetés | FEMISANDRIE (mais pas que)

  3. Iris

    Merci, merci, tellement merci pour ton article qui met des mots sur ce qu’on a parfois du mal à exprimer et qui donne juste envie de répondre bien joliment au prochain « Eh Madmoiselle t’es bonne, tu suces ? » qui croisera notre chemin :)

Laisser un commentaire